Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 856368 )Actes pédophiles : création d'une commission indépendante par les évêques de France par Bernard Joustrate (2018-11-07 20:48:30) 

La Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé ce mercredi la création d’une «commission indépendante» chargée de «faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise catholique depuis 1950».

Cette commission vise à «comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires», à «faire des préconisations» et aura aussi la charge d’"évaluer les mesures prises par la Conférence des évêques de France depuis les années 2000», indique la CEF, qui tient son assemblée plénière à Lourdes (Hautes-Pyrénées).


AFP

On appréciera la photo diffusée par LE PROGRES pour relayer cette dépêche de l’AFP.
images/icones/hein.gif  ( 856372 )connaît-on la composition ? par JVJ (2018-11-07 21:15:54) 
[en réponse à 856368]

Jean-Pierre Sueur en sera-t-il membre ?...

Je voudrais bien savoir quelles sont les personnes courageuses et compétentes qui s'engagent dans cette commission qui peut être salutaire ou lamentable. A voir...

J'ai cherché, je n'ai pas trouvé pour lors.

Le choix du président de la commission donnera déjà le ton.
images/icones/mitre4.png  ( 856375 )Voyez ici par Bernard Joustrate (2018-11-07 21:27:38) 
[en réponse à 856372]

les informations disponibles sur le site de la conférence épiscopale : clic.
images/icones/neutre.gif  ( 856379 )Et aussi ici par André (2018-11-07 22:12:57) 
[en réponse à 856375]

Les abus commis sur des personnes majeures ne rentrent pas dans le champ de cette commission, et le cas des communautés religieuses est laissé en suspens jusqu’à une prochaine réunion de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref).

Dans La Vie.

Ces précisions sont cruciales, même si les sources de la Vie ne sont pas claires. Je m'attendrais à une déclaration prochaine de soeur Véronique Margron sur la question des communautés et congrégations, qui est loin d'être secondaire dans ce dossier.
images/icones/ancre2.gif  ( 856383 )Religieux : dans les jours qui viennent par Paterculus (2018-11-07 22:53:46) 
[en réponse à 856379]

La CORREF (conférence des religieux et religieuses de France) se réunit du 10 au 13 à Lourdes.
CORREF

Votre dévoué Paterculus

PS Le deuxième "R" m'irrite...
images/icones/mitre4.png  ( 856380 )merci : "les prêtres présentant des fragilités" par JVJ (2018-11-07 22:24:00) 
[en réponse à 856375]

Je traduis la psychologie de comptoir : les prêtres qui n'ont rien à se reprocher, mais qui sans le savoir, sont des criminels en puissance ou des criminels refoulés.

Si vous voulez tout savoir, je suis un criminel refoulé. Comme j'imagine la plupart des personnes à partir de l'âge... de raison.

Cela sera très rassurant pour nos prêtres de savoir qu'ils appartiennent à la catégorie des fragiles.

Nous sommes tous "fragiles" à des degrés divers. En liturgie, tout maîtres de la liturgie qu'ils soient dans leur diocèse, il y a des évêques qui sont un peu plus que "fragiles" et des prêtres qui auraient à leur montrer...

L'homme marié n'est pas indifférent aux autres femmes et nous n'allons pas nous mettre des oeillères, nous inscrire sur un fichier des "potentiels déviants".

La prévention à l'échelle paroissiale, est-il écrit !!!
On a vu ce que la prévention a causé dans les diocèses de Rouen (Mgr Lebrun est hors de cause) et d'Orléans !!!

Les personnes "qualifiées" qui pourraient entrer dans cette commission peuvent déjà refuser de collaborer à ce qui pourrait ressembler à un cirque.

Najat Vallaud-Belkacem ou Christiane Taubira, ancienne gardienne des Sceaux, ont du temps devant elles et sont totalement indépendantes de l'Eglise. Elles pourraient présider la chose. La fausse croix, Témoignage ch** et Libé doivent donner leur nihil obstat, et cela devrait pouvoir se faire.
Noël Mamère, ou Noël Monpère, selon le sexe qu'il aura décidé de prendre quand il sera grand.
Abdelaziz Bouteflika est une autre piste à explorer, en guise d'ouverture à l'Autre.
Un pasteur, mieux, une pasteure.

Je pense à un grand magistrat, par ailleurs catholique, qui pourrait présider cette commission, mais il n'entrera pas dans ce panier à crabes et il est bien trop indépendant pour travailler avec des évêques aux manières trop éloignées les unes des autres. Le risque aussi de présider un machin qui tourne en eau de boudin n'est pas à négliger, et les coups à prendre ne sont pas exclus.

De vrais et grands évêques vont devoir vendre cela dans leur diocèse. Je les plains. Ici, on s'en moque. On est un diocèse-pilote.
images/icones/1p.gif  ( 856399 )Non ! par Turlure (2018-11-08 12:37:43) 
[en réponse à 856380]

Ce que vous dites est faux. La grande majorité des personnes ne sont pas des criminels refoulés. La plupart d'entre nous, et Dieu merci, ne tueraient jamais quelqu'un de notre propre chef quand bien même aucun ordre extérieur moral ou juridique ne nous l'interdirait.

En dehors d'un système promouvant le viol comme instrument de domination ( comme les les viols commis lors des guerres, les abominables affaires des gangs pakistanais en Angleterre etc...) ne personne qui commet une agression sexuelle (que ce soit sur un enfant ou un adulte) est une personne ayant une fragilité particulière sans aucun rapport avec la simple attirance sexuelle qui fait qu'on peut par exemple éprouver du désir pour quelqu'un d'autre que son conjoint.

Il est absolument évident qu'il existe des déviances, des fragilités particulières à certaines personnes, qui justifient une vigilance particulière.
images/icones/hein.gif  ( 856391 )Une vraie commission d'enquête ou encore du baratinage ? par Gaspard (2018-11-08 10:13:42) 
[en réponse à 856368]

Manifestement les évêques n'ont pas encore choisi. La formulation utilisée par les évêques laisse place aux deux formules: soit une vraie commission d'enquête indépendante, financée par l'Eglise, comme en Allemagne, soit du baratin pour "comprendre", étaler de la compassion, du plus jamais-ça etc. Les évêques écrivent :

les évêques de France ont décidé la mise en place d’une commission indépendante pour faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise catholique depuis 1950, pour comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et pour faire des préconisations. Cette commission devra aussi évaluer les mesures prises par la Conférence des évêques de France depuis les années 2000.



Que veut dire faire la lumière ? Faire appel à témoin, recenser toutes les plaintes, ouvrir les archives des diocèses etc. ? Ou organiser un colloque en exhibant des victimes et s'autocongratuler ?

Merci à Bernard Joustrate pour le lien avec le texte de la Conférence épiscopale.
images/icones/hein.gif  ( 856392 )Et les abus sexuels sur majeur, c'est pas grave ? par Gaspard (2018-11-08 10:25:05) 
[en réponse à 856368]

La Conférence épiscopale bouge-t-elle seulement pour donner l'impression d'agir, en minimisant le plus possible le champ d'action de cette commission ?

Le message sous-jacent est-il que les filles ou les garçons de de 18 ans peuvent se faire agresser, c'est pas si grave ? Ou les adultes fragiles ? Ou les adultes tout court ?

Pourquoi ne pas purger d'un coup le sujet "agressions sexuelles" plutôt que d'en faire un feuilleton aux effets tragiques sur la crédibilité de l'Eglise ?
images/icones/fleche2.gif  ( 856393 )Totalement d'accord par JVJ (2018-11-08 10:51:00) 
[en réponse à 856392]

cher Gaspard.

La purge à l'échelle paroissiale a déjà été testée à Orléans, avec le succès que l'on sait.

Et il faudra penser aussi à la présomption d'innocence des prêtres et qui sait ?, des évêques. Un évêque émérite est un bouc-émissaire idéal pour l'évêque titulaire qui en aurait l'idée.

Un prêtre accablé par son évêque voire démis à tort, est-il ipso facto un criminel ou un pervers ? L'évêque peut lourdement se tromper et ouvrir le parapluie. Je conviens que si l'évêque avait eu raison avant tout le monde, on le remerciera...
Allez enquêter et prouver quoi que ce soit dans les années 50 et même 2000. Les années 50 ont été avancées au doigt mouillé, en pensant certainement au clergé survivant...
Le déclaratif va trouver ses limites.
Et s'il y avait des choses graves, les gens ont tout de même compris qu'il faut passer par la Justice de la République, non par la commission des évêques ou par un diocèse.

Les théologiens réfléchiront à la prescription des péchés graves, que la Justice prescrit.

Est-ce que les médias vont reprocher à Mgr Gaillot d'avoir accueilli
en connaissance de cause le P. Vadeboncoeur ? C'était l'usage. Les temps ont changé, mais il faudrait qu'ils changent avec des gens sérieux aux commandes, qui ont réfléchi, non pas aidés des médias ou de journalistes à la petite semaine.
Pas simple du tout.

L'Eglise apparaît assaillie de partout, sauf à Rome et cela m'embête de le penser. Le synode des jeunes qui ne me représentaient pas est une honte.

Si j'étais séminariste, je me ferais des cheveux blancs.

Pour les réguliers, cela va être encore autre chose...

L'Eglise en a connu d'autres, mais les horreurs par exemple commises en Irlande autour des jeunes mères ou des orphelinats permettent d'expliquer pour partie qu'il n'y a plus de grand séminaire (je voudrais en être sûr tant cela me semble inconcevable) et la dégringolade phénoménale des Catholiques dans ce pays.

images/icones/neutre.gif  ( 856398 )Bien d'accord par André (2018-11-08 12:26:16) 
[en réponse à 856392]

Et puis de quelle majorité parle-t-on, 15 ans, 18 ans ? À partir de quel âge n'est-ce plus grave ?

À l'opposé, il y a ceux qui parlent plus globalement d'abus clérical, parce que commis pour ainsi dire "au nom de Dieu" (voir les termes de cette n-ième pétition), pour qui l'abus sexuel par un clerc vient nécessairement en aval de l'abus spirituel. Mais je ne pense pas qu'ils soient très nombreux en comparaison avec ceux qui utilisent le terme "pédophilie" à tort et à travers.
images/icones/nul.gif  ( 856394 )question provocatrice par JVJ (2018-11-08 11:10:10) 
[en réponse à 856368]

La conférence des évêques de France, à une "majorité massive", décide qu'une commission indépendante va etc.

Je voudrais entendre les arguments, peut-être très justifiés et solides, de la minorité.

Comme simple laïc, malgré mon sacerdoce etc, je ne saurai peut-être jamais ce que Mgr Minnerath a pensé et voté ; cet archevêque est un universitaire, canoniste, théologien, historien de l'Eglise, diplomate, connaisseur d'autres pays. Il est de ceux dont l'avis m'importe, sans parler d'autres évêques que je ne veux pas compromettre ici. Mgr Aupetit aussi, Mgr Aillet... Ce que pense l'archevêque de Tours ? Je le devine un peu : "je rends les clés !".

Je livre un argument contre cette commission-fausse bonne idée, du moins j'espère : en est-on arrivé à un point tel que les évêques, en corps, reconnaissent devant le siècle qu'ils n'ont plus aucune crédibilité pour régler ces problèmes, distinguer les vrais situations intolérables des montages ou des reconstructions du passé, transmettre les cas immédiatement à la Justice comme chacun doit le faire, évêque ou pas ?

Vous savez ce que l'on dit des commissions en France...

Et puis l'articulation commission/évêque dans son diocèse va être plaisante. Je vois mal le président laïc de la commission demander à tel évêque de calmer ses ardeurs inquisitoriales sur tel prêtre ou sur son clergé en général.
Va-t-on aussi suspecter la moindre mère de famille (et père !) qui encadre des enfants à la messe ou à l'aumônerie machin-chose ? Et les Scouts ? Et les écoles catholiques ?
Le prêtre va-t-il avoir encore le droit de prier avec ses servants dans la sacristie ? J'imagine les prescriptions de ladite commission.... Et un évêque a encore le droit de l'envoyer balader...

Va-t-on demander à l'avenir à une commission "indépendante" de statuer du contenu du catéchisme, de l'habit clérical, du maintien de la profession de Foi, des traductions des textes liturgiques, de l'accueil dans les églises des funérailles de membres du mouvement de Mgr Lefebvre ?

Vague impression, non pas d'avoir des Ponce Pilate, mais d'un aveu de faiblesse phénoménal.
Bon, messieurs les sénateurs socialistes, mesdames de Témoignage ch*** et de la fausse croix, on fait votre commission indépendante, et maintenant, vous nous croyez, hein ?! Parce que sans cette commission, vous ne nous croirez plus.

Il y a des évêques émérites, même étrangers, qui pourraient avoir l'envergure intellectuelle, spirituelle et doctrinale pour présider ce genre de commission.
Mais non, on va trouver un énarque ou un avocat laïc socialisant, si possible qui a financé Témoignage ch***
Michel Onfray serait plus indépendant que ce genre de personnes...

Véronique Garnier ! Une femme, une victime, une qui doute.
Et qui a fait ses preuves.
images/icones/neutre.gif  ( 856396 )dans l'Église du catho-confusionisme n'en rajoutons pas svp par Luc Perrin (2018-11-08 12:07:55) 
[en réponse à 856394]

cher JVJ, je sais que de nos jours plus encore qu'avant 2013 où nous étions déjà parfois dans le brouillard, la Confusion est devenue la reine des "vertus".

Mais c'est assez pénible comme ça, inutile d'en rajouter.

Une commission indépendante n'a rien d'une nouveauté : l'USCCB l'a fait il y a 16 ans, la CEF il y a plus longtemps avec la commission d'historiens menée par René Rémond dans la partie ecclésiale de l'affaire Touvier en 1989 avec publication d'un rapport.
La Conférence épiscopale belge l'a fait etc.

Il ne s'agit pas d'une instance de décision : les évêques restent en charge logiquement, mais d'investigation et de conseil. Cette fonction d'enquête et de conseil est présente dans l'Église depuis des centaines et centaines d'années.

Pour ma part, ce qui m'inquiète est l'idée d'un recueil de témoignages de "victimes" : s'il s'agit de cas où la justice s'est prononcée ou qui ont fait l'objet d'aveux maintenus, pourquoi pas quoique. A quoi servira ce recueil de faits qui sont partout dans les media, dans les rapports divers déjà publics ?

Mais s'il s'agit de faire du #balance-ton-prêtre #balance-ton-évêque #balance-ton-cardinal façon Christine Blasey-Ford avec des accusations sans preuve, sans rien, sans décision judiciaire ni aveu, là on entrerait dans un nouvel abus de diffamation et d'accusations calomniatrices. Le caveat est là.

Pour le reste, cette Commission pour être crédible DOIT être indépendante : comment demander à un Cupich, à un McCarrick ou à un Tobin et pourquoi pas à un Vangelhuwe ou à un Coccopalmerio de mener "l'enquête" sur ... eux-mêmes ?

Je note aussi que la Commission restera limitée à un petit aspect du problème comme aux USA en 2002 ou comme l'a imposé le pape François pour février 2019 : j'ose espérer que ce n'est pas de la même manière pour volontairement éluder LE PROBLÈME qui a émergé avec force aux USA de l'abus d'autorité surtout épiscopal sur majeurs et spécifiquement dans les séminaires.

La question des religieux et religieuses qui a été soulevée dans le fil n'est pas mince en effet. Aux USA, ils ont une part non négligeable.
images/icones/fleur.gif  ( 856397 )merci beaucoup, nous verrons qui est le nouveau René Rémond par JVJ (2018-11-08 12:19:17) 
[en réponse à 856396]

Le bon cardinal Decourtray avait dit à cette occasion : la Vérité, quoi qu'il en coûte.

Et René Rémond avait le recul de l'historien...
Un avocat n'aura le recul que de son compte en banque et de sa réputation.

Epoque heureuse où l'on pouvait être catholique, historien, respecté, haut responsable à Sciences-Po et même président de la Fondation (avez-vous lu à ce sujet "Richie", de R. Baqué ? Hum, hum... comme quoi on peut aussi s'appeler R. Rémond et ne pas voir, désolé. Vive les funérailles mondaines à St-Sulpice en présence de tous les êtres aimés du défunt, au premier rang, pendant que nos vieux catholiques anonymes sont enterrés par des laïcs...).

Merci de m'avoir rappelé cette commission précédente qui m'était sortie de la tête, mais son champ était plus circonscrit que celle qui s'annonce...

Je n'avais pas songé à "balance ton etc", mais cela nous pend au nez.

Vous imaginez un Pierre Manent ou un Jean-Luc Marion mettre les mains là-dedans ? Je ne crois pas. Ils ont par ailleurs leur oeuvre à mener.
images/icones/hein.gif  ( 856403 )l'abus épiscopal sur majeur par jejomau (2018-11-08 14:23:49) 
[en réponse à 856396]

mis à part l'abus EN DROIT - qui existe - sur les majeurs dont on reconnaît par ailleurs un handicap , existe-t-il sur le plan juridique dans la société le cas d'abus d'autorité sur majeurs au même titre que sur les mineurs ?
images/icones/neutre.gif  ( 856405 )oui cela se nomme le harcèlement sexuel et par Luc Perrin (2018-11-08 15:04:19) 
[en réponse à 856403]

le harcèlement moral.

Voyez la documentation sur le nouveau procès Georges Tron.

Son premier procès portait sur cette question.

Si on use d'une position hiérarchique pour contraindre moralement à des faveurs sexuelles ou sans acte sexuel proprement dit on se permet des privautés sur un-e subordonné-e, on s'expose si je puis dire à des poursuites.

Selon le témoignage du Père Ramsey, c'est très exactement ce que faisait McCarrick avec des séminaristes pendant des années et des années. Or un évêque vis-à-vis d'un séminariste est dans une position hautement hiérarchique puisqu'il décide de la poursuite de la formation et doit agréer l'appel à l'ordination. C'est au moins aussi fort qu'employeur/employé(e) si ce n'est plus avec la charge morale et existentielle qui va avec le sacerdoce.
images/icones/neutre.gif  ( 856410 )[réponse] par jejomau (2018-11-08 15:27:54) 
[en réponse à 856405]

Donc, c'est aux victimes de porter plainte. Comme vous l'indiquez bien, dans le cas Tron, les deux jeunes femmes ont porté plainte devant les Tribunaux qui jugent dès lors la chose. Dans le cas Mc Carrick, les victimes ne portent pas plainte. Pourtant Dieu sait si en Amérique ce genre de choses est bien plus mal perçu qu'en France..

Dans le cas de mineurs comme des handicapés, il est légitime que des adultes cherchent à les protéger et à les secourir en intervenant à leur place. Mais quand il s'agit d'adultes, il arrive un stade où chacun fait ses choix… C'est d'ailleurs valable partout. Ne pas croire par exemple que cela ne soit pas aussi difficile dans le milieu professionnel. Et là il n'y a pas de "commission indépendante", non ? J'ai du mal à comprendre pourquoi on chercherait un régime d'exception pour l'Eglise Catholique et pour ses évêques...

La Justice est là : il suffit d'aller la voir. Ce qui ne veut pas dire que la démarche soit aisée, j'en conviens avec vous à l'avance !

Autre chose, Vous posez une question interessante dans un post antérieur, question que je me suis posée aussi. J'ai trouvé une réponse dans un blog de La Croix

Votre question:

Pour ma part, ce qui m'inquiète est l'idée d'un recueil de témoignages de "victimes" : s'il s'agit de cas où la justice s'est prononcée ou qui ont fait l'objet d'aveux maintenus, pourquoi pas quoique. A quoi servira ce recueil de faits qui sont partout dans les media, dans les rapports divers déjà publics ?


La réponse:

Certes, il faut attendre de voir qui sera nommé à la tête de cette fameuse commission. Et ce qu’il adviendra de l’indemnisation financière, comme de toutes les mesures de suivi et de prévention promises ici.lien