Le Forum Catholique

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images/icones/1n.gif  ( 855739 )Etrange catéchèse de François par Justin Petipeu (2018-10-25 09:09:07) 

François commente le 6ème commandement "tu ne commettras pas d'adultère"
Pas un mot sur l'adultère ou les divorcés remariés.

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Catéchèse du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans notre parcours de catéchèses sur les Commandements, nous arrivons aujourd’hui à la sixième parole, qui concerne la dimension affective et sexuelle et qui affirme : « Tu ne commettras pas d’adultère ».

C’est un rappel immédiat à la fidélité et, en effet, aucune relation humaine n’est authentique sans fidélité et loyauté.

On ne peut aimer seulement tant que « cela convient » ; l’amour se manifeste justement au-delà du seuil du profit personnel, quand on donne tout sans réserve. Comme l’affirme le Catéchisme : « L’amour veut être définitif. Il ne peut être “jusqu’à nouvel ordre” » (n.1646). La fidélité est la caractéristique de la relation humaine libre, mûre, responsable. Un ami aussi se démontre authentique parce qu’il reste tel dans n’importe quelle situation, sinon ce n’est pas un ami. Le Christ révèle l’amour authentique, lui qui vit de l’amour sans limite du Père, et en vertu de ceci il est l’Ami fidèle qui nous accueille même quand nous nous trompons et qui veut toujours notre bien, même lorsque nous ne le méritons pas.

L’être humain a besoin d’être aimé sans conditions et celui qui ne reçoit pas cet accueil porte en lui une certaine incomplétude, souvent sans le savoir. Le cœur humain cherche à remplir ce vide avec des succédanés, acceptant des compromis et une médiocrité qui n’ont qu’un vague goût d’amour. Le risque est d’appeler « amour » des relations naissantes et immatures, avec l’illusion de trouver une lumière de vie dans quelque chose qui, dans le meilleur des cas, n’en est qu’un reflet.

Il arrive ainsi que l’on surévalue, par exemple, l’attraction physique qui est en soi un don de Dieu, mais qui est finalisée à préparer la voie à une relation authentique et fidèle avec la personne. Comme le disait saint Jean-Paul II, l’être humain « est appelé à la spontanéité pleine et mûre des relations » qui « est le fruit graduel du discernement des impulsions de son cœur ». C’est quelque chose qui est à conquérir, à partir du moment où chaque être humain « doit avec persévérance et cohérence apprendre ce qu’est la signification du corps » (cf. Catéchèse, 12 novembre 1980).

L’appel à la vie conjugale requiert par conséquent un discernement soigné sur la qualité de la relation et un temps de fiançailles pour la vérifier. Pour accéder au sacrement du mariage, les fiancés doivent mûrir la certitude que la main de Dieu est sur leur lien, lui qui les précède et les accompagne, et qui leur permettra di dire : « Avec la grâce du Christ, je promets de t’être toujours fidèle ». Ils ne peuvent pas se promettre fidélité « dans la joie et dans la douleur, dans la santé et dans la maladie » et de s’aimer et s’honorer tous les jours de leur vie, uniquement sur la base de leur bonne volonté ou de l’espérance que « cela marche ».

Ils ont besoin de se baser sur le terrain solide de l’amour fidèle de Dieu. Et pour cela, avant de recevoir le sacrement du mariage, il faut une préparation soignée, je dirais un catéchuménat, parce que c’est toute la vie qui se joue dans l’amour et on ne plaisante pas avec l’amour. On ne peut appeler « préparation au mariage » trois ou quatre conférences données en paroisse ; non, ce n’est pas une préparation : c’est une fausse préparation. Et la responsabilité de celui qui fait cela retombe sur lui : sur le curé, sur l’évêque qui permet cela. La préparation doit être mûre et il faut du temps. Ce n’est pas un acte formel : c’est un sacrement. Mais il faut le préparer par un véritable catéchuménat.

En effet, la fidélité est une manière d’être, un style de vie. On travaille avec loyauté, on parle avec sincérité, on reste fidèle à la vérité dans ses pensées, dans ses actions. Une vie tissée de fidélité s’exprime dans toutes les dimensions et conduit à être des hommes et des femmes fidèles et fiables en toute circonstance.

Mais pour arriver à une vie aussi belle, notre nature humaine ne suffit pas, il faut que la fidélité de Dieu entre dans notre existence, soit contagieuse. Cette sixième parole nous appelle à poser notre regard sur le Christ qui, par sa fidélité, peut ôter de nous un cœur adultère et nous donner un cœur fidèle. En lui, et en lui seulement, se trouve l’amour sans réserve et sans rétraction, le don complet sans parenthèses et la ténacité de l’accueil jusqu’au bout.

Notre fidélité découle de sa mort et de sa résurrection, la constance dans les relations découle de son amour inconditionnel. La communion entre nous et la capacité à vivre nos liens dans la fidélité découlent de la communion avec lui, avec le Père et avec le Saint-Esprit.

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat
images/icones/fleche2.gif  ( 855751 )Pas si mauvaise. par Rémi (2018-10-25 19:19:18) 
[en réponse à 855739]

Certes il ne parle pas de l'adultère, mais il parle beaucoup du "tu ne commettras pas", des moyens pour ne pas être adultère.


S'il est salutaire de parler du péché, il ne l'est pas moins et parfois meilleur de parler de la vertu opposée, ici la fidélité. Relisez cette homélie dans cette optique, peut-être la trouverez-vous moins étrange, cher Justin.
images/icones/neutre.gif  ( 855765 )je me suis fait la même réflexion par Luc Perrin (2018-10-26 12:29:18) 
[en réponse à 855751]

que Rémi.

Ce Pape est coutumier depuis 2013 de la tactique formulée par Lénine en son temps : deux pas en avant, un pas en arrière.
Le Saint-Père fait plutôt un demi-pas purement rhétorique en arrière - j'entends selon la Tradition - et deux énormes enjambées vers le néo-catholicisme comme avec le Synode de la honte et l'incroyable lettre de louange au cardinal Wuerl du 12 octobre dernier où il montre un protecteur de prêtres prédateurs comme "noble" et "modèle" du néo-évêque.

Ayant au passage complètement oublié sa propre Lettre au peuple de Dieu du 20 août dont on mesure la portée de pure circonstance, de la comm' pour faire passer l'amère pilule McCarrick.

Pour ce Pape comme pour tous les autres, gardons en tête que les paroles s'envolent mais scripta manent. Les décisions et le choix des hommes pour les appliquer comptent bien davantage.
images/icones/1n.gif  ( 855766 )Emberlificotement par Justin Petipeu (2018-10-26 12:32:35) 
[en réponse à 855751]

Le passage de la condamnation de l'adultère à la préparation au mariage pour les fiancés me paraît pour le moins hasardeux. Il est vrai que lorsqu'on prétend que les adultères son en état de grâce, il faut bien trouver un biais...
images/icones/iphone.jpg  ( 855770 )Hommage à par XA (2018-10-26 13:09:54) 
[en réponse à 855766]

La Varende ?

XA
images/icones/1b.gif  ( 855771 )Involontaire.... par Justin Petipeu (2018-10-26 13:11:16) 
[en réponse à 855770]

Croyez-le bien.