Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=854586
images/icones/fssp.gif  ( 854586 )Entrées dans les séminaires des communautés traditionnelles par Oivas 1 (2018-10-04 19:08:04) 

39 entrées à la FSSP : 9 français dont 2 lyonnais.

Riposte catholique
images/icones/neutre.gif  ( 854596 )9 français par MG (2018-10-04 20:46:34) 
[en réponse à 854586]

c'est tout de même peu ... cela fera 5 ordinations ! Et certains vont nous dire que tout va bien dans nos milieux de la Tradition.
images/icones/info2.gif  ( 854599 )21 Français pour : FSSP, ICRSP, IBP, SMMD par Gaspard (2018-10-04 21:19:21) 
[en réponse à 854586]


◾Institut du Christ Roi Souverain Prêtre : 22 séminaristes (au Séminaire de Gricigliano dont 6 Français)
◾Institut du Bon Pasteur : 6 séminaristes (au Séminaire de Courtalain dont 2 Français)
◾Fraternité Saint-Pierre : 39 séminaristes (15 au Séminaires de Denton, 24 au Séminaire de Wigratzbad dont 9 Français)
◾Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine : 4 séminaristes (pour les Missionnaires de la Miséricorde au Séminaire diocésain de La Castille, 4 Français)



Source (indiquée en tête de ce fil) Riposte catholique

L'information est donc lacunaire, il manque FSSPX, Fraternité st Thomas Becket, Fraternité de la Transfiguration etc. et les ordinations de religieux.
images/icones/fsspx.gif  ( 854602 )Pour la FSSPX par Jean-Paul PARFU (2018-10-04 21:46:29) 
[en réponse à 854599]

Les dernières statistiques disponibles ici
images/icones/icrsp.gif  ( 854605 )Et de l'ICRSP : Pèlerinage pour les vocations par Ewondo (2018-10-04 23:07:25) 
[en réponse à 854586]

Voir ici :

ICRSP : Pèlerinage pour les Vocations à Lisieux

Pierre.
images/icones/hum2.gif  ( 854615 )Beaucoup d'appelés, peu d'élus... par Sabaoth (2018-10-05 10:30:09) 
[en réponse à 854586]

Si l'on compare les tableaux des entrées et celui des ordinations (avec le décalage des années de formation), on constate une perte des effectifs comprise entre 70 et 80 %. En gros, sur 50 entrées, il y a une quinzaine d'ordinations.
images/icones/neutre.gif  ( 854618 )en un certain sens : tant mieux par Luc Perrin (2018-10-05 11:38:45) 
[en réponse à 854615]

Il faudrait dire : beaucoup qui se croient/sentent appelés et peu d'élus.

Si le séminariste Théodore McCarrick ou Donald Wuerl ou Godfried Danneels ou Cormac Murphy O'Connor avait quitté avant l'ordination, l'Église catholique serait en bien meilleure condition en 2018.

Tous les départs ne sont pas un mal !

70-80% c'est plus que je ne pensais : on était autour de 50-60% dans les années 1980-1990 ; c'est mon curé qui avait attiré mon attention là-dessus à partir de son année d'entrée à Écône, une bonne moitié avait quitté la FSSPX et abandonné la vocation sauf un passé au sédévacantisme plus tard.

Il est vrai que plus la société se sécularise et rejette toute idée de Dieu, plus l'Église s'aplatit devant le monde, plus les vocations que l'Esprit suscite sont fragiles. Le parcours en séminaire n'est pas aisé et quand la famille, l'environnement, la société en général tendent à brouiller votre foi, ce n'est pas simple.

Enfin il y a les élans sentimentaux initiaux qui se heurtent au processus de formation du futur prêtre, prêtre qui aura aussi ensuite à affronter des épreuves.
Un bon laïc vaut mille fois mieux qu'un mauvais prêtre qui était une fausse "vocation" : regardez les dégâts planétaires faits par le club McCarrick. Je comprends que les évêques et les supérieurs de séminaires et maisons de formation soient gens circonspects, c'est une lourde responsabilité et je ne les envie pas d'en porter tout le poids.

La prière est bien faite qui dit :

Seigneur, donnez-nous des prêtres

Seigneur, donnez-nous de saints prêtres.
images/icones/fleche2.gif  ( 854624 )Exact Monsieur Perrin, d'autant que.. par Semper parati (2018-10-05 12:18:55) 
[en réponse à 854618]

.. certains n'abandonnent pas la vocation, quand ils l'ont, mais parfois se tournent vers d'autres "maisons" ou vers les diocèses.

A une époque on s'amusait à dire que Monseigneur Lefebvre était un grand "pourvoyeur" de prêtres diocésains ( prêtres quittant la FSSPX, ou séminaristes)...

Enfin, et c'est le plus important, que des jeunes se posent la question de la vocation, entrent au séminaire, et qu'il découvrent alors qu'ils ne sont pas appelés est très méritant.


SP
images/icones/1g.gif  ( 854630 )De véritables vocations sont aussi découragées par Jean-Paul PARFU (2018-10-05 13:42:24) 
[en réponse à 854618]

Et parfois après de nombreuses années passées au séminaire.

Pourquoi? Simplement parce que les têtes de certains séminaristes ne conviennent pas au directeur du séminaire.

Résultat: des vies parfois gâchées d'un côté et des prêtres bénis-oui-oui de l'autre qui, lorsqu'ils étaient séminaristes, plaisaient, eux, au directeur, dont la compréhension des choses et des gens se limitent à leur milieu social d'origine et qui ne sont pas à la hauteur intellectuellement.
images/icones/1i.gif  ( 854634 )Alors là Maitre... par Semper parati (2018-10-05 14:35:42) 
[en réponse à 854630]

.... je suis entièrement d’accord avec vous et sur le fond et sur la forme ( pour une fois, cela mérite que je le souligne, je parle de la forme)

J'ai connu et connais des vocations qui n'ont pas été admises à Econe car l'ex directeur ( un nouveau boss d'un district Gaulois réfractaire en l’occurrence...) ne les souhaitaient pas; ils sont, ces jeunes, aujourd'hui d’excellents prêtres dans la tradition mais pas à la fsspx.


merci

SP


images/icones/1b.gif  ( 854641 )Vous m'avez parfaitement compris par Jean-Paul PARFU (2018-10-05 17:00:44) 
[en réponse à 854634]

Une vocation doit être encouragée et c'est vraiment seulement si l'impétrant se sent mal à l'aise qu'il doit prendre conscience lui-même qu'il n'a pas cette vocation.

Avec celui dont nous parlons, c'est différent : les séminaristes se sentent observés et craignent celui qui, à tout moment, même après des années au séminaire, interprétera telle ou telle attitude ou telles ou telles observations comme étant, selon lui, incompatibles avec la prêtrise. On ne peut étudier au séminaire ou ailleurs dans une atmosphère de peur.

En un mot, pour répondre à Luc, il y a ceux qui sont au séminaire et qui ne devraient pas y être et ceux qui n'y sont pas ou n'y sont plus et qui auraient dû y être ou y rester.
images/icones/hein.gif  ( 854623 )Que deviennent par Rémi (2018-10-05 12:15:21) 
[en réponse à 854615]

ceux qui ont reçu la tonsure, les ordres mineurs, voire le diaconat même si c'est, je le suppose, plus rare, avant de renoncer où d'être recalés ?
images/icones/1n.gif  ( 855080 )Je vois ... par Rémi (2018-10-12 18:42:19) 
[en réponse à 854623]

On ne sait pas ou il ne faut pas en parler ?
images/icones/ancre2.gif  ( 855082 )En tout cas pour le diaconat... par Paterculus (2018-10-12 18:59:18) 
[en réponse à 855080]

... on ne peut plus recaler celui qui y a été admis en vue du sacerdoce : l'appel vaut pour les deux.
Si un diacre en vue du sacerdoce était recalé sans motif valable, Rome lui donnerait raison - du moins s'il a été ordonné dans la 'pleine communion'.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleur.gif  ( 855085 )Ma question par Rémi (2018-10-12 19:22:33) 
[en réponse à 855082]

porte justement sur ceux qui ayant reçu tonsure, ordres mineurs, ou même majeur, le diaconat, ont été recalés avant le sacerdoce pour une juste cause à telle ou telle étape, ont prononcé des vœux, de célibat en particulier et sont clercs.

Nous ne connaissons que trop le cas fort particulier, quoiqu'honorable et honnête en lui-même de M. l'abbé Zins, diacre, mais combien d'autres, d'autant que "la tradition" ne reçoit pas la notion de diacre permanent comme un état en soi ?


Il me paraît évident qu'étant donné le nombre d'entrée en séminaire et le nombre d'ordinations au final, il ne s'agit pas de cas rares ou isolés.
images/icones/ancre2.gif  ( 855090 )Ils se recasent comme ils peuvent par Paterculus (2018-10-12 20:08:46) 
[en réponse à 855085]

C'est souvent très dur. La solitude est grande et le nombre d'années passées au séminaire ne leur est généralement pas vraiment utile pour trouver un métier.
Il y a aussi le risque de se marier à la hâte...
Bref si on en connaît il faut les aider au maximum.
VdP
images/icones/neutre.gif  ( 855091 )Une occasion par Rémi (2018-10-12 20:17:42) 
[en réponse à 855090]

de prière, alors.
images/icones/info2.gif  ( 854626 )Taux de persévérance: 60%. 100 séminaristes de 1ère année donnent 60 ordinations par Gaspard (2018-10-05 12:34:57) 
[en réponse à 854615]

Le taux de persévérance indiqué par une longue étude de 2017 est de 60% pour la Fraternité saint Pierre, et est considéré comme le taux "normal".

Etude sur les vocations en France

PS. Heureusement que le taux de persévérance n'est pas de 20 à 30% comme vous l'indiquiez (erreur de calcul quelque part !) car ce serait un jeu de massacre et une atmosphère de désolation dans les séminaires !
images/icones/fleche3.gif  ( 854627 )Les statistiques... par Sabaoth (2018-10-05 13:12:14) 
[en réponse à 854626]

... proviennent du site https://laportelatine.org/quisommesnous/statistiques/stat.php#entrees_annee
et ne concernent que la FSSPX

2017 : 28 ordinations (pour 57 entrées en 2011 : formation de 6 années)
2016 : 23 / 48
2015 : 16 / 40
2014 : 22 / 50

etc.

Entre 50 et 60 % de pertes (mes chiffres précédents étaient exagérés)
images/icones/fleche2.gif  ( 854636 )Sabaoth, là ou vous vous trompez peut être par Semper parati (2018-10-05 14:47:14) 
[en réponse à 854627]

à mon humble avis, est que les statistiques prennent en compte également l’année de propédeutique, or en fonction des maisons cette année est pratiquée différemment.

Un exemple : la prise de soutane à la FSSPX, a lieu en cours de première année, à l'IRSCP, après un an de séminaire, etc...

Nonobstant , ces querelles de pourcentages technocratiques, la vérité est qu'il y a des jeunes non appelés, qui pensent l’être et ont le courage d’entrer au séminaire, dans un monde ou la rapidité, la réussite,l’érotisme règnent, etc... ,et est un dogme de vie du jeune bachelier.

je félicite ces jeunes d'avoir tenté l’expérience, car ils sont honnêtes.


sp
images/icones/hein.gif  ( 854678 )L'appel au sacerdoce, question. par Quelconque (2018-10-06 09:16:51) 
[en réponse à 854626]

On entend souvent dire "Le Seigneur appelle, "il a la vocation ..."
Mais qu'est-ce que la vocation ? Ne peut-on pas nommer vocation et appel également un jeune homme qui a sa future profession dans le sang ?

Au sujet de la prêtrise, n'y a t-il pas une forme de mimétisme quand l'adolescent est en recherche de modèles ? N'y a t-il pas des jeunes hommes pieux qui, ne sachant rien faire d'autre dans la vie, trouvent là leur chemin ? D'autres n'y voient-ils pas une promotion sociale dans leur milieu ?

Au fil des ans et au fur et à mesure de mes rencontres avec des jeunes prêtres ou séminaristes, je me rends compte que ce n'est pas si clair que cela et qu'affirmer "il a ressenti l'appel" peut vouloir dire beaucoup de choses.

Je connais les réponses "discernement, reconnaissance de la vocation par l’Église" et autres, mais quand on est "testé" par des personnes qui ont fait le même parcours, il me semble difficile d'être objectif.

Outre le milieu porteur du 19ème il y avait à cette époque une profusion de vocations, n'était-ce pas un effet de mode sociétal? Les bonnes familles "donnaient" presque automatiquement un prêtre, parfois le garçon qui en sortait moins bien aux études: comme il était fils de notaire, de médecin, d'instituteur on lui trouvait sa voie et on ne pouvait, en principe, ne pas l'ordonner pour ne pas faire scandale.

Je recentre ma question: "Se sentir attiré par" est-ce un appel du Seigneur ? La vocation ecclésiastique n'est-elle pas parfois motivée ou dictée par des données existentielles ?

images/icones/1a.gif  ( 854686 )Votre remarque par Turlure (2018-10-06 10:18:54) 
[en réponse à 854678]

Est à mon sens tout-à-fait pertinente. La période récente de l'Eglise (depuis la fin du XIXe siècle peut être ?) est marquée par une très forte spiritualité de la vocation. Il me semble aussi qu'on surnaturalise alors beaucoup de choses qui relèvent de la nature (la psychologie humaine, le jugement des supérieurs...).

Peut-être peut-on en un sens y voir une forme de transposition de la doctrine protestante (dans ses diverses formes) de l'élection pour le salut vers le seul exercice des fonctions ministérielles dans l'Eglise, puisque le salut est proposé à tous indistinctement. Car justement, le catholicisme ne se maintient pleinement après le XVIIIe siècle que dans les régions de famille souche (maintien de l'autorité paternelle dans le temps et inégalité des frères devant l'héritage), ces mêmes régions qui avaient au XVIe siècle une prédisposition à accueillir favorablement la Réforme. Emmanuel Todd, dans L'invention de l'Europe que je lis actuellement, apporte un éclairage très intéressant sur les différences très marquées entre régions dans la diffusion de la Réforme, de l'alphabétisation de masse, de la déchristianisation etc.

J'ai souvent été un peu circonspect par exemple d'entendre affirmer qu'encourager les enfants à servir la messe très jeune pouvait favoriser l'éclosion précoce de belles vocations. Peut-on y voir une forme de "formatage" en douceur, en familiarisant le plus possible l'enfant avec le rôle du prêtre ?

Il y a il me semble aujourd'hui une vision (plutôt chez les traditionaliste) intellectualisée qui met en valeur la solidité psychologique du candidat, sa bonne compréhension de la philosophie et de la théologie qu'on lui enseigne, ainsi qu'une vision plus subjective ("ressentir l'appel"). Dans le premier cas, le jugement des supérieurs est très important, dans le second, c'est l'enthousiasme personnel du candidat. Exemples les plus marqués : d'un côté un ancien directeur d'Ecône qui prétend voir à la démarche d'un séminariste s'il a la vocation ou pas, de l'autre un monde charismatique où ce serait presque la honte si un prêtre ou un religieux n'avait pas une histoire à raconter où le Seigneur lui a fait comprendre de façon très insistante qu'il l'appelait (ouverture de la bible au hasard sur la phrase qui provoque le "déclic", voix intérieure, larmes pendant une veillée d'adoration...).

D'un côté comme de l'autre, ces éléments ont bien sûr de l'importance et il ne s'agit pas de les ridiculiser. Dieu agit par ces biais pour conduire nos âmes et l'Eglise. L'erreur est à mon avis de trop absolutiser cela, dans un sens ou dans l'autre.
images/icones/bravo.gif  ( 854690 )Analyse intelligente ! par Quelconque (2018-10-06 12:14:03) 
[en réponse à 854686]

Merci pour votre réponse éclairante. Pour compléter mon message, je connais un monsieur, de bonne famille, âgé de 94 ans qui a fait toutes ses études en internat chez des religieux . Il me disait récemment, à propos des vocations, "Tu sais, déjà à ce temps-là quand il fallait régler des problèmes d'héritage dans les familles bourgeoises ou qu'un fils ne s'en sortait pas trop aux études, on lui mettait une soutane sur le dos".

Je crains un peu qu'actuellement nous retrouvions ce même schéma dans les milieux conservateurs.

Par contre j'avoue que je me demande d'où viennent "les vocations" du milieu moderniste. Leurs modèles étant pour la plupart des personnes du 3ème âge. Peut-être que ces vocations surgissent chez des individus généreux, désireux de "se mettre au service des plus faibles" avec le label du christianisme.

En tout cas, pour moi, certaines formes d'appel me posent question.
images/icones/iphone.jpg  ( 854692 )Y a-t-il encore des vocations dans les milieux modernistes ? par Vincent F (2018-10-06 12:23:53) 
[en réponse à 854690]

La qusi totalité des vocations hors forme extraordinaire viennent du scoutisme à pédagogie traditionnelle.
images/icones/iphone.jpg  ( 854691 )Vous oubliez par Vincent F (2018-10-06 12:20:52) 
[en réponse à 854686]

Un ancien directeur d’Écône de retour au poste de supérieur du district de France.
images/icones/fleche2.gif  ( 854717 )Suite de ma réflexion. par Quelconque (2018-10-06 17:14:43) 
[en réponse à 854686]

@ Turlure,

Puisque vous évoquez les régions, il demeure que dans les paroisses de campagne seules les fêtes et cérémonies religieuses existaient et que le curé était l'un des seuls modèles intellectuels que les jeunes gens rencontraient.

Dans les campagnes, surtout, les jeunes n'étaient en contact qu'avec les artisans, les paysans etc .. et s’épanouissaient dans le "bocal paroissial" alors qu'aujourd'hui une multitude de modèles et d'activités, pour le meilleur et pour le pire, s’offrent à eux.

J'ose croire que ces paramètres de société conditionnent ce que nous appelons appel et vocation.



images/icones/ancre2.gif  ( 855083 )Bon eh bien un peu d'air par Paterculus (2018-10-12 19:14:37) 
[en réponse à 854586]

Je connais une dame qui vient tous les jours à la messe de sept heures. Parfois elle est accompagnée de son fils de dix ans. Je l'ai connu quand il en avait sept et déjà il disait qu'il voulait être prêtre.
Tout de même sept heures c'est tôt, alors le plus souvent il fait vite son travail en rentrant de l'école, se met à jouer et à 17 heures 45 il demande s'il peut aller à la messe et il va à celle de 18 heures.
Votre dévoué Paterculus