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images/icones/marie.gif  ( 854537 )04/10 St François d’Assise, confesseur par ami de la Miséricorde (2018-10-03 23:05:28) 



St François d’Assise, confesseur

Le Testament de Saint François d'Assise

« Le Seigneur me donna ainsi à moi, frère François, de commencer à faire pénitence : comme j'étais dans les péchés, il me semblait extrêmement amer de voir des lépreux. Et le Seigneur Lui-même me conduisit parmi eux et je fis Miséricorde avec eux.

Et en m’en allant chez eux, ce qui me semblait amer fut changé pour moi en douceur de l'esprit et pour le corps ; et après cela, je ne restai que peu de temps et je sortis du siècle. Et le Seigneur me donna une telle foi dans les églises que je priais ainsi simplement et disais : « Nous T’adorons, Seigneur Jésus Christ, et à toutes Tes églises qui sont dans le monde entier, et nous Te bénissons, car par Ta sainte Croix Tu as racheté le monde ». Après cela, le Seigneur me donna et me donne une si grande foi dans les Prêtres qui vivent selon la forme de la Sainte Eglise romaine, à cause de leur ordre, que même s’ils me persécutaient, je veux recourir à eux.

Et si j’avais autant de sagesse que Salomon et si je trouvais de pauvres prêtres de ce siècle, je ne veux pas prêcher dans les paroisses où ils demeurent outre leur volonté. Et ceux-là et tous les autres, je veux les craindre, les aimer et les honorer comme mes seigneurs. Et je ne veux pas considérer en eux le péché, car je discerne en eux le Fils de Dieu et ils sont mes seigneurs.

Et je fais cela, car dans ce siècle je ne vois rien corporellement du très haut Fils de Dieu, sinon son très saint Corps et son très saint Sang qu’eux-mêmes reçoivent et qu’eux seuls administrent aux autres. Et ces très saints Mystères, je veux qu’ils soient par-dessus tout honorés, vénérés et placés en des lieux précieux. Ses très saints Noms et ses Paroles écrites, partout où je les trouverai en des lieux illicites, je veux les recueillir et je prie qu’on les recueille et qu’on les place en un lieu honnête. Et tous les théologiens et ceux qui administrent les très saintes Paroles divines, nous devons les honorer et les vénérer comme ceux qui nous administrent l’esprit et la vie.

Et après que le Seigneur m’eut donné des frères, personne ne me montrait ce que je devais faire, mais le Très-Haut Lui-même me révéla que je devais vivre selon la forme du saint Evangile. Et moi, je le fis écrire en peu de mots et simplement, et le Seigneur Pape me confirma. Et ceux qui venaient pour recevoir cette vie, tout ce qu’ils pouvaient avoir, ils le donnaient aux pauvres ; et ils se contentaient d’une seule tunique, rapiécé et des braies. Et nous ne voulions pas avoir plus.

Nous disions l’office, les clercs comme les autres clercs, les laïcs disaient le Pater noster ; et nous demeurions bien volontiers dans les églises. Et nous étions illettrés et soumis à tous. Et moi je travaillais de mes mains et je veux travailler ; et je veux fermement que tous les autres frères travaillent d’une besogne qui relève de l’honnêteté. Que ceux qui ne savent pas apprennent, non à cause du cupide désir de recevoir le prix du travail, mais à cause de l’exemple et pour chasser l’oisiveté.

Et quand on ne nous donnerait pas le prix du travail, recourons à la table du Seigneur en demandant l’aumône de porte en porte. Comme salutation, le Seigneur me révéla que nous devions dire : « Que le Seigneur te donne la Paix ».

Que les frères prennent garde de ne recevoir absolument église, pauvres habitations et tout ce qu’on construit pour eux, si cela n’est pas conforme à la sainte pauvreté que nous avons promise dans la Règle, logeant toujours là comme des étrangers et des pèlerins.

J’interdis fermement, par obéissance, à tous les frères, ou qu’ils soient, d’oser demander aucune lettre à la curie romaine par eux-mêmes ou par personne interposée, ni pour une église, ni pour un autre lieu, ni sous prétexte de prédication, ni en raison de la persécution de leurs corps ; mais partout où ils ne seraient pas reçus, qu’ils fuient en une autre terre pour faire pénitence avec la Bénédiction de Dieu.

Et je veux fermement obéir au Ministre général de cette fraternité et à l’autre Gardien qu’il lui aura plu de me donner. Et je veux être tellement pris entre ses mains que je ne puisse aller ou agir outre son obédience et sa volonté, car il est mon seigneur. Et quoique je sois simple et malade, je veux toutefois avoir toujours un clerc qui me fasse l’office, comme il est contenu dans la Règle. Et que tous les autres frères soient tenus d’obéir ainsi à leurs gardiens et de faire l’office selon la Règle. Et si on en trouvait qui ne fassent pas l’office selon la Règle et qui veuillent diverger d’une manière, ou qui ne soient pas catholiques, que tous les frères, où qu’ils soient, soient tenus par obéissance, partout où ils trouveraient l’un d’eux, de le présenter au custode le plus proche du lieu où ils l’auront trouvé.

Et que le custode soit fermement tenu par obéissance de le garder fortement jour et nuit comme un homme dans les liens, en sorte qu’il ne puisse être enlevé de ses mains, jusqu’à ce qu’il le remette personnellement aux mains de son ministre. Et que le ministre soit fermement tenu par obéissance de l’envoyer, escorté par des frères qui le gardent jour et nuit comme un homme dans les liens, jusqu’à ce qu’ils le présentent devant le Seigneur d’Ostie, qui est seigneur protecteur et correcteur de toute la fraternité. Et que les frères ne disent pas : « Ceci est une autre Règle » ; car c’est un souvenir, une admonition, une exhortation et mon testament que moi, frère François, tout petit, je vous fais, mes frères bénis, pour que nous observions mieux catholiquement la Règle que nous avons promise au Seigneur.

Et que le ministre général et tous les autres ministres et custodes soient tenus par obéissance de ne rien ajouter ni retrancher à ces paroles. Et qu’ils aient toujours cet écrit avec eux à côté de la Règle. Et dans les chapitres qu’ils tiennent, quand ils lisent la Règle, qu’ils lisent aussi ces paroles.

Et à tous mes frères, clercs et laïcs, j’interdis fermement par obéissance de mettre des gloses ni à la Règle ni à ces paroles en disant qu’on doit ainsi les comprendre. Mais comme le Seigneur m’a donné de dire et d’écrire simplement et purement la Règle et ces paroles, et sans glose, et observez-les et mettez-les en oeuvre, saintement jusqu’à la fin.

Et quiconque observera cela, qu’il soit comblé au ciel de la Bénédiction du Père très haut, et qu’il soit comblé sur la terre de la Bénédiction de son Fils bien-aimé avec le très saint Esprit Paraclet et toutes les vertus des cieux et tous les saints. Et moi, frère François, tout petit, votre serviteur, je vous confirme, autant que je le puis, au-dedans et au-dehors, cette très sainte bénédiction. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr


Litanies de Saint François d'Assise

Écrits de Saint François d'Assise.

images/icones/marie.gif  ( 854538 )Les saintes voies de la Croix du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2018-10-03 23:06:39) 
[en réponse à 854537]

LIVRE TROISIÈME

CHAPITRE PREMIER

Des peines d'esprit, et premièrement des tentations d'infidélité et de blasphème


(...) Bien lui en prit d'avoir jeté les yeux sur une image de la sainte Vierge, qui était proche de son lit : car ce regard d'amour mit en fuite l'ennemi, et, sans ce secours de la Mère de toute miséricorde, c'était fait de son salut. Saint François de Sales assurait que sans un secours extraordinaire du ciel, il eût succombé à une tentation très subtile contre le très saint sacrement de l'autel ; tentation si dangereuse, que jamais ce grand évêque ne l'a voulu dire, en prévoyant le danger.

Toutes les hérésies ne viennent que de la liberté qu'on prend d'examiner les vérités de la religion, s'appuyant sur ses propres lumières, sur son raisonnement, sur les interprétations que l'on donne à l'Écriture, aux conciles, aux décisions des souverains Pontifes, contre la doctrine du grand Apôtre, qui enseigne clairement qu'il faut captiver l'entendement sous l'obéissance de la foi. (II Cor. X, 5) Car que veut-il dire par cette captivité, sinon de le tenir arrêté et lié sous l'obéissance de la foi, croyant simplement ce que Dieu nous a révélé par lui-même ou par son Église, assujettissant son esprit sous les décisions des conciles des Souverains Pontifes, auxquels le Fils de Dieu a donné de confirmer leurs frères dans la foi ?

Nous devons être sages par l'expérience de tant de siècles, qui nous apprennent que les hérétiques n'ont pas manqué de raisons spécieuses, subtiles et fortes en apparence ; se servant de l'Écriture, qu'ils citaient continuellement, aussi bien que de l'autorité des Pères ; mettant au jour de beaux ouvrages qui charmaient les esprits par la douceur de leur style, la beauté de leur éloquence ; plusieurs même gagnant les curs par les exemples d'une vie édifiante, austère, et dans le mépris du siècle. Mais parce qu'ils manquaient d'une sincère soumission au chef de l'Église et aux conciles, ils ont erré malheureusement, aussi bien que tous ceux qui les ont suivis. Plusieurs royaumes ont perdu la foi de cette manière.

Ô bienheureux ceux qui, obéissant simplement au Pape et à l'Église, sont demeurés dans la véritable religion ! Les luthériens et les calvinistes, dans le dernier siècle, criaient hautement que le Pape se trompait, qu'ils voulaient un concile général ; ensuite, se voyant encore condamnés par le concile, ils disaient qu'il n'était pas légitime, à raison de la brigue du Pape ; et en disant toutes ces choses, ils se sont effroyablement trompés, et tous leurs adhérents, qu'ils ont engagés avec eux dans la condamnation éternelle.

Ceux qui vivaient pour lors, qui s'en sont rapportés aux Souverains Pontifes et aux conciles, ont conservé la foi pour eux et pour leur postérité ; et si nous vivons dans un pays catholique, nous en avons l'obligation à leur obéissance. Le grand remède donc, dans ces tentations, est celui que conseillait saint François de Sales : prendre la fuite par la porte de la volonté, laissant celle de l'esprit raisonnant. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde