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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 854406 )01/10 St Rémi, évêque et confesseur par ami de la Miséricorde (2018-10-01 00:08:22) 



St Rémi, évêque et confesseur

Évêque

Fils de Sainte Céline, Rémi naquit dans une famille noble de la région de Laon.

Dès son plus jeune âge, il manifesta une très grande piété.
Il n'avait que vingt-deux ans lorsqu'il fut nommé Evêque de Reims en 459. Il fonda plusieurs diocèses. Il baptisa Clovis en disant : « Soulage tes concitoyens, secours les malheureux, protège la veuve et nourris l'orphelin.

" La reine Clothilde, confia à Saint Rémi le soin de convertir son époux qu'il baptisa en 469 à Reims pour Noël.
Saint Rémi meurt en 533 à Reims le 16 janvier.

Son prénom vient du latin remigius qui signifie "celui qui navigue à la rame".

Testament de saint Remi

"Que le présent testament que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les Evêques de Reims, mes Frères, soit aussi défendu, protégé, partout, envers et contre tous, par mes très chers fils, les Rois de France, par moi consacrés au Seigneur, à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

"Qu'en tout et toujours, il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée.

"Mais, par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et de la Neustrie, j'ai choisi délibérément pour régner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale, pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

"Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras, ruisselante des eaux du baptême ; cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des Rois, par le Saint-Chrême du même Saint-Esprit,

"J'ai ordonné ce qui suit :

1 - Malédictions

"Si, un jour, cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses églises, les détruisait, les dévastait

"que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims

"une deuxième fois par les Eglises réunies de Reims et de Trêves

"une troisième fois par un Tribunal de trois ou quatre Archevêques des Gaules

"Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence ! Place à la menace

"S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du Corps de l'Eglise, par la formule même inspirée aux Evêques par l'Esprit-Saint ; parce qu'il a persécuté l'indulgent, le pauvre au cœur contrit ; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde ; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera et n'a point voulu la bénédiction, elle s'éloignera.

"Et tout ce que l'Eglise a l'habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.

"Parce que le Seigneur a dit : "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens. c'est à moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à mol que vous ne l'avez pas fait.

"Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté

"Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable : que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège."

2 - Bénédictions

"Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu,

"Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale, s'ajoute la plénitude des bénédictions divines.

"Que de cette race sortent des Rois et des Empereurs qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir, suivant la volonté du Seigneur, pour l'extension de la Sainte Eglise puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le Trône de David, dans la céleste Jérusalem, où ils régneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il."

Source : Salve Regina

images/icones/marie.gif  ( 854407 )Les saintes voies de la Croix du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2018-10-01 00:10:17) 
[en réponse à 854406]

CHAPITRE VIII
De l'abandonnement des créatures, et particulièrement des amis


(...) Ô les douces, heureuses et agréables nouvelles, lorsqu'on nous vient dire que tout le monde nous quitte, et les personnes mêmes dont on ne l'aurait jamais pensé ! Allez, dit l'âme, allez, créatures ; retirez-vous, à la bonne heure. Vos éloignements nous sont de douces approches du Créateur. Ah ! Que l'échange en est heureux ! Dieu pour la créature, répétons-le, Dieu pour la créature !

Ô mon âme, quelle tromperie plus funeste que de chercher la consolation dans l'être créé ! Consolations trompeuses, vous êtes de grandes et véritables désolations. Voici ce qui arrive. Nous faisons à peu près comme ces gens qui tombent dans quelque abîme ; ils se prennent partout où ils peuvent, de peur d'y tomber.

S'ils rencontrent quelque chose où ils puissent se prendre infailliblement, ils s'y arrêteront. Hélas ! voilà ce que font les pauvres créatures qui sont attirées et appelées à la glorieuse perte d'elles-mêmes, en l'abîme de l'être de Dieu par l'union de sa grâce ; elles s'attachent à ce qu'elles rencontrent, il faut qu'elles ne trouvent plus rien pour se laisser abîmer. Ô abîme divin, ô mon cher abîme, qu'à jamais ma chétive âme soit perdue en toi pour ne se trouver jamais !

Ô merveilleux et terrible exemple de nécessité, de tout quitter pour tout trouver. Les apôtres, après la résurrection, n'aimaient pas seulement Jésus leur bon maitre comme homme, mais comme Fils de Dieu ; mais parce qu'ils l'aimaient pour leur consolation, pour leur satisfaction, il est obligé de leur dire, qu'il est expédient qu'il se retire d'eux.

Apprenez de là, ô âmes qui souffrez des abandonnements intérieurs, qu'il est utile de les porter.

Sainte Madeleine tourne le dos aux Anges qui lui parlent, quoi qu'elle en pût recevoir des consolations indicibles : car il est vrai que les Anges et les Saints ne sont que des moyens pour aller au Créateur, et qu'il faut s'en séparer quand ils en divertissent ; comme il arrive quelquefois aux âmes élevées, lorsqu'elles sont actuellement dans l'oraison d'union.

Mais il y a bien plus : il faut même mourir à Jésus dans le sens qu'il a été dit, pour ne vivre qu'à Jésus, pour Jésus et de Jésus. C'était la pratique du divin Paul, qui protestait ne connaître plus Jésus selon la chair, en tant qu'il peut satisfaire à l'amour-propre. (II Cor. v. 16)

Il y faut tellement voir Dieu, que le divin Sauveur ne peut souffrir qu'on l'appelle bon, quand on ne le considère que comme un Saint ou un Prophète.

Notre bon Maitre, lui dit-on ; quelles paroles mieux dites ? et cependant il ne peut les souffrir. Aussitôt il répond : Il n'y a personne de bon que Dieu. (Matth. XIX, 17) Disons donc toujours : Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde