Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 854312 )Le pape dictateur par Mingdi (2018-09-29 17:48:03) 

Je viens de lire « le pape dictateur » d’Henry Sire. C’est l’habituelle accumulation de sexe et de fric que les liseurs du FC connaissent bien. McCarrick n’est même pas cité : c’était avant le rapport Vigano. J’ai relevé les trois passages ci-dessous. Je ne partage pas le point de vue de Candidus selon lequel il aurait sa place à Sainte Anne de Charenton. Fourbe, psychologiquement déséquilibré, et conflictuel comme l’a décrit sa hiérarchie jésuite : ok.

1) Le père du futur pape, Mario José Bergoglio, est un immigré italien venu du Piémont et sa mère, Régina Maria Sivori, née en Argentine, est fille d'immigrés italiens venant de Ligurie.
Sire : « (Le) père, comptable (ou cheminot ?), avait du mal à vivre de son métier. Les signes de tension que l’on devine au sein de sa famille ne sont pas simplement économiques. Adulte, Jorge ne parlait guère de ses parents. Après la naissance de son cinquième enfant, sa mère a été un temps invalide, se voyant contrainte de céder l’éducation de ses enfants à une femme nommée Concepcion. Jorge a rendu honneur à cette remplaçante en la qualifiant de femme bonne, mais non sans avouer l’avoir fort mal traitée lorsque, des années plus tard, elle est venue lui demander son aide alors qu’il était devenu évêque de Buenos Aires. Il la renvoya, pour reprendre ses propres paroles, « rondement et de manière très désagréable ». L’incident laisse deviner des tensions passées enfouies, mais qui peuvent fournir un indice quant à la personnalité énigmatique de Bergoglio. »
2) Après une année (1971-1972) de Troisième An à Alcalá de Henares en Espagne, Jorge Mario Bergoglio est nommé maître des novices du Colegio Máximo San José, institution jésuite de San Miguel, en 1972, et fait profession solennelle le 22 avril 1973. Trois mois plus tard, le 31 juillet 1973, âgé d'à peine trente-six ans, il est nommé provincial des jésuites d'Argentine en remplacement de Ricardo O'Farell pour une durée de six ans. La Compagnie est alors appauvrie en vocations et se trouve divisée sur la question de la théologie de la libération – vis à vis de laquelle la position de JMB est contrastée.
Sire : « C’est à ce moment-là que le père Bergoglio fut appelé au raccommodage de la Province. Tâche dont il s’acquitta de manière exceptionnelle. Au cours des six années où il fut provincial, il fit rétablir l’ordre, et la Province commença à se remettre. Au début des années 1980 on comptait une centaine d’étudiants au séminaire philosophique et théologique : c’était davantage qu’aux heureux temps d’avant le déclin. Bien peu de Provinces de la Société, en ces temps troublés, pouvaient se glorifier d’être aussi florissantes. »
3) De 1979 à 1992, c’est la traversée du désert pour Jorge Mario Bergoglio. Il faut attendre 1992 pour que l’archevêque de Buenos Aires, Mgr Quarracino, jadis ami de la junte, le sorte de son exil provincial et l’appelle comme évêque auxiliaire. On a dit que c’est le cardinal de Curie argentin Pironio qui a conseillé à l’archevêque de choisir Mgr JMB comme son successeur à Bs As « en raison de sa piété ». Mgr Pironio, évêque de Mar del Plata en 1972, exfiltré à Rome en 1975 pour échapper aux attentats, a constamment oscillé entre les montoneros et les juntes. Adepte de la théologie de la libération, guide spirituel et ami du jésuite révolutionnaire Mugica, confesseur de Paul VI, il n’en a pas moins rencontré à plusieurs reprises le général Videla et fait l’éloge de sa junte.
Sire : « Etant donné que le jésuite Bergoglio allait avoir besoin d’une dispense pour accepter cette nomination, il était indispensable d’obtenir un rapport de son Ordre. Le cardinal Quarracino en fit la demande en 1991. Ce fut le général des Jésuites qui le fournit, et il constitue l’étude de caractère la plus accablante de Jorge Bergoglio que quiconque ait rédigée avant son élection au Siège de Pierre. Le texte de ce rapport n’a jamais été rendu public, mais ce qui suit a été rapporté par un prêtre qui y eut accès avant sa disparition des archives des Jésuites. Le père Kolvenbach (successeur d’Arrupe) y accusait Bergoglio d’une série de défauts allant de l’utilisation habituelle de langage grossier, à la fourberie, la désobéissance dissimulée sous un masque d’humilité, et le manque d’équilibre psychologique. Pour ce qui est de son aptitude à une future fonction épiscopale, le rapport soulignait sa personnalité conflictuelle en tant que Provincial de son propre Ordre. »
images/icones/neutre.gif  ( 854328 )Est-ce que le livre aborde par André (2018-09-29 21:49:22) 
[en réponse à 854312]

les années européennes (allemandes plus exactement) de l'abbé Bergoglio ? Il me semble qu'on sait peu de choses sur cette époque.
images/icones/neutre.gif  ( 854331 )oui, un peu par Mingdi (2018-09-29 23:30:55) 
[en réponse à 854328]

il confirme ce que nous disait Daoudal au sujet de sa thèse en allemand qu'il n'a jamais terminée
images/icones/neutre.gif  ( 854358 )Séjour abrégé en Allemagne par Mingdi (2018-09-30 14:09:35) 
[en réponse à 854331]

« 1986 vit la nomination d’un nouveau Provincial pour l’Argentine. On expédia le père Bergoglio en Allemagne, ostensiblement pour travailler son doctorat sur le philosophe catholique Romano Guardini, travail qui ne devait jamais être achevé. A la fin de l’année (1986 ?), Bergoglio revint en Argentine, sans pendre la peine d’en obtenir la permission. Cet acte devait plus tard conduire le général des Jésuites à l’accuser de désobéissance (rapport Kolvenbach : « désobéissance masquée sous un masque d’humilité ») »
images/icones/neutre.gif  ( 854373 )Ah bon par André (2018-09-30 17:27:21) 
[en réponse à 854358]

donc il n'y serait resté qu'un an, intéressant. Merci
images/icones/heho.gif  ( 854359 )Bergoglio et Videla par Aigle (2018-09-30 14:26:09) 
[en réponse à 854312]

Je n'ai accès à aucune information confidentielle.

Je note juste que si Bergoglio avait eu une attitude courageuse d'opposition à la junte de Videla, la presse de gauche nous l'aurait répété à satiété. Et la Croix nous en donnerait chaque jour des exemples précis ...

Nous savons que St Jean Paul II a tenu courageusement tête aux communistes.

Il n'existe aucun témoignage ni aucune anecdote rendant compte d'une éventuelle opposition courageuse de Bergoglio face à la dictature militaire.

Soit il y était favorable, soit il avait un sens très réaliste des rapports de force , ...la première hypothèse est peu crédible . La seconde correspond bien à ce que nous voyons depuis 2013 ...
images/icones/neutre.gif  ( 854364 )[réponse] par Mingdi (2018-09-30 15:13:17) 
[en réponse à 854359]

Evitez ce genre d'amalgames pavloviens. Le général en question aussi s'est opposé au communisme. Eugenio nous en a bien parlé naguère sur le FC. Il n'en est pas question dans le livre d'Henry Sire. RIP
images/icones/3b.gif  ( 854368 )Pavlovien ? par Aigle (2018-09-30 16:25:43) 
[en réponse à 854364]

Je ne comprends pas.

Je constate simplement que la gauche garde le silence sur l'attitude du P Bergoglio sous Videla.

Alors que s'il avait été un opposant au régime elle en ferait des tonnes pour nous présenter François en héroïque combattant anti fasciste.

Je me moque bien de savoir si Videla était anti communiste ce n'est pas le sujet.
images/icones/tele.gif  ( 854378 )inexact : la question des sympathies pro-militaires par Luc Perrin (2018-09-30 19:05:40) 
[en réponse à 854368]

du Père Bergoglio sj a été abondamment évoquée en 2013 dans les semaines qui ont suivi l'élection : articles, souvenirs, émissions radio, reportage télé.

Son attitude d'indifférence envers certains détenus "disparus" voire des soupçons de complicité ont été amplement relayés. Faîtes une rapide recherche et vous trouverez.

MAIS avec le tournant ultra-libéral néo-catholique pris en 2014-2015 cet épisode est passé au grenier et la louange inconditionnelle actuelle s'est installée.

Avec la politique chut-chut des media occidentaux à quelques heureuses exceptions près comme Der Spiegel sur le feuilleton "sex and millions of dollars in Vatican city" thèmes d'habitude amplement relayés pour les pontifes précédents pour des questions qui apparaissent bien petites avec le recul : rappelez-vous le BATTAGE planétaire polyglotte assourdissant autour de Vatileaks en 2012 !
images/icones/neutre.gif  ( 854380 )On a en effet parlé de l'affaire des deux jésuites par André (2018-09-30 19:15:47) 
[en réponse à 854378]

adeptes de la théologie de la libération, arrêtés par le régime, et pour qui il ne se serait pas trop foulé, à ce que l'on dit. Mais y a-t-il des ouvrages ou des articles qui font autorité sur cet épisode ?
images/icones/hum2.gif  ( 854383 )JMB ne cachait pas son péronisme atavique par PEB (2018-09-30 19:37:29) 
[en réponse à 854378]

Or, le général Perón fut le promoteur du justicialisme: sorte de nationalisme social chrétien: d'une farine assez proche de la phalange de Primo de Rivera ou du centre catholique de Salazar.
L'autoritarisme est un point commun des régimes qu'ils inspirèrent ou dirigèrent. On ne peut pas dire que les pratiques se rapprochent de la transparence de l'Etat de droit.

Le jeu du silence imposé par le Saint-Père aura sans doute les mêmes conséquences mortifères. Nos contemporains ne se satisfont plus de cette attitude où l'acception des personnes et des rangs semble plus importante que la justice dans la légalité.
Comme évoque ce matin au Jour du Seigneur, le scandale ne peut que faire perdre la foi à beaucoup. La Religion se dépeuplera, car rien n'oblige à être Chrétien, et encore moins catholique. On parle d'une enquête parlementaire en France.
images/icones/1a.gif  ( 854387 )OK, mais.. par origenius (2018-09-30 20:36:55) 
[en réponse à 854383]


Or, le général Perón fut le promoteur du justicialisme: sorte de nationalisme social chrétien: d'une farine assez proche de la phalange de Primo de Rivera ou du centre catholique de Salazar.
L'autoritarisme est un point commun des régimes qu'ils inspirèrent ou dirigèrent. On ne peut pas dire que les pratiques se rapprochent de la transparence de l’État de droit.



Vous en savez des choses, dites-moi PEB. J'en déduis que vous êtes un auditeur attentif de la BBC.

Il faudrait se demander si Bergoglio pouvait capter la BBC en Argentine à son époque pour savoir ce qui se passait dans son pays.




Le jeu du silence imposé par le Saint-Père aura sans doute les mêmes conséquences mortifères.



Il pourrait changer en écoutant la BBC.



Nos contemporains ne se satisfont plus de cette attitude où l'acception des personnes et des rangs semble plus importante que la justice dans la légalité.



Sauf s'ils deviennent des auditeurs de la BBC


Comme évoque ce matin au Jour du Seigneur, le scandale ne peut que faire perdre la foi à beaucoup.



Qu'ils écoutent donc la BBC.


La Religion se dépeuplera, car rien n'oblige à être Chrétien, et encore moins catholique. On parle d'une enquête parlementaire en France.



Vous êtes un peu sombre dans vos perspectives. Vous oubliez qu'il est toujours possible d'écouter la BBC.

Bonne continuation.
images/icones/bravo.gif  ( 854385 )Merci Luc par Aigle (2018-09-30 19:42:38) 
[en réponse à 854378]

Cela correspond à mon intuition : Le P Bergoglio n'a pas le caractère d'un opposant et encore moins d'un rebelle.... Surtout sous un régime autoritaire.

Cela ouvre la voie d'une autre interprétation : un homme soumis à la loi du plus fort? Videla hier. Le lobby gay et les médias mainstream aujourd hui ?
images/icones/neutre.gif  ( 854509 )Le parcours du combattant par Mingdi (2018-10-03 12:47:10) 
[en réponse à 854368]

Pardon de vous avoir assimilé à un chien de Pavlov. Vous parliez du « courage » qu’il aurait fallu au Provincial Bergoglio pour affronter la Junte. Ce n’était pas du courage mais un simple positionnement politique. Bergoglio a été adhérent péroniste avant même d’entrer au séminaire. Est-ce par ce biais qu’il a connu le futur amiral Massera, n° 2 de la première junte, celle du général Videla ? Je n’en sais rien. Il a obtenu de ce personnage l’exfiltration des deux jésuites à sympathies montoneras enfermés à l’Ecole des mécaniciens de la marine. Henry Sire explique dans son livre que le père Bergoglio avait réussi à redonner un élan significatif à sa province jésuite. Son séminaire s’était rempli, et Massera en avait été fait docteur honoris causa. Réussite impardonnable pour sa maison mère. Le général Kolvenbach lui assènera un rapport au vitriol pour le remercier. Au terme de ses six années de Provincialat, le voici marginalisé. C’est sa traversée du désert, comme simple prof, puis thésard avorté en Allemagne, puis desservant de paroisse loin de Buenos Aires. Pourtant, un cardinal de Curie argentin proche de Paul VI, et qui avait savamment navigué entre militaires et montoneros, se souvient de lui. Il doit se dire que cet homme en a suffisamment bavé pour s’être forgé une carapace et comprendre où est son intérêt. Le père Bergoglio devient progressivement cardinal archevêque de Buenos Aires. Fini le romantisme taditionnalisant de ses années de Provincial. Les séminaires argentins se vident à nouveau et les églises aussi. Bergoglio se fait un nouveau style d’amis dont il ne juge pas le genre de vie pour ne pas être lui-même jugé. D’ailleurs, qui est-il pour juger ? Parmi ces amis, il y a le cardinal archevêque de Washington, McCarrick, qui le présente à ses influents amis de Saint Gall. La suite vous la connaissez…
images/icones/neutre.gif  ( 854451 )McCarrick est cité par Mingdi (2018-10-02 13:57:19) 
[en réponse à 854312]

p66 : "révélation faite par le cardinal McCarrick de Washington, lors d'une causerie publique le 1er octobre 2013, selon laquelle un laïc italien lui a rendu visite juste avant le conclave pour l'exhorter à "faire l'article" pour Bergoglio"

En revanche, rien sur le partouzes homo dudit cardinal...