Le Forum Catholique

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images/icones/2e.gif  ( 854169 )Un diacre de Chicago veut un diaconat féminin pour prévenir les abus par Chicoutimi (2018-09-27 05:57:49) 

Voici une traduction d'un texte de Joseph Sciambra:

«Le temps est venu pour les femmes d’entrer dans le diaconat pour réduire les abus de nos enfants…»

''Le 26 août 2018 (21ème dimanche, heure normale), le diacre Chris Murphy a prononcé une homélie à la paroisse St. Nicholas d'Evanston, dans l'Illinois, au cours de laquelle il a défendu le diaconat féminin. Par le passé, la paroisse St. Nicholas, située dans l’archidiocèse de Chicago, a appelé à l’ordination des femmes diacres. En 2011, le comité de direction «Femmes dans le diaconat» de l'église St. Nicholas a écrit une lettre au cardinal Francis George, déclarant: «Nous croyons que l'élargissement du diaconat permanent aux femmes est possible dans le cadre de l'enseignement actuel de l'Église, est consistant avec notre tradition, et est soutenu par le dossier historique le plus important, nos Écritures.»

Selon un article de 2016 paru dans «America», la paroisse a même soumis à l'archidiocèse le nom d'une femme pour le diaconat permanent. Dans son homélie, Murphy a fait référence à une conférence du professeur Dianne Traflet dans laquelle elle a exploré les origines possibles de la réintégration du diaconat permanent au sein de l'Église catholique dans l’emprisonnement de prêtres dans l’Allemagne nazie.

Murphy a affirmé:

''Alors que les survivants de l’Allemagne nazie appelaient à la restauration du diaconat permanent comme espoir d’arrêter les abus politiques futurs, le temps est venu pour les femmes d’entrer dans le diaconat afin de mettre un terme aux abus commis contre nos enfants et de mettre un terme aux abus de pouvoir.''

Un commentateur a noté que si les femmes avaient été en position d'autorité au sein de l'Église, une grande partie de ces abus et de cette dissimulation n'auraient pas eu lieu.

Murphy a déclaré dans la même homélie qu’il «revisiterait» le document de la paroisse de 2011 envoyé au cardinal George et il demandera également une rencontre avec le cardinal Blase Cupich afin de discuter de la question. Murphy a conclu:

Le mouvement pour restaurer le diaconat permanent a pris plusieurs décennies, et le diaconat féminin prendra aussi du temps, mais j'ai personnellement besoin de faire quelque chose. Je veux faire partie de l'histoire qui reflète le Christ, qui reflète une Église holistique qui se soucie et protège les enfants, qui reconnaît les dons des femmes.

Dans une «lettre» du bulletin paroissial du 23 septembre 2018, le curé de Saint-Nicolas, Joseph Tito, a discuté de la crise actuelle dans l'Église; il a déclaré:

''Nous devons continuer à nous rassembler en groupes de travail: le diaconat des femmes, les lettres aux évêques, les lettres au pape, les sessions d'écoute paroissiale avec les résultats livrés à notre nouveau vicaire local…

Saint-Nicolas abrite également un ministère LGBT actif - «LGBTQ + Family and Friends». Le groupe dissident New Ways Ministry a présenté le 10e anniversaire du ministère de la paroisse sur son blogue. La personne contact pour ''LGBTQ + Family and Friends'' est Cristie Traina. Du 2 au 4 octobre 2018, Traina, professeure et directrice des études religieuses à la Northwestern University à Evanston, prendra la parole lors d'une «retraite pour prêtres, frères et diacres homosexuels» au Siena Retreat Centre, à Racine, Wisconsin, dans l'archidiocèse de Milwaukee. En 2013, concernant la légalisation du mariage homosexuel, elle a écrit:

''Les initiatives de mariage entre conjoints de même sexe n'exigent pas que le clergé catholique épouse les couples homosexuels et lesbiennes, ni qu'il dévalue le mariage hétérosexuel ou qu'il encourage les rapports sexuels occasionnels. En tout état de cause, le mariage entre personnes de même sexe consacre des familles biparentales stables comme étant extrêmement utiles, toutes choses étant égales par ailleurs, pour le bien-être des enfants.''

Dans un article séparé, elle a de nouveau plaidé pour une acceptation du mariage homosexuel dans l’Église catholique:

''Le pape Benoît XVI a reconnu l’intégrité des personnes qui veulent utiliser des préservatifs pour prévenir la propagation d’une maladie souvent mortelle, bien que l’Église catholique enseigne que le sexe doit être limité au mariage, et que la monogamie et l’abstinence sont de meilleurs moyens que le condom pour prévenir le VIH/SIDA. Les évêques américains pourraient emboîter le pas en reconnaissant l’intégrité des couples de même sexe qui veulent se marier, déclarer leur fidélité et élever leurs enfants ensemble, bien que l’Église catholique enseigne que le mariage devrait être réservé aux couples hétérosexuels.''

Traina a conclu:

''L’implication des actions du pape est claire: l’égalité du mariage pourrait être une étape importante vers une vie sainte et pourrait donc être une bonne loi.''

Source
images/icones/1d.gif  ( 854171 )Moi je propose par Jean-Paul PARFU (2018-09-27 07:44:51) 
[en réponse à 854169]

des orgies généralisés dans les séminaires, de manière à dégoûter (ou à rassasier) une fois pour toute les clercs pour la disparition de la pédophilie dans l'Eglise, un peu comme pour les apprentis pâtissiers et boulangers qui ont le droit de manger tout ce qu'ils veulent chez leur patron, afin qu'ils ne soient pas tenter de manger ou de voler les produits mis en vente dans la boulangerie où ils travaillent.

C'est l'époque du délire, de la désorientation diabolique totale et nous savons qu'il fallait que cela arrivât, afin que "l'Homme impie" se manifestât. Mais cet aspect moral n'est pas le seul signe de cette désorientation : l'anti-spécisme, la GPA-PMA, "le mariage pour tous", l'immigration-invasion et la construction de mosquées en sont également la manifestation. Aujourd'hui 20% des enfants qui naissent en France ont des prénoms musulmans !

Malheureusement, cette époque, connue dans les Ecritures, notamment comme étant celle de "La Grande Apostasie", c'était pour nous.
images/icones/1n.gif  ( 854173 )Ne soient par Jean-Paul PARFU (2018-09-27 08:01:18) 
[en réponse à 854171]

pas tentés.
images/icones/1i.gif  ( 854174 )Le rapport ? par Turlure (2018-09-27 10:36:12) 
[en réponse à 854169]

S'il est en effet plus rare qu'une femme commette un abus sexuel, ce n'est certainement pas valable pour ce que l'on peut appeler les abus spirituels, à savoir tous les cas où autorité religieuse et manipulation mentale s'entremêlent.

On ne voit pas de toutes façons pourquoi ajouter des femmes diacres, à côté des hommes diacres, eux-mêmes à côté des prêtres ferait baisser le nombre absolu d'abus sexuels.

Cependant, un point de l'article me semble intéressant :


Dans son homélie, Murphy a fait référence à une conférence du professeur Dianne Traflet dans laquelle elle a exploré les origines possibles de la réintégration du diaconat permanent au sein de l'Église catholique dans l’emprisonnement de prêtres dans l’Allemagne nazie.



Je n'ai jamais entendu parler d'une telle théorie, qui pourrait ne pas être sans fondement. Un liseur en saurait-il plus ?
images/icones/info2.gif  ( 854176 ) le programme Martini encore et toujours par Luc Perrin (2018-09-27 10:54:39) 
[en réponse à 854174]

Je rappelle que cela fait partie du programme de feu le cardinal Martini sj.

L'origine est protestante : le développement d'un mouvement de pastorat féminin dans diverses Églises protestantes (baptiste etc.), mouvement qui débute entre 1900 et 1940. Ainsi l'Église luthérienne alsacienne avait des pasteurs-auxiliaires dans les années 1930.
C'est après 1960-1970 que le mouvement monte en puissance et prend un tour très public dans l'anglicanisme-épiscopalisme.

Le diaconat féminin chez les Anglicans fut la première étape puis vite on est passé à l'ordination de "prêtre" femme et enfin à celle de femme "évêque".

Toute l'agitation sur le diaconat féminin catholique est une copie de la technique anglicane pour généraliser l'ordination des femmes.

En catholicisme, les diaconesses ont existé dans les premiers siècles mais elles existent aujourd'hui et tout le monde les connaît : elles se nomment "religieuses apostoliques" ! On est donc en présence d'une confusion délibérée orchestrée par les néo-catholiques.
Un rapport complet de la Commission Théologique Internationale a été rédigé et publié : toutes les données s'y trouvent, la question en fait ne se pose pas.

Si on tient à ordonner des "diaconesses" conformes à la Tradition, c'est possible mais deux aspects les rendraient bizarres dans la société contemporaine :
- la diaconesse avait moins de charges que les diacres, il n'y avait pas d'égalité
- elle ne s'occupait que des femmes et filles.



images/icones/neutre.gif  ( 854177 )Ma question par Turlure (2018-09-27 11:15:08) 
[en réponse à 854176]

portait d'avantage sur le fait que le diaconat permanent tel qu'il existe aujourd'hui dans l'Eglise (évidemment exclusivement masculin) pourrait trouver des origines dans le désir d'avoir des ministres mariés ordonnés pouvant accomplir certaines fonctions en l'absence de nombreux prêtres emprisonnés (si j'ai bien compris la thèse évoquée).

Cela ne me paraît pas farfelu. Il a par exemple été rappelé sur ce forum que les premières messes du soir ont été permises par des indults pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de se généraliser dans les années 1945-1960.
images/icones/neutre.gif  ( 854181 )autant pour moi je n'avais pas compris la question par Luc Perrin (2018-09-27 12:08:00) 
[en réponse à 854177]

J'ignorais cette thèse d'un lien entre diaconat permanent et Seconde guerre mondiale.

On voit davantage dans cette question soulevée à Vatican II le fruit des propositions faites dans les vota préparatoires collectés en 1960 auprès des évêques, supérieurs et facultés de théologie.

Les débats à Vatican II montrent que les Pères pensent d'abord et avant tout, non pas à l'Europe ou à l'Amérique du Nord, mais aux "jeunes" Églises d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie.

C'est la grande question débattue depuis des siècles de l'ordination des "indigènes" comme on disait dans les textes jusqu'au premier XXe siècle. La question du mariage était un obstacle aux vocations dans nombre de cultures, pas toutes d'ailleurs, est le catéchiste marié représentait le plus souvent le pilier de la présence d'Église, bien plus que le prêtre itinérant. Les vocations autochtones sont souvent venues de fils de ... catéchistes. Ou de filles pour les religieuses.

L'enjeu était donc de "cléricaliser" d'une certaine manière la fonction de catéchiste et de l'honorer par la grâce de l'ordination diaconale.

On a là une affaire d'une dimension bien plus vaste et plus ancrée dans l'histoire que la période 1940-1945 en Europe : toujours l'européocentrisme ... qui parfois est correct et souvent fausse les perspectives en histoire du christianisme.

J'ajoute que c'est aux USA que le diaconat permanent a flambé en premier avant de croître en Europe de l'Ouest et qu'il végète évidemment en Afrique et en Asie où il est vu comme un legs du colonialisme, un lot de consolation par rapport au sacerdoce.
En Occident auquel il ne s'adressait pas, le diaconat permanent a été perçu justement comme un substitut de sacerdoce pour viri probati mais de façon positive.

ps. la formation de nos diacres permanents en France laisse beaucoup à désirer au passage. Elle est fragmentaire et très inférieure encore à celle donnée aux prêtres : il y a là une réforme à entreprendre.
images/icones/5b.gif  ( 854182 )oups grosse faute au temps pour moi par Luc Perrin (2018-09-27 12:09:17) 
[en réponse à 854181]

vous aurez rectifié mea culpa mea culpa mea maxima culpa.
images/icones/heho.gif  ( 854294 )Il n'y a pas faute par Paterculus (2018-09-29 13:19:59) 
[en réponse à 854182]

"Autant pour moi" signifie "autant à mettre à mon compte débiteur", ou "autant que je dois réparer", etc.
Je n'ai jamais connu que cette façon d'orthographier, jusqu'à ce que cela vienne en discussion sur le FC.

"Au temps pour moi" me paraît signifier "je ne suis pas au même rythme que les autres", ou quelque chose d'approchant.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/bravo.gif  ( 854229 )Merci Luc par Aigle (2018-09-28 02:28:11) 
[en réponse à 854176]

Tout est dans le titre
images/icones/fleche2.gif  ( 854175 )pourquoi ne pas avouer que l'homosexualité est la cause par jejomau (2018-09-27 10:54:04) 
[en réponse à 854169]

de la pédophilie dans la grande majorité des cas ? Comme le dit bien Mgr Robert Mutsaerts:

Quand je lis le rapport scientifique de l’université de New York, près de 80 % des personnes impliquées ont un rapport avec l’homosexualité


Mettre des femmes sous prétexte qu'il y aura moins d'abus est l'erreur de fond car on laissera - parallèlement - les homosexuels continuer à s'intégrer au sein de l'Eglise puisque on ne veut pas voir la réalité en face. Ceux-ci continueront leur "office"... Peut-être finira-t-on pas dire que le sacerdoce doit être réservé aux femmes ensuite ? Peut-être est ce le but de cette manipulation ? Allez savoir...
images/icones/fleche2.gif  ( 854267 )On nous préparerait donc par Sénéchal (2018-09-28 17:57:16) 
[en réponse à 854169]

une nouvelle version "mise à jour" (comme les suites de logiciels) du Catéchisme de l'Eglise Catholique, dans laquelle on apprendrait que les femmes sont moins soumises au péché que les hommes?
On en a déjà vu d'autres, et il n'y a pas si longtemps.
images/icones/1v.gif  ( 854295 )Mais où est Ion ??? par Paterculus (2018-09-29 13:28:15) 
[en réponse à 854169]

Comment se fait-il qu'il n'intervienne pas dans ce fil, alors qu'il affirmait récemment :

Quant aux diaconesses, il ne s'agit en rien de femmes diacres, mais d'un ministère qui a déjà existé dans l'Eglise, et qui ne remet pas en cause les trois degrés du sacrement de l'ordre et l'exclusivité masculine pour ce sacrement. Or, malheureusement, à chaque fois qu'ici, on évoque le sujet, c'est pour semer la confusion. C'est regrettable.


Cela me paraît souligner le fait que souvent Ion n'argumente pas, il dit ce qui lui passe par la tête sans se soucier du rapport à la réalité.
VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 854343 )Ion a ici 100% raison mais ... par Luc Perrin (2018-09-30 09:38:43) 
[en réponse à 854295]

le débat n'est pas faussé sur le FC, là il a tort.

Le débat est faussé dans la société occidentale catholique et non-catholique où délibérément les néo-catholiques et les journalistes pseudo-catholiques ou laïques ignorent les distinctions : délibérément pour les pseudo-catholiques ou néo-catholiques alignés sur Martini-Kasper et les autres, par ignorance crasse pour les autres.

Reste à savoir comment des "diaconesses" conformes à la Tradition primitive, donc un degré inférieur aux diacres et hors de la cléricature depuis 1972, ne s'occupant que des femmes et des filles (transgenres féminins à étudier le Père Martin a peut-être des vues là-dessus) pourraient techniquement exister.

Pour le moins ce serait bizarre : sauf à ordonner diaconesses des religieuses enseignantes pour écoles de filles mais qui seraient interdites d'enseigner à des garçons ?

On voit le casse-tête que représenterait la résurrection d'un ministère qui n'a dans sa forme initiale plus aucune raison d'être aujourd'hui, ayant été largement assuré par d'autres : ministres laïques (ex. de la communion) et surtout religieuses apostoliques.

De ce fait la présentation biaisée de la question qui feint d'ignorer ces paramètres est bien une tromperie délibérée visant à créer un diaconat féminin à parité donc l'entrée des femmes dans la cléricature et non pas restaurer les antiques "diaconesses".
images/icones/bravo.gif  ( 854345 )Je suis d'accord avec vous M. Perrin... par Chicoutimi (2018-09-30 09:48:03) 
[en réponse à 854343]

j'avais déjà exprimé un point de vue qui rejoint le vôtre (ICI):


''Nous assistons actuellement à une tentative d'ouvrir l'Église aux idées du monde par le recours (paradoxal) au christianisme antique !

(…) Combien d'aberrations ont-elles été mises sur pieds par le recours au christianisme antique : la communion dans la main; la prière eucharistique II; etc... En voulant revenir loin en arrière, on oublie le principe de la Tradition vivante, on fait fi du développement liturgique et on tombe dans l'archéologisme (non par amour de ce qui est ancien, mais pour trouver un appui à la "modernisation").

Si le ministère des diaconesses a disparu, c'est qu'il n'avait plus sa raison d'être. Les ministères ne sont pas reçus pour valoriser le ministre lui-même, mais pour l'édification de l'Église. Or, le ministère des diaconesses répond à quel besoin dans l'Église ? Ne soyons pas dupes, il s'agit d'une tentative de valoriser les femmes. Mais croyez-vous que les féministes vont se contenter d'un ministère de diaconesses ? Réinstaurer le ministère des diaconesses, tel qu'il était vécu dans l'Antiquité, serait même considéré comme un recul de la condition féminine. Si la réapparition des diaconesses (en tant que ministère institué mais non ordonné) n'est pas impossible théoriquement, il n'en demeure pas moins que les conséquences concrètes seraient désastreuses. Tout est permis, mais tout n'est pas profitable.''

images/icones/1b.gif  ( 854356 )Même procédé que pour Amoris Laetitia par Paterculus (2018-09-30 12:00:33) 
[en réponse à 854343]

Le Pape n'a pas affirmé qu'on pouvait donner la communion aux divorcés remariés. Il l'a fait dire par d'autres.
Le Pape n'a pas dit qu'on pouvait ordonner des femmes diacres. Il le laisse dire par d'autres.
VdP
images/icones/iphone.jpg  ( 854400 )Il faudrait donc ne pas confondre par Vincent F (2018-09-30 21:37:40) 
[en réponse à 854343]

les diaconesses et les diaconnasses.