Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 854213 )Mgr Viganò publie un nouveau témoignage par Chicoutimi (2018-09-27 22:51:31) 

Voici une traduction d'un article de Life Site News:

Viganò publie un nouveau «témoignage» répondant au silence du pape sur la dissimulation de McCarrick

27/09/2018

''Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque, a publié aujourd'hui un nouveau témoignage extraordinaire répondant au refus du pape François de répondre à l'accusation selon laquelle il était au courant des abus sexuels commis par le cardinal Theodore McCarrick.

Dans le document de quatre pages, l’ancien Nonce apostolique aux États-Unis répond également aux homélies récentes du pape qui semble se mettre dans le rôle de Christ, et Viganò en tant que diabolique «Grand Accusateur».

«Le Christ est-il peut-être devenu invisible pour son vicaire? Peut-être est-il tenté d’essayer de remplacer notre seul Maître et Seigneur? », demande l’archevêque Viganò dans la nouvelle déclaration adressée aujourd’hui à LifeSiteNews.

Le 29 septembre, fête liturgique de saint Michel Archange, portant le blason et la devise épiscopale de l’archevêque, la lettre de Mgr Viganò:

- explique pourquoi il croit qu'il avait le devoir de se manifester malgré son serment de garder le «secret pontifical», ajoutant que «le but de tout secret, y compris le secret pontifical, est de protéger l'Église de ses ennemis, pas de devenir complice de crimes commis par certains de ses membres »;

- réaffirme avec vigueur sa charge centrale selon laquelle «depuis au moins le 23 juin 2013, le pape savait de moi combien McCarrick était pervers, dans ses intentions et ses actes, et que, au lieu de prendre les mesures que tout bon pasteur aurait prises, le pape a fait de McCarrick l'un de ses principaux agents dans la gouvernance de l'Église, en ce qui conmcerne les États-Unis, de la Curie et même de la Chine, comme nous le voyons ces jours-ci avec beaucoup d'inquiétude et d'anxiété pour cette Église martyre »;

- souligne la réponse initiale du pape selon laquelle il «ne dirait pas un mot» mais note ensuite qu'il se contredit en comparant «son silence à celui de Jésus à Nazareth et devant Pilate» alors que Mgr Viganò serait «le grand accusateur, Satan, qui sème le scandale et la division dans l'Église, mais sans jamais prononcer mon nom»;

- s'inquiète des révélations selon lesquelles le pape François aurait joué un rôle dans la dissimulation ou le blocage d'enquêtes sur d'autres prêtres et prélats, notamment le p. Julio Grassi, le p. Mauro Inzoli et le cardinal Cormac Murphy-O’Connor;

- et dit que c’est le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, qui lui a parlé des sanctions imposées par le pape Benoît XVI à McCarrick. S'adressant au cardinal, il écrit: «Vous disposez de tous les documents essentiels incriminant McCarrick et de nombreux membres de la curie pour les dissimuler. Votre Eminence, je vous exhorte à témoigner de la vérité ... "

''Ma décision de révéler ces faits graves a été pour moi la décision la plus douloureuse et la plus grave de ma vie'', écrit Viganò. «Je l'ai fait après de longues réflexions et des prières, pendant des mois de profonde souffrance et d'angoisse, lors d'un crescendo de nouvelles continuelles d'événements terribles, comportant des milliers de victimes innocentes détruites et la pertubation des vocations et des vies de jeunes prêtres et de religieux.»

«Le silence des pasteurs qui auraient pu fournir un remède et empêcher de nouvelles victimes est devenu de plus en plus indéfendable, c'est un un crime dévastateur pour l'Église», écrit-il. «Bien conscient des conséquences énormes que mon témoignage pourrait avoir, car ce que j’étais sur le point de révéler concernait le successeur de Pierre lui-même, j’ai néanmoins choisi de parler pour protéger l’Église, et j’affirme en toute conscience devant Dieu que mon témoignage est vrai. "

Dans le communiqué, l'archevêque Viganò encourage également les fidèles à «ne jamais être découragés!» En les exhortant, il écrit:


«Faites votre acte de foi et accordez une confiance totale en Jésus-Christ, notre Sauveur, cela est de saint Paul dans sa deuxième lettre à Timothée, Scio cui credidi, et c'est ce que j'ai choisi comme devise épiscopale. C'est un temps de repentance, de conversion, de prières, de grâce, pour préparer l'Église, l'épouse de l'Agneau, à être prête à combattre et à gagner avec Marie la bataille contre le vieux dragon.''



Pour lire le témoignage de Mgr Viganò, c'est ICI (en anglais)
images/icones/3f.gif  ( 854228 )Oui mais par Aigle (2018-09-28 02:25:02) 
[en réponse à 854213]

Intéressant document.

À la charge de Mgr Vigano
- quels qu'en soient les motifs allégués il a bien trahi son serment de conserver le secret
- il est sorti de son rôle en demandant la démission du Pape.

À la charge du Saint Père, le problème majeur est ici : «depuis au moins le 23 juin 2013, le pape savait de moi combien McCarrick était pervers, dans ses intentions et ses actes, et que, au lieu de prendre les mesures que tout bon pasteur aurait prises, le pape a fait de McCarrick l'un de ses principaux agents dans la gouvernance de l'Église, en ce qui conmcerne les États-Unis, de la Curie et même de la Chine »;
En effet le pape François aurait raisonnablement pu choisir entre deux lignes : ne pas connaître Mc Carrick et ne pas lui accorder de credit (par manque de connaissance) car un dirigeant ne devrait se fier qu'à ceux qu'il connaît.
Ou bien le connaître avec précision et ...alors ne pas lui accorder sa confiance au vu des faits ...

Il est à craindre que le pape en cette affaire ait plutôt choisi la politique de Mme de Pomapdour.
Mgr Vigano étant un conservateur, n'a pas été pris au sérieux.
Mac Carrick étant un partisan de François (et un financeur du saint Siège ?) a été cru sans vérification.

Cela donne l'image d'un pape Esclave de ses préjugés , manipulé par une coterie et manquant singulièrement de prudence ...
images/icones/ancre2.gif  ( 854234 )A décharge de Mgr Vigano par Paterculus (2018-09-28 08:22:46) 
[en réponse à 854228]

Il y a des moments où il faut sortir du secret sans que ce soit une trahison. Prenons un exemple militaire. Vous vous souvenez sans doute de la prise d'otages en Bosnie. Chirac nouveau président de la république, convoque le chef d'Etat Major des armées : comment en est-on arrivé là ? Réponse : j'ai déposé quatre rapports sur le bureau du ministre.
Bon, et bien moi je dis qu'en déposant le deuxième rapport, il aurait dû dire : si ce rapport a autant de suites que le précédent, je démissionnerai et je ferai savoir pourquoi ; et ce n'est pas la peine qu'il m'arrive un accident d'hélicoptère, parce qu'il y a des copies à l'étranger.
Le CEMA était à un poste à la limite du politique et du militaire, en sorte que la réserve imposée aux militaires ne devait pas s'appliquer à lui dans ces circonstances.
De même je pense que le cas de conscience qui se posait à Mgr Vigano lui a fait comprendre qu'en se taisant il serait responsable des dégâts qui pourraient encore être faits.

En demandant la démission du Pape comme il l'a fait, il a simplement présenté les choses d'une mauvaise façon. Il aurait sans doute suffit d'exposer que pour des faits semblables à ceux qu'il impute au Pape, celui-ci exige la démission de ceux qui les ont commis : à chacun d'en tirer les conclusions qui s'imposent.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 854237 )En bonne doctrine ... par Johanis (2018-09-28 09:51:31) 
[en réponse à 854228]

En bonne doctrine, comme Mgr Vigano le souligne (CEC 2491) ce genre d'engagement n'est pas inconditionnel ; or les conditions n'étaient-elles pas réunies qui justifiaient qu'il soit enfreint ?
Pour ce qui est de la demande de démission, il aurait sans doute dû se conntenter de dire que pour des déficiences aussi graves il était demandé à tout autre responsable de l'Eglise de quitter sa charge.
Cordialement,
images/icones/carnet.gif  ( 854230 )Traduction française de la lettre de Mgr Viganò par Chicoutimi (2018-09-28 05:27:35) 
[en réponse à 854213]

Voici la traduction de la nouvelle lettre de Mgr Viganò publiée par LifeSiteNews et traduite par Campagne Québec-Vie :

Scio Cui credidi
(2 Tim 1:12)

''Avant de commencer à écrire, je voudrais tout d'abord rendre grâce et gloire à Dieu le Père pour chaque situation et épreuve qu'Il a préparée et qu'Il me préparera durant ma vie. En tant que prêtre et évêque de la sainte Église, épouse du Christ, je suis appelé comme tout baptisé à rendre témoignage à la vérité. Par le don de l'Esprit qui me garde dans la joie sur le chemin que je suis appelé à parcourir, je compte le faire jusqu'à la fin de mes jours. Notre seul Seigneur m'a aussi adressé l'invitation : «Suis-moi!» et j'ai l'intention de le suivre avec l'aide de sa grâce jusqu'à la fin de mes jours.


Je veux chanter à Yahvé tant que je vis,
je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
Puisse mon langage lui plaire,
moi, j'ai ma joie en Yahvé!
(Psaume 103 :33-34) [ou 104 :33-34]



Cela fait un mois que j'ai donné mon témoignage, uniquement pour le bien de l'Église, sur ce qui s'est passé lors de l'audience avec le Pape François le 23 juin 2013 et sur certains sujets qu'il m'a été donné de savoir dans les missions que l'on m'avait confiées au Secrétariat d'État et à Washington, concernant ceux, coupables de couvrir les crimes commis par l'archevêque de cette capitale.

Ma décision de révéler ces graves faits a été pour moi la décision la plus douloureuse et la plus importante que j'aie jamais prise de ma vie. Je l'ai fait après longue réflexion et prières, pendant des mois de souffrance profonde et d'angoisse, pendant un crescendo de nouvelles continuelles d'événements terribles, comprenant des milliers de victimes innocentes détruites et les vocations et les vies de jeunes prêtres et religieux perturbées. Le silence des pasteurs qui auraient pu apporter un remède et empêcher de nouvelles victimes est devenu de plus en plus indéfendable, un crime dévastateur pour l'Église. Bien conscient des conséquences énormes que mon témoignage pouvait avoir, car ce que j'allais révéler impliquait le successeur de Pierre lui-même, j'ai néanmoins choisi de parler pour protéger l'Église, et je déclare en toute conscience devant Dieu que mon témoignage est vrai. Le Christ est mort pour l'Église, et Pierre, Servus servorum Dei [Serviteur des serviteurs de Dieu], est le premier appelé à servir l'épouse du Christ.

Assurément, certains des faits que je devais révéler étaient couverts par le secret pontifical que j'avais promis d'observer et que j'ai fidèlement observé depuis le début de mon service au Saint-Siège. Mais le but de tout secret, y compris le secret pontifical, est de protéger l'Église de ses ennemis, et non de couvrir et de devenir complice des crimes commis par certains de ses membres. J'ai été témoin, non par choix, de faits choquants et, comme l'affirme le Catéchisme de l'Église catholique (par. 2491), le sceau du secret n'est pas contraignant lorsque des dommages très graves ne peuvent être évités que par la divulgation de la vérité. Seul le sceau de la confession aurait pu justifier mon silence.

Ni le Pape, ni aucun des cardinaux de Rome n'ont nié les faits que j'ai affirmés dans mon témoignage. «Qui tacet consentit» [Qui ne dit mot consent] s'applique sûrement ici, car s'ils nient mon témoignage, ils n'ont qu'à se prononcer et à fournir des documents à l'appui de cette dénégation. Comment peut-on éviter de conclure que la raison pour laquelle ils ne fournissent pas la documentation est qu'ils savent que cela confirmerait mon témoignage ?

Le centre de mon témoignage était que depuis du moins le 23 juin 2013, le Pape savait par moi à quel point McCarrick était pervers et mauvais dans ses intentions et ses actes, et au lieu de prendre les mesures que tout bon pasteur aurait prises, le Pape a fait de McCarrick un de ses principaux agents dans le gouvernement de l'Église, par rapport aux États-Unis, la Curie, et même la Chine, comme nous le voyons en ces jours avec une grande préoccupation et une grande anxiété pour cette église martyr.

Maintenant, la réponse du Pape à mon témoignage a été : «Je ne dirai pas un mot!» Mais ensuite, se contredisant lui-même, il a comparé son silence à celui de Jésus à Nazareth puis devant Pilate, et m'a comparé au grand accusateur, Satan, qui sème le scandale et la division dans l'Église — sans toutefois prononcer mon nom. S'il l'avait dit : «Viganò a menti», il aurait mis en question ma crédibilité tout en essayant d'affirmer la sienne. Ce faisant, sa réponse aurait eu pour résultat d'intensifié les demandes du peuple de Dieu et du monde concernant la documentation nécessaire pour déterminer qui a dit la vérité. Au lieu de cela, il a mis en place une subtile calomnie contre moi — la calomnie étant un offense dont il a souvent comparé la gravité à celle du meurtre.

En effet, il l'a fait à plusieurs reprises, dans le cadre de la célébration du Très Saint Sacrement, l'Eucharistie, où il ne court aucun risque d'être interpellé par des journalistes. Lorsqu'il s'est adressé aux journalistes, il leur a invité à exercer leur maturité professionnelle et à tirer leurs propres conclusions. Mais comment les journalistes peuvent-ils découvrir et connaître la vérité si les personnes directement concernées par une affaire refusent de répondre aux questions ou de divulguer des documents ? Le refus du Pape de répondre à mes accusations et sa surdité à l'appel des fidèles à se justifier ne sont guère compatibles avec ses appels à la transparence et à la construction de ponts.

De plus, la protection du Pape envers McCarrick n'était manifestement pas une erreur isolée. De nombreux autres cas ont récemment été documentés dans la presse, montrant que le Pape François a défendu des ecclésiastiques homosexuels qui avaient commis de graves abus sexuels à l'encontre de mineurs ou d'adultes. Il s'agit notamment de son rôle dans l'affaire du P. Julio Grassi de Buenos Aires, de la réhabilitation du P. Mauro Inzoli après que le Pape Benoît l'eut retiré de son ministère (jusqu'à ce qu'il aille en prison, moment à partir duquel le Pape François le laïcisa*) et de la suspension de l'enquête sur les allégations d'abus sexuels contre le cardinal Cormac Murphy O'Connor.

Entre-temps, une délégation de l'USCCB, dirigée par son président, le cardinal DiNardo, s'est rendue à Rome pour demander une enquête du Vatican sur McCarrick. Le cardinal DiNardo et les autres prélats devraient dire à l'Église en Amérique et dans le monde : le Pape a-t-il refusé de mener une enquête vaticane sur les crimes de McCarrick et sur les responsables de leur dissimulation ? Les fidèles méritent de savoir.

Je voudrais lancer un appel spécial au cardinal Ouellet, car en tant que nonce, j'ai toujours travaillé en grande harmonie avec lui, et j'ai toujours eu une grande estime et amitié pour lui. Il se souviendra quand, à la fin de ma mission à Washington, il m'a reçu dans son appartement à Rome le soir pour une longue conversation. Au début du pontificat du pape François, il avait conservé sa dignité, comme il l'avait fait avec courage lorsqu'il était archevêque de Québec. Plus tard, cependant, quand son travail de préfet de la Congrégation pour les évêques a été miné parce que les recommandations pour les nominations épiscopales ont été transmises directement au Pape François par deux «amis» homosexuels de son dicastère, contournant ainsi le cardinal, il a abandonné. Son long article dans L'Osservatore Romano, dans lequel il se prononce en faveur des aspects les plus controversés d'Amoris Lætitia, incarne sa reddition. Votre Éminence, avant mon départ pour Washington, c'est vous qui m'avez parlé des sanctions du pape Benoît XVI à l'encontre de McCarrick. Vous avez à votre disposition des documents clés incriminant McCarrick et plusieurs membres de la curie pour leurs dissimulations. Votre Éminence, je vous invite à porter témoignage à la vérité.

*****

Enfin, je veux vous encourager, chers fidèles, mes frères et sœurs en Christ : ne soyez jamais découragés ! Faites vôtre l'acte de foi et de confiance totale en Jésus-Christ, notre Sauveur, de saint Paul dans sa deuxième Lettre à Timothée, Scio cui credidi, que j'ai choisis comme devise épiscopale. C'est un temps de repentance, de conversion, de prières, de grâce, pour préparer l'Église, l'épouse de l'Agneau, a être prête pour combattre et à gagner avec Marie le combat contre le vieux dragon.

«Scio Cui credidi» (2 Tim 1 :12)
[je sais en qui j'ai mis ma foi]
En Vous, Jésus, mon seul Seigneur, je place toute ma confiance.
«Diligentibus Deum omnia cooperantur in bonum» (Rom 8:28)''

Source
images/icones/mitre4.png  ( 854233 )Très belle lettre ... par Johanis (2018-09-28 07:53:20) 
[en réponse à 854230]

qui fait bien le point sur la situation un mois après la publication de son rapport.
Prions pour lui,
images/icones/fleche2.gif  ( 854236 )Suite et fin de la lettre... par Chicoutimi (2018-09-28 09:08:34) 
[en réponse à 854230]

''Pour commémorer mon ordination épiscopale conférée par saint Jean Paul II le 26 avril 1992, j'ai choisi cette image tirée d'une mosaïque de la basilique Saint-Marc à Venise. elle représente le miracle de l’apaisement de la tempête. J'ai été frappé par le fait que dans la barque de Pierre, secouée par les eaux, la figure de Jésus est représentée deux fois. Jésus dort profondément à l'avant, tandis que Pierre essaie de le réveiller : «Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ?» Pendant ce temps, les apôtres, terrifiés, regardent chacun dans une direction différente et ne se rendent pas compte que Jésus se tient derrière eux, les bénit et commande sûrement la barque : «S'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : "Silence! Tais-toi!" Et le vent tomba et il se fit un grand calme. Puis il leur dit : "Pourquoi avez-vous peur ainsi ? N'avez-vous pas encore de foi ?"» (Mc 4, 38-40).

La scène dépeint opportunément l'immense tempête que traverse l'Église en ce moment, mais avec une différence substantielle : non seulement le successeur de Pierre ne voit pas le Seigneur en pleine possession de la barque, mais il ne semble même pas envisager de réveiller Jésus endormi à l'avant.

Peut-être le Christ est-il devenu invisible à son vicaire ? Peut-être est-il tenté d'essayer de se substituer à notre seul Maître et Seigneur ?

Le Seigneur est maître de la barque !

Que le Christ, la Vérité, soit toujours la lumière sur notre chemin !

+ Carlo Maria Viganò
Archevêque titulaire d'Ulpiana
Nonce apostolique''

Pour lire la lettre en entier c'est sur Campagne Québec-Vie
images/icones/mitre4.png  ( 854245 )Quand François démissionnera-t-il ? par Goupillon (2018-09-28 12:03:55) 
[en réponse à 854230]

La lettre de Mgr Vigano est magnifiquement marquée au coin de la vérité, de la sagesse et de la prudence. C'est indéniable. On ne peut qu'éprouver de la reconnaissance pour cet évêque courageux et consciencieux.

Saluons aussi la finesse psychologique de l'évêque qui a parfaitement bien décrit le fonctionnement du Pape :

Maintenant, la réponse du Pape à mon témoignage a été : « Je ne dirai pas un mot ! » Mais ensuite, se contredisant lui-même, il a comparé son silence à celui de Jésus à Nazareth puis devant Pilate, et m'a comparé au grand accusateur, Satan, qui sème le scandale et la division dans l'Église — sans toutefois prononcer mon nom. S'il l'avait dit : « Viganò a menti », il aurait mis en question ma crédibilité tout en essayant d'affirmer la sienne. Ce faisant, sa réponse aurait eu pour résultat d'intensifié les demandes du peuple de Dieu et du monde concernant la documentation nécessaire pour déterminer qui a dit la vérité. Au lieu de cela, il a mis en place une subtile calomnie contre moi — la calomnie étant un offense dont il a souvent comparé la gravité à celle du meurtre.



François a couvert le crime et lui a donné toute latitude. Grâce à lui, la coterie sodomite n'a jamais été aussi puissante dans l'Église elle-même. La renonciation de François s'impose. S'obstiner n'ajoutera que du désordre au désordre. Quand François démissionnera-t-il enfin ?
images/icones/fleche2.gif  ( 854248 )Réponse très simple... par Etienne (2018-09-28 12:34:41) 
[en réponse à 854245]

François ne démissionnera pas. Il sait mieux que quiconque que personne ne juge le pape et qu'il peut agir en toute impunité.

Je crains pour ma part que tout ceci ne précipite la coterie pontificale dans une fuite en avant qui sera très préjudiciable à l’Église : justification des relations homosexuelles, ordination des hommes mariés, sécularisation de la hiérarchie ecclésiale, etc. Tout ceci sous couvert de lutte contre la pédophilie, contre le cléricalisme et au nom de la Miséricorde™? sauce François. Les masques sont tombés, tout le monde joue à jeu découvert. Il va donc s'agir d'une course contre la montre, avec passage aux forceps.

Et franchement, ça ne me dit rien de bon.
images/icones/neutre.gif  ( 854273 )c'est mon sentiment Etienne par Luc Perrin (2018-09-28 19:47:35) 
[en réponse à 854248]

Je vous rejoins dans l'analyse : le club McCarrick-Coccopalmerio garde une longueur d'avance comme pour le conclave de 2013. Eux ont un programme (Martini-Kasper) pour imposer leur néo-catholicisme en le greffant au forceps (Synode sur la jeunesse couplé avec Episcopalis communio), politique de force pontificale tous azimuts inaugurée par la persécution - toujours aucune cause 5 ans après - des Franciscains de l'Immaculée, et en effet fuite en avant toute.

La corruption qui est révélée, malgré le barrage chut-chut et la complicité jusque là globalement des media, si étendue, si grave, rend difficile une purification. Le Pape va-t-il se couper après un ongle (McCarrick), un morceau de doigt (Wuerl), plusieurs doigts (Farrel), un bras (Coccopalmerio), une jambe (Maradiaga), s'arracher un oeil (James Martin) et les sourcils (Rosica) ... façon Monty Python and the Holy Grail ?
C'est peu probable.

Les signes de cette folle fuite en avant vers le néo-catholicisme sans masque sont déjà visibles :
- le silence en premier, signe de culpabilité donc de la volonté de ne rien changer
- le maintien en place de toute l'équipe malgré les dossiers et casseroles qui s'empilent
- la radicalisation des procédures avec la récente constitution apostolique qui met hors jeu quasiment 95% du Collège épiscopal
- la farce de la rencontre repoussée à février 2019 et qui ne traitera pas des abus d'autorité sur majeurs et de la corruption morale dans les séminaires et maisons de formation d'Occident du moins d'une partie
- le refus d'enquête opposé au cardinal DiNardo et à la direction de l'épiscopat américain
- la violence des affidés tels que le cardinal Cupich qui fait menacer de mort devant témoins un curé s'il ne se laisse pas enfermer dans un centre psychiatrique du fait de son orthodoxie doctrinale (c'est la culture du gangster prégnante à Chicago).

Alors il est sûr que tout cela ne va pas dans le sens d'un retour à la raison et à la saine doctrine. C'était prévisible dès 2013 même si je ne pensais pas que la descente aux enfers irait si loin et si vite.

Maintenant Saint Michel Archange, ne l'oubliez pas, veille et frappe : les lances tombent sur les corrompus et tombent dru depuis cet été.
10 procureurs d'état américains travaillent : d'autres lances tomberont. Une trop petite partie des media (ex. Der Spiegel) commence à faire enfin son travail d'enquête.
Des témoignages, d'autres rapports type Vigano finiront par briser le mur du silence.

Deux têtes sont tombées déjà : le vicaire général de New York et le recteur du séminaire de Buffalo sur la simple terreur de la vérité à l'ouverture des enquêtes.
Si Rome bétonne et joue la montre et la bouche cousue, aux USA ce sera plus difficile et dans quelques Églises européennes.

Les fidèles ont aussi un petit couteau suisse : nos CB, nos chèques et nos dons qui ne doivent plus aller aux instances de mort et de corruption mais aux cellules saines au sein de l'Église.

Au XVIe siècle, le prince-archevêque de Cologne a failli passer au protestantisme : le peuple et le clergé l'ont empêché de déchirer la robe sans couture et il a dû lui partir.
Il est possible qu'on aille vers le second grand Schisme d'Occident et plus large avec le catholicisme mondial coupé : pas plus que l'abbé Barthe, je n'exclue cette éventualité sans la souhaiter mais elle peut s'imposer à nous. Entre le néo-catholicisme et la Révélation (Bible et Tradition), il faudra bien choisir à un moment.

Le clergé, le Collège des évêques et le Sacré Collège ont un rôle comme l'enseignent la Tradition, l'histoire et Vatican II. Seront-ils à la hauteur de l'enjeu ?
Les laïcs seront-ils aussi conscients de ce qui se passe si la spirale continue au lieu de revenir à la Tradition et à la purification ?

Wait, pray, donate wisely and see.

images/icones/neutre.gif  ( 854247 )Erreur dans la traduction du psaume. par Yves Daoudal (2018-09-28 12:19:24) 
[en réponse à 854230]

Je m'étonnais qu'un archevêque cite un psaume avec l'horrible mot de "Yahvé". Bien entendu il ne le fait pas. Il écrit: "I will sing to the Lord", c'est-à-dire: "Je chanterai au Seigneur".

Et il n'ajoute pas davantage la numérotation de la Bible juive...

Merci de nous faire profiter de cette traduction intégrale.
images/icones/1g.gif  ( 854239 )Il y a un temps pour tout, Monseigneur … par Ion (2018-09-28 10:08:52) 
[en réponse à 854213]

La liturgie de ce jour (Qo 3, 1-11) répond à Mgr Vigano. Ce passage du livre de Qoheleth (Ecclésiaste) nous rappelle qu’il y a un temps pour tout, et notamment "un temps pour se taire, et un temps pour parler (Qo 3,7)". Ce rappel est particulièrement opportun dans notre monde qui veut tout tout de suite. Mgr Vigano a écrit un premier rapport suffisamment explicite, il peut considérer avoir fait son devoir. Cela suffit, qu’il laisse le Saint Père, qui a les clefs en main, qui a les grâces pour cela, agir comme il faut, dans le temps qu’il faut.

Le Saint Père le disait d’ailleurs dès la diffusion du rapport Vigano : « Quand un peu le temps sera passé, je parlerai peut-être … ».

Non, cet acharnement de Mgr Vigano n’est pas sain. Sa mise en cause publique du Pape n’est pas acceptable. Sa méthode et son impatience semblent terriblement humaines.

Le démon ricane.

Ion
images/icones/1v.gif  ( 854240 )C'est très vrai, Ion ! par Adso (2018-09-28 10:19:59) 
[en réponse à 854239]

"Le démon ricane."

images/icones/bravo.gif  ( 854242 )Magnifique par Eti Lène (2018-09-28 10:32:24) 
[en réponse à 854213]

Les grincheux qui soutiennent que le secret même sous serment (et hors secret de confession qui est absolu) n'est jamais inviolable n'ont jamais lu le catéchisme ni la loi à ce sujet qui pour des motifs graves permet de délier le serment.

Je soutiens même que devant Dieu il avait ce devoir de rendre public ce qu'il savait au vu de la perte des âmes, et qu'il aurait commis une faute grave en n'agissant pas comme il l'a fait.

Sa lettre est très belle, pleine d'espérance. Merci Monseigneur pour tant de courage.