- pendant des siècles et ce jusqu'à une période relativement récente, les femmes ne pouvaient pas communier pendant une certaine période après un accouchement, et ne pouvaient s'approcher à nouveau de la sainte table qu'après un rite de purification. Même règle pour les périodes menstruelles.
- les monastères masculins sont interdits aux femmes
Un autre domaine où les femmes orthodoxes en France réagissent différemment des femmes roumaines est celui des rites : [en Roumanie,] les femmes n’ont pas accès à la communion pendant leurs règles ; lors du baptême le prêtre ne portera pas la fillette (ni une adulte) derrière l’iconostase autour de l’autel comme il le fait pour tout garçon qui reçoit le baptême ; après l’accouchement la femme n’est pas autorisée à venir à l’Église ni à communier pendant une période de quarante jours, après laquelle elle doit suivre le rite de la purification. À cause de sa grande diversité, la communauté orthodoxe de France représente – quoique non délibérément – une sorte de laboratoire expérimental. Le pluralisme pratique est de mise. Les rites dont il est question ci-dessus sont de moins en moins observés. Les adolescentes n’ont jamais entendu parler de la défense de recevoir la communion pendant les règles ; et elles ne l’observent donc pas en pratique, pas plus que leurs mères, qui le savent, mais n’en ont cure. On a fait des compromis. Alors que certains prêtres persistent à ne pas conduire la fillette qui vient d’être baptisée derrière l’iconostase, d’autres osent le faire, – avec une subtile indifférence pour le paradoxe ! – pourvu qu’elle soit encore un bébé, mais pas lorsqu’elle est une adulte. Certaines paroisses pratiquent encore le rite de la purification, mais d’autres ne l’observent plus depuis des décennies à moins qu’une femme le demande.