Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=853417
images/icones/neutre.gif  ( 853417 )je pense que le problème est le célibat sacerdotal par Mboo (2018-09-16 17:00:37) 

Jésus a dit qu'il y a trois sorte de célibataires. Des gens qui le sont à cause de leur nature, d'autres qui le sont à cause des circonstances de la vie, et d'autres qui le sont par amour de Dieu.

Or nous sommes dans une société ou une personne "normale" doit être soit mariée, soit prêtre ou religieux (du moins c'est le cas actuellement dans le contexte Africain), ce qui fait que, ceux qui naturellement ne veulent pas, ou ne peuvent pas se marier, vont chercher à se "camoufler" dans un "faux mariage" ou dans une "fausse prêtrise", juste pour ne pas être marginalisé par la société.

En exigeant donc le célibat sacré aux prêtres, on aura comme candidat à la prêtrise, à la fois ceux qui ont des problèmes naturels avec le mariage ou avec les femmes et qui choisissent la prêtrise juste comme un camouflage, et ceux qui ont vraiment choisi la perfection chrétienne (en effet le célibat sacré authentique est de l'ordre de la perfection chrétienne). Or ceux qui choisissent la perfection chrétienne en vérité sont rares (du témoignage même de plusieurs saints, et de Jésus lui même). Donc je trouve que le célibat des prêtres fait de la prêtrise beaucoup plus un moyen pour camoufler ceux qui ont des problèmes psycho-sexuels, qu'une vocation pour ceux qui ont vraiment été appelée, et ceux ci forcement seront hyper-minoritaires
images/icones/neutre.gif  ( 853421 )une analyse qui ne colle pas avec l'histoire ou la réalité par Luc Perrin (2018-09-16 18:02:28) 
[en réponse à 853417]

De ce que je sais du clergé africain et du clergé latino-américain, je ne sais pas pour les Asiatiques (eux ont des formes de célibat dans les religions cultures locales moines bouddhistes, dans l'hindouisme etc. il y a d'ailleurs en Afrique aussi des prêtres de RTA célibataires comme dans le vodoun par ex.), ne colle pas avec ce que vous dîtes.

Les cas de prêtres et même d'évêques ayant une famille cachée sont nombreux : le concubinage est répandu, on dit que 50% des prêtres mexicains sont dans ce cas, Benoît XVI a démis des évêques pour cette raison en Afrique. Au passage, il y a des cas en Europe et aux USA aussi d'évêques concubins : un évêque écossais (Argyll and the isles), un à Bâle etc. furent démis.
Mais il s'agit surtout de relations maritales hétérosexuelles et pas homosexuelles (80% aux USA).

Dans l'histoire on a observé les deux avec une large prédominance des entorses sous forme de concubinage avec une femme ou plusieurs.

Le célibat sacerdotal a-t-il empêché l'évangélisation pendant 2000 ans ? Évidemment que non.
Les vocations sacerdotales sont-elles en relation avec la société ambiante en 2018 comme avant ? Evidemment que oui. Avec tout ce que cela comporte de dévoiements : que penser des évêques nommés enfants au Moyen Age pour garder les revenus dans la famille ? Qui n'a pas entendu parler d'Abélard et Héloïse ?

L'état marital est possible, je le rappelle, pour les diacres permanents.

Est-il un gage comme le pensait Luther (et les protestants après lui) de sérénité ?
Pas vraiment il y a des rabbins et des imams qui se sont rendus coupables des pires horreurs de viol, de pédophilie etc. tout en étant mariés et pères de famille.

Cet article du Huffington post - site ultra-libéral - de 2010

https://www.huffingtonpost.com/valerie-tarico/the-protestant-clergy-sex_b_740853.html

explique bien que le scandale sexuel chez les ministres protestants est TRÈS GRAND.

" But because this country is predominantly Protestant, more children are abused by Protestant ministers than by Catholic priests. In 1990, the Freedom from Religion Foundation issued a study on pedophilia by clergy. At that time, two clergy per week were being arrested in North America for sex crimes against children. Fifty-eight percent of them were Protestant. "

[Mais comme ce pays est majoritairement protestant, plus d'enfants sont victimes de ministres protestants que de prêtres catholiques. En 1990, la Fondation pour la liberté religieuse a publié une étude sur la pédophilie dans le clergé en général. A cette époque, deux clercs/pateurs par SEMAINE étaient arrêtés en Amérique du Nord pour délits/crimes sexuels sur enfants. 58% étaient des protestants.]

42% pour les prêtres catholiques, cela fait quand même le double en gros par rapport au pourcentage de catholiques dans la population américaine. Mais les ministres mariés ne sont pas plus à l'abri du péché que les ministres célibataires...




images/icones/fleche2.gif  ( 853425 )Le lien par Jean-Paul PARFU (2018-09-16 18:53:41) 
[en réponse à 853421]

C'est à lire ici
images/icones/neutre.gif  ( 853431 )Méditez cette parole de Saint Paul par Mboo (2018-09-16 19:44:48) 
[en réponse à 853421]


Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.
1 Corinthiens 9:27



Oui l'évangélisation se fait depuis avec des prêtres célibataires, mais cela ne doit pas se faire en mettant en péril le salut des prêtres eux même.

En imposant le célibat aux prêtre, on leur demande en fait d'avoir une vie de perfection évangélique, sans leur donner un cadre approprié pour les y aider. Pour un homme "qui fonctionne" normalement, pratiquer la vertu de virginité avec succès, nécessite une vie de prière, d'ascèse, d'humilité, de méditation assez profonde, sinon, on va connaitre de nombreuses chutes, et on risque d'abandonner! la vertu de virginité n'est pas naturelle, il faut totalement s'engager dans la vie de perfection chrétienne pour la pratiquer parfaitement.
Est ce que les prêtres sont préparés en quelque sorte à vivre une vie "monastique dans le monde"?
Cela peut expliquer qu'une grande partie des prêtres "normaux" cassent leur promesse de célibat à un moment donné. Et parmi ceux qui semblent y tenir, il faut savoir s'il ne s'y cachent pas ceux qui sont dans la prêtrise juste pour "camoufler", leur difficulté à se marier.
Rare sont ceux qui s'engage en vérité dans la perfection chrétienne (selon l'avis du Christ lui même). S'il faut choisir des prêtres "authentiques" parmi ces rares personnes, alors on aura très peu de prêtres, on aura peut être un prêtre pour dix mille
images/icones/neutre.gif  ( 853433 )Votre vision est trop naturelle par Eti Lène (2018-09-16 19:54:26) 
[en réponse à 853431]

Contrairement à ce que vous dites, beaucoup de prêtres arrivent à tenir, parce qu'ils prient.

La prière apaise la concupiscence, et un prêtre qui ne prie pas finit par succomber.

"Il faut toujours prier et ne jamais se lasser" dit Notre Seigneur. "Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation" dit Jésus aussi.
Le cadre dont vous parlez, c'est le temple du corps qui doit être "alimenté" par la prière.

La chasteté vient de "châtiment". Le châtiment est un sacrifice, mais la prière est un sacrifice, le premier des sacrifices. Sans elle, vous avez raison. Mais avec elle, tout est possible. Ne pas perdre l'espérance.
images/icones/neutre.gif  ( 853435 )Non, la prière seule n'agit pas... par Mboo (2018-09-16 20:12:01) 
[en réponse à 853433]

La prière ne peut pas à elle toute seule vous rendre parfaitement chaste comme par "magie".
Il y a des efforts "naturelles" qu'on doit faire à notre niveau, ce sont ces efforts combinés à la prière et aux sacrements qui produisent des fruits de sainteté. Si un seul de ces trois éléments (prière, sacrement, mortification) manquent il n'y aura pas de fruit. Sinon croyez moi, vous allez priez des années...en vain.

Et en fait en terme de prière, la participation à la messe n'est elle pas la plus parfaite des prières? or les prêtres participent à la messe au moins une fois par jour (certain le font deux ou trois fois chaque jours), et ils communient également chaque jour. Si la prière seule suffisait, les prêtres seraient de très loin les personnes les plus saintes du monde.
images/icones/neutre.gif  ( 853436 )Tout dépend de l'esprit dans lequel ils le font par Eti Lène (2018-09-16 20:22:20) 
[en réponse à 853435]

Aussi. Si la messe n'est pas célébrée avec tout l'être et la déférence qu'il faut, c'est compliqué en effet.

Et il faut le dire lex orandi lex credendi. La manière de prier va permettre aussi de garder la chasteté. Ça passe aussi par la prière traditionnelle.

Mais effectivement, la prière n'est pas suffisante. Il faut veiller.
images/icones/neutre.gif  ( 853437 )La chasteté ou la continence ne sont pas imposées qu'aux prêtres par Meneau (2018-09-16 20:46:29) 
[en réponse à 853435]

La chasteté et la continence exigent bien sûr d'apprendre la maîtrise de soi, la maîtrise de ses passions. Quelqu'un qui ne sait pas maîtriser ses passions ne vivra pas mieux la chasteté dans le mariage que dans le célibat ou l'état de vie consacrée.

Cela est possible avec la grâce de Dieu. Bien sûr ce n'est pas forcément facile pour tout le monde.

Mais si on commence à prétendre que c'est trop difficile pour des prêtres, alors pourquoi serait-ce plus facile pour des divorcés engagés dans une deuxième relation adultère, ou pour des fiancés "dans la fleur de l'âge" ? Pour des célibataires ? Voire même au sein du mariage ? Et puis tant qu'on y est, pourquoi serait-ce plus facile pour quelqu'un qui a des tendances homosexuelles ?

Non, le problème n'est pas le célibat des prêtres. Le problème c'est surtout l'image de la chasteté et l'éducation de cette vertu.

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 853443 )les degrés sont différents par Mboo (2018-09-16 21:26:00) 
[en réponse à 853437]

La chasteté dans le mariage est moins exigeante que la chasteté dans le célibat, la chasteté dans le célibat est à son tour moins exigeante que la chasteté la virginité ( j'entends ici la vertu de virginité et non l'État de virginité). Quand on est marié, l'amour naturel que l'on reçoit de son épouse résout déjà en partie certaines difficultés de la chasteté. Quand est célibataire et qu'on aspire au mariage on peut se permettre certains désirs licites. Mais quand on c'est engagé dans la vertu de virginité, même ces désirs licites ne sont pas permis.
D'autre part, si on peut diminuer le fardeau de la solitude chez certain pourquoi ne pas le faire? C'est vrai les divorcé doivent vivrent dans la continence, on ne peut rien y faire, c'est un dogme. Mais le célibat des prêtres n'est pas un dogme, donc on peut légitimement alléger le fardeau de la continence chez certain prêtre
images/icones/hum2.gif  ( 853449 )Certes... par Signo (2018-09-16 22:16:34) 
[en réponse à 853443]

... mais il ne faut pas oublier que le mariage souffre aujourd'hui presque autant, sinon plus, que le sacerdoce, même chez les catholiques. On ne compte plus les divorces, les adultères, les couples qui se déchirent etc.

Un clergé marié serait confronté dans le cadre du mariage aux mêmes difficultés que les laïcs, et probablement même accentuées par leur état de prêtre; car encore faut-il que le prêtre trouve une femme qui soit suffisamment digne (en termes de piété, de moralité, de fidélité à la doctrine conjugale etc.) Dans un village russe ou ukrainien, ce type de profil spécifique doit certainement être courant. Dans nos sociétés occidentales sécularisées, bon courage...

Il ne faut pas oublier que dans les pays orthodoxes ou grecs-catholiques (donc avec un clergé marié) les mentalités sont moins libérales et plus traditionnelles qu'en Europe occidentale ce qui facilite pour les futurs prêtres la rencontre de l'épouse idoine. Par ailleurs il y a dans les séminaires orthodoxes (voir ici à partir de la minute 33:55) une sorte de système matrimonial car il y a dans de nombreux séminaires des écoles d'iconographie et de chant sacré fréquentés par des femmes (en général très ferventes) qui épousent des séminaristes avant leur ordination. Un tel système qui garanti d'avoir des épouses de prêtres dignes de ce nom et donc permet au modèle oriental de fonctionner à peu près correctement n'a évidemment pas d'équivalent en Occident...

En outre, je ne suis pas sûr qu'un prêtre divorcé, ou qui a des aventures extra-conjugales, ou même tout simplement qui a par exemple une épouse non pratiquante, soit beaucoup plus édifiant et crédible aux yeux des fidèles qu'un prêtre soumis au célibat qui entretien des relations hétéro ou homosexuelles... On ne ferait donc que remplacer des problèmes par d'autres. Et je n'ai pas encore parlé du problème de la disponibilité et de la mobilité... On voit donc qu'il n'y a pas de solution miracle.

Le seul avantage que l'on pourrait tirer d'un clergé marié est que le sacerdoce cesserait probablement de servir de "couverture" à des homosexuels incontinents. Mais cela peut déjà être en partie évité grâce à un discernement efficace des aptitudes au sacerdoce au cours des premières années de séminaire.
images/icones/neutre.gif  ( 853470 )Femme = salle de shoot ? par Meneau (2018-09-17 09:04:55) 
[en réponse à 853443]

En gros vous proposez de donner femme à un incontinent comme on donnerait une salle de shoot à un drogué. Outre que c'est faire preuve d'une méconnaissance totale des réalités du mariage, ce n'est certainement pas la solution.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 853472 )Je n'ai jamais insinué cela par Mboo (2018-09-17 09:24:15) 
[en réponse à 853470]

Merci de ne pas m'attribuer ce que je n'ai jamais eu l'intention de dire.
images/icones/neutre.gif  ( 855272 )il auraient du garder certains enseignement de St Paul pour les ordres religieux par Echojuste (2018-10-16 17:01:27) 
[en réponse à 853421]

St paul aux romains
27 De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes font avec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour dans leur propre personne le salaire dû à leur égarement.

st paul aux galates
10 Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
images/icones/1n.gif  ( 853423 )Oui, c'est évident, la question se pose par Signo (2018-09-16 18:46:36) 
[en réponse à 853417]

Je pense que le problème avec le célibat sacerdotal tel qu'il est de règle dans l'Eglise d'Occident est qu'il rend la figure du prêtre ambiguë:

- d'un côté, sur un point seulement (la question du célibat) on lui impose une exigence qui relève de la perfection évangélique;

- mais de l'autre côté, dans tous les autres domaines, aucune exigence stricte n'est imposée: pas de voeu de pauvreté, ni d'obéissance. C'est ainsi par exemple qu'un prêtre peut être riche, posséder des appartements luxueux, des villas, de riches biens matériels etc. sans manquer formellement à ses devoirs. C'est fréquent aujourd'hui dans de nombreux pays (Italie, Allemagne, Etats-Unis...) où l'Eglise est très "installée". En France ce problème a été plus ou moins réglé paradoxalement par la Révolution, puis par la loi de Séparation... de sorte que le clergé vit plus modestement.

De ce fait, la règle du célibat a pour conséquence qu'en Occident on ne sait pas trop si le prêtre est un religieux (donc appelé à la perfection évangélique), ou pas. Par ailleurs, on lui impose le célibat mais comme il ne prononce pas de voeu de chasteté, là encore cela créée une ambiguïté car il n'a finalement pas plus d'obligations en la matière que n'importe quel chrétien laïc. (Certes, son état de prêtre sous-entend une certaine exemplarité de vie chrétienne, mais ce n'est que sous-entendu, donc officieux...).
En Orient, les choses sont plus claires: d'un côté un clergé séculier marié, qui vit au milieu du peuple uniquement pour lui dispenser les sacrements et célébrer la Liturgie, et de l'autre les moines appelés à la radicalité de la perfection évangélique par leur état de vie.

Or la vocation de prêtre et la vocation de religieux sont deux vocations bien distinctes. L'obligation du célibat fait peser sur le clergé séculier une exigence élevée qui relève de la radicalité évangélique que beaucoup d'entre eux ne sont visiblement pas capables de respecter car ils n'ont tout simplement pas une vocation de religieux. Sans parler des scandales actuels, on le voit notamment en Afrique comme en bien d'autres endroits où le célibat est très peu respecté dans le clergé.
Ce n'est pas étonnant puisque l'on impose à des hommes qui n'en on pas la vocation une règle relevant de la perfection évangélique propre à la vie religieuse, mais en les jetant souvent seuls dans le monde avec toutes ses tentations, mais sans leur donner les armes spécifiques à la vie religieuse qui permettent de les aider à respecter ces vertus chrétiennes: la vie de communauté, la vie claustrale, la prière régulière, la règle, etc.

Il serait donc faux de dire que la crise actuelle n'a strictement rien à voir avec la règle du célibat.

Il est également sans doute exagéré, comme le fait le cardinal Sarah, de donner l'impression que la loi du célibat a un caractère dogmatique alors que ce n'est pas le cas. C'est une question dont on peut et même doit pouvoir discuter, surtout dans le contexte actuel.

Cela étant dit, l'Eglise d'Occident doit-elle pour autant renoncer à la règle du célibat?

La réponse n'est pas simple, mais malgré tout ce que je viens de dire j'aurais tendance à répondre non.

- d'abord parce que le célibat est en Occident une règle maintenant millénaire, que la figure du prêtre célibataire s'est imposée dans nos consciences. Y mettre fin brutalement ne réglerait pas le problème de la crise de l'identité sacerdotale, au contraire. En outre, dans le contexte actuel, où les mentalités sont imbibées de mentalité moderne, cette mesure aurait pour effet d'accélérer la désacralisation dans l'Eglise; elle placerait sans doute de nombreux prêtres dans d'angoissants dilemmes que la règle du célibat permet de trancher dans le sens de la fidélité à Dieu.

- ensuite, Jean Mercier dans son ouvrage Célibat des prêtres. la discipline de l'Eglise doit-elle changer? a bien dégagé les enjeux de la question et a montré qu'une abolition pure et simple de la loi du célibat ne résoudrait pas le problème des vocations (qui est avant tout un problème de foi et non de célibat), créerait sans doute plus de problèmes qu'il n'en résoudrait dans le contexte actuel, et ne rendrait pas automatiquement le clergé plus exemplaire et édifiant qu'il ne l'est actuellement. La présence d'un bas clergé marié en Orient "fonctionne" certes mais parce qu'il s'agit d'une réalité entrée depuis longtemps dans les mentalités et la culture; il n'est pas un modèle transposable automatiquement à un Occident aux mentalités très différentes; par ailleurs même en Orient il pose aussi un certain de nombre de difficultés non négligeables; la situation du clergé en Orient ne doit donc pas être faussement idéalisée.

Pour conclure, j'affirmerais la chose suivante: l'Eglise d'Occident est la croisée des chemins. Elle peut sur le sujet qui nous occupe emprunter deux chemins:

- soit progressivement s'acheminer vers la fin de la règle du célibat pour les prêtres, se rapprochant ainsi de la situation des Eglises d'Orient;

- soit conserver la règle de l'universalité du célibat; mais dans ce cas, il est évident que des réformes radicales s'imposent, notamment dans la formation sacerdotale et le discernement des candidats au sacerdoce d'une part, afin de s'assurer dans la mesure du possible que le sacerdoce célibataire ne soit pas utilisé comme "couverture" par des dépravés, des pervers ou simplement des hommes inaptes au mariage; et d'autre part, dans le style de vie des prêtres après leur ordination, en favorisant un style de vie plus communautaire et encadré que celui qui prévaut jusqu'ici (la communauté Saint-Martin ayant à la suite des enseignements conciliaires adopté de bonnes intuitions sur ce point). Cela signifie que l'Eglise devra désormais "assumer" clairement le fait qu'en Occident, le prêtre est un quasi-religieux...
images/icones/fleche2.gif  ( 853426 )Il reste par Peregrinus (2018-09-16 19:06:31) 
[en réponse à 853423]

Il me semble que personne ne pense que le célibat sacerdotal relève proprement du dogme. Ce n'est pas ce que dit le cardinal Sarah.

En revanche, il reste que le célibat sacerdotal appartient aux règles de discipline dont l'origine remonte aux apôtres.

Il reste également que les Orientaux ont corrompu la discipline primitive de l'Eglise au concile in Trullo. Il n'y a pas lieu de les donner en exemple : c'est par pure condescendance, et pour mettre fin aux maux du schisme, que les papes ont accepté l'existence d'un clergé marié dans les Eglises qui sont revenues dans la communion romaine.

Peregrinus
images/icones/fleche3.gif  ( 853427 )Le cardinal Sarah par Signo (2018-09-16 19:16:55) 
[en réponse à 853426]

Voici ce qu'a affirmé le cardinal à Chartres cette année:


Le projet, de nouveau émis par certains, de détacher le célibat du sacerdoce en conférant le sacrement de l’Ordre à des hommes mariés (les viri probati) pour, disent-ils, "des raisons ou des nécessités pastorales", aura pour graves conséquences, en réalité, de rompre définitivement avec la Tradition apostolique.



Dans cette phrase, le cardinal donne l'impression que la remise en cause du célibat sacerdotal est à mettre au même niveau de gravité que, par exemple, l'ordination des femmes. J'ai bien dit que c'est l'impression qu'il donne, je n'ai pas dit que c'est ce qu'il dit textuellement.

Que je sache, les Eglises orientales n'ont pas rompu avec la Tradition apostolique qui de toute façon repose sur les évêques (célibataires même en Orient) et non sur les prêtres.

Il me semble donc, à mon très humble niveau, que les propos du cardinal sont quelque peu exagérés, même si je comprends ce qu'il veut dire sur le fond.
images/icones/fleche2.gif  ( 853430 )Aucune exagération par Peregrinus (2018-09-16 19:37:45) 
[en réponse à 853427]

Le célibat, ou plus exactement la continence des prêtres relève de la plus antique discipline de l'Eglise. Elle trouve ses origines dans les temps apostoliques. C'est pourquoi elle relève bien, à ce titre de la Tradition apostolique, celle-ci ne se résumant pas à la succession des évêques.

Le cardinal Sarah s'est donc remarquablement exprimé pour défendre l'un des plus précieux de l'Eglise latine, qui a su conserver ce point de discipline loin de la corruption à laquelle il a pu être exposé ailleurs.

Peregrinus
images/icones/carnet.gif  ( 853432 )l'enseignement du Bienheureux Paul VI en 1967 par Luc Perrin (2018-09-16 19:45:40) 
[en réponse à 853427]

encyclique Sacerdotalis caelibatus, le cardinal Sarah a raison et connaît les textes magistriels de référence y compris Vatican II qui repousse cela nettement.

Les viri probati ne sont que des ministres à la mode luthérienne et cela ouvre évidemment la porte à une subversion du Sacerdoce lui-même, celui dont les évêques ont la plénitude.

Qu'on trouve sur le FC (!!!) que le cardinal Sarah exagère montre à quel point la confusion des esprits et la déroute du sens commun de la foi catholique ont avancé en cinq ans.

Relisons Paul VI le grand méconnu qui passe en revue tous les arguments en faveur de viri probati avant de défendre la Tradition occidentale :

- « De la sorte, le lien entre sacerdoce et célibat apparaîtra toujours mieux dans sa logique lumineuse et héroïque d’amour unique et sans limites au Christ Seigneur et à son Eglise » (n° 25)
- « la raison véritable et profonde du célibat sacré est … le choix d’une relation personnelle plus intime et complète avec le mystère du Christ et de l’Eglise pour le bien de toute l’humanité » (n° 54)
- « Au cœur du prêtre l’amour n’est pas éteint. Puisée à la source la plus pure, exercée à l’imitation de Dieu et du Christ, la charité n’est pas moins exigeante et concrète que tout amour authentique. Elle élargit à l’infini les horizons du prêtre, elle approfondit et dilate son sens des responsabilités –indice de maturité de la personne – et elle forme en lui, comme expression d’une paternité plus haute et plus large, une plénitude et une délicatesse de sentiments qui sont pour lui une richesse surabondante » (n° 56).
- « La présence, près des foyers chrétiens, du prêtre qui vit pleinement son célibat soulignera la dimension spirituelle de tout amour digne de ce nom, et son sacrifice personnel méritera aux fidèles vivant dans les liens sacrés du mariage la grâce d’une union véritable » (n° 57)
- « L’Eglise proclame hautement son espérance dans le Christ. Elle a conscience de la pénurie dramatique de prêtres par rapport aux besoins spirituels de la population du monde, mais elle est ferme dans son attente, fondée sur les ressources infinies et mystérieuses de la grâce : la qualité spirituelle des ministres sacrés engendrera aussi leur augmentation en sombre, parce que tout est possible à Dieu » (n° 99)

Que de très bonnes raisons.

Ajoutons que chez les Orientaux, l'évêque est pris parmi les moines célibataires par essence et que la Tradition occidentale a tendu depuis la réforme grégorienne à aligner le prêtre, coopérateur de l'évêque, sur le statut de sacerdos entier de ce dernier.


images/icones/neutre.gif  ( 853434 )Mais on ordonne déjà des hommes mariés dans l'Eglise catholique Latine par Mboo (2018-09-16 19:59:11) 
[en réponse à 853432]

Depuis le pontificats de JPII, des pasteurs luthériens, et des prêtres anglicans mariés qui se convertissent au catholicisme sont ordonnés prêtres catholiques (après une courte période de formation de "mise à niveau").
Le sacrement de l'ordre a je crois trois niveau:
Le diaconat, le sacerdoce, et l'épiscopat.

C'est l'épiscopat qui hérite directement de la tradition apostolique, donc même si on veut maintenir absolument cette "tradition du célibat", en toute rigueur c'est à ce niveau qu'il faut le faire. Les églises catholiques orientales sont claires à ce sujet.
Mais dans l'Eglise romaine. On ordonne des hommes mariés aux diaconats, au niveau du sacerdoce, on choisit d'ordonner uniquement des hommes mariés qui viennent de "l'extérieur" et on refuse l’ordination aux hommes mariés de "l'intérieur", et on ne sait pas sur quelle logique on se base pour faire cette discrimantion
images/icones/ancre2.gif  ( 853439 )Confusion sur la tradition apostolique par Paterculus (2018-09-16 21:12:03) 
[en réponse à 853434]

Sans examiner vos autres arguments, il y a chez vous une confusion sur l'expression "tradition apostolique".
Une tradition apostolique est une tradition qui remonte aux enseignements des apôtres : elle peut concerner n'importe quel aspect de la vie chrétienne.
C'est à distinguer de la succession apostolique, qui fait que les évêques sont consacrés évêques par d'autres évêques, et ainsi de suite, les tout premiers évêques ayant été consacrés par les apôtres.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 853444 )Merci pour la précision par Mboo (2018-09-16 21:28:56) 
[en réponse à 853439]

Tout dans le titre
images/icones/2a.gif  ( 853429 )On n'en finit pas de se poser des questions... depuis Vatican II ! par vistemboir2 (2018-09-16 19:27:16) 
[en réponse à 853423]


Cela signifie que l'Église devra désormais "assumer" clairement le fait qu'en Occident, le prêtre est un quasi-religieux..


Il est vrai que depuis Vatican II, l'Église "assume" de moins en moins, en matière liturgique, disciplinaire, voire doctrinale : par exemple, la question de l'ordination des femmes revient régulièrement sur le tapis alors qu'elle avait été, semble-t-il, définitivement tranchée en 1994 par le pape Jean-Paul II dans sa Lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis...
images/icones/1f.gif  ( 853438 )Une inquiétude continue par AVV-VVK (2018-09-16 21:03:23) 
[en réponse à 853429]

J'ai aussi cette impression.
images/icones/ancre2.gif  ( 853440 )Et déjà en 1976 par Paterculus (2018-09-16 21:15:56) 
[en réponse à 853429]

Paul VI a déjà rejeté l'idée que des femmes puissent être ordonnées prêtresses, c'était en 1976. Dans son esprit c'était un constat définitif.
Qu'il ait fallu repréciser les choses ensuite montre seulement que la position de Paul VI sur ce sujet a été aussi critiquée que par exemple son encyclique Humanae Vitae.
VdP
images/icones/3b.gif  ( 853441 )Rompre avec la tradition ? par Aigle (2018-09-16 21:20:52) 
[en réponse à 853417]

Il existe sans doute de bons arguments dans un sens ou dans l'autre.

Mais je considère que dans la situation présente d l'Eglise, déjà en rupture avec sa tradition fondatrice sur de nombreux points (liturgie, catéchisme, etc ...) une nouvelle rupture accréditerait fortement l'idée répandue que l'Eglise a fait fausse route pendant 2000 ans et que c'est seulement maintenant qu'elle commence à comprendre l'Evangile ...

Bref cette capitulation devant les revendications mondaines serait un nouvel affaiblissement ...
images/icones/fleche3.gif  ( 853442 )Évitons d'avoir une vision magique du mariage par Chicoutimi (2018-09-16 21:23:11) 
[en réponse à 853417]

Premièrement, dans les sociétés occidentales - donc dans les sociétés qui connaissent davantage de problèmes avec les abus sexuels au sein du clergé - la grande majorité des personnes ne sont pas, comme en Afrique, ''soit mariée, soit prêtre ou religieux''. Il y a (et c'est malheureux) beaucoup de concubinages, d'unions civiles, de remariages et bien d'autres cas de figures. Il est donc bien difficile de croire que des prêtres occidentaux puissent avoir accédés à la prêtrise dans le but de cacher leur incapacité à se marier (puisqu'il n'y a pas de grandes pressions allant dans le sens de se marier en Occident).

De plus, ce qui m'a toujours étonné avec ces sociétés occidentales, c'est de voir que, d'une part, on méprise l'institution du mariage, mais que, d'autre part, on présente le mariage comme étant la grande solution uniquement lorsque l'on aborde le sujet des prêtres ou encore des homosexuels. Mais ne soyons pas dupes. Si vraiment notre monde croyait que le mariage était la solution à tous les problèmes, pourquoi le mariage est-il si dénigré? Avant de vouloir marier les prêtres, il serait peut-être plus approprié de rappeler à nos concitoyens qu'avant de vivre sous le même toit et avant d'avoir des enfants, la première étape serait de se marier.

Deuxièmement, je ne vois pas en quoi le mariage serait une solution pour les pervers sexuels. Je regrette mais, si quelqu'un est déviant ou pervers, non seulement sa place n'est pas dans la prêtrise mais elle n'est pas non plus dans le mariage. L'état de mariage suppose aussi une forme de chasteté, qui n'est pas la continence perpétuelle évidemment mais qui exigence la fidélité et le respect de l'épouse lorsque celle-ci ne peut pas, ou ne veut pas (d'une manière raisonnable), avoir de rapports pendant certaines périodes (et cela vaut toujours même si elle tombe malade gravement au point de ne plus pouvoir du tout). Et ajoutons à cela que si madame décide de partir avec un autre, l'époux n'en est pas moins tenu, dans cette situation, à vivre la chasteté et ce d'une manière qui se rapproche nettement du célibat sacerdotal (et qui s'avérerait certainement plus difficile que le célibat sacerdotal car, dans ce cas d'un mari qui a été laissé par son épouse, le célibat n'est pas choisit librement, comme dans le cas des prêtres, mais est en quelque sorte imposé).

Enfin, je n'aime pas beaucoup lorsque l'on dit que l'on ''exige'', ''oblige'' ou ''impose'' aux prêtres le célibat. Le célibat est leur appel premier (avant même celui du sacerdoce) et la réponse à cet appel s'est faite de manière libre. Si leur célibat est considéré comme une exigence dont ils doivent se défaire, pourquoi alors la fidélité des époux, dont la promesse a été faite librement, ne serait-elle pas, elle aussi, une exigence dont ils doivent se départir?
images/icones/ancre2.gif  ( 853445 )Non ! Drôle de fil !! par Paterculus (2018-09-16 21:44:35) 
[en réponse à 853417]

Je vois que des laïcs ont des idées arrêtées sur le sacerdoce, qui ne tiennent pas compte de l'expérience des prêtres.
J'ai rencontré des laïcs dont l'affirmation que le célibat sacerdotal est un idiotie était proposée dans des termes tels qu'ils devaient penser que les prêtres qui s'y soumettaient étaient eux-mêmes des idiots : merci gentes personnes pour votre soutien.
Si problème il y a à ce sujet, il réside plutôt dans le fait que le célibat est attaqué régulièrement, ente autres par des gens qui devraient le défendre, ce qui démoralise les prêtres.
Et cela est aggravé par ceux qui veulent que l'Eglise se mette au goût du jour, dans une civilisation qui ne comprend rien au sacrifice ni à la chasteté.

Le célibat des prêtres n'est pas un problème, c'est une grâce, c'est un don de Dieu à l'Eglise.
A partir de certaines lectures, j'ai été convaincu au cours de mes années de séminaire que le célibat sacerdotal était une discipline qui remonte au temps des apôtres.
Quand Dieu m'a fait comprendre que je devais être prêtre, je savais que cela impliquait le célibat pour moi et j'ai reçu ce célibat en même temps que ma vocation : personne ne me l'a imposé.

La crise de la liturgie, elle-même liée à une crise de la foi, a déboussolé les prêtres. Ce n'est pas sur les prêtres trompés, soit pendant soit après leur formation initiale, qu'il faut se fonder pour dire la norme.
S'aligner sur un clergé déboussolé ne pourrait qu'amoindrir l'Eglise.

Jésus a promis le centuple à ceux qui quitteraient tout pour lui. Le prêtre, grâce à son célibat, est l'homme de tous. Toutes les familles du monde qui savent ce qu'est un prêtre sont la famille du prêtre.
C'est comme pour la Vierge Marie. Si elle avait eu d'autres enfants que Jésus, il y aurait eu, dans ses sentiments, une gradation : d'abord Jésus, ensuite ses autres enfants, enfin nous autres. Mais comme elle est vierge avant, pendant et après l'enfantement, il n'y a pas cette gradation : nous sommes tous déjà présents à ses yeux en Jésus.

On aborde aussi la question des voeux. Le terme est réservé aux religieux. Mais les promesses du prêtre sont très proches des voeux.
Il y a le vœu, ou la promesse si l'on préfère, de garder le célibat. Cette promesse est à entendre dans le climat ecclésial, qui invite tout chrétien à la chasteté.
Il y a la promesse d'obéissance : le prêtre ne fait pas ce qu'il veut. Et s'il désobéit, par exemple en matière de liturgie, il détruit sa vie spirituelle.
Enfin, il y a une certaine pauvreté. Beaucoup de prêtres, dans les années 1970, sont devenus prêtres ouvriers pour avoir un salaire. Mais le prêtre diocésain français vit une réelle pauvreté, ayant un traitement bien inférieur au salaire qu'il aurait s'il n'était pas entré au séminaire. Même certains aumôniers militaires sont payés en dessous de leur valeur reconnue sur le marché.

Le prêtre n'est pas - ou plutôt ne devrait pas être - seul. Le presbyterium est une réalité spirituelle. Malheureusement c'est peu vécu aujourd'hui, du fait de la perte de la foi chez un grand nombre. Il y a cependant des diocèses où le soutien fraternel entre prêtres joue assez bien.
Alors, mes bien chers frères, plutôt que de discourir sur les prêtres, soyez pour eux des pères ou des mères, des frères ou des soeurs, des fils ou des filles. Priez pour eux, ou mieux avec eux.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 853447 )le centuple a été interprété en termes d'équivalent spirituel par Mboo (2018-09-16 22:08:07) 
[en réponse à 853445]

Du moins c'est l'interprétation de beaucoup notamment. celle de Alphonse Ligori, et aussi celle de Dieu le Père dans ses dialogues avec sainte Catherine de Sienne.
Si on prend ce ’centuple’ au premier degré, on aura des problèmes quand il faudra avoir 100 femmes. Certain on vu dans les nombreuses femmes qui servaient les apôtres, ce 'centuple', mais il y a une différence énorme entre une servante et une épouse. Je dirais même que le fait d'être entouré de 'servantes' qui ne sont pas des épouses n'est pas un gain, surtout quand on lutte pour rester chaste.
images/icones/1b.gif  ( 853448 )Décidément par Semetipsum (2018-09-16 22:12:13) 
[en réponse à 853447]

vous avez sans doute un problème personnel avec la chasteté, non?
images/icones/ancre2.gif  ( 853451 )en ce monde par Paterculus (2018-09-16 22:49:36) 
[en réponse à 853447]


Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre,
sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.


Mc 10, 29-30
VdP
images/icones/neutre.gif  ( 853469 )Mais c'est de cela que je parle.. par Mboo (2018-09-17 07:53:15) 
[en réponse à 853451]

Jésus parlait des biens équivalents spirituels, il ne parlait pas au premier degré, du moins selon l'interprétation de beaucoup de père de l'Eglise et de docteur de l'Eglise, je pense précisément à Saint Alphonse Ligori, et à Sainte Catherine de Sienne dans ses dialogues avec Dieu le Père.

En d'autres termes Jésus nous promet un bonheur spirituel dès ce monde qui sera le centuple du bonheur "naturel" ou "matériel" qu'on aurait eu si on avait eu femme, enfants, maisons etc etc.

C'est vrais certain on vu dans les nombreuse femmes qui servaient les apôtres, dans les diverses maisons où les apôtres se déplaçaient, ce "centuple", mais c'est une interprétation que je ne trouve pas assez convaincante surtout en ce qui concerne le "centuple de femmes"
images/icones/bravo.gif  ( 853450 )Merci Padre... par Signo (2018-09-16 22:34:57) 
[en réponse à 853445]

... pour votre témoignage.

Je veux redire ici que nous autres fidèles aimons nos prêtres. Nous les aimons à la fois pour eux mêmes et pour la Vie qu'ils nous communiquent à travers les sacrements et la Liturgie.

Je pense depuis longtemps que nous autres fidèles manquons souvent de chaleur humaine et de témoignage d'affection et de reconnaissance à l'égard de nos prêtres qui pourtant nous donnent tant. Nous donnent tout.

Souvent nous les critiquons, parfois avec raison, souvent de manière injuste aussi. Mais bien rarement nous savons leur témoigner notre reconnaissance, les aider et les soutenir, leur montrer que leur apostolat n'est pas vain, car de fait, il ne l'est pas, loin de là! Je pense que chaque fidèle devrait faire des efforts dans ce sens.

Il y a pourtant malgré tout tant de prêtres fidèles et dévoués, dont on ne parle jamais, qui ne passent jamais au 20h de Tf1. Et qui par leur fidélité silencieuse sèment dans les cœurs la vie éternelle.

Merci à eux.
images/icones/fleur.gif  ( 853452 )Merci ! par Paterculus (2018-09-16 22:51:49) 
[en réponse à 853450]

L'un des aspects terribles de la crise actuelle, c'est qu'elle jette la suspicion sur toutes les relations des prêtres : on ne comprend plus qu'elles puissent être chastes.
VdP
images/icones/bravo.gif  ( 853456 )merci en effet la Tradition occidentale est bien supérieure à l'Orientale par Luc Perrin (2018-09-16 23:20:31) 
[en réponse à 853445]

et aux exceptions sur lesquelles se fonde Mboo : mais pourquoi l'exception devrait-elle devenir la règle ?

Il y a les prêtres convertis de l'anglicanisme au sein des 3 Ordinariats catho-anglicans depuis 2007 oui ; il y a des prêtres anciennement clandestins pendant le communisme qui ont été admis dans le cadre de la discipline orientale oui.

Les exceptions restent des exceptions et Vatican II ... eh oui Le Concile a rejeté après débat et à une très forte majorité la possibilité pour les diacres permanents de se marier après l'ordination. Précisément pour ne pas aller vers une généralisation du presbytérat marié et donc un affaiblissement du sacerdoce.

Outre l'aspect matériel auquel on ne songe pas - comment faire vivre des prêtres mariés et leurs familles ? -, mais qui n'est pas essentiel, on oublie vite que dans la Tradition orientale, le pope n'est rien du tout, c'est la 8ème roue du carrosse, un semi illettré jusqu'au milieu du XXe siècle qui était au contact des moujiks. La vie chrétienne orientale s'est toujours située dans les monastères et les évêques qui en sont issus.
Le niveau de prêtres orientaux a nettement monté depuis 70 ans mais la Tradition orientale disciplinaire s'était fixée sur d'autres bases.

Sur le fond, Paul VI a fort bien énoncé toute la problématique et les raisons de fond - théologiques - pour lesquelles le célibat sacerdotal doit continuer à être un trésor de l'Église latine. Pourquoi en 2018 rabaisser l'idéal sacerdotal, pourquoi diminuer les exigences ?

Sagement l'Église a admis des exceptions et il y a peut-être à travailler là-dessus à partir des Ordinariats catho-anglicans : c'est bien mais que les exceptions le restent.

Feu Jean Mercier, un chrétien profond et un remarquable journaliste de La Vie que j'ai eu le bonheur de connaître, mort des suites d'une cruelle maladie, a écrit un beau livre qui balaie bien la question : Célibat des prêtres : la discipline de l'Eglise doit-elle changer ?, DDB, 2014.
images/icones/neutre.gif  ( 853471 )Pourquoi ne pas laisser chaque évêque gérer les "exceptions"? par Mboo (2018-09-17 09:19:41) 
[en réponse à 853456]

Pourquoi ne pas laisser chaque évêque gérer les "exceptions" en fonction des réalités de son contexte?
Il ne faut pas qu'on croit qu'une telle mesure va subitement mettre un terme au célibat sacerdotal. Regardons par exemple le cas des diacres permanents mariés. Il n y en a pas dans mon pays et c'est le cas un peu partout en Afrique, donc malgré cette ouverture offerte par l'Eglise d'ordonner au diaconat des personnes mariées, les évêques de ma région n'ont jamais fais usage de cette exception.

Concernant la gestion matérielle du prêtre et de sa famille. Il y a surtout en occident, des retraités qui n'ont plus du tout d'enfant à charge, et qui sont financièrement autonome. Donc si un retraité est disponible pour servir dans le sacerdoce, financièrement l'Eglise va plutôt en profiter. Par conséquent l’ordination d'homme marié ne signifie pas toujours charge matérielle supplémentaire pour l'Eglise.

Bref à mon avis on devrait laisser l'appréciation à chaque Évêque, d'ordonner ou non des hommes mariés.
images/icones/neutre.gif  ( 853476 )il faut un cadre et pas un choix par diocèse par Luc Perrin (2018-09-17 11:15:34) 
[en réponse à 853471]

un cadre qui préserve la règle, le célibat, et réglemente strictement l'exception.
Même dans les Ordinariats catho-anglicans, les vocations nouvelles sont tenues au célibat.

Pour l'Afrique, les diacres permanents diminuent ! C'est logique puisque la colonisation a longtemps différé l'ordination de prêtres : le diacre permanent est apparu pour ce qu'il était dans l'esprit des Pères de Vatican II, une promotion du "catéchiste" mais on jugeait que les Africains ou Asiatiques n'étaient pas assez dignes pour le sacerdoce.

Il est facile de comprendre pourquoi tant l'Asie que l'Afrique ont boudé le diaconat permanent. Vos évêques n'y sont pour rien ! Ils ont même tenté comme Mgr Plumey au Cameroun de pousser des candidats.

Cette place du catéchiste marié est souvent oubliée or il est un élément-clef de l'évangélisation dans ces continents comme en Amérique latine.

Par ailleurs les vocations en Afrique et Asie débordent : c'est le trop-plein, pas le trop peu comme en Occident.
images/icones/iphone.jpg  ( 853463 )Évitez de penser par Vincent F (2018-09-17 01:38:54) 
[en réponse à 853417]

Ca ne vous réussi pas.