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images/icones/marie.gif  ( 853235 )14/09 Exaltation de la Ste Croix par ami de la Miséricorde (2018-09-13 23:03:40) 


Adam Elsheimer (1578–1610) La Croix Glorieuse

Exaltation de la Ste Croix

Santo Toribio de Liébana

Litanies de la Sainte Passion du Christ

Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous. Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous. Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous. Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Jésus, Roi de gloire faisant votre entrée à Jérusalem pour y achever l'oeuvre de notre rédemption, ayez pitié de nous.

Jésus, prosterné devant votre Père au jardin des Olivierset chargé des crimes du monde entier, ayez pitié de nous.

Jésus, saisi de frayeur, accablé de tristesse, réduit à l'agonie, couvert d'une sueur de sang et abandonné de tous, ayez pitié de nous.

Jésus, trahi par l'un de vos tout proches et vendu à vil prix comme un esclave, ayez pitié de nous.

Jésus, lié, frappé, outragé, traîné chez Anne et chez Caïphe, traité d'impie et de blasphémateur, ayez pitié de nous.

Jésus, conduit chez Pilate et accusé d'être un agitateur et un dangereux rebelle, ayez pitié de nous.

Jésus, paraissant devant Hérode, traité comme un fou et revêtu par dérision d'un manteau de couleur pourpre royal, ayez pitié de nous.

Jésus, cruellement frappé des 39 coups du triple fouet romain bardé de plomb et déchirant votre corps en plus de 120 endroits, ayez pitié de nous.

Jésus, couronné d'épines, couvert du manteau de pourpre, outragé et ridiculisé de diverses manières, ensuite exposé aux regards de tout un peuple, ayez pitié de nous.

Jésus, mis en parallèle avec un séditieux criminel qui vous fut préféré, ayez pitié de nous.

Jésus, lâchement condamné par Pilate et abandonné à la rage de vos ennemis, ayez pitié de nous.

Jésus, épuisé de souffrances et marchant au Calvaire chargé du fardeau de votre croix, ayez pitié de nous.

Jésus, dépouillé de tous vos vêtements, couché au sol et étiré violemment sur le bois de la croix, ayez pitié de nous.

Jésus, cloué sans pitié sur le bois d'infamie et placé au rang des plus grands pécheurs, ayez pitié de nous.

Jésus, plein de douceur pour ceux qui veulent vous abreuver de vin mêlé de myrrhe, ayez pitié de nous.

Jésus, priant votre Père et demandant grâce pour vos persécuteurs et vos bourreaux, ayez pitié de nous.

Jésus, vous montrant jusqu'à la mort obéissant à votre Père et lui remettant votre âme entre les mains, ayez pitié de nous.

Jésus, baissant la tête et expirant par l'ardeur de votre amour pour nous, ayez pitié de nous.

Jésus, mort pour nous et laissant s'ouvrir votre Coeur par le coup de lance pour mieux nous manifester votre Miséricorde toujours offerte, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu qui enlevez le péché du monde, pardonnez nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui enlevez le péché du monde, exaucez nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

PRIONS : O Jésus qui nous avez rachetés en mourant par amour sur la croix, appliquez nous les mérites de votre sainte Passion et de votre mort, et que par ces mérites nous obtenions la grâce insigne que nous sollicitons de votre Miséricorde.

Nous vous en prions instamment en vous demandant de prendre en compte, également, les douleurs et les prières de votre sainte Mère au pied de votre Croix.
Amen.

Source : Notre Dame de Chrétienté

Consécration à la Croix de Jésus-Christ

Croix adorable de mon Sauveur !
Je viens à vous en ce moment me consacrer à vous pour toujours.
Pénétré de respect pour vous, de douleurs pour mes péchés,
De reconnaissance et d’amour pour mon divin Rédempteur,
Je viens me jeter à vos pieds, vous conjurant de me recevoir entre vos bras.
Je me dévoue à vous pour le reste de ma vie :
Je vous consacre mes pensées, mes paroles, mes sentiments, mes actions :
Je désire désormais que tout soit marqué au sceau de la croix.
Mais surtout, croix adorable je désire
Que vous soyez gravée bien avant dans mon cœur.
Non, ce n’est pas assez de vous avoir sous les yeux,
De vous porter sur moi ; c’est dans mon cœur que je désire vous placer ;
C’est là que je veux que vous régniez,
Pour y faire régner Jésus-Christ avec vous et par vous.
Je ne demanderai pas des croix, je sens ma faiblesse,
Je connais ma misère ; mais si mon doux Sauveur me les envoie,
S’Il veut m’associer à lui pour les porter,
Je les recevrai avec soumission de sa main :
Je m’estimerai heureux d’avoir part au calice de son amertume.
Mes péchés ont mérité l’enfer,
Pourrai-je me plaindre de porter la croix ?
Le Dieu que j’adore est élevé sur la croix,
Pourrai-je m’affliger d’être à ses pieds ?
Si la croix me paraît pesante, sa grâce m’aidera, me soutiendra,
Sera ma force et ma consolation.
O croix aimable ! C’est dans ces sentiments que je veux vous être consacrée toute ma vie,
Que j’espère vous prendre entre mes mains au moment de ma mort,
Que je désire rendre le dernier soupir entre vos bras,
Pour remettre mon âme entre les mains de son créateur.
Ainsi soit-il.

Extrait du livre de piété de la jeune fille
Editeurs Aubanel et Frères, 1873




images/icones/marie.gif  ( 853236 )Les saintes voies de la Croix du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde (2018-09-13 23:05:07) 
[en réponse à 853235]

LIVRE DEUXIÈME

CHAPITRE III

Suite du même discours


(...) Un des grands secrets, pour bien porter sa croix, est d'en ôter l'inquiétude, et de rendre la peine tranquille par une totale conformité à la divine volonté. On ne peut jamais assez le dire, l'inquiétude ne vaut rien, non plus que le découragement et l'abattement.

Humiliez-vous bien, car c'est le dessein de Dieu ; ne vous inquiétez pas, car c'est ce que le démon prétend. Il faut de plus, dit un grand prélat, ne pas tant craindre : le premier pas, pour arriver à la victoire, est de s'assurer ; et puis je vous dirai une ruse de guerre : c'est que le démon, tout faible et tout damné qu'il est, n'a rien rabattu de son orgueil ; de sorte qu'il ne peut supporter le mépris, et qu'il s'éloigne de ceux qui le combattent de cette façon.

Surtout, il faut bien prendre garde que la patience ne consiste pas à ne souffrir aucune agitation, à n'avoir pas de répugnance, à ne pas sentir de l'ennui, du chagrin involontaire, à ne pas avoir de l'opposition pour le bien, mais bien à vouloir souffrir dans son fond tout ce que Dieu veut, et en la manière qu'il le veut, malgré tout ce que l'on peut ressentir au contraire.

Bien des gens donc se trompent, qui vous disent qu'ils ne veulent pas souffrir, parce qu'ils ont de grandes aversions et des répugnances sensibles aux souffrances ; puisque, si vous les examinez bien dans leur fond, ils ne voudraient pas autre chose que ce que Dieu veut.

L'exemple de Notre-Seigneur est bien consolant dans ce sujet. Il témoigne de la tristesse et de l'ennui ; l'on peut donc bien se plaindre. Il prie deux ou trois fois son Père, que ce calice s'éloigne de lui : marque que la sensibilité de la partie inférieure n'empêche pas l'entière conformité aux ordres de Dieu.

Il y a de grandes âmes que les douleurs sensibles faisaient crier à haute voix, et dont toutefois la volonté ne laissait pas d'être totalement perdue en celle de Dieu ; et notre Maître n'a-t-il pas crié hautement sur la croix dans son grand délaissement de son Père ?

Remarquez que souvent les efforts que l'on fait pour se délivrer de la croix que lon porte, sont très inutiles. Il y a des personnes peinées, dit Taulère, qui, lorsqu'elles apportent plus de diligence et font plus d'efforts, deviennent plus sèches au dedans, et dures comme des pierres, si bien qu'à grande peine souffrent-elles quelquefois patiemment, et sont de plus en plus tourmentées et abattues de courage, outre qu'il s'y rencontre une secrète présomption qui fait agir, comme si l'on pouvait venir à bout des tentations par ses efforts ; et c'est le moyen de les augmenter, car l'orgueil croît ; et elles sont données pour l'ôter. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/porrectus.png  ( 853256 )À Orléans, fête de la cathédrale Sainte Croix par Emmanuel (2018-09-14 10:15:24) 
[en réponse à 853235]

C'est pourquoi, dans les églises du diocèse, on peut solenniser cette fête dimanche ; c'est ce qui se fera à ND de Recouvrance à Orléans. De plus, nous y chanterons la séquence propre du diocèse pour fête de la cathédrale (la mélodie est une variante de la séquence Lauda Sion, avec des pièges! )

images/icones/1v.gif  ( 853260 )attention par Adso (2018-09-14 10:30:21) 
[en réponse à 853256]

au rythme de la pièce...
images/icones/barbu2.gif  ( 853261 )Vous me direz, par Emmanuel (2018-09-14 10:37:11) 
[en réponse à 853260]

Si vous assistez à cette messe dimanche . Moi, je n'y serai pas ; je n'ai fait les fautes qu'à la répétition
images/icones/bravo.gif  ( 853311 )c'est autre chose que la cathédrale de Chartres ... par Cristo (2018-09-14 20:34:16) 
[en réponse à 853256]

Regardez ce sens des proportions !

Allez, on lance un derby beauceron ?

Et oui, la Beauce taquine les faubourgs d'Orléans.

Par beau temps il se dit même que depuis ses tours on aperçoit celle de Chartres.
images/icones/1v.gif  ( 853317 )Quand même! par Emmanuel (2018-09-14 21:14:04) 
[en réponse à 853311]

Vous poussez le bouchon assez loin!

J'ai beau être un poil chauvin et j'aime beaucoup notre belle cathédrale Sainte Croix mais de là à lancer un concours avec la cathédrale de Chartres? Surtout les vitraux de Chartres sont sans comparaison possible et notre bonne cathédrale d'Orléans, même pavoisée pour les fêtes de Jeanne d'Arc n'a pas un intérieur aussi somptueux.

images/icones/1b.gif  ( 853318 )Ah, bon ! par Paterculus (2018-09-14 21:19:50) 
[en réponse à 853317]

Sans votre intervention, je serai allé le dire à Ewondo, non mais sans blague !

Et puis Christo doit se dire que depuis les bateaux-mouches entre le Vieux Port et le Château d'If on voit la Corse...

Votre dévoué Paterculus
images/icones/mitre4.png  ( 853320 )Héritage de Mgr de Jarente de La Bruyère par Peregrinus (2018-09-14 21:20:47) 
[en réponse à 853317]

La façade de Sainte-Croix reste un bel héritage de l'épiscopat de Mgr de Jarente de La Bruyère, prélat peu zélé, c'est le moins qu'on puisse dire, mais bon administrateur (et qui a aussi eu le mérite d'apaiser dans son diocèse la ruineuse querelle janséniste, à l'origine de l'éloignement de Mgr de Montmorency-Laval, qui s'est révélé, quoique très impopulaire, un bon évêque de Metz).

Cela reste surtout un cas intéressant d'architecture ogivale en France au XVIIIe siècle, qui montre qu'il faut nuancer fortement l'idée que l'on était incapable d'apprécier l'architecture gothique à cette époque.

Peregrinus