Le Forum Catholique
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( 853160 )
Le vicaire général de Saint-Etienne suspendu pour une liaison avec une mineure de 17 ans par Bernard Joustrate (2018-09-13 11:20:20)
Le père Eric Molina, ici en 2011, lorsqu'il était le curé responsable de la paroisse Saint-François-en-Forez.
Le diocèse de Saint-Etienne annonce, ce jeudi, que le vicaire général a été relevé de ses fonctions. Il lui est reproché une d’avoir entretenu une liaison avec une mineure. Les faits remonteraient à plusieurs années et la victime n'a pas porté plainte.
Dans un courrier adressé aux prêtres, l'évêque de Saint-Etienne, Mgr Sylvain Bataille, explique: « Au début de l’été, j’ai appris qu’il avait entretenu, il y a quelques années, des relations inappropriées et posé des gestes déplacés, relevant d’un abus d’autorité et de confiance, dans le cadre de l’exercice de son ministère ».
Le prélat précise que « la victime, une jeune femme, allait avoir 17 ans au début de la relation ». Il indique également avoir « fait un signalement au procureur de la République (...). Il apparaît évident qu’il ne peut plus actuellement assurer un ministère ».
Le père Eric Molina avait été nommé vicaire général l’année dernière. Il a été curé dans plusieurs paroisses auparavant.
LE PROGRES

( 853165 )
???????? par jejomau (2018-09-13 12:34:12)
[en réponse à 853160]
La jeune fille était-elle mineure à 17 ans ? La majorité n'est-elle pas atteinte à 15 ans pour les jeunes filles ? (je pose cette question indépendamment du fait en tant que tel pour l'instant)

( 853166 )
Vous confondez par Rémi (2018-09-13 12:38:53)
[en réponse à 853165]
l'âge de la majorité, 18 ans pour tout le monde, et celui du consentement légal, dont j'ignore où nous en sommes.

( 853167 )
il faut une réponse précise ! par jejomau (2018-09-13 12:50:01)
[en réponse à 853166]
Je ne sais pas ce que je confonds mais je sais que au-delà de 15 ans, la possibilité de relations sexuelles consenties est reconnue. En-dessous de 15 ans, même si le mineur consent à une relation avec un majeur, il y a atteinte sexuelle. La majorité sexuelle pour une jeune fille est donc bien de 15 ans en France.
En outre, dans notre cas précis, la jeune fille n'avait pas porté plainte. Ce qui laisse supposer le consentement de l'échange
donc, même si le prêtre est en état de péché et est en faute (grave), je ne vois pas du tout pour l'instant pourquoi Mgr Bataille prend une telle mesure ?
Le Père Molina avait-il quelques ennemis parce qu'il n'était pas.. moderniste ?
Je ne fais que poser quelques questions...

( 853168 )
Réponse précise à votre question précise : par Rémi (2018-09-13 12:59:06)
[en réponse à 853167]
La jeune fille était mineure à 17 ans. La majorité n'est atteinte qu'à 18 ans pour les jeunes filles aussi.
La jeune fille eût-elle été âgée de 77 ans qu'il se serait également agit de "relations inappropriées et de gestes déplacés, relevant d’un abus d’autorité et de confiance, dans le cadre de l’exercice d'un ministère." ecclésial.
Les prêtres ne sont pas supposés avoir de "relations inappropriés" du tout, quel que soit l'âge de la personne concernée.
Du tout.
Notez que la sanction est relativement légère, le vicaire général est démis de ses fonctions, mais ni suspens ni autre chose.

( 853171 )
d'accord par jejomau (2018-09-13 13:18:51)
[en réponse à 853168]
je reçois vos arguments. Surtout celui-ci : La jeune fille eût-elle été âgée de 77 ans qu'il se serait également agit de "relations inappropriées et de gestes déplacés, relevant d’un abus d’autorité et de confiance, dans le cadre de l’exercice d'un ministère." ecclésial.
Cette affaire de majorité sexuelle à partir de 15 ans pour les jeunes filles tout en restant mineure reste quelque part pour moi une sorte de mystère mais bon...

( 853174 )
Comme je vous le disais par Rémi (2018-09-13 13:26:30)
[en réponse à 853171]
je ne sait pas où on en est pour l'âge du consentement. Si vous pensez à la loi Shiappa j'ignore même si elle est votée, et si elle change quelque chose à cela.
Si au moment des faits on présumait déjà le consentement à partir de 15 ans, il n'y a pas eu viol dans la mesure où la personne s'affirme consentante. Mais personne ne parle de viol, ce n'est pas la question. Un prêtre ne doit pas faire ça, c'est tout. Dès lors il est démis de ses fonctions. L'affaire est grave en elle-même, mais bien traitée il me semble. Voire sans plus de rigueurs que cela.

( 853197 )
Ce n'est pas "pour les jeunes filles" par Turlure (2018-09-13 15:23:06)
[en réponse à 853171]
La majorité sexuelle est en France fixée à quinze ans, pour les garçons comme pour les filles. Elle est distincte de la majorité civile (18 ans) ou encore pénale (18 ans, qu'il est souvent proposé de baisser à 16).
Vous confondez peut-être avec le fait que, jusqu'à il y a une quinzaine d'années, l'âge du mariage était à 15 ans pour la femme et de 18 ans pour l'homme (toujours 18 désormais).

( 853169 )
Rassurez-moi. par XA (2018-09-13 13:00:06)
[en réponse à 853167]
Vous plaisantez ? Chassez le naturel, et il revient au galop ?
Pas moderniste, un prêtre qui entretient une relation avec une jeune fille (en l’occurence) ? Les prêtres non modernistes apprécieront.
XA

( 853175 )
Vous ne voyez pas ! par Paterculus (2018-09-13 13:26:56)
[en réponse à 853167]
Vous croyez vraiment que quelqu'un qui viole ainsi ses engagements a sa place dans un presbyterium ?
On ne doit pas laisser penser que c'est normal chez nous. Surtout chez quelqu'un qui a aceepté de hautes fonctions.
Votre dévoué Paterculus

( 853176 )
Morale relachée du P. Molina par Turlure (2018-09-13 13:33:00)
[en réponse à 853167]
(Pardon, je ne pouvais m'empêcher de relever le clin d'oeil historique de cette affaire provinciale)
Pour répondre à votre question, dans l'état actuel du droit :
- la majorité sexuelle est de quinze ans : en deçà, toute relation sexuelle consentie avec un majeur de dix-huit ans est une atteinte sexuelle sur mineur,
- lorsque le rapport est obtenu par violence, surprise ou contrainte, le viol est qualifié (cela ne dépend pas directement de l'âge de la victime, voir à ce sujet les polémiques autour de plusieurs jugement récents et la loi Schiappa qui a renoncé à mettre en place une "présomption de non consentement" qui aurait sans doute été anticonstitutionnelle).
La contrainte peut être morale et résulter notamment de l'autorité de la personne qui l'exerce sur la victime. C'est potentiellement le problème en l'espèce puisque la jeune fille n'était pas mineure sexuellement selon la loi. Si elle portait plainte, elle pourrait peut-être plaider la contrainte.
Bien sûr, une chose est l'aspect pénal de l'affaire, autre chose est sa dimension disciplinaire du point de vue de l'Église : la suspension est amplement justifiée quoi qu'il en soit.

( 853209 )
Ce n'est pas un bête petit ami du lycée! par PEB (2018-09-13 18:23:37)
[en réponse à 853176]
La position de l'agresseur l'expose même à des peines aggravées. Le simple fait pour le suspect d'être prêtre et curé suffirait amplement à justifier d'une information judiciaire.

( 853210 )
Oui nous sommes d'accord par Turlure (2018-09-13 18:42:42)
[en réponse à 853209]
Même sans plainte le parquet pourrait et sans doute devrait se saisir de cette affaire.

( 853180 )
Majorité sexuelle par Candidus (2018-09-13 13:56:22)
[en réponse à 853165]
C'est bien 15 ans, SAUF si l'adulte avec lequel le rapport a lieu exerce une autorité de droit ou de fait sur le mineur (professeur mais aussi prêtre). Cet abbé est donc bien passible de poursuites pénales.

( 853190 )
Il y a bien délit par PEB (2018-09-13 14:29:04)
[en réponse à 853165]
En effet, selon le code pénal 222-22, l'agression sexuelle est caractérisé par la une commission avec violence, contrainte, menace ou surprise. Selon le 222-22-1, lorsque les faits sont commis sur la personne d'un mineur, la contrainte morale [...] peut résulter de la différence d'âge existant entre la victime et l'auteur des faits et de l'autorité de droit ou de fait que celui-ci exerce sur la victime, cette autorité de fait pouvant être caractérisée par une différence d'âge significative entre la victime mineure et l'auteur majeur.
Donc, déjà c'est mal parti pour l'abbé du fait de l'autorité curiale et de la différence d'âge.
C'est donc une agression aggravé par personne ayant autorité (222-27 & 222-28(3°)): sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende.

( 853195 )
Mgr Bataille: la victime « reste profondément blessée et meurtrie » par Gaspard (2018-09-13 15:07:09)
[en réponse à 853160]