Le Forum Catholique
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( 852904 )
François puni par où il a péché ? par Candidus (2018-09-09 18:45:11)
Quelques réflexions dans le contexte de l'affaire McCarrick-Vigano :
A la racine de toutes les hérésies qui ont divisé l'Eglise, il y a une ou plusieurs vérités hypertrophiées, absolutisées, exagérées.
Pour les pélagiens, c'était le libre arbitre au détriment de la Grâce ; pour les protestants, la place de la Bible dans la Révélation, au détriment de la Tradition ; pour les jansénistes, la nécessité de la Grâce, au détriment du libre arbitre ; pour les modernistes, la part du sujet dans le processus de la connaissance au détriment de l'objectivité de la vérité, etc.
A la base de toutes les errances bergogliennes se trouve la tendance à privilégier la miséricorde au détriment de la justice. Le scandale qui est en train de faire vaciller ce pontificat est une illustration concrète des conséquences de cette erreur.
Il est aujourd'hui acquis que les faits rapportés par Mgr Vigano (quoique l'on pense de ses motivations et de ses conclusions) sont exacts. La lettre adressée par Mgr Sandri à l'abbé Boniface Ramsey en 2006, rendue publique le 7 septembre, atteste que Rome connaissait les agissement de McCarrick au moins dès novembre 2000.
Pourquoi alors François a-t-il réhabilité McCarrick que Benoît XVI avait discrètement sanctionné ? La réponse est dans sa conception erronée de la miséricorde qu'il hypertrophie au détriment de la justice.
L'affaire McCarrick-Vigano est un tournant de ce pontificat. Si elle ne conduit pas François à donner sa démission, la suite de son pontificat restera "polluée" jusqu'à son terme et on peut voir là une espèce de justice immanente : François est puni par où il a péché.

( 852908 )
Certes par Eti Lène (2018-09-09 19:14:02)
[en réponse à 852904]
Mais, et ça fait partie de son tempérament, il va s'obstiner. Il va faire un carnage de ce qui reste de la catholicité, car ses paroles et ses actions en tant que pape, le montrent, et ce ne sera que le prolongement de ce qu'il nous montre. A qui viendrait à l'esprit de soutenir Mac Carrick? Sincèrement? Benoît XVI en conscience ne pouvait pas faire autrement. Et c'était déjà un peu tardif. Dès 2000, une commission d'enquête aurait du être nommée. Cela dit les petites magouilles entre copains comme cauchon ont pu étouffer certains faits.
Je peux cependant me tromper, et Dieu peut lui ôter la vie, ou il peut se convertir. Mais la direction est prise, et l'arbre tombe du côté où il penche.
Il faut beaucoup prier pour les âmes scandalisées. On n'est qu'au début du cataclysme où l'Eglise va se réduire comme peau de chagrin très vite. Les âmes auxquelles on dit qu'il y a du bien dans les autres religions, que la religion est à la carte, où il n'est pas certain que le jugement de Dieu sera juste y compris pour les hommes d'Eglise, et dont la foi chancelle avec ces faux principes, vont-elles aller dans le sens de ce qui va apparaître à raison pour vrai aux yeux du monde?
Car même si le monde médiatique le soutient pour un temps, ce monde n'hésitera pas à le jeter aux gémonies une fois qu'il aura accompli tout son travail.

( 852918 )
Et puis par Eti Lène (2018-09-09 21:30:51)
[en réponse à 852904]
Il a été élu par le concours de la clique homosexuelle et par celui de la mafia de St Gall. Tout ce monde-là se tient par la barbichette. Impossible pour tous les protagonistes de faire un retour en arrière. Ils en savent trop les uns sur les autres. C'est pour cela, à mon avis, et après que j'ai lu plusieurs fois le rapport de Mgr Vigano, que le pape a démis Maccarrick quand il n'a pas pu faire autrement. Et c'est pour cela aussi que seuls quatre cardinaux ont soumis les dubia. Ils sont bien seuls, soit parce que les autres agissent par opportunisme quand ils n'agissent pas par lâcheté, soit parce qu'ils font parti de cette mafia.
19 cardinaux sur 120 ont été mis en cause par Mgr Vigano, et ce n'est peut-être pas fini. Dire que 50% du Vatican est concerné par ce vice ne relèverait pas du fantasme.
C'est la justice civile américaine (et ça va faire boule de neige en Europe) qui va regarder la poussière sous le tapis, et on en est qu'au début.
Le pape François n'est pas seul. Le pschitt qui semble être tel, va plutôt devenir la grande éruption du Krakatoa. On n'est plus du temps où ça se tenait à peu près, et où il n'y avait pas internet.
On sent le ton effrayé des communiqués des évêques. Notamment Mgr Aupetit et Mgr Aumônier. Ils ont l'air de choisir le bon camp, mais pour combien de temps? Car la pression médiatique à court terme va peser en faveur du pape.

( 852919 )
Miséricorde et justice par Paterculus (2018-09-09 21:57:44)
[en réponse à 852904]
La miséricorde suppose la justice : sans celle-ci, celle-là s'effondre.
En effet, si l'on se souvient de Dives in misericordia, la miséricorde consiste à rétablir le pécheur dans sa dignité après qu'il ait demandé pardon, et donc qu'il ait reconnu sa faute. Sans reconnaissance de la faute, il ne peut y avoir de miséricorde.
Et il est inhérent à la dignité de l'homme d'assumer ses responsabilités, donc d'accepter de payer pour ses fautes, c'est à dire de faire justice. ("Pour nous c'est justice", dit le bon larron.)
A défaut de justice dans un processus qui se voudrait miséricordieux, on ne peut pas rétablir la personne coupable dans sa dignité, et ainsi la miséricorde tombe à plat.
Votre dévoué Paterculus

( 852967 )
Fumée noire au Vatican...? par Sabaoth (2018-09-10 16:21:07)
[en réponse à 852919]
On peut craindre que les jours qui passent ne profitent aux criminels pour faire disparaître dans le feu les traces matérielles qui les accablent.
Au fait, de quelle couleur est la fumée quand le feu consume des papiers ? Noire ou grise ?

( 852921 )
Dés le départ on savait que Mgr Vigano disait vrai par Paterculus (2018-09-09 22:10:04)
[en réponse à 852904]
Une preuve que Mgr Vigano a dit vrai en affirmant que Benoît XVI a sanctionné Mgr McCarrick, c'est qu'il l'a affirmé du vivant de Benoît XVI. Il est impensable qu'il aurait osé dire quelque chose de faux en risquant d'être aussitôt contredit.
S'il avait menti, il aurait été facile à Mgr Gänswein, par exemple, de le contredire ; ou bien on aurait pu aller trouver Benoît XVI et lui représenter que l'Eglise avait un urgent besoin de sa dénégation. Celle-ci n'étant pas venue, on peut être absolument certain que le témoignage de Mgr Vigano à ce sujet est véridique.
La question qui se pose à présent est : pourquoi, alors que Mgr McCarrick n'a pas obéi à sa mise à l'écart, Benoît XVI n'a pas rendu celle-ci publique ? Sans doute faut-il chercher du côté du tempérament de Benoît XVI, qui avait demandé qu'on prie afin qu'il ne se dérobe pas devant les loups ; et sans doute aussi le lobby gay l'en a-t-il empêché par des pressions diverses.
VdP

( 852926 )
la présomption de vérité était forte en effet par Luc Perrin (2018-09-09 23:06:44)
[en réponse à 852921]
peu après la publication de la lettre ouverte par Mgr Vigano : il était si simple au Saint-Siège - et si le Pape en personne veut garder le silence, c'est son droit et le Saint-Père peut estimer du fait de la demande polémique de renonciation qu'il doit se maintenir "au dessus de la mêlée" -, le cardinal Parolin, secrétaire d'État, qui dispose des archives vivantes pouvait facilement démontrer, preuves à l'appui, que les rapports Vigano de 2006 et 2008 n'ont jamais existé.
Mais il ne l'a pas fait ni les cardinaux Bertone et Sodano.
Va-t-on assister à une répétition du cas chilien ?
Une synthèse claire de France 24 - quand les media avaient encore le droit de parler du pape et du Saint-Siège - rappelle l'affaire :
- violent déni en janvier 2018 : "Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Ce ne sont que des calomnies. C’est clair ?" (pape François)
- enquête sur place du délégué papal Mgr Scicluna qui conclut à la culpabilité
- lettre aux évêques chiliens d'avril 2018 où le Pape reconnaît ses erreurs
- 17 mai démission collective des évêques chiliens du jamais vu depuis 1802 avec la démission exigée consécutive au Concordat.
France 24 signale toutefois ceci :
a) "La vérité sur ces années d’omerta dans l’église chilienne a fini par sauter au visage du Vatican. Pourquoi le pape a-t-il fermé les yeux sur ces témoignages, qui sont pourtant remontés jusqu’à lui dès avril 2015 ? Une lettre de huit pages, écrite par Juan Carlos Cruz, qui se dit victime de Fernando Karadima, prêtre d'une banlieue huppée de Santiago, lui est alors remise en personne."
b) "Est-ce parce que le pape a vécu et étudié au Chili, qu’il y a des attaches personnelles, qu’il connaît bien le clergé ? L’incompréhension et la colère des victimes grandissait, devant les contradictions du pape François, qui certes exprimait sa "douleur" et sa "honte" devant les victimes, prêchait une "tolérance zéro" envers les prêtres pédophiles, mais refusait de voir les faits reprochés à Mgr Barros. "
c) "Le 8 avril, le pape écrit une longue lettre aux évêques chiliens. Il reconnaît "avoir commis de graves erreurs d’appréciations et de perception" dans les affaires d’abus sexuels et convie les responsables ecclésiastiques chiliens à se rendre à Rome. Il laisse entendre que sa propre attitude avait pour origine un "manque d’information fiable et équilibrée. Il s’avère que le pape était mal entouré, mal conseillé. Le nom du cardinal Javier Errazuriz, ancien archevêque de Santiago et membre de la puissante commission de cardinaux (C9) chargée de conseiller le pape sur les réformes de la Curie, revient régulièrement comme celui qui a étouffé les affaires chiliennes. L’homme s’est lui-même jeté sous les lumières médiatiques, mercredi soir, en répondant à une interview à la chaîne de télévision chilienne T13 : pour lui, les victimes d’abus sexuels répandaient des "calomnies". Changement radical de ton le lendemain, l’heure est à la contrition."
Reconnaissons que du Chili aux USA, il y a comme un schéma et des ressemblances.
source : https://www.france24.com/fr/20180518-chili-deni-demissions-pape-francois-scandale-eveques-errazuriz-barros-karadima

( 852931 )
Le lien par Jean-Paul PARFU (2018-09-09 23:54:31)
[en réponse à 852926]

( 852954 )
n'importe quoi par FerdinandP (2018-09-10 13:34:19)
[en réponse à 852921]
ça devient lassant...
Mgr Ganswein a pris la peine de communiquer pour indiquer que Benoît XVI refusait d'être considéré comme ayant acquiescé aux propos de Vigano : sur cette base, vos assertions deviennent quasi mensongères.
Si Benoît XVI avait sanctionné McCarrick, il n'aurait certainement pas concélébré avec lui (novembre 2012).
Ou, autre hypothèse, s'il l'a sanctionné, Vigano n'a pas fait appliquer ces sanctions.
Finalement, si on s'en tient à la version de Vigano, les plus coupables dans cette affaire ce sont Benoît XVI et lui-même.

( 852958 )
Benoît XVI n'a rien confirmé et rien infirmé des déclarations de Mgr Viganò par BK (2018-09-10 13:53:20)
[en réponse à 852954]
Il faut s'en tenir aux faits.

( 852988 )
Le pape émérite par PEB (2018-09-10 19:17:10)
[en réponse à 852958]
est le prisonnier volontaire de son successeur. Il ne dira jamais rien de toute façon. Il est mort à la vie civile le jour de sa renonciation. Il n'a plus rien, ni aucune liberté réelle sinon formelle.
Que ne s'est-il réservé une prébende dans sa Bavière natale!

( 852969 )
N'importe quoi ! par Paterculus (2018-09-10 17:10:04)
[en réponse à 852954]
Cela devient lassant.
Si Benoît XVI avait infirmé les assertions de Mgr Vigano, cela se saurait.
VdP

( 852966 )
Le silence du Vatican par Adso (2018-09-10 16:00:35)
[en réponse à 852904]
ce n’est pas le silence de Jésus face aux accusateurs qu’on nous sert, mais le silence de Judas quand le Christ indique celui qui le trahit !