Il était également clair que, depuis l’élection du pape François, McCarrick, désormais libre de toute contrainte, s’était senti libre de voyager continuellement pour donner des conférences et des interviews. Dans un effort conjoint avec le cardinal Rodriguez Maradiaga, il était devenu le faiseur de roi pour les nominations à la Curie et aux États-Unis, et le conseiller le plus écouté au Vatican pour les relations avec l’administration Obama. C’est ainsi que l’on explique qu’en tant que membres de la Congrégation pour les évêques, le pape a remplacé le cardinal Burke par Wuerl et a nommé Cupich, juste après l’avoir créé cardinal. Avec ces nominations, la nonciature à Washington était maintenant hors course dans la nomination des évêques. En outre, il a nommé le Brésilien Ilson de Jesus Montanari – le grand ami de son secrétaire privé argentin Fabian Pedacchio – comme secrétaire de la même Congrégation pour les évêques et secrétaire du Collège des cardinaux, le promouvant d’un seul coup de simple fonctionnaire de ce département à archevêque secrétaire. Une chose inouïe pour une position aussi importante ! Les nominations de Blaise Cupich à Chicago et de Josdeph W. Tobin à Newark furent orchestrées par McCarrick, Maradiaga et Wuerl, unis par un pacte vicieux d’abus par le premier et, au moins, de dissimulation de ces abus par les deux autres. Les noms de Cupich et de Tobin ne figuraient pas sur la liste présentée par la nonciature pour Chicago et Newark (...) Je veux rappeler cette vérité indéfectible de la sainteté de l’Église aux nombreuses personnes qui ont été si profondément scandalisées par le comportement abominable et sacrilège de l’ancien archevêque de Washington, Theodore McCarrick ; par la conduite grave, déconcertante et peccamineuse du pape François et par la conspiration du silence de tant de pasteurs, et qui sont tentées d’abandonner l’Église, défigurée par tant d’ignominies. À l’Angelus du dimanche 12 août 2018, le pape François a dit ces mots : « Tout le monde est coupable du bien qu’il aurait pu faire et n’a pas fait… Si nous ne nous opposons pas au mal, nous le nourrissons tacitement. Nous devons intervenir là où le mal se répand; car le mal se répand là où il manque des chrétiens audacieux pour s’opposer au mal par le bien. » Si cela doit être considéré à juste titre comme une responsabilité morale sérieuse pour chaque croyant, combien plus pour le pasteur suprême de l’Église qui, dans le cas de McCarrick, ne s’est pas opposé au mal, mais s’est associé pour faire le mal avec quelqu’un qu’il savait être profondément corrompu. Il a suivi les conseils de quelqu’un qu’il connaissait bien pour être un pervers, multipliant ainsi de manière exponentielle par son autorité suprême le mal fait par McCarrick. Et combien d’autres pasteurs diaboliques, François continue-t-il à soutenir dans leur destruction active de l’Église !
Aucune chose au monde et plus noble et plus belle Que la sainte ferveur d'un véritable zèle, Aussi ne vois-je rien qui soit plus odieux Que le dehors plâtré d'un zèle spécieux, Que ces francs charlatans, que ces dévots de place, De qui la sacrilège et trompeuse grimace Abuse impunément et se joue à leur gré De ce qu'ont les mortels de plus saint et sacré, Ces gens qui, par une âme à l'intérêt soumise, Font de dévotion métier et marchandise, Et veulent acheter crédit et dignités A prix de faux clins d'yeux et d'élans affectés, Ces gens, dis-je, qu'on voit d'une ardeur non commune Par le chemin du Ciel courir à leur fortune, Qui, brûlants et priants, demandent chaque jour, Et prêchent la retraite au milieu de la cour, Qui savent ajuster leur zèle avec leurs vices, Sont prompts, vindicatifs, sans foi, pleins d'artifices, Et pour perdre quelqu'un couvrent insolemment De l'intérêt du Ciel leur fier ressentiment, D'autant plus dangereux dans leur âpre colère, Qu'ils prennent contre nous des armes qu'on révère, Et que leur passion, dont on leur sait bon gré, Veut nous assassiner avec un fer sacré. De ce faux caractère on en voit trop paroître ; Mais les dévots de coeur sont aisés à connoître. Notre siècle, mon frère, en expose à nos yeux Qui peuvent nous servir d'exemples glorieux : Regardez Ariston, regardez Périandre, Oronte, Alcidamas, Polydore, Clitandre ; Ce titre par aucun ne leur est débattu ; Ce ne sont point du tout fanfarons de vertu ; On ne voit point en eux ce faste insupportable, Et leur dévotion est humaine, est traitable ; Ils ne censurent point toutes nos actions : Ils trouvent trop d'orgueil dans ces corrections ; Et laissant la fierté des paroles aux autres, C'est par leurs actions qu'ils reprennent les nôtres. L'apparence du mal a chez eux peu d'appui, Et leur âme est portée à juger bien d'autrui. Point de cabale en eux, point d'intrigues à suivre ; On les voit, pour tous soins, se mêler de bien vivre ; Jamais contre un pécheur ils n'ont d'acharnement ; Ils attachent leur haine au péché seulement, Et ne veulent point prendre, avec un zèle extrême, Les intérêts du Ciel plus qu'il ne veut lui-même.
"Je ne veux plus être le complice de tous ces actes", poursuit Roger qui vient d'envoyer sa lettre à l'archevêque de Strasbourg. Une lettre qu'il a écrite après avoir signé la pétition pour demander la démission du cardinal Barbarin.
" Ah, assez de silence! criez avec cent mille langues. Je vois qu'à force de silence le monde est pourri. L'Epouse du Christ est blême, son teint est pâle depuis qu'on lui suce le sang du Christ. "
En créant une nouvelle instance judiciaire au Vatican pour juger les évêques coupables d'avoir protégé des prêtres pédophiles, le pape cherche à en finir avec le soupçon qui pèse sur toute l'Église à cause de la déviance de quelques-uns
SourceLorsqu'il s'est présenté au monde mercredi, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, le nouveau pape François a créé la surprise en se qualifiant exclusivement d'"Evêque de Rome", un terme qu'il a répété à plusieurs reprises sans jamais prononcer celui de pape.
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But what about Viganò’s claim that he told the pope about McCarrick?
Since the pope is the only other witness to this encounter, only he can verify or deny what Viganò said, and refusing to answer that question does not enhance his credibility. The pope’s media advisers should have told him so immediately after the press conference and responded to the reporters with a clarification before they filed their stories. (...)
Just as every diocese in the United States needs to do a full and transparent account of clerical sex abuse and each diocese’s response, so too the Vatican must disclose what it knew, when it knew and what it did or did not do. Nothing less will begin the restoration of credibility to the Catholic Church.