Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 850208 )Golias optimiste sur la poursuite du ralliement par Aigle (2018-07-22 16:03:22) 

À ma grande surprise Golias n'exclut pas que l'election du nouveau supérieur de la FSSPX facilite le ralliement de la fraternité à Rome !

"Le nouveau triumvirat lefebvriste est donc composé du supérieur général Pagliarani et de deux assistants : l’évêque de Galarreta – lui aussi ordonné sans mandat pontifical par Mgr Lefebvre et peu enclin à lâcher du lest vis-à-vis du Concile – et du prêtre français Bouchacourt, ancien de Saint-Nicolas-du-Chardonnet (Paris-Ve), église annexée et occupée par la FSSPX depuis 1977, moins fermé que son collègue assistant.

Signe particulier de ce trio : tous trois ont exercé leurs talents… en Argentine. Et qui était alors cardinal-archevêque de Buenos Aires ? Mgr Bergoglio puis Mgr Poli, créature bergoglienne, lesquels ont aidé la FSSPX à obtenir les différentes autorisations officielles afin de pouvoir œuvrer en toute légalité sur le territoire argentin.

Les choses sont donc plus complexes. Bien sûr, la réconciliation Rome-Ecône a pris un coup dans l’aile avec cette élection. Mais la porte n’est pas fermée. La FSSPX mise désormais davantage sur la relation interpersonnelle, pariant sur la connaissance mutuelle des différents protagonistes (François, donc, et la direction intégriste) pour faire avancer son dossier.

La mise à l’écart de l’évêque Fellay n’a rien d’un coup de tonnerre dans un ciel bleu. C’est plutôt son ambivalence, si ce n’est son ambiguïté, qui a été sanctionnée par ses camarades.

Mais que l’on ne s’y trompe pas : le dialogue n’est pas rompu avec l’élection de ces nouvelles têtes. Au contraire, la FSSPX estime qu’elle est en mesure de faire avancer son dossier plus efficacement avec des gens qui ont côtoyé l’évêque de Rome dans une autre vie. Il est vrai qu’avec le pouvoir romain, il faut s’attendre à tout."

Je suis frappé par l'abandon du "Mgr" et son remplacement par "l'évêque ". Est ce un anglicisme ou un germanisme ? Ou simplement une traduction d'un texte anglais ou allemand ?
images/icones/neutre.gif  ( 850217 )"L'évêque" par Candidus (2018-07-22 19:16:42) 
[en réponse à 850208]

En français, c'est tout simplement une marque de dédain. Pas en anglais où il n'y a pas d'autre possibilité (Msgr (sic) étant réservé aux prélats non évêques).
images/icones/fleche2.gif  ( 850243 )Il devient urgent d'en finir avec une illusion d'optique. par Scrutator Sapientiæ (2018-07-23 14:35:20) 
[en réponse à 850208]

Bonjour Aigle,

Je crois vraiment qu'il devient urgent d'en finir avec une illusion d'optique qui dure depuis bientôt soixante années.

Depuis le début des années 1960, nous ne sommes pas avant tout en présence de responsables religieux chrétiens catholiques qui ont été, hier, partisans de "l'esprit du Concile", et qui sont, aujourd'hui, partisans de "l'esprit de l'Evangile", mais nous sommes avant tout en présence de responsables catholiques qui ont une source d'inspiration, commune à trois voire quatre générations de clercs catholiques : l'anti-tridentinisme.

Quand je parle d'anti-tridentinisme, je ne parle pas seulement d'anti-dogmatisme, d'anti-juridisme, d'anti-légalisme ou, pour ainsi dire, "d'anti-thomicisme" (c'est-à-dire d'opposition à un langage et à des messages considérés comme étant d'inspiration "thomiste").

En d'autres termes, quand je parle d'anti-tridentinisme, je ne parle pas seulement de l'anti-tridentinisme d'un Congar ou d'un Rahner.

Quand je parle d'anti-tridentinisme, je parle avant tout du positionnement de clercs catholiques, plus postmodernes que catholiques, qui ne veulent pas, je le répète, qui ne veulent pas que les catholiques puissent recourir à la foi, à l'espérance, et à la charité, en tant que pointes d'un même "trident", contre-offensif, face aux erreurs sur Dieu et face à l'esprit du monde.

Si vous préférez, je parle d'anti-tridentinisme, mais je pourrais aussi bien parler d'anti-controversisme ad extra, c'est-à-dire d'opposition à un catholicisme qui comporterait une assez grande part de controversisme ad extra, fondamental ou principiel, avant tout dans l'ordre du croire, et pas seulement dans celui de l'agir, cette opposition au catholicisme controversiste ayant été "conciliaire", hier, et étant "bergoglienne", aujourd'hui.

Il est d'ailleurs piquant de constater fréquemment que la pérennisation de cet anti-tridentinisme peut très bien aller de pair avec la mise en avant, circonstancielle ou occasionnelle, de discours, notamment pontificaux, à caractère controversiste ad extra, bien plus, au demeurant, dans l'ordre de l'agir que dans celui du croire : contre l'eugénisme, contre l'euthanasie, etc.

Or, tôt ou tard, "les uns et les autres" seront incités à se rallier à cet anti-tridentinisme ou, en tout cas, une fois qu'ils auront été réintégrés, à ne pas ou à ne plus procéder à la critique interne de cet anti-tridentinisme depuis l'intérieur de l'Eglise catholique.

En effet, quelle est donc la pire ennemie des clercs néo-catholiques post-modernes inclusifs, anti-tridentinistes ou anti-controversistes ad extra ? Leur pire ennemie, qui ne le voit, entre autres depuis le premier des deux synodes qui ont débouché sur Amoris laetitia, c'est la critique interne des fondements et du contenu de leur anti-tridentinisme ou de leur anti-controversisme,

- en ce que celui-ci va bien au-delà d'une interprétation ou d'une utilisation néo-moderniste ou néo-progressiste des documents du Concile qui se prêtent le mieux et le plus à une telle interprétation ou utilisation,

et surtout

- en ce que celui-ci est bien moins porteur d'un dispositif magistériel un tant soit peu fixe et stable que d'une dynamique d'auto-décatholicisation quasiment dépourvue de limites et susceptible de tout emporter sur son passage.

Je ne suis pas en train de dire que la réconciliation entre Ecône et "Rome" est impossible, ou qu'elle sera insincère, à cause ou du fait de "Rome", mais je suis en train de dire qu'à mon sens le plus important n'est pas une réconciliation qui prendrait appui sur un document de cadrage qui serait lui-même adossé au Concile Vatican II, au Magistère pontifical, etc.

A mon sens, le plus important est le développement de la critique, hier seulement externe, aujourd'hui, parfois, interne, des fondements mêmes de l'anti-tridentinisme, ou, en tout cas, de l'anti-controversisme ad extra, avant tout dans l'ordre du croire, auquel nous avons droit depuis le début des années 1960.

Je prends ici appui sur une actualité des plus récente :

Ici.

En guise de conclusion : nous sommes en présence de clercs catholiques, anti-controversistes ou philo-consensualistes, qui ne veulent pas, je le répète, qui ne veulent pas que les catholiques soient en mesure de bien distinguer entre la vérité et les erreurs en matière religieuse, ou de bien distinguer entre ce qui est révélé et ce qui est erroné, en matière religieuse, et il devient urgent d'obtenir d'eux la réponse à la question de savoir sur quels fondements, notamment philosophiques et théologiques, ils prennent aussi souvent appui, pour pouvoir continuer à priver ainsi les catholiques de distinctions aussi importantes pour la foi catholique et la vie chrétienne.

Je vous prie de bien vouloir m'excuser, si jamais il apparaît que ce qui précède est hors-sujet, et je vous souhaite une bonne journée.

Scrutator.
images/icones/1y.gif  ( 850252 )Quelle légitimité a Golias par Philippilus (2018-07-23 20:10:22) 
[en réponse à 850208]

Pour pérorer sur l'avancement des discussions entre Rome et la FSSPX.
Ils ne connaissent évidemment pas les prêtres dont ils parlent, et encore moins leurs intentions. Je ne vois pas un seul prêtre du monde "tradi" (au sens le plus large) aller faire des confidences à Golias. Je ne vois pas comment ils auraient le moindre informateur de près ou de loin proche du sujet. Évidemment, s'ils avaient un ami à Ecclesia Dei, ce serait intéressant de le savoir.

Tout ce qu'ils ont pu faire, c'est récupérer les bruits de couloir qui trainent sur le net, et les discussions du forum, ou les philippiques des sites sedevac ou "resitants".

Pas de quoi en faire un fromage: Golias est de par sa position totalement incompétent en la matière.

En pareil cas, mieux vaux se taire (Offenbach)

Philippilus
images/icones/neutre.gif  ( 850253 )Exactement par JFB33 (2018-07-23 20:53:23) 
[en réponse à 850252]

J'allais dire la même chose
images/icones/neutre.gif  ( 850255 )Une boussole qui indique le sud par Aigle (2018-07-23 20:55:54) 
[en réponse à 850252]

Golias peut avoir ses infos de divers côtés : les prêtres progressistes en activité à la CEF ou dans les institutions diocésaines ...et les journalistes religieux ....
images/icones/fleche2.gif  ( 850256 )Le sud, oui, mais pas la météo ! par Philippilus (2018-07-23 21:33:10) 
[en réponse à 850255]

Golias peut avoir des infos valables sur les sujets connus et traités par lesdites personnes: "mariage" des prêtres, communion pour les travestis remariés, PMA pour les cardinaux en mal de paternité, accueil des immigrés dans les palais épiscopaux, généralisation des messes pour clown, etc ... La je les écouterais avec attention.

Mais pour ce qui est de la commission Ecclesia Dei ou la FSSPX: Rien ! N'importe lequel d'entre nous sur ce forum en connaît cent fois plus que Golias, et a accès directement ou indirectement a des sources bien plus fiables.

Philippilus
images/icones/neutre.gif  ( 850258 )Espérons par Aigle (2018-07-23 21:34:12) 
[en réponse à 850256]

Que vous ayez raison ...
images/icones/fleche2.gif  ( 850350 )Ils avaient de meilleures sources en 1991 par Athanase (2018-07-25 22:28:57) 
[en réponse à 850252]

Quand ils avaient sorti un gros dossier sur le catholicisme traditionnel intitulé "À l'extrême-droite de Dieu".

Ils avaient même eu des entretiens avec les abbés Laffargue et Aulagnier.

Et le dossier était bien documenté avec des confidences démontrant qu'ils connaissaient bien le "milieu". Mais ça, c'était dans les années 80 et 90. Par définition, les gens de Golias ont moins de contact et se renseignent plutôt auprès de sources indirectes, ce qui compliqué les choses. Il faut compter avec une génération d'"enquêteurs" qui est plus paresseuse et plus maladroite.