Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=850140
images/icones/fsspx.gif  ( 850140 )Election de deux Conseillers Généraux supplémentaires par Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (2018-07-20 20:35:49) 

Le Chapitre général de la FSSPX a élu deux conseillers généraux supplémentaires pour faire partie du Conseil de Monsieur le Supérieur général, l'abbé Davide Pagliarani, conformément au droit commun de l'Eglise.

Il s'agit de Mgr Bernard Fellay, ancien Supérieur général (1994-2018) et de M. l'abbé Franz Schmidberger, ancien Supérieur général (1982-1994) et actuellement directeur du séminaire Herz Jesu de Zaitzkofen (Allemagne).

Ecône, le 20 juillet 2018

Source : FSSPX.Actualités
images/icones/fleche3.gif  ( 850145 )Conseil général élargi par Ennemond (2018-07-20 21:37:48) 
[en réponse à 850140]

La question d'élargir le conseil général était déjà en débat ces derniers mois. La Fraternité ayant atteint les 650 prêtres, cette décision apparaît désormais logique. Le conseil général des Pères du Saint-Esprit dont Mgr Lefebvre était le supérieur général élu en 1962 était composé de six membres, pour tâcher de représenter les différentes nations composant la congrégation.

La fonction de "conseiller" n'existait pas dans les statuts de la Fraternité Saint-Pie X. Les capitulants ont sans doute dû définir les prérogatives de ces conseillers. En utilisant l'expression de "conseillers généraux supplémentaires", le communiqué ne semble pas faire de distinction entre les assistants et les conseillers. En tout cas, le choix manifeste de faire appel aux deux anciens supérieurs généraux souligne une volonté d'assurer une continuité.
images/icones/1b.gif  ( 850146 )Ingénieux par Roubine (2018-07-20 22:05:24) 
[en réponse à 850145]

En fait, les assistants de Mgr Fellay étaient devenus des sortes de supérieurs en second. Cette révision constitutionnelle, qui élargit le conseil, tend aussi à faire rentrer les deux assistants dans le droit commun des instituts religieux : ils ne sont que des conseillers du supérieur général.



images/icones/neutre.gif  ( 850149 )rassurant par AdLT (2018-07-20 22:23:55) 
[en réponse à 850146]

L'élection du nouveau supérieur m'avait un peu inquiétée. J'avais le sentiment que la marche vers la prélature serait sérieusement freinée mais cette décision prouve nettement que rien ne va changer. La politique de rapprochement avec Rome va donc pouvoir continuer, n'en déplaise aux esprits chagrins. C'est une nouvelle très intéressante .
images/icones/fleche2.gif  ( 850152 )Equilibre par Ennemond (2018-07-20 23:31:44) 
[en réponse à 850149]

Ce n'est pas parce qu'il y a une nouvelle élection que les hommes changent et renversent leurs idées de façon radicale, que les équilibres se modifient en profondeur. Le supérieur général sera forcément invité à Rome prochainement. Il ne dira pas qu'il continue sa route seul ou qu'il attend que le pape fasse repentance. En 1988, Mgr Lefebvre disait que les conditions n'étaient pas suffisantes pour assurer la pérennité de la Fraternité. Ses successeurs ont toujours su être prudents et reconnaître les améliorations. A mon avis, seront assez déçus ceux qui attendent le grand soir du traditionalisme, attendant une rupture des relations avec Rome, des gestes provocateurs, ou faisant abstraction des délégations de juridiction.
images/icones/fleche3.gif  ( 850162 )Certes, par Germain (2018-07-21 09:03:23) 
[en réponse à 850152]

sauf que les opposants à un accord n'ont jamais exigé le grand soir dont vous parlez. Personne n'a jamais souhaité la fin des relations avec Rome, vous l'avez vous-même reconnu.

En revanche on peut très raisonnablement espérer faire les choses à l'endroit et privilégier le terrain doctrinal avant l'aspect canonique, totalement subordonné au premier.

Vous simplifiez les choses à outrance. Pas d'accord pratique sans accord doctrinal (qui passe nécessairement par un retour de Rome à la Tradition) ne signifie pas absence de relations et de discussions. Celles-ci doivent continuer, dans la mesure cependant où Rome veut bien se placer sur ce terrain à l'heure actuelle (sinon la Fraternité n'en est pas responsable).

Certes la route est longue, très longue (à vue humaine au-moins). Mais c'est la seule soit viable et ne compromette pas gravement le sort de toute la Tradition.
images/icones/1g.gif  ( 850178 )Quel mauvais esprit de votre part! par Miserere (2018-07-21 12:21:55) 
[en réponse à 850152]


Les fidèles non accordistes ne cherchent pas une rupture avec Rome et ce depuis la fondation de la FSSPX.

Etes-vous en train de nous taxer de sédévacantistes pour arriver à vos fin?

Les fidèles cherchent avant tout l'unité de l'oeuvre de Monseigneur Lefebvre car elle reste dan la ligne de la Tradition.

Et arrêtez votre façon de différencier le bons et les mauvais fidèles de la FSSPX.

Je me suis toujours demandé pourquoi vous ne rejoignez pas les ED pour votre confort avec Rome?

Et lorsque vous dites à Germain: "Sans doute savez-vous aussi ce que je souhaite."

En lisant vos post depuis des mois, pas difficile de comprendre vos attentes pour un accord à tout prix.

Heureusement le conseil de la FSSPX est plus mesuré que vous.
images/icones/fleche2.gif  ( 850148 )Apaiser les esprits... par Germain (2018-07-20 22:20:14) 
[en réponse à 850145]

... et sans doute probablement le vôtre mon cher Ennemond.

Mais cela ne change pas le supérieur général ni ses deux assistants. Je pense que cette mesure est bienvenue ; l'unité doit être sauvegardée et le débat doit pouvoir continuer à exister, tout en respectant la ligne fixée par le nouveau supérieur.

Nous n'étions pas d'accord lors d'un certain dîner l'année dernière mon cher Ennemond. Au final il semble que ce soit les tenants de la position que je défendais qui l'ont emporté ce qui est pour moi un immense soulagement.

Pourtant, je pense qu'il y a de la place pour des points de vue différents dans le combat que nous menons pour la restauration de la Tradition dans l'Eglise, car à mon sens, ces questions revêtent un aspect avant tout prudentiel (ce qui ne le rend pour autant nullement secondaires).

Aussi, contrairement à ce que vous avez plusieurs fois préconisé l'année dernière je ne vous invite pas à quitter le navire, tant que vous saurez défendre votre vision des choses dans le respect de l'autorité ; c'est la leçon que je tire de plusieurs années d'"opposition", et le moins que je puisse dire est qu'il s'agit d'un sport peu évident...
images/icones/fleche3.gif  ( 850154 )La place par Ennemond (2018-07-20 23:45:50) 
[en réponse à 850148]

Dans votre précédent post, vous disiez assez sagement que les choses étaient plus complexes qu'elles ne le paraissaient. Les observateurs extérieurs jugent tout par rapport à la question romaine alors que les cinq désignations se sont aussi faites sur la gestion humaine en interne. La position de supérieur général ou même de membre de la maison générale font que les réactions ne sont plus exactement les mêmes à cette place. Le passé l'a bien montré. Contrairement à ce qu'ont pu inventer des opposants à la Maison Générale, le projet de prélature n'est pas une incongruité inventée par Mgr Fellay ces cinq dernières années, mais le résultat d'une maturation de la structure canonique à laquelle aspirait Mgr Lefebvre de son vivant, qui fut peaufinée au fil des années et améliorée à mesure que les exigences difficilement acceptables tombaient. Pour répondre à votre précédent post, il me semble qu'il est plus prudent d'obtenir une régularisation sous un pontificat défavorable que sous un pontificat enclin aux idées traditionnelles, dans la mesure où il faut pouvoir établir une structure qui soit une garantie pour tout type de situation. Si vous voulez préparer vos habits pour toute l'année, faites-le en hiver, vous aurez l'assurance d'avoir prévu de quoi vous vêtir pour tous les types de saisons.
images/icones/fleche2.gif  ( 850164 )Eternel débat par Germain (2018-07-21 09:23:44) 
[en réponse à 850154]

J'ai déjà dit ce que j'en pensais

ICI

, cela aussi bien sous l'hiver ratzingérien que sous la glaciation bergoglienne.

Bien, de toute façon, j'ai bon espoir que la question soit close pour un moment. Et en attendant le printemps (le vrai), ce qui compte maintenant c'est que la fraternité puisse prendre un nouveau départ. A nous de l'aider !
images/icones/neutre.gif  ( 850156 )Une decision sage, prudente.... par Pol (2018-07-21 06:16:32) 
[en réponse à 850145]

...et rassurante: bonne route au Conseil General. Merci.
images/icones/hein.gif  ( 850187 )Où sont les nouveaux statuts ? par André (2018-07-21 15:14:34) 
[en réponse à 850145]

La section V des statuts de la FSSPX ne prévoit pas ces postes de conseillers, donc il y a dû y avoir une révision constitutionnelle. Ce qui est plus mystérieux, c'est ce "conformément au droit commun de l'Eglise" dans le communiqué. Enfumage ?

En tout cas, il faudrait pour bien faire que la FSSPX publie promptement ses nouveaux statuts et explicite (1) par quelle voie de droit les statuts sont modifiés (2) les prérogatives des deux conseillers.
images/icones/1n.gif  ( 850155 )Oui! par Miserere (2018-07-21 01:30:33) 
[en réponse à 850140]

Voilà des élections à la Poutine.

Les accordistes vont surement se réjouir mais c'est quand même le Bon Dieu qui décide.

Mais tout reste possible, la vie est parsemée de surprise.
images/icones/abbe1.gif  ( 850160 )L'essentiel par Germain (2018-07-21 08:51:41) 
[en réponse à 850155]

La Fraternité n'est ni un gouvernement de type démocratique, ni même aristocratique mais bien monarchique. Donc in fine, seul le supérieur général décide. Les assistants ou "conseillers généraux" n'ont qu'une fonctions de...conseil.

C'est cela qui compte et en l'occurrence, pour autant que je sache (et de source assez sûre), l'abbé Pagliarani est clairement défavorable à tout accord pratique (qu'il prenne une forme "bilatérale" ou unilatérale par le biais d'une reconnaissance canonique), au-moins sous le pontificat de François I.

images/icones/neutre.gif  ( 850163 )En tout cas par Aigle (2018-07-21 09:03:53) 
[en réponse à 850160]

Mgr Fellay ne sort pas humilié de cette élection. Ni contraint de se retirer loin du monde.

La Fraternité semble vouloir afficher une forme d?unité au sommet - ce qui est plutôt positif.
images/icones/fleche3.gif  ( 850165 )Votre vision paraît simpliste par Ennemond (2018-07-21 09:35:59) 
[en réponse à 850160]

Vous confondez monarchie et dictature. Si les positions changeaient lors de cette élection et si vous estimez que le pouvoir monarchique consiste à imposer catégoriquement ses idées propres, pourquoi la Maison Générale n'est-elle pas parvenue à obtenir la prélature que ses membres désiraient ? Le passé a montré que les prêtres qui arrivaient à la Maison Générale avaient tendance à affiner les positions. Il est plus facile d'être catégorique et de tenir un discours emporté dans un bulletin de province que dans un entretien à la Curie romaine. Par ailleurs, au sein du conseil général se font des votes entre les membres pour les décisions à prendre. Quant à l'accord pratique, il est sérieusement entamé. Des églises sont prêtées, les prêtres de la Fraternité bénécient de pouvoirs pour absoudre les péchés ou pour administrer les mariages. Si on revenait sur ces points pour remettre en cause la juridiction ordinaire, les choses seraient claires, mais je ne pense pas que ce soit possible ni que ce soit le désir des supérieurs. La situation de l'Eglise n'est plus celle de 2000 (il y a près de vingt ans...). Le Motu Proprio, la levée d'excommunication, les confessions, les mariages, les prises de conscience de certains prélats, l'idée qu'il n'est plus possible d'attendre la mort du traditionalisme, font que nous pouvons plus maintenir des slogans qui commencent à dater, même s'ils sont rassurants. Le risque, sinon, est de s'exposer à de graves dangers comme Peregrinus l'a expliqué bien mieux que moi dans ce post.
images/icones/fleche2.gif  ( 850166 )A mon tour de vous dire par Germain (2018-07-21 10:06:43) 
[en réponse à 850165]

que vous prenez vos désirs pour des réalités mon cher Ennemond.

Et même si le conseil général prenait ses décisions en votant, la majorité ne serait pas celle que vous souhaitez.

Et permettez moi d'être dubitatif sur vos prévisions ; n'est-ce pas vous qui cherchiez à me convaincre de l'inanité de mes espoirs l'année dernière ? Les noms du supérieur et de ses assistants ne font-ils pas partie de la tendance que vous m'aviez cîtée comme n'ayant aucune chance ?

Par ailleurs je note que la fréquentation argentine du cardinal Bergoglio n'a pas vraiment convaincu le nouveau supérieur et ses assistants de la nécessité d'une paix canonique. Pas évident que cela change en fréquentant la curie.

Certes il n'y aura pas de brutal retour en arrière ; en revanche concernant notamment les mariages, il est tout à fait possible que certaines directives changent laissant notamment à chaque prêtre de la FSSPX individuellement, toute liberté d'apprécier l'opportunité d'un mariage selon la juridiction ordinaire. Ce serait une belle preuve que la fraternité n'est pas une dictature n'est-ce pas ?...

Cela étant dit les tentations que vous décrivez ne sont pas entièrement fausses ; mais elles doivent être traitées en aval de la tentation principale qui pour moi est bien celle du ralliement.

Je crois que tant que la fraternité aura la volonté de discuter et rester en contact avec le reste de l'Eglise (non pour se mettre sous sa coupe mais pour servir d'aiguillon vers la Tradition), la crainte d'une petite Eglise n'est pas rationnelle.
images/icones/hein.gif  ( 850167 )Sens par Peregrinus (2018-07-21 10:20:19) 
[en réponse à 850166]


il est tout à fait possible que certaines directives changent laissant notamment à chaque prêtre de la FSSPX individuellement, toute liberté d'apprécier l'opportunité d'un mariage selon la juridiction ordinaire. Ce serait une belle preuve que la fraternité n'est pas une dictature n'est-ce pas ?...



Je ne comprends pas ce que pourrait signifier une telle liberté d'appréciation.

Ou bien l'on a obtenu les pouvoirs nécessaires de l'autorité hiérarchique, auquel cas on en use ; ou bien l'on ne les a pas obtenus, et l'on passe outre si les conditions du cas de nécessité sont remplies.

Je ne vois pas que l'on pourrait choisir de refuser des pouvoirs donnés par l'autorité ecclésiastique pour l'accomplissement d'un acte précis et ensuite accomplir cet acte précis au nom de la nécessité. Il n'existe pas à ma connaissance de supermarché des juridictions où l'on pourrait choisir le produit qui nous convient le mieux.

Peregrinus
images/icones/fleche2.gif  ( 850169 )L'état de nécessité est d'abord doctrinal par Germain (2018-07-21 10:42:20) 
[en réponse à 850167]

et étendu à toute l'Eglise aujourd'hui. A ce seul titre tout mariage célébré selon la forme extraordinaire est évidemment valide aujourd'hui, car il s'agit certainement et dans tous les cas, d'un grave inconvénient pour des personnes mariées.

En effet si au début du siècle, dans un cas de jurisprudence ecclésisastique, on a jugé que des mariés qui s'étaient délibérément et pour de très mauvaises raisons mis dans une situation de nécessité (à savoir se rendre dans un lieu où aucun prêtre n'était accessible pendant un mois cf canon autorisant la forme extraordinaire), avaient tout de même contracté un mariage valide, comment des mariés qui pour de très bonnes raisons (manifestation publique de leur Foi en choisissant un prêtre sanctionné pour avoir voulu garder la bonne doctrine), souhaitent se marier selon la forme extraordinaire, ne contracteraient pas de mariage valide ?

Pour autant, de même que si les jeunes gens qui se sont délibérément mis en situation de nécessité ont la liberté de décider de se remettre en situation normale en attendant un peu plus d'un mois, de même il est ponctuellement possible aujourd'hui, dans des cas particuliers, que des jeunes gens choisissent de recourir à la juridiction ordinaire pour se marier en choisissant un prêtre non hostile à la Tradition, pourvu que toute situation d'ambiguïté soit levée au niveau de la Foi.

De là une certaine liberté de jugement au cas par cas, qu'il convient de laisser aux prêtres qui préparent les mariages.



images/icones/fleche3.gif  ( 850171 )Oubli par Ennemond (2018-07-21 10:51:32) 
[en réponse à 850169]

Vous oubliez sans doute que les canonistes de la Fraternité, pas forcément des accordistes, ont expliqué ces derniers mois au sein du district que se passer volontairement et délibérément de la délégation de la juridiction pouvait entraîner un véritable doute quant à la validité du mariage célébré. Il y a nécessité si toute juridiction vous est refusée, s'il est impossible de recourir de façon simple à une autre situation. Si la délégation est transmise sans difficuté aucune au prêtre de la FSSPX, comme c'est ce qui s'est passé presque partout en France, on voit mal où serait la nécessité.
images/icones/fleche2.gif  ( 850174 )Le monde à l'envers par Peregrinus (2018-07-21 11:11:50) 
[en réponse à 850169]

Les raisons que vous appelez très bonnes sont en réalité les pires possibles : un refus de communiquer avec des pasteurs légitimes comme pasteurs légitimes, le péril pour la foi étant imaginaires puisqu'il s'agit d'accepter une pure et simple délégation de pouvoirs et non une mauvaise doctrine ou une mauvaise liturgie. Le péril pour la foi doit être sérieux et avéré, et non vague et arbitrairement décrété.

On ne peut pas appeler cela une manifestation de foi : c'est en fait plutôt le contraire, la manifestation du fait que l'on ne croit plus en l'Eglise.

Dans votre système, il ne pourrait concrètement plus exister de mariages invalides et la notion de témoin canonique est à peu près abolie.

La possibilité, reconnue depuis longtemps quoique éminemment contraire à l'esprit de l'Eglise, de changer de territoire pour se soustraire à une juridiction n'a jamais emporté celle de se soustraire volontairement, sur un territoire donné où elle est accessible, à la juridiction des pasteurs légitimes.

Je ne sais pas non plus ce que veut dire un état de nécessité d'abord doctrinal. L'état de nécessité, ou plutôt l'état où les cas de nécessité sont nombreux, est un problème canonique, qui peut certes être causé en amont, comme c'est le cas aujourd'hui, par des problèmes doctrinaux, mais qui ne peut pas cesser d'être ce qu'il est.

Quant à estimer que les mariages célébrés dans la forme canonique ordinaire ne doivent l'être que ponctuellement, la forme extraordinaire étant désignée comme la norme actuelle, c'est le monde à l'envers.

Peregrinus
images/icones/fleche2.gif  ( 850182 )Le monde à l'envers par Germain (2018-07-21 14:29:43) 
[en réponse à 850174]

n'est pas créé par les mariés qui recourent à la forme canonique extraordinaire mais par la crise de l'Eglise, donc in fine par le pape lui-même ; effectivement on arrive à ce paradoxe que l'état de nécessité étant généralisé, c'est la forme extraordinaire qui devient le recours le plus usuel pour les catholiques fidèles.

Cet état de nécessité généralisé trouve sa source dans le magistère erroné et descend dans le domaine canonique car les pasteurs agissent en vertu des principes viciés du nouveau code, touchant entre autres les mariages (inversion des fins, cas de nullité, mariages mixtes, etc...)

On sait très bien que concernant les mariages le souci de l'Eglise, en codifiant la forme canonique, est purement administratif et relativement récent (concile de Trente) ; de là une grande indulgence dans certains cas de jurisprudence pour évaluer l'inconvénient qui empêche le recours à la forme canonique ordinaire. Comment des mariés, qui par cette manifestation de défiance vis-à-vis de pasteurs agissant selon des principes viciés, n'en bénéficieraient pas ?
images/icones/neutre.gif  ( 850203 )Questions par Meneau (2018-07-21 23:29:56) 
[en réponse à 850182]

Pouvez-vous svp définir :
- forme canonique extraordinaire ?
- magistère erroné ?

Par ailleurs, en quoi un prêtre qui délègue sa juridiction à un prêtre de la FSSPX agirait-il "en vertu des principes viciés du nouveau code, touchant entre autres les mariages (inversion des fins, cas de nullité, mariages mixtes, etc...)" au point qu'il faille s'abstenir de recourir à cette délégation ?

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 850369 )Forme canonique extraordinaire par Germain (2018-07-26 03:28:41) 
[en réponse à 850203]


forme canonique extraordinaire



Je parle, concernant les mariages du canon 1116 (code 1983) qui autorise les futurs époux à se passer, dans des circonstances extraordinaires d'un prêtre ayant délégation de l'ordinaire.

Pour rappel voici le texte du canon 1116 :


S’il n’est pas possible d’avoir ou d’aller trouver sans grave inconvénient un assistant compétent selon le droit, les personnes qui veulent contracter un vrai mariage peuvent le contracter validement et licitement devant les seuls témoins : 1 en cas de danger de mort ; 2 en dehors du danger de mort, pourvu qu’avec prudence il soit prévu que cette situation durera un mois. § 2. Dans les deux cas, si un autre prêtre ou diacre peut être présent, il doit être appelé et être présent avec les témoins à la célébration du mariage restant sauve la validité du mariage devant les seuls témoins.





magistère erroné



Je parle des erreurs et ambiguïtés volontaires du magistère conciliaire et post-conciliaire, depuis dignitatis humanae jusqu'à amoris laetitia, souvent débattues ici même ou ailleurs.


en quoi un prêtre qui délègue sa juridiction à un prêtre de la FSSPX agirait-il "en vertu des principes viciés du nouveau code, touchant entre autres les mariages (inversion des fins, cas de nullité, mariages mixtes, etc...)" au point qu'il faille s'abstenir de recourir à cette délégation ?



Officiellement tout le clergé conciliaire, et notamment les ordinaires qui transmettent la délégation canonique pour recevoir les consentements, gouvernent l'Eglise en se référant au code de 1983. Celui-ci consacre des principes viciés, entre autres sur le mariage. En se mariant sous le régime de la forme canonique ordinaire, les futurs époux se mettent donc officiellement sous la dépendance du nouveau code. Cette mise en dépendance est souvent théorique (encore qu'en cas de phase "contentieuse" postérieure avec demande d'annulation, les chose peuvent prendre un tour très concret).

Néanmoins, comment l'Eglise pourrait-elle ne pas reconnaître le grave inconvénient décrit par le canon 1116 dans le cas des futurs époux qui auraient préféré choisir un prêtre ne se référant pas officiellement au nouveau code ? Cela alors que dans le même temps elle reconnaît cet inconvénient pour ceux qui volontairement et sans nécessité se rendent dans un lieu où ils ne peuvent avoir accès à un prêtre ayant délégation canonique, pendant un mois ?

C'est cela qui serait véritablement le monde à l'envers. On reconnaitrait une légitimité à ceux qui ont invoqué ce grave inconvénient pour de très mauvaises raisons. Mais on ne le reconnaitrait pas à ceux qui ont voulu manifester officiellement leur attachement à l'enseignement traditionnel de l'Eglise sur le mariage en refusant de se mettre officiellement dans la dépendance d'un ordinaire se référant à des principes viciés en ce domaine !

Je rappelle que le souci de l'Eglise en imposant la forme canonique des mariages était purement administratif (le but était d'éviter les mariages clandestins). L'interprétation donnée à cette notion de grave inconvénient a toujours été très large, car l'Eglise avait à coeur de respecter le droit naturel des époux à se marier.

Autant je comprends bien (rétrospectivement) les hésitations de ceux qui eurent à se positionner sur la légitimité des sacres de 1988 (avec l'appréciation de ce fameux état de nécessité), autant je ne crois pas aux scrupules juridiques de ceux qui invoquent aujourd'hui l'obligation de tenter d'obtenir la délégation canonique de l'ordinaire pour marier les fidèles alors même qu'ils s'en sont si peu souciés pendant des décennies !

Me fera t-on croire qu'avant le texte de François I, les démarches étaient toujours tentées pour voir s'il était possible d'obtenir cette délégation ? Pourtant dès cette époque des tentatives auraient pu être faîtes de façon plus systématique, puisque dans les faits, certains fidèles obtenaient parfois cette délégation canonique (en effet, existait déjà le cas des mariages devant le curé du village, avec cérémonie célébrée par un prêtre de la fraternité).

Mais encore une fois ces scrupules juridiques n'ont commencé qu'avec le texte de François I.



images/icones/neutre.gif  ( 850212 )Peu crédible par Aigle (2018-07-22 16:16:06) 
[en réponse à 850169]

Qu'est ce que la nécessité ?

C'est l'impossibilité de trouver un prêtre pour célébrer la messe, confesser, baptiser, etc ... Cas de figure assez rare évidemment dans un monde qui compte 400 000 prêtres. Admettons dès lors une réduction Aux seuls prêtres qui célèbrent selon la forme extraordinaire.

Mais en aucun cas la nécessité n'autorise le simple fidèle à porter un jugement sur la sainteté de la doctrine professée par un prêtre des lors que celui ci est en communion avec son évêque et l'évêque avec le Pape...

L'idee de nécessité doctrinale donnerait pouvoir au fidèle de se faire juge de la correction doctrinale d'un clerc, d'une évêque et in fine du pape !

Question connexe : l'etat de nécessité autorisé t il de recevoir un sacrement administré par Mgr Williamson et un prêtre engagé derrière lui ? Ou au contraire l'interdit il ?
images/icones/fleche2.gif  ( 850303 )L' idée de nécessité par Alanian (2018-07-24 17:31:22) 
[en réponse à 850212]

est liée à un délit. Elle est la cause de justification qui enlève la peine due à ce délit.

Bien sûr il y a un état de nécessité général (la crise dans l' Eglise) mais, si l' on peut surseoir à celle-ci sans enfreindre aucune norme, on doit s' en tenir à la légalité.

Le cas typique est celui de Mgr Lefebvre dont la nécéssité ponctuelle a été celle de la survie de la Tradition (l' intégralité de la Foi et de la liturgie catholique). Si les autorités romaines, avant les sacres de 1988, auraient octroyé des Evêques à la Tradition, on ne serait pas en mesure d' invoquer une nécéssité quelconque.

Autre chose est la "toute juste cause" invoquée par le fidèle pour aller vers une juridiction de suppléance au lieu d' une ordinaire, valable tout le temps (avec ou sans "crise dans l' Eglise").
images/icones/iphone.jpg  ( 850168 )La FSSPX comme "aiguillon de la Tradition"... par XA (2018-07-21 10:26:29) 
[en réponse à 850166]

Vous croyez encore à ces sornettes ?

Personnellement, j'ai plutôt l'impression que la FSSPX n'impressionne plus grand'mondz. Et je crains fort que l'élection récente ne fasse que renforcer cet état de fait.

XA
images/icones/1a.gif  ( 850172 )[réponse] par Germain (2018-07-21 10:55:09) 
[en réponse à 850168]


Vous croyez encore à ces sornettes ?



Aujourd'hui plus que jamais ! Même si je confesse que j'en ai un peu douté ces dernières années...
images/icones/fleche3.gif  ( 850170 )Boules de cristal par Ennemond (2018-07-21 10:47:19) 
[en réponse à 850166]


Et même si le conseil général prenait ses décisions en votant, la majorité ne serait pas celle que vous souhaitez.



Sans doute savez-vous à l'avance ce que le conseil général va décider. Sans doute savez-vous aussi ce que je souhaite. J'ai pu estimer des choses par le passé mais je ne les ai jamais présentées comme des certitudes comme vous le faites ici avec aplomb. Et j'ai même souvent présentées les possibilités les plus extrêmes qui pouvaient se réaliser. Qui aurait pensé que Pie IX restât celui qu'il semblait incarner avant d'être élu ? Qui aurait pensé que François succedât à Benoît XVI ? Qui aurait pu penser qu'il validât les confessions et mariages ? Vous n'êtes pas plus prophète que moi. Par ailleurs, je trouve assez déplaisant que vous utilisiez des éléments de conversation privée. Ici, les lecteurs savent qui je suis, mais ne savent pas qui vous êtes. Je ne donne pas d'élément sur votre identité et ce que vous m'avez dit ou écrit reste entre nous. C'est un gage de loyauté, me semble-t-il.
images/icones/fleche2.gif  ( 850173 )Pardon ! par Germain (2018-07-21 11:06:11) 
[en réponse à 850170]

Je suis plus ancien que vous ici, plusieurs connaissent mon identité, et il n'y a aucun problème pour rentrer en contact avec qui souhaitera connaître mon identité. Mon adresse est dans l'annuaire.

Il n'y a absolument rien de personnel dans ce que j'ai écrit, je ne vois pas pourquoi vous vous offusquez. Je constate juste que vous vous êtes trompé (au-moins dans ce qui vous semblez le plus probable), qu'y puis-je ?

Après sur ce sujet, ce peut être mon tour demain, nous sommes bien d'accord. Peut-être verra t-on effectivement un changement par la suite, c'est sûr. Mais peut-être verra t-on une continuité comme pour Joseph Sarto-Benoît XVI ou... Bergoglio-François I...
images/icones/hein.gif  ( 850176 )Sens ? par Ennemond (2018-07-21 11:35:14) 
[en réponse à 850173]

Qui est "Joseph Sarto-Benoît XVI" ? Veuillez me pardonner si je ne saisis pas votre second degré. Pour le reste, si votre objectif est d'arriver à démontrer que je me trompe et que je suis faillible, je n'en vois aucune difficulté, je n'aspire pas à être devin. En revanche, je ne partage pas vos façons de résumer les propos des autres, je vous l'avais déjà signifié. Enfin, pour vous mettre à la page, il n'y a plus d'annuaire du Forum catholique depuis pas mal d'années.
images/icones/fleche2.gif  ( 850181 )Correctif par Germain (2018-07-21 14:08:29) 
[en réponse à 850176]

Joseph Sarto/saint Pie X, j'ai eu la main trop rapide sur le clavier, comme vous vous en doutez.

Quant à résumer, nous le faisons tous et il serait un peu long pour moi de vous citer in extenso ; je n'ai pas altéré le sens de vos propos, donc encore une fois je ne vois pas pourquoi vous vous offusquez.

Enfin pour l'annuaire je vais régler le problème tout de suite :

germain2310@yahoo.fr
images/icones/1n.gif  ( 850175 )Ce que vous dites est assez surprenant par Philippilus (2018-07-21 11:12:27) 
[en réponse à 850160]

A partir du moment ou vous affirmez que "seul le supérieur général décide", vous devez en déduire que ce que Mgr Fellay (24 ans de mandat!) ayant décidé aurait du et doit être suivi. Et dès lors que tout les mouvements souterrains "anti-accord", résistants sont par essence révolutionnaire et destructeurs. A commencer par la fameuse "lettre des doyens", et ce combat aberrant mené en France sur le sujet des mariages.

Si vous nous affirmiez plus nettement: "seul le supérieur général décide" ... "quand cela va dans mon sens", cela aurait au moins le mérite de la franchise.

Ensuite, les opinions (et à défaut d'une source, ce n'est que bruit de couloir et propos privé) que vous prêtez à l'abbé Pagliarani ne seront pas forcément celle du supérieur général de la FSSPX, et n'en ont pas la portée. Il aura douze ans de mandat pour traiter ce sujet, maintenant qu'il en a la charge: "Le roi de France ne venge pas les querelles du duc d’Orléans".
Laissez-lui donc le privilège de donner sa position en temps, à moins qu'il n'ait fait de vous son porte-parole officiel.

Philippilus
images/icones/fleche2.gif  ( 850183 )[réponse] par Germain (2018-07-21 14:52:34) 
[en réponse à 850175]

J'ai déjà expliqué dans des posts précédents ce que je pensais des opinions "divergentes" et de la façon dont elles pouvaient s'exprimer, discrètement pour le prêtres, dans le respect de l'autorité du supérieur général. La lettre des doyens y a fait exception ces dernières années, mais c'est le seul cas.

Quant à la suite, effectivement personne n'est devin. En revanche si vous vous renseignez un tout petit peu vous verrez qu'il s'agit d'un peu plus que de bruits de couloir. Et la seule initiative prise de son propre chef par le nouveau supérieur (nomination de l'abbé de Jorna) peut peut-être déjà vous donner une idée...
images/icones/hein.gif  ( 850185 )Exception ? par Ennemond (2018-07-21 15:03:28) 
[en réponse à 850183]


La lettre des doyens y a fait exception ces dernières années



Est-ce encore du second degré ou bien faut-il vous faire la liste des prêches et bulletins qui s'en prennaient de façon implicite ou explicite au supérieur général ? L'autorité ne sera pas facile à reconstruire.

On verra ce que fera l'abbé de Jorna. C'est tout de même lui (plus que la Maison Générale) qui a écrit aux capucins pour refuser les ordinations en son séminaire cette année.
images/icones/1b.gif  ( 850193 )Tssss !!! par Germain (2018-07-21 17:15:57) 
[en réponse à 850185]

à suivre pour les capucins. La tendance qui l'a emporté n'est probablement pas exactement la leur, j'ai eu l'occasion d'en parler ; cependant le "rabibochage" devrait être plus facile que précédemment.

Quant aux prêches "enflammés" dont vous parlez, les prêtres qui les ont faits, sont partis ou renvoyés, à raison d'ailleurs. On ne peut pas prendre officiellement et durablement, le contre-pied de l'autorité et rester, c'est impossible sauf à sombrer dans l'anarchie.

Mais pas plus les capucins que, même, les doyens (qui n'ont "frondé" qu'une fois et ont accepté les sanctions) ne se reconnaissent dans ces prêtres, tout au-moins dans l'attitude qu'ils ont adoptée à l'époque.

Enfin, juin 2012 n'est pas un mois très représentatif en la matière : on était à la croisée des chemins avant un choix majeur, peut-être crucial (même s'il n'eut pas lieu), d'où une certaine liberté de ton.

images/icones/hum2.gif  ( 850192 )De plus par Germain (2018-07-21 17:02:51) 
[en réponse à 850175]

Vous ne manquez pas d'aplomb :


Et dès lors que tout les mouvements souterrains "anti-accord", résistants sont par essence révolutionnaire et destructeurs. A commencer par la fameuse "lettre des doyens", et ce combat aberrant mené en France sur le sujet des mariages.

Si vous nous affirmiez plus nettement: "seul le supérieur général décide" ... "quand cela va dans mon sens", cela aurait au moins le mérite de la franchise.



Sauf qu'avant 2012 la ligne générale était "Pas d'accord pratique sans accord doctrinal" (cf déclaration du chapître de 2006). Est-ce que pour autant les supérieurs ont exigé le départ des prêtres qui préféraient la "stratégie" de l'accord pratique ? Non, tant qu'ils n'en faisaient pas état publiquement et en opposition directe au supérieur général.

La tendance "accordiste" a à son tour dominé entre 2012 et 2018 (pas au-delà j'espère), c'est un fait, on ne peut nier le changement. Est-ce que pour autant j'insinue que cela fut le fruit d'une opposition interne et souterraine à la manière des maçons ? Non, c'est seulement que la fraternité n'est pas une dictature et que comme je l'ai déjà dit il peut y avoir débat sur ces questions tant que le respect de l'autorité et de l'unité est conservé.