Le Forum Catholique
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( 849530 )
Le St-Esprit est-il si présent dans l'Eglise ? par Quelconque (2018-07-10 13:33:50)
Avec le temps, j'en arrive à me poser des questions quant à la conduite de l’Église par le St-Esprit.
J'ai reçu un périodique très catholique qui titre "Cinq ans de pontificat catastrophiques"; si l'Esprit-saint est à la barre comment cela peut-il se produire ? Pourquoi quand le pape convient que c'est l’œuvre de l'Esprit et quand il ne convient pas on parle de conspirations, de saint gall ... Pourquoi ne pas s'abandonner aveuglément ?
Un peu facile qu'au moment ou tout va que l'Esprit est à l’œuvre et que quand ça ne va plus c'est le diable, non ?
D'autre part nous allons d'un scandale à l'autre, encore tout récemment dans l’archidiocèse de Paris, "c'est l’Église post-conciliaire, c'est normal ils n'ont plus la foi", bin oui, c'est facile ça. Des réponses bornées ainsi je n'en veux plus, le milieu tradi n'est d'ailleurs pas si épargné.
Tout résoudre en disant "vous n'avez pas la foi, vous n'avez plus la foi, la foi nous dit ..." c'est trop facile, ou alors la foi s'est de l'intox intellectuelle.

( 849533 )
Le Saint-Esprit n'est pas par Yves Daoudal (2018-07-10 14:58:32)
[en réponse à 849530]
"à la barre" dans l'Eglise. Ce sont des hommes qui sont à la barre, des hommes marqués par le péché originel, par leurs préjugés, par les idéologies du temps qui les imprègnent...
Le Saint-Esprit est présent dans les sacrements. Il est présent dans toute messe valide. Là c'est vraiment lui qui est "à la barre".

( 849539 )
Il y en a qui s'autorisent à penser par Sénéchal (2018-07-10 16:54:32)
[en réponse à 849530]
que le Saint Esprit était en RTT pendant certains conciles et certains conclaves.

( 849540 )
L'Eglise est divine et humaine par Jean-Paul PARFU (2018-07-10 17:12:43)
[en réponse à 849530]
Elle est une histoire d'amour entre Dieu et les hommes avec des hauts et des bas ; elle est un mystère dans lequel nous devons croire : "Je crois en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique".
Corps mystique du Christ, elle revit à sa manière, dans l'espace et dans le temps, les différentes phases de la vie du Christ.
Là où la tête est passée, là le corps doit également passer, car les disciples ne sont pas au-dessus du Maître !
Nous vivons actuellement la Passion de l'Eglise, et à travers elle, de la chrétienté.
Le liturgie nous rappelle l'histoire religieuse de l'humanité, spécialement les différentes phases de notre salut, de la vie du Christ, mais elle nous explique aussi notre propre histoire.
De ce point de vue, le concile Vatican II correspond au Jeudi-Saint. Le soir du Jeudi-Saint, les ornements sont retirés de l'église ; les églises sont nues et vides. Les saintes espèces et les ornements sont placés dans des chapelles annexes. C'est l'office des Ténèbres qui commence.
Dans les églises principales, il n'y a plus rien ; dans les chapelles annexes survivent les saintes espèces, les ornements et quelques fidèles. Ca ne vous rappelle rien ?
Le catéchisme de l'Eglise catholique de 1992, revu en 1998, explique d'ailleurs :
"L’Épreuve ultime de l’Église
675 Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).
676 Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé, " intrinsèquement perverse " (cf. Pie XI, enc. " Divini Redemptoris " condamnant le " faux mysticisme " de cette " contrefaçon de la rédemption des humbles " ; GS 20-21).
677 L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21, 2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20, 12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 P 3, 12-13)."

( 849541 )
relire "Dominus Jesus" par jejomau (2018-07-10 17:40:18)
[en réponse à 849530]
Le Magistère de l'Église, fidèle à la révélation divine, confirme que Jésus-Christ est le médiateur et rédempteur universel : « Le Verbe de Dieu, par qui tout a été fait, s'est lui-même fait chair, afin que, homme parfait, il sauve tous les hommes et récapitule toutes choses en lui [...]. C'est lui [le Seigneur] que le Père a ressuscité d'entre les morts, a exalté et a fait siéger à sa droite, le constituant juge des vivants et des morts ». Cette médiation salvifique implique aussi l'unicité du sacrifice rédempteur du Christ, prêtre souverain et éternel (cf. He 6,20 ; 9,11 ; 10,12-14).
12. D'autres envisagent encore l'hypothèse d'une économie de l'Esprit Saint au caractère plus universel que celle du Verbe incarné, crucifié et ressuscité. Cette affirmation aussi est contraire à la foi catholique, qui considère en revanche l'incarnation salvifique du Verbe comme un événement trinitaire. Dans le Nouveau Testament le mystère de Jésus, Verbe incarné, constitue le lieu de la présence du Saint-Esprit et le principe de son effusion sur l'humanité non seulement aux temps messianiques (cf. Ac 2,32-36 ; Jn 7,39 ; 20,22 ; 1 Co 15,45), mais aussi à l'époque précédant la venue du Christ dans l'histoire (cf. 1 Co 10,4 ; 1 Pt 1,10-12).
Le Concile Vatican II a rappelé cette vérité fondamentale à la conscience de foi de l'Église. Dans l'exposition du plan salvifique du Père sur toute l'humanité, le Concile relie immédiatement et strictement le mystère du Christ et le mystère de l'Esprit. Tout le travail d'édification de l'Église par Jésus-Christ Tête au cours des siècles est décrit comme réalisé en communion avec son Esprit.
En outre, l'action salvifique de Jésus-Christ, avec et par son Esprit, s'étend à toute l'humanité, au delà des frontières visibles de l'Église. Traitant du mystère pascal, où le Christ associe déjà maintenant le croyant à sa vie dans l'Esprit et lui donne l'espérance de la résurrection, le Concile affirme : « Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal ».
Le lien entre le mystère salvifique du Verbe fait chair et celui de l'Esprit est donc clair, qui en fin de compte introduit la vertu salvifique du Fils incarné dans la vie de tous les hommes, appelés par Dieu à une même fin, qu'ils aient précédé historiquement le Verbe fait homme ou qu'ils vivent après sa venue dans l'histoire : l'Esprit du Père, que le Fils donne sans mesure (cf. Jn 3,34) les anime tous.
Pour cette raison le Magistère récent de l'Église a fermement et clairement rappelé la vérité sur l'unique économie divine : « La présence et l'activité de l'Esprit ne concernent pas seulement les individus, mais la société et l'histoire, les peuples, les cultures, les religions [...]. Le Christ ressuscité agit désormais dans le cœur des hommes par la puissance de son Esprit [...]. C'est encore l'Esprit qui répand les “semences du Verbe”, présentes dans les rites et les cultures, et les prépare à leur maturation dans le Christ ». Tout en reconnaissant le rôle historico-salvifique de l'Esprit dans l'univers entier et dans toute l'histoire, le Magistère précise cependant : « Ce même Esprit a agi dans l'incarnation, dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, et il agit dans l'Église. Il ne se substitue donc pas au Christ, et il ne remplit pas une sorte de vide, comme, suivant une hypothèse parfois avancée, il en existerait entre le Christ et le Logos. Ce que l'Esprit fait dans le cœur des hommes et dans l'histoire des peuples, dans les cultures et les religions, remplit une fonction de préparation évangélique et cela ne peut pas être sans relation au Christ, le Verbe fait chair par l'action de l'Esprit, “afin que, homme parfait, il sauve tous les hommes et récapitule toutes choses en lui” ».
En conclusion, l'Esprit n'agit pas à côté ou en dehors du Christ. Il n'y a qu'une seule économie salvifique du Dieu Un et Trine, réalisée dans le mystère de l'incarnation, mort et résurrection du Fils de Dieu, mise en œuvre avec la coopération du Saint-Esprit et élargie dans sa portée salvifique à l'humanité entière et à l'univers : « Les hommes ne peuvent donc entrer en communion avec Dieu que par le Christ, sous l'action de l'Esprit ».
Dominus Jesus

( 849545 )
L'essentiel c'est d'y croire, par Quelconque (2018-07-10 19:07:50)
[en réponse à 849530]
C'est comme l'homéopathie.

( 849547 )
Mettre de Notre Seigneur à l Eglise par Eti Lène (2018-07-10 19:58:57)
[en réponse à 849530]
À la cinquième église:
"Apocalypse 3
A l’Eglise qui est à Sardes
3 A l’ange de l’Eglise qui est à Sardes, écris: «Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu[a] et les sept étoiles: Je connais ta conduite, je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort. 2 Deviens vigilant, raffermis ceux qui restent et qui étaient sur le point de mourir. Car je n’ai pas trouvé ta conduite parfaite devant mon Dieu. 3 Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu la Parole: Obéis et change! Car, si tu n’es pas vigilant, je viendrai comme un voleur et tu n’auras aucun moyen de savoir à quelle heure je viendrai te surprendre. 4 Cependant, tu as à Sardes quelques personnes qui n’ont pas sali leurs vêtements; elles marcheront avec moi en vêtements blancs, car elles en sont dignes.
5 Le vainqueur portera ainsi des vêtements blancs, je n’effacerai jamais son nom du livre de vie, je le reconnaîtrai comme mien en présence de mon Père et de ses anges.
6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises.»

( 849548 )
Lettre par Eti Lène (2018-07-10 20:00:27)
[en réponse à 849547]
Erratum et tout est dans le titre

( 849550 )
La grâce par Eti Lène (2018-07-10 21:07:28)
[en réponse à 849530]
ne détruit pas la nature, encore moins le libre arbitre des hommes d'Eglise. Et qui s'abaisse, abaisse le monde. Qui s'élève, élève le monde. La crise vient d'un ensemble de personnes qui n'utilisent pas bien leur libre arbitre, mais la pleine lumière sur les consciences que nous n'avons pas, se fera au jour du dernier jugement. Chacun est responsable du mal qu'il commet, et à ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. Dieu est infiniment bon et infiniment juste malgré ce que vous pouvez voir. Comme toujours, le Bon Dieu permet le mal, mais la volonté de mal faire chez les uns, donne des héros. Regardez les martyrs. Il y a un bien à tirer de tout cela pour la gloire de Dieu et en fin de compte pour soi-même.
L'Esprit-Saint est un aboutissement dans la vie spirituelle, il faut d'abord passer par le Christ pour y arriver. Nul n'est besoin de parler de la troisième Personne de la très Sainte Trinité comme si c'était Elle-même qui parlait, pour s'en croire le messager infaillible. "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?" St Matthieu VII 16

( 849552 )
Belles théories. par Quelconque (2018-07-10 22:03:20)
[en réponse à 849550]
Rien à ajouter, mais vous ne m'enlèverez plus de la tête qu'il y a un fameux tas de magouilles et qu'on ne sait pas tout ! Tout cela est jeu d'influences, de règlements de comptes et du reste.
Merci de ne plus me servir des textes prêts à cuire mais une réflexion de fond.

( 849553 )
Vous allez faire quoi? par Eti Lène (2018-07-10 22:06:44)
[en réponse à 849552]
Vous morfondre sur les malheurs des temps? Morfondez-vous.

( 849554 )
Ma réflexion de fond par Eti Lène (2018-07-10 22:12:48)
[en réponse à 849552]
Au vu de votre réponse (et cela ne constitue nullement une incitation): Il faut se saouler, et se jeter dans le premier fleuve qui passera sous notre chemin. Là est la seule réponse à ce monde qui devient absurde à nos yeux.
La simplicité est malheureusement la chose la plus intelligente qui soit pour expliquer les choses. La nature humaine est blessée par le péché originel. On n'a malheureusement pas trouvé mieux pour expliquer le mal y compris Dieu. Si vous êtes plus fort que Dieu, faites le moi savoir et je serais heureux de recevoir vos lumières.

( 849558 )
Je vais suivre votre conseil avec de l'alcool éthylique. par Quelconque (2018-07-11 07:01:05)
[en réponse à 849554]
Je ne suis plus fort que personne ! Et vous éludez la réponse. Vous devriez être aussi sévère dans votre conseil envers le personnel de l'Eglise. Le Christ aurait dû prononcer la même sentence pour le clergé que celle qu'il a prononcée à propos du scandale des enfants. Tout ce qui est écrit est magnifique, tous les sermons entendus sont magnifiques, mais tout ce que j'ai déjà entendu d’éminents clercs n'est que combines pour arriver à leurs fins personnelles. La pape actuel n'est-il pas lui-même le résultat d'un montage ?
En tous cas les hommes d’Église auront bien tiré profit de l'institution et auront bien bernés les gens.Et plus ont les a admirés plus ont peu en être dégoûté.

( 849560 )
Pour le meilleur et pour le pire par Eti Lène (2018-07-11 08:46:39)
[en réponse à 849558]
Le Christ aurait dû prononcer la même sentence pour le clergé que celle qu'il a prononcée à propos du scandale des enfants.
Regardez comment Judas a été châtié (pendu et les viscères répandus) comment les pharisiens ont été repris.
L'écrasante majorité des prêtres n'est pas pédophile. Et sincèrement comme le prêtre est selon saint Paul mis à part, il appartient plus à Dieu qu'aux hommes. Ne critiquez pas les prêtres ne jugez pas les prêtres. Le jugement des prêtres appartient d'autant plus à Dieu que ceux ci participent aux dons inouïs de Dieu à l'égard des hommes qui croient. Mais si les prêtres ont été établis pour le peuple et pas l inverse je comprends votre position mais vous ne pouvez pas en faire un absolu. Nous occuper de notre conversion est déjà bien assez. Alors s'occuper de la conversion de ceux qui sont chargés de la nôtre c'est aller au delà de ce que Notre Dieu nous demande.

( 849561 )
Vous avez admiré pour de fausses raisons par Jean-Paul PARFU (2018-07-11 08:52:18)
[en réponse à 849558]
et lorsque vous découvrez que ces raisons sont fausses, vous faites votre petite crise de foi d'ado, à moins que vous ne soyez purement et simplement un troll.
Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit gouverne Son Eglise malgré les manœuvres humaines !
Et faites attention à votre orthographe !

( 849562 )
Et puis par Eti Lène (2018-07-11 08:58:16)
[en réponse à 849558]
Croyez vous vraiment que la sentence réservée par le Christ à ceux qui causent scandale aux enfants ne s'applique pas aux prêtres? Et cela d'autant plus que ces derniers le sont?
Si vous voulez un monde parfait je vous conseille d'en devenir gourou. Ce sera sans doute plus efficace que l Église.

( 849564 )
La vraie Eglise... par Rodolphe (2018-07-11 09:26:57)
[en réponse à 849558]
...serait-elle "éclipsée" à vos yeux?

( 849592 )
Il faut accepter... par Signo (2018-07-11 21:19:00)
[en réponse à 849558]
... que l'action du Saint-Esprit ne s'effectue pas selon nos schémas, nos manières de voir les choses. Elle à l'image du divin: un mystère. L'Ecriture elle-même nous averti de cette tentation à avoir une lecture du réel en adoptant nos propres critères purement humains:
Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins. (Is. 55, 8)
Oui il y a beaucoup d'évêques et de prêtres corrompus aujourd'hui dans l'Eglise. Oui il y a quantité de prêtres, dans l'Eglise universelle mais surtout dans les arcanes du Vatican, qui se vautrent dans la débauche, dans les combines, qui trahissent leur mission et les exigences du sacerdoce qu'ils ont reçu. Tous ces clercs indignes recevront le salaire de leur iniquité. Comme nous tous pécheurs nous recevrons de la part du Juge éternel exactement ce que nous méritons.
A côté de cela il y a un nombre incalculable de chrétiens, simples fidèles, religieux et religieuses, prêtres ou évêques, qui restent fidèles à leur vocation. Beaucoup sont morts dans la sainteté; et je ne parle pas de ceux que l'Eglise a élevé à la gloire des autels. Je parle de cette myriade -sans doute des millions- de chrétiens anonymes, de chrétiens dont l'histoire n'a jamais retenu le nom, qui ont vécu et sont morts dans l'amitié de Dieu.
Je me souviens avoir lu, par exemple, un certain nombre de témoignages non spécifiquement religieux sur les camps de concentrations nazis. Dans un témoignage, on évoquait un prêtre polonais déporté et devenu kapo, qui avait oublié ce qu'il était, et qui s'était transformé en bête sauvage. Il était d'une brutalité inouie, il assassinait les autres déportés en leur fracassant le crâne avec un pommeau en cuivre. Dans un autre témoignage, un résistant déporté racontait avoir vu un religieux capucin lui aussi déporté, qui se privait de sa déjà bien maigre ration pour la donner à des prisonniers plus faibles que lui. Il est mort d'épuisement à force de se priver pour son prochain, comme tant d'autres religieux martyrs. Jamais nous ne saurons son nom. C'est cela le mystère de l'Eglise:
mysterium iniquitatis, et,
en même temps, mystère de la grâce.
Au fond, l'Eglise a été composée de misérables et de pécheurs dès les débuts. D'abord, il y a Judas, qui trahit. Mais les autres? A part Jean et la Mère de Dieu, où étaient-ils tous à l'heure de la Croix? Certainement terrés quelque part, morts de trouille et de honte, ayant perdu la foi! Bien des martyrs des siècles ultérieurs, notamment du XXe ou du XXIe siècle, ont été bien plus courageux que les premiers apôtres, alors même qu'ils n'avaient pas vu le Christ!
Quand un prêtre commet un crime quel qu'il soit, il fait la une des journaux. Mais quand un prêtre meurt après avoir été resté fidèle toute sa vie aux promesses de son ordination, personne n'en parle, c'est comme s'il n'existe pas. De même que l'on ne parle jamais ou bien rarement de ces millions de religieuses qui se sont consacrées pendant des siècles, dans l'anonymat le plus complet et sur tous les continents, à soigner les malades, à visiter les personnes seules, à s'occuper des orphelins, à secourir les pauvres etc.
A l'heure où nous parlons, malgré les évêques tièdes ou apostats, malgré les innombrables turpitudes d'une grande partie du clergé, malgré la masse des péchés des fidèles chrétiens, malgré la crise doctrinale et liturgique, malgré toute la somme d'erreurs, d'errances, de fautes, de catastrophes qui font le quotidien de la vie de l'Eglise, malgré tous les
malgré, des gens après une vie de péché retournent à Dieu, des milliers, des millions d'actes de charité surnaturelle sont posés dans l'anonymat, des miracles ont lieu, des aveugles voient, des boiteux marchent, des malades guérissent, l'Evangile est prêché aux peuples, des hommes et des femmes se convertissent, la grâce surabonde, et le Royaume de Dieu, silencieusement, continue de s'étendre...

( 849566 )
vous aviez déjà commencé ici en 2016 par Paxtecum (2018-07-11 10:50:54)
[en réponse à 849530]
ICI
et je ne vois nulle part votre présentation.

( 849573 )
Vous méconnaissez les vertus théologales par PEB (2018-07-11 14:08:37)
[en réponse à 849530]
Où est votre Espérance? L'Espérance, c'est de croire que, malgré tout, malgré les hommes, la destinée de l’Église est de vivre toujours de et dans la grâce trinitaire.
Où est votre Foi? La Foi, c'est croire que Jésus sauve et sauve encore par le ministère de l’Église: Peuple de Dieu assemblé à la même table de ses noces éternelles avec le Fils incréé.
Où est votre Charité? La Charité voit le clergé et les fidèles comme le Corps Mystique, vivant en unité, icône de Jésus crucifié jusqu'à la fin des temps.
Donc, oui, malgré toute les apparences, il faut tenir fermement que l'Esprit ne cesse d'assister et d'inspirer la Sainte Église du Christ, qui est avec nous jusqu'à la fin des temps comme Il l'a promis.
Et puis, si on regarde bien, la Passion de l’Église a commencé dès celle de son Maître et se poursuit jusqu'à aujourd'hui avec une intensité toujours plus forte. Mais, au delà de nos misères, le Seigneur marche à nos côté sur le Chemin. Et le Chemin, c'est Lui-même. Et là où nous tombons, Il est déjà tombé en montant au Calvaire. Et là où Il nous relève, Il a encore accepté d'être relevé par Simon de Cyrène.

( 849641 )
Le Saint-Esprit est l'âme de l'Église par BK (2018-07-12 11:25:54)
[en réponse à 849530]
Qu’il Nous suffise d’affirmer que, si le Christ est la tête de l’Eglise, l’Esprit-Saint en est l’âme : l’Esprit-Saint est dans l’Eglise, corps mystique du Christ, ce que l’âme est dans notre corps.
Léon XIII, Divinum Illud Munus
(qui renvoie à S. Aug., Serm. CLXXXVII, sur le temps)