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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 848566 )11/06 St Barnabé, apôtre par ami de la Miséricorde (2018-06-10 22:29:00) 



St Barnabé, apôtre

Prière à Saint-Barnabé

Recevez, Ô Barnabé, l'hommage des nations reconnaissantes. Lévite fidèle, vous veilliez près du sanctuaire figuratif des siècles de l'attente, observant l'arrivée du Seigneur Dieu (Levit. VIII, 33.), jusqu'à ce que la véritable Arche Sainte, l'Humanité du Sauveur, ayant paru dans Sion, vous vous rangeâtes près d'elle aussitôt pour la défendre et la servir. Elle venait rallier tous les peuples, leur donner la vraie manne, fonder avec tous un Testament nouveau ; elle demandait aux fils de l'ancienne alliance le sacrifice des privilèges qu'ils avaient eus au temps de l'égarement des nations.

Membre de la tribu favorisée entre toutes, vous eûtes promptement fait l'abandon d'un titre périmé ; allant plus loin que le précepte, on vous vit renoncer aux possessions mêmes que vous teniez de votre famille, et vous donner, vous et vos biens, à l'Église à peine née, persécutée, méconnue de la synagogue.

Aussi l'Esprit-Saint, qu'on ne surpasse jamais en générosité, vous réserva-t-Il l'insigne honneur de donner aux nations leur Apôtre. Saül, votre ami, aveuglé par les préjugés de la secte pharisienne, n'avait point suivi votre exemple ; et les fidèles tremblaient à son seul nom, comme à celui du plus fougueux des persécuteurs. Mais votre intercession montait silencieusement pour lui de cette terre, et s'unissait dans le Ciel à la prière d'Étienne pour son meurtrier.

L'heure de la grâce sonna enfin ; vous fûtes le premier dans Jérusalem à connaître son triomphe, et il ne fallut rien moins que l'autorité de votre témoignage pour faire ouvrir au récent converti les portes de l'assemblée des croyants.

Devenu près de l'Église garant du Docteur des nations, il vous appartenait de le conduire en ses premiers travaux. Quelle gloire à vous d'avoir eu Paul pour compagnon ! S'il vous manqua d'avoir été mis au nombre des douze, votre autorité fut bien celle qui se rapprocha le plus de la leur. Délégué par eux à Antioche après le baptême de Cornélius, pour prendre en mains la conduite de l'évangélisation des gentils, vous vous adjoignîtes le nouvel ouvrier ; c'est alors que la parole du salut, passant par vos lèvres, produisit des conversions si nombreuses, qu'on donna pour la première fois aux fidèles le nom de chrétiens, qui les distinguait à la fois des païens et des Juifs.

L'émancipation des nations était accomplie ; et Paul, aux yeux de tous et d'après le langage de l'Esprit-Saint lui-même, n'était encore que votre disciple et votre protégé (Act. XI, 30 ; XII, 25 ; XIII, 1.). Aussi l'Esprit voulut-Il que l'ordination solennelle, qui le constituait Apôtre des gentils, vous fût commune avec lui. Vos voies, inséparables jusque-là et quelque temps encore, n'allaient pas tarder à se diviser pour le bien d'un plus grand nombre d'âmes.

L'île de Chypre, fatalement abusée par le démon de la volupté durant les siècles de l'idolâtrie, reçut plus spécialement vos soins apostoliques ; elle vous avait donné le jour : vous lui rendîtes en échange votre sang et vos sueurs, portant partout sur son territoire la sainte et purifiante lumière du Fils de Dieu.

Mais le feu de la Pentecôte qui brûlait en vous, sollicitait votre âme à des missions plus lointaines. C'est de vous-même qu'il était écrit, en même temps que de Paul : " Je t'ai établi pour être la lumière des nations et leur salut jusqu'aux extrémités de la terre." (Act. XIII, 47).

L'Italie entendit votre douce parole qui répandait la joie sainte et la consolation du Paraclet ; elle vit ce noble visage, dont la sereine majesté faisait croire aux pauvres païens qu'ils recevaient en votre personne le prince de leurs dieux, caché sous des traits humains (Ibid. XIV, 11.). Bergame, Brescia, d'autres villes encore, Milan surtout, vous honorent comme leur père. Du haut de votre trône d'Apôtre, Ô Barnabé, gardez en elles toujours la foi que vous y avez déposée ; plus heureuses que les cités de l'île de Chypre, elles sont jusqu'ici restées fidèles.

Protégez l'Ordre utile à l'Église, qui se réclame de votre puissant patronage ; que son apostolat continue le vôtre, et mérite jusqu'au dernier jour à ses membres l'estime dont les entourait Saint-Charles Borromée, votre glorieux successeur sur le siège de Milan.

Enfin, Ô père des nations, étendez votre sollicitude à la gentilité entière qui vous fut confiée par l'Esprit-Saint sans distinction de races ou de pays : qu'elle entre toute dans la voie de lumière si bien décrite par la Lettre précieuse qui porte votre nom béni (Ep. cathol. S. Barnab. ap. XIX.) ; qu'elle soit pour Dieu le vrai temple dont celui de Moriah n'était que la figure (Ibid. XVI.).

Source : parousie.over-blog.fr

Litanies des Saints

Evangile de Barnabé, pourquoi c'est un faux ?
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 848567 )Méditation avec l'Echelle Sainte de St Jean Climaque par ami de la Miséricorde (2018-06-10 22:30:43) 
[en réponse à 848566]

VINGT-SIXIÈME DEGRÉ

Du Discernement dans les pensées, les vices et les vertus.


36. Comme une légère étincelle peut mettre le feu à une immense forêt et la réduire en cendres; de même une seule bonne action peut effacer et anéantir un grand nombre de fautes considérables.

37. Comme vous ne pourrez pas sans de bonnes armes exterminer les animaux féroces; de même il vous sera de toute impossibilité de vaincre et d'exterminer la colère, si vous n'êtes pas armé de l'humilité.

38. Comme personne par un autre moyen naturel ne peut conserver la vie, qu'en mangeant et en buvant; de même on ne saurait conserver la vie de l'âme que par la vigilance et la persévérance dans la vertu.

39. Comme les rayons du soleil, en pénétrant dans un appartement, l'éclairent et y font distinguer les plus petits objets; de même la crainte de Dieu dans un cur, tout en l'éclairant, lui fait voir les taches que les péchés y ont faites.

40. Comme il est facile de prendre les écrevisses, à cause de leurs mouvements, tantôt en avant, tantôt en arrière; de même une âme qui se livre à une joie immodérée et aux pleurs, à la pénitence de ses péchés et aux douceurs d'une vie molle et efféminée, se laisse prendre au démon, perd le fruit de ses travaux, et périt.

41. Comme on peut facilement tout enlever aux personnes qui sont plongées dans le sommeil; de même ceux qui sont comme assoupis par les vapeurs du siècle dont ils suivent les maximes, ouvrent toutes les avenues de leur cur aux voleurs des âmes et aux meurtriers des bonnes uvres.

42. Comme un homme qui combat contre un lion furieux, ne saurait détourner les yeux de cet ennemi dangereux, sans s'exposer à être dévoré; de même celui qui combat contre sa propre chair ne peut détourner ailleurs les yeux de son attention et de sa vigilance, sans se mettre dans un péril éminent de se perdre pour l'éternité.

43. Comme les personnes qui montent sur une échelle pourri, mettent leur vie en danger; de même les dignités, la gloire, la puissance et l'autorité, lesquelles sont autant d'ennemis de l'humilité et d'échelons vraiment pourris, mettent ceux qui les possèdent dans le cas de se perdre éternellement.

44. Comme celui qui est dévoré par la faim, pense nécessairement au pain; de même les gens qui désirent avec une véritable ardeur de parvenir au salut, pensent de toute nécessité à la mort et aux jugements du Seigneur.

45. Comme l'eau sert pour effacer les lettres, de même les larmes de la pénitence servent à nous purifier de nos péchés.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde