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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 847641 )L’Ascension du Seigneur par ami de la Miséricorde (2018-05-10 00:35:11) 



ASCENSION DU SEIGNEUR

L’Ascension du Seigneur


"Aujourd’hui notre Seigneur Jésus-Christ monte au ciel; que notre cœur y monte avec lui. Écoutons ce que nous dit l’Apôtre: Vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut: c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Le but de votre vie est en haut, et non pas sur la terre. De même que lui est monté, mais sans s’éloigner de nous, de même sommes-nous déjà là-haut avec lui, et pourtant ce qu’il nous a promis ne s’est pas encore réalisé dans notre corps.

Lui a déjà été élevé au dessus des cieux; cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous ressentons, nous ses membres. Il a rendu témoignage à cette vérité lorsqu’il a crié du haut du ciel : Saul, Saul, pourquoi me persécuter? Et il avait dit aussi: J’avais faim, et vous m’avez donné à manger. Pourquoi ne travaillons-nous pas, nous aussi sur la terre, de telle sorte que par la foi, l’espérance et la charité, grâce auxquelles nous nous relions à lui, nous reposerions déjà maintenant avec lui, dans le ciel?

Lui, alors qu’il est là-bas, est aussi avec nous; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour; et nous, si nous ne pouvons pas le faire comme lui par la divinité, nous le pouvons cependant par l’amour, mais en lui.

Lui ne s’est pas éloigné du ciel lorsqu’il en est descendu pour venir vers nous; et il ne s’est pas éloigné de nous lorsqu’il est monté pour revenir au ciel. Il était déjà là-haut, tout en étant ici-bas; lui-même en témoigne: Nul n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme, qui est au ciel. Il a parlé ainsi en raison de l’unité qui existe entre lui et nous: il est notre tête, et nous sommes son corps. Cela ne s’applique à personne sinon à lui, parce que nous sommes lui, en tant qu’il est Fils de l’homme à cause de nous, et que nous sommes fils de Dieu à cause de lui.

C’est bien pourquoi saint Paul affirme: Notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, bien qu’étant plusieurs, ne forment qu’un seul corps. De même en est-il pour le Christ. Il ne dit pas: Le Christ est ainsi en lui-même, mais il dit: De même en est-il pour le Christ à l’égard de son corps. Le Christ, c’est donc beaucoup de membres en un seul corps. Il est descendu du ciel par miséricorde, et lui seul y est monté, mais par la grâce nous aussi sommes montés en sa personne. De ce fait, le Christ seul est descendu, et le Christ seul est monté ; non pas que la dignité de la tête se répande indifféremment dans le corps, mais l’unité du corps ne lui permet pas de se séparer de la tête."

De saint Augustin, sermon pour l’Ascension, 98, 1-2 (PLS 2, 494

Prière

Dieu qui élèves le Christ au dessus de tout, ouvre nous à la joie et à l’action de la grâce, car l’Ascension de ton Fils est déjà notre victoire : nous sommes les membres de son corps, il nous a précédés dans la gloire auprès de toi, et c’est là que nous vivons en espérance. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen

Source : vatican.va


On ne fait rien cette année de St Antonin, évêque et confesseur ni de la Mémoire des Sts Gordien et Épimaque, martyrs
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 847642 )Méditation avec l'Echelle Sainte de St Jean Climaque par ami de la Miséricorde (2018-05-10 00:37:51) 
[en réponse à 847641]

VINGT-SIXIÈME DEGRÉ
Du Discernement dans les pensées, les vices et les vertus.


15. Lorsque nous nous sentons frappés d'une maladie grave, c'est alors que nous devons redoubler de soin et de vigilance. En effet c'est dans ces moments où les démons, nous voyant comme abattus par la maladie, et incapables par la faiblesse de notre corps, de nous servir de nos saints exercices qui étaient les armes avec lesquelles nous les mettions en fuite, ont coutume de faire les derniers efforts pour nous vaincre. Pendant leurs maladies les gens du monde sont exposés aux emportements de la colère, et quelques fois à l'impiété des blasphèmes, mais les moines et ceux qui vivent loin du siècle, s'ils ont en abondance les choses qui leur sont nécessaires, sont exposés aux tentations d'intempérance, et même de luxure.

Quant à ceux qui sont privés de secours lorsqu'ils sont malades, comme les solitaires, ils sont terriblement tentés de se livrer à la négligence, à l'ennui et à la tristesse.

16. J'ai même vu quelquefois que le démon de l'incontinence augmentait les douleurs de certains malades, au point de leur donner des mouvements par lesquels leur conscience pouvait être troublée.

Or je ne pouvais me rendre raison comment, au milieu d'aussi grandes souffrances, la chair fût encore capable de se révolter contre l'esprit; mais comme je retournai ensuite pour les visiter, je les trouvai sur leur lit de douleur tellement soulagés par les secours spirituels que Dieu leur avait accordés et par les sentiments de componction qu'il leur avait inspirés, que la consolation qu'ils avaient ainsi reçue, leur ôtait le sentiment de leurs souffrances, et leur faisait désirer de ne jamais en être délivrés. Enfin je retournai encore les voir, et je les trouvai toujours malades; mais je remarquai que leurs douleurs et leurs souffrances avaient été des remèdes salutaires et efficaces pour les guérir de leurs maladies spirituelles.

J'adorai Dieu et le remerciai de la grâce qu'il faisait aux hommes en se servant de leur corps de boue pour les purifier et les sanctifier.

17. Il y a dans le fond de notre âme un sentiment tout spirituel, lequel nous porte sans cesse à le chercher dans nous, quand même il ne s'y trouve pas et lorsque nous avons le bonheur de le trouver, nous ne tardons pas de voir les ténèbres produites par les passions déréglées se dissiper et disparaître de notre esprit. C'est ce qui a fait dire à un homme sage cette parole remarquable : Vous trouverez en vous un sentiment tout divin.

18. La vie monastique doit remplir tous les sentiments du cur, régler toutes nos actions, veiller sur nos paroles, former nos pensées et présider à tous nos mouvements : autrement ce ne serait pas une vie monastique, et bien moins, une vie angélique.

19. Concevez la différence qu'il y a entre la providence de Dieu, le secours de sa grâce, la protection qu'Il accorde, la Miséricorde dont il use à notre égard et les consolations dont il nous fait jouir. Sa providence brille d'une manière frappante dans tous les ouvrages de l'univers, mais nous ne voyons le secours de sa grâce qu'au milieu des fidèles; sa protection, que parmi ceux qui sont vraiment fidèles; nous observons sa Miséricorde dans ses serviteurs dévoués, et ses Consolations parmi ceux qui l'aiment sincèrement.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde