Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=847562
images/icones/fsspx.gif  ( 847562 )« Etablissez-vous même le consensus », déclare le pape aux évêques allemands par Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (2018-05-08 08:07:17) 

Le pape François refuse de trancher par voie d’autorité la question de l’accès à la communion sacramentelle de protestants mariés à des catholiques. Il demande aux évêques d’outre-Rhin de s'entendre eux-mêmes sur la meilleure décision à prendre.

Lire l'article sur FSSPX.Actualités
images/icones/fsspx.gif  ( 847563 )Intercommunion en Allemagne : un cardinal estime incompréhensible la réponse de Rome par Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (2018-05-08 08:09:17) 
[en réponse à 847562]

Le cardinal-archevêque d’Utrecht, Willem Eijk, a estimé « complètement incompréhensible » la réponse dilatoire que le pape François a donné dans le cadre de la controverse sur la possibilité de donner la communion aux conjoints protestants mariés à des catholiques.

Lire l'article sur FSSPX.Actualités
images/icones/neutre.gif  ( 847564 )C'est le projet de François depuis le début par Justin Petipeu (2018-05-08 08:23:01) 
[en réponse à 847563]

Une Eglise synodale où tout se décide localement. Y compris la doctrine. On l'a déjà constaté sur le mariage lorsque les évêques polonais ont refusé la communion aux divorcés-remariés pratiquants et les Argentins ou Maltais qui ont fait l'inverse.
C'est la destruction de l'Eglise et de la Foi. Ni plus ni moins.
images/icones/flagD.gif  ( 847585 )ecclésiologie kaspérite en acte par Luc Perrin (2018-05-08 15:58:37) 
[en réponse à 847564]

Voici 30 ans que cette ecclésiologie du primat de l'Église locale a été soutenue par le cardinal-théologien Walter Kasper et quelques autres, c'est la figure la plus emblématique et on sait que le pape régnant le considère comme le phare de sa propre vision.
Le Cardinal germanique voit d'ailleurs dans cette ecclésiologie - sorte de néo-fébronianisme - une voie pour favoriser une "unité" factice des Églises chrétiennes, la "périphérie" marginalisant leurs "centres".

Une grosse controverse avait opposé au début du XXIe siècle les cardinaux Ratzinger et Kasper, Allemands tous les deux. Saint Jean-Paul II avait alors tranché en faveur de la thèse du cardinal Ratzinger et morigéné les évêques allemands si peu soucieux de communion avec le Magistère romain (c'était à l'époque les certificats en vue de l'avortement qui faisaient problème).

Rome a constamment condamné l'intercommunion avec les protestants depuis Paul VI.

La décomposition du catholicisme occidental qui a perdu toute boussole reprend comme dans les années de plomb 1965-1980. Pour une fois, je serai d'accord avec Ion : il faut avoir confiance en l'Esprit Saint qui saura susciter les prêtres, évêques, religieux/ses et laïcs dotés du sensus fidei pour traverser cette époque de turbulence et d'obscurcissement.

L'effroyable époque 1789-1815 a bien in fine produit un curé d'Ars.

Il y a bien longtemps que nous avons abandonné en histoire l'idée d'un "progrès" linéaire et inéluctable : appliquons cette donnée factuelle et universelle à l'histoire de l'Église.

ps. on notera que le pape Benoît XVI a capitulé devant le même épiscopat allemand sur la traduction conforme du Pater Noster. Donner un blanc-seing aux évêques allemands n'est donc pas un trait propre au pape régnant.
images/icones/hein.gif  ( 847598 )Néo-fébronianisme par Peregrinus (2018-05-08 19:25:40) 
[en réponse à 847585]

Il y a effectivement dans certaines tendances de l'ecclésiologie contemporaine comme des échos des thèses anticurialistes et antiromaines de la fin de l'Ancien Régime.

J'avais personnellement été frappé, au-delà des évidentes différences de contexte et de sensibilité, par certaines analogies entre certaines élaborations d'aujourd'hui sur l'Eglise locale et les thèses de richéristes radicaux français, notamment le canoniste constitutionnel Noël de Larrière.

Je ne pense pas que le richérisme radical tel que Larrière a pu le systématiser sous la Révolution ait eu une très grande postérité en France. En revanche, en Allemagne, peut-on dire que l'ecclésiologie kaspériste est un héritage fébronien, ou s'agit-il simplement d'analogies sans rapport de filiation ?

Peregrinus
images/icones/flagD.gif  ( 847654 )la Punctation d'Ems 1786 est un épiscopalisme par Luc Perrin (2018-05-10 12:48:44) 
[en réponse à 847598]

et elle fut pensée selon les thèses de l'évêque Hontheim (dit Fébronius).

A la différence du richérisme gallican qui porte avant tout sur les droits et la place des curés, le fébronianisme tient à faire de chaque évêque un pape en son diocèse, réduisant à une primauté symbolique la papauté.

On ne peut pas imaginer une seconde que le Cardinal Kasper n'ait jamais entendu parler de Hontheim ni de la Punctation.

N'oubliez pas que les évêques allemands sont très souvent pris parmi les professeurs de facultés canoniques, ce qui est rare en France. On peut faire bien des critiques au cardinal Kasper, éminent théologien universitaire avant d'être appelé au siège de Rottenburg-Stuttgart puis à Rome, mais sûrement pas celle d'ignorer l'histoire de la théologie et les dates majeures du catholicisme allemand.

Rappelez-vous que si, aujourd'hui hélas, beaucoup méprisent ou simplement ignorent l'histoire de l'Église, tel ne fut pas toujours le cas. Par ex. la part prise par les historiens de la liturgie dans la fabrication du N.O.M. est considérable à côté du gredin manoeuvrier "pastoraliste" Bugnini. Martimort et d'autres avaient avoué s'être beaucoup inspiré des thèses déviantes des jansénistes tardifs pour le N.O.M. soit la même époque que le fébronianisme.

L'espace germanique a aussi connu le Kulturkampf déclenché par Bismarck à la suite de Vatican I et le schisme des Vieux-Catholiques : tout cela par antiromanisme et pour favoriser les Églises nationales/locales.

La filiation intellectuelle me semble évidente. Je dis néo-fébronianisme car le contexte est différent et le théologien ajoute une perspective d'Église oecuménique plurielle qui était étrangère aux fébroniens du XVIIIe siècle.
Évidemment le Kardinal ne soulignera pas cette filiation intellectuelle avec un texte condmané.
images/icones/neutre.gif  ( 847657 )Pourtant par Meneau (2018-05-10 13:12:15) 
[en réponse à 847654]


Martimort et d'autres avaient avoué s'être beaucoup inspiré des thèses déviantes des jansénistes tardifs pour le N.O.M.



Je serais intéressé par des sources ou des références. Saliège, le mentor de Martimort, était plutôt opposé à ce jansénisme. L'influence du jansénisme n'est-elle pas antérieure ?

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 847663 ) la chronologie du jansénisme par Luc Perrin (2018-05-10 15:25:34) 
[en réponse à 847657]

Il y a 3 phases : le premier jansénisme au XVIIe jusqu'à la Paix clémentine, le second jansénisme autour de P. Quesnel fin XVIIe-début XVIIIe qui amène la bulle Unigenitus et la longue contestation qui dure jusque vers les années 1750-1760 et le jansénisme tardif qui émerge en Italie centrale et du Nord à la fin du XVIIIe avec des liens français puisque l'évêque Ricci est en contact avec l'abbé Grégoire.

Chaque phase assume la précédente mais a une touche particulière : c'est dans la dernière qu'on trouve le plus d'idées novatrices en liturgie.
Mgr Pierre Jounel s'est référé à cette période et il était membre du Consilium. C'est Jounel qui a écrit que le Consilium avait beaucoup puisé dans les thèses du jansénisme tardif en matière de liturgie : rationalisation, chasse aux dévotions populaires, abolition des autels secondaires, premières revendications de vernaculaire, accent sur l'accès personnel à la Bible. On retrouve des tentatives pendant le schisme constitutionnel spécialement lors du concile national de 1797.
Je ne saurais vous dire où exactement Jounel témoigne de ce fait, il faudrait rééplucher ses écrits et mes copies me réclament ...

Mgr Martimort était lui un bon connaisseur du gallicanisme, sa thèse portait là-dessus, et le jansénisme s'est mâtiné de gallicanisme tout au long de son histoire dans les 3 phases, surtout à partir des premières condamnations romaines au XVIIe siècle.
Ceci n'est pas indifférent puisque la Constitution liturgique donne un rôle de premier plan - conforté récemment ô surprise par une décision du pape François sur les traductions - aux conférences épiscopales, une structure qui aurait comblé les gallicans d'Ancien Régime. Les théologiens s'accordent à dire que ce texte a été le ballon d'essai pour la collégialité de Lumen Gentium
Comme je l'écrivais, à l'époque on avait des notions d'histoire de l'Église et on pouvait s'en servir le moment venu ...
images/icones/neutre.gif  ( 847666 )Gallicanisme par Turlure (2018-05-10 15:48:30) 
[en réponse à 847663]


le jansénisme s'est mâtiné de gallicanisme tout au long de son histoire



Il me semble que ce n'est vraiment exact qu'à partir de la fin du règne de Louis XIV où celui-ci est promeut un certain ultramontanisme. Jansénisme et gallicanisme se retrouvent dans le rejet de la bulle Unigenitus.

Auparavant, cela me paraît beaucoup moins net. François de Caulet à Pamiers et Nicolas Pavillon à Alet sont les deux évêques qui s'opposent à l'extension du droit de régale (qui manifeste bien ce qu'on a appelé le gallicanisme royal) dans le midi de la France en 1673, ce sont aussi deux opposants aux condamnations romaines et royales de l'Augustinus. Page wiki de Caulet
images/icones/rose.gif  ( 847669 )votre exemple est particulier par Luc Perrin (2018-05-10 17:44:49) 
[en réponse à 847666]

La régale n'est pas une partie du "gallicanisme" doctrinal traditionnel : c'est une volonté du roi d'étendre son pouvoir avec aspect financier sur l'Église dans une phase de conflit aigu avec Rome.

Caulet et Pavillon sont-ils jugés ultramontains fervents et dès lors approuvent les condamnations romaines en matière doctrinale ?

Je vous accorde que les deux (gallicanisme et jansénisme) sont plus mariés dans le second jansénisme toutefois les premiers jansénistes au moment des condamnations romaines bifurquent vers un rejet de l'arbitrage romain et retrouvent par là le conciliarisme qui est une part intrinsèque du vieux gallicanisme dès le XVe.

Le mouvement des appels contre Unigenitus manifeste cette tendance avec éclat.
Bref passé 1650-1660, il est difficile d'être janséniste et ultramontain sauf à accepter la condamnation de ses propres thèses et donc à ne plus être ... janséniste.
images/icones/1g.gif  ( 847568 )le Pape fait entièrement confiance en l'Esprit Saint par Ion (2018-05-08 10:33:00) 
[en réponse à 847562]

La réponse du pape est profondément ancrée dans le mystère surnaturel de l'Eglise et est en même temps très habile.

l'Esprit Saint n'abandonnera pas l'Eglise, une décision unanime d'un nombre important d'évêques d'une région du monde ne peut se tromper, non seulement en vertu du Sensus Fidei mais surtout de la conscience que vivent des successeurs des apôtres mis devant une telle responsabilité.

Beaucoup ici analysent l'histoire récente de l'Eglise dans une logique terriblement humaine (le dernier débat sur les ordinations épiscopales de 1988 à la FSSPX en est malheureusement un exemple frappant ou le faux principe "la fin justifie les moyens" remplace les vertus théologales de foi et d'espérance), alors que l'Eglise est d'abord et avant tout une réalité surnaturelle ou la logique humaine n'est pas première mais coopérante.

Grâce à la réponse du Pape, le texte initial de la conférence des évêques allemands est suspendu, et on peut être totalement certain que la future mouture sera plus prudente dans une matière qui reste de toute manière d'abord et avant tout disciplinaire. Ce seront les évêques eux-mêmes qui prendront la bonne décision et cela aura, aux yeux du monde, plus de poids que si cela avait été tranché parle Pape ou la CDF.

Ion
images/icones/1n.gif  ( 847569 )Oui! par Miserere (2018-05-08 10:46:50) 
[en réponse à 847568]


Le Saint-Esprit a bon dos lorsqu’il s'agit d’étouffer les erreurs.

Voulez-vous dire que le Saint-Esprit évolue en fonction du pape?

Lisez la Salette cela peut vous aider.
images/icones/fleche2.gif  ( 847571 )Le Saint-Esprit qui inspire une chose dans un pays et le contraire dans un autre ?... par Sacerdos simplex (2018-05-08 11:05:54) 
[en réponse à 847568]

Et c'est pourtant ce qu'on voit déjà :
les évêques d'Allemagne vont dans le sens d'innovations plus que téméraires, et ceux de Pologne dans le sens de ce que l'Eglise a toujours enseigné.
Cherchez l'erreur.

Ce serait franchement comique si ce n'était pas aussi dramatique.

Un simple prêtre.

images/icones/fleche3.gif  ( 847573 )Le catéchisme de l'Eglise Catholique est très clair par jejomau (2018-05-08 11:26:53) 
[en réponse à 847568]

L'Eglise semblera belle et bien perdue et nécessitera l'intervention de Jésus-Christ lui-même : "Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10)"


Catéchisme de l’Église catholique
675 - 677

L’Épreuve ultime de l’Église

675
Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).

676
Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé, " intrinsèquement perverse " (cf. Pie XI, enc. " Divini Redemptoris " condamnant le " faux mysticisme " de cette " contrefaçon de la rédemption des humbles " ; GS 20-21).

677
L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21, 2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20, 12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 P 3, 12-13).

images/icones/bravo.gif  ( 847592 )Merci Jejomau... par Pétrarque (2018-05-08 17:57:38) 
[en réponse à 847573]

... pour ce superbe cordial antipapolâtrique.
images/icones/neutre.gif  ( 847575 )confiance dans le saint Esprit ou quiétisme ? par Mandrier (2018-05-08 12:56:58) 
[en réponse à 847568]

Bien sûr, sur le fond on ne peut qu'être d'accord avec vous sur le fait que le saint Esprit n'abandonnera pas l'Église, qu'il faut de la hauteur de vue (j'avoue ne pas comprendre ce que viennent faire les sacres là-dedans : obsession ?).

Cependant, penser que l'action du Saint-Esprit dans une question doctrinale doit être "débrouillez-vous, j'ai pas qu'ça à faire !" c'est quand même pousser le quiétisme un peu loin.
images/icones/neutre.gif  ( 847583 )Naïveté ? par Meneau (2018-05-08 15:27:46) 
[en réponse à 847568]


Grâce à la réponse du Pape, le texte initial de la conférence des évêques allemands est suspendu


En êtes-vous sûr ? Je crois au contraire que chaque évêque fera ce qu'il veut dans son diocèse, voire même que chaque prêtre prendra ses responsabilités dans sa paroisse, ou que chaque fidèle ira là où il obtiendra ce qu'il veut.

Logique purement humaine ? Oui, indéniablement, les fidèles, les prêtres et les évêques sont des hommes. Et lorsqu'il n'y a personne pour gouverner le troupeau, les brebis s'égarent. Ce n'est pas pour rien que NSJC a donné à l'Eglise une structure hiérarchique.

Cordialement
Meneau
images/icones/1v.gif  ( 847599 )Mais alors ... ? par Paterculus (2018-05-08 19:41:00) 
[en réponse à 847568]

Mais alors les saints papes qui ont légiféré en ces matières ne faisaient pas confiance en l'Esprit Saint ?
Votre dévoué Paterculus
images/icones/iphone.jpg  ( 847670 )De deux choses l’une par Adso (2018-05-10 18:30:48) 
[en réponse à 847568]

Soit François a un souci pour suivre l’Esprit Saint ( auditif ou oculaire) ou l’Esprit Saint s’est enfui par la fenêtre devant la folie des hommes au Vatican !
images/icones/neutre.gif  ( 847572 )C'est juste la consommation des crimes par Eti Lène (2018-05-08 11:26:25) 
[en réponse à 847562]

Commis depuis plus d'un siècle contre Dieu par certains hommes d'Eglise.

Le Bon Dieu n'a pas été en reste pour que celui qui commet des scandales contre la Foi, finisse dans la débauche, peut-être pour que la personne ainsi déshonorée puisse enfin se repentir.

"Ce que tu as à faire, fais le vite", dit Jésus à Judas Iscariote (St Jean XIII, 27).

"Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore." (Apocalypse XXII, 11)

Si St Pie X a constaté une rectitude morale impeccable sur les premiers modernistes (cf Pascendi), l'arrivée du terme d'une époque pourra peut-être déciller les yeux des âmes de bonne volonté qui se sont faites avoir. Les intentions finissent par être dévoilées.

Le travail était fait à moitié après le Concile, il va bien falloir avaler les casseroles jusqu'au bout.

Qu'on ne nous raconte pas que ces faits sont sortis de nulle part, et ne sont pas dans une continuité historique.