bien sûr que Dieu est fier de ton père, parce que c’est plus facile de faire baptiser ses enfants lorsqu’on est croyant que lorsqu’on est athée. Et Dieu a dû beaucoup aimer ça, c’est évident.
Parle à ton père, prie pour ton père. Merci Emanuele pour ton courage.
C’est Dieu qui décide qui va au paradis.
(...) pensez-vous que Dieu pourrait le laisser loin de lui ? Pensez-vous cela ?
Dieu abandonne-t-il ses enfants s’ils sont bons ?
L'essentiel est que cet enfant soit reparti consolé
" Filles de Jérusalem, ne pleurez pas
sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants,
29 car voici venir des jours où l'on dira : Heureuses les stériles, et les entrailles qui n'ont point enfanté et les mamelles qui n'ont point allaité !
30 Alors on se mettra à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux
collines : Recouvrez-nous !
31 Car, si l'on traite ainsi le bois vert, qu'en sera-t-il du sec? "
Luc, 11
11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Dépourvu de vérité, l’amour bascule dans le sentimentalisme. L’amour devient une coque vide susceptible d’être arbitrairement remplie. C’est le risque mortifère qu’affronte l’amour dans une culture sans vérité. Il est la proie des émotions et de l’opinion contingente des êtres humains ; il devient un terme galvaudé et déformé, jusqu’à signifier son contraire.
Caritas in Veritate
Peut-on prier les âmes du Purgatoire ?
Publié par dsureau
En ce mois de novembre où l’Eglise nous invite à prier pour les âmes du Purgatoire (pour que Dieu les libère de leur état qui, ne l’oublions pas, est celui d’une grande souffrance), une question secondaire se pose : peut-on prier les âmes du Purgatoire (pour qu’elles intercèdent pour nous) ?
C’est une question entièrement libre. L’Eglise n’a rien tranché et les maîtres spirituels sont partagés.
On lit cependant dans le Catéchisme de l’Église catholique, citant le concile Vatican II :
“Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages; car la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse (2 M 12, 44-45). Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur (CEC 958).”
Le Père Philippe de la Trinité explique dans La Doctrine de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus sur le purgatoire, (Éd. du Parvis, 1992) :
“Les théologiens ne sont pas d’accord sur ce point. «Ceux qui sont en purgatoire ne jouissent pas encore de la vision du Verbe grâce à laquelle ils pourraient connaître nos pensées et nos faits et gestes; et c’est pourquoi nous n’implorons pas leur aide par la prière », écrit saint Thomas d’Aquin, et il poursuit: «Ceux qui sont en purgatoire sont au-dessus de nous du fait qu’ils ne peuvent plus offenser Dieu, mais ils nous sont inférieurs du fait qu’ils endurent des peines ; et, de ce dernier chef, ils ne sont pas à même de’ prier pour nous, mais nous avons bien plutôt à prier pour eux. »
Dans son merveilleux Traité du purgatoire sainte Catherine de Gênes passe cette question sous silence. Ce silence est généralement interprété comme une réponse négative : les âmes du purgatoire ne prieraient pas pour nous.
Autre est la pensée du saint curé d’Ars : «II est certain que ces pauvres âmes ne peuvent rien pour elles-mêmes, mais elles peuvent beaucoup pour nous. Cela est si vrai qu’il n’y a presque personne qui ait invoqué les âmes du purgatoire sans avoir obtenu la grâce demandée. »
Sainte Catherine de Bologne écrivait également: «J’ai recours aux âmes du purgatoire, afin qu’elles présentent ma requête au Père éternel, et je sens devoir à leur intercession le succès de ma prière. »
Le Père Jean-Marc Bot dans Le temps du Purgatoire (Ed. de l’Emmanuel, 2002) commente :
“Mais la dévotion aux âmes du purgatoire, couramment pratiquée, non sans fruit, c’est certain, infirme-t-elle la position théologique de saint Thomas d’Aquin? Pas nécessairement, semble-t-il, car Dieu et les saints du paradis peuvent nous récompenser de ce que nous faisons pour les âmes qui sont en purgatoire et, de plus, ces âmes peuvent nous rendre elles-mêmes, dès leur entrée au ciel, ce que nous aurons déjà fait pour les délivrer plus rapidement, voire même ce que nous ferons plus tard, dans le même but, si Dieu les a précisément libérées en vue de ces futures aumônes.On peut facilement imaginer que les âmes du purgatoire vivent leur épreuve dans une prière incessante. Leur intercession pour nous est sans doute l’une des dimensions de cette prière. Mais elle n’a pas d’effet direct, comme celle des saints. Si l’on comprend bien la formule du Catéchisme, citée plus haut, elle n’a pas d’efficacité en elle-même. C’est notre prière pour eux qui rend efficace leur intercession en notre faveur! Dans la mesure où nous intervenons pour les aider spirituellement, elles nous renvoient les grâces reçues, comme des réflecteurs renvoient la lumière. Leur passivité ne devient active pour nous, dans la communion des saints, qu’en réponse à notre prière pour eux. Cette manière de présenter les choses résout le problème abordé par le Père Philippe de la Trinité. Elle permet de concilier les deux thèses en présence…”
Denis Sureau
Ce billet a été publié dans Actualité.
«Je le sens, si j’avais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui. Ce n’est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante miséricorde, a préservé mon âme du péché mortel que je m’élève à Lui par la confiance et l’amour ».
«Ce n’est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante miséricorde, a préservé mon âme du péché mortel que je m’élève à Lui par la confiance et l’amour»
Il [=le confesseur de Thérèse lors d'une retraite] me lança à pleine voiles sur les flots de la confiance et de l'amour qui m'attiraient si fort mais sur lesquels je n'osais avancer… il me dit que mes fautes ne faisaient pas de peine au Bon Dieu, que tenant sa place, il me disait de sa part qu'Il était très content de moi...
Oh ! que je fus heureuse en écoutant ces consolantes [les italiques sont miennes] paroles !… Jamais je n'avais entendu dire que les fautes pouvaient ne pas faire de peine au bon Dieu, cette assurance me combla de joie, elle me fit supporter patiemment l'exil de la vie…
Le jeu des citations et des contre-citations peut se poursuivre sans fin
J'étais encore bien petite quand ma tante me donna à lire une histoire qui m'étonna beaucoup. Je vis, en effet, qu'on louait une maîtresse de pension, parce qu'elle savait adroitement se tirer d'affaire, sans blesser personne. Je remarquai surtout cette phrase : « Elle disait à celle-ci : Vous n'avez pas tort ; à celle-là : Vous avez raison. » Et je pensais en moi-même : Ce n'est pas bien cela ! Cette maîtresse-là, elle aurait dû ne rien craindre et dire à ses petites filles qu'elles avaient tort quand c'était vrai.
Et maintenant je n'ai pas changé d'avis. J'ai bien plus de misère, je l'avoue, car c'est toujours si facile de mettre le tort sur les absents, et cela calme aussitôt celle qui se plaint. Oui, mais... c'est tout le contraire que je fais. Si je ne suis pas aimée, tant pis ! Moi je dis la vérité tout entière, qu'on ne vienne pas me trouver, si l'on ne veut pas la savoir.
Il ne faut pas que la bonté dégénère en faiblesse. Quand on a grondé avec justice il faut en rester là, sans se laisser attendrir au point de se tourmenter d'avoir fait de la peine, de voir souffrir et pleurer. Courir après l'affligée pour la consoler, c'est lui faire plus de mal que de bien. La laisser à elle-même, c'est la forcer de recourir au bon Dieu pour voir ses torts et s'humilier. Autrement, habituée qu'elle serait à recevoir de la consolation après une gronderie méritée, elle agirait toujours, dans les mêmes circonstances, comme une enfant gâtée qui trépigne et crie jusqu'à ce que sa mère vienne essuyer ses larmes.
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face Derniers entretiens 18 avril 1897