Le Forum Catholique
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( 846392 )
Les 6 points de la déclaration présentée à Rome aujourd'hui par Candidus (2018-04-07 19:56:13)
En attendant une traduction française complète de la déclaration finale faite à l'issue de la conférence "Eglise Catholique, où vas-tu ?", je vous en livre l'essentiel :
Par conséquent, conformément à la tradition authentique de l'Église, nous témoignons et confessons que:
1) Un mariage ratifié et consommé entre deux baptisés ne peut être dissous que par la mort.
2) Par conséquent, les chrétiens unis par un mariage valide qui se joignent à une autre personne pendant que leur conjoint est encore en vie commettent le grave péché d'adultère.
3) Nous sommes convaincus qu'il existe des commandements moraux absolus qui obligent toujours et sans exception.
4) Nous sommes également convaincus qu'aucun jugement subjectif de conscience ne peut rendre un acte intrinsèquement mauvais bon et licite.
5) Nous sommes convaincus que le jugement sur la possibilité d'administrer l'absolution sacramentelle ne repose pas sur l'imputabilité du péché commis, mais sur l'intention du pénitent d'abandonner un mode de vie contraire aux commandements divins.
6) Nous sommes convaincus que les personnes divorcées et remariées civilement et qui ne veulent pas vivre dans la continence vivent dans une situation objectivement contraire à la loi de Dieu, et ne peuvent donc pas recevoir la communion eucharistique.

( 846393 )
Bravo et merci ! par Paterculus (2018-04-07 20:01:59)
[en réponse à 846392]
Bravo aux rédacteurs du texte.
Merci à vous de nous l'avoir communiqué.
Petite suggestion pour la clarté de la traduction : remplacer "rendre un acte intrinsèquement mauvais bon et licite" par "rendre bon et licite un acte intrinsèquement mauvais".
Votre dévoué Paterculus

( 846396 )
La déclaration intégrale (selon une source bien informée) par Johanis (2018-04-07 22:27:43)
[en réponse à 846392]
Déclaration finale du colloque “Eglise catholique, où vas-tu ?” tenu à Rome, aujourd'hui, sous le signe du cardinal Caffarra et où étaient annoncés les cardinaux Burke, Brandmüller, Arinze et Zen, ainsi que Mgr Schneider :
"En raison des interprétations contradictoires de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, la confusion et le désarroi vont croissant parmi les fidèles du monde entier.
La demande urgente d’environ un million de fidèles, de plus de 250 professeurs et aussi de cardinaux d’une réponse clarificatrice du Saint-Père à ce sujet n’a toujours pas été entendue.
Devant le grave danger que cela cause à la foi et à l’unité de l’Église, nous, baptisés et confirmés, membres du Peuple de Dieu, nous sommes appelés à réaffirmer notre foi catholique.
Le Concile Vatican II nous autorise et nous encourage à le faire, lui qui, dans Lumen gentium, n. 33, déclare : « Ainsi, tout laïc, en vertu des dons qui lui ont été faits, constitue un témoin et en même temps un instrument vivant de la mission de l’Église elle-même “à la mesure du don du Christ”(Ep 4, 7). »
Le bienheureux John Henry Newman nous y encourage aussi, lui qui, dans un écrit que l’on peut dire prophétique, Sur la consultation des fidèles en matière de doctrine, indiquait, déjà en 1859, l’importance du témoignage de la foi de la part des laïcs.
C’est pourquoi, nous témoignons et confessons selon l’authentique tradition de l’Eglise que:
1) Le mariage ratifié et consommé entre deux baptisés ne peut être dissous que par la mort.
2) Ainsi, les chrétiens qui, unis par un mariage valide, s’unissent à une autre personne alors que leur conjoint est encore en vie, commettent le grave péché d’adultère.
3) Nous sommes convaincus qu’il existe des commandements moraux absolus, qui obligent toujours et sans exception.
4) Nous sommes également convaincus qu’aucun jugement subjectif de conscience ne peut rendre bonne et licite une action intrinsèquement mauvaise.
5) Nous sommes convaincus que le jugement sur la possibilité d’administrer ou non l’absolution sacramentelle ne repose pas sur la question de l'imputabilité du péché commis, mais sur le propos du pénitent d’abandonner un mode de vie contraire au commandement divin.
6) Nous sommes enfin convaincus que les divorcés « remariés » civilement, qui ne sont pas disposés à vivre dans la continence, se trouvant dans une situation objectivement opposée à la loi de Dieu et ne peuvent accéder à la communion eucharistique.
Notre Seigneur Jésus-Christ dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8, 31-32).
Dans cette assurance, nous confessons notre foi devant le suprême pasteur et maître de l’Eglise en même temps que devant les évêques, et nous leur demandons de nous confirmer dans la foi."

( 846399 )
En parlera le pape par AVV-VVK (2018-04-07 23:15:02)
[en réponse à 846396]
dans ses discours, dans sa catéchèse ? Je le crains. Les thèmes de la miséricorde et de la pauvreté y sont dominants.

( 846401 )
Qu'est-ce qu'un par Turlure (2018-04-08 00:06:05)
[en réponse à 846392]
"mariage ratifié" ? C'est la première fois que je lis cette expression. Est-ce une traduction libre de votre part cher Candidus ?
L'expression "un mariage validement célébré" ne serait-elle pas plus appropriée ?

( 846408 )
Ratum / Ratifié / Conclu par Candidus (2018-04-08 08:41:12)
[en réponse à 846401]
J'ai traduit par "ratifié" le terme anglais "ratified" qui traduit lui-même le latin "ratum". Il aurait sans doute été plus clair, et peut-être plus exact, de le traduire par "conclu".
Voici le canon qui éclaire l'utilisation de ce terme :
Can. 1061 - § 1. Le mariage valide entre baptisés est appelé conclu (RATUM), seulement s'il n'a pas été consommé; conclu et consommé, si les conjoints ont posé entre eux, de manière humaine, l'acte conjugal apte de soi à la génération auquel le mariage est ordonné par sa nature et par lequel les époux deviennent une seule chair.

( 846416 )
Mariage ratifié par Quodvultdeus (2018-04-08 20:40:43)
[en réponse à 846401]
Mariage ratifié, c'est l'expression traditionnelle utilisée dans la théologie du mariage.