Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=844633
images/icones/flagD.gif  ( 844633 )Les époux protestants de catholiques pourront communier par Jean-Paul PARFU (2018-02-22 20:42:01) 

en Allemagne décide la réunion plénière des évêques allemands réunis actuellement à Ingolstadt en Bavière.

Le cardinal Marx, archevêque de Munich, proche du pape, et président de la conférence épiscopale allemande, explique toutefois que ce sont les églises locales (prêtres, curés, évêques, conseils paroissiaux ?) qui décideront au cas par cas. Il n'y aura pas de règles générales édictées. Nous sommes rassurés; Hum, hum.

Les Luthériens allemands (l'Eglise évangélique d'Allemagne) se réjouit, bien entendu, de ce qu'elle tient pour une avancée.



C'est à lire en allemand ici
images/icones/tele.gif  ( 844635 )Le cardinal Marx en vidéo sur le sujet par Jean-Paul PARFU (2018-02-22 21:17:40) 
[en réponse à 844633]

Le Cardinal tenait une conférence de presse, ce jour, à l'issue de l'assemblée plénière des évêques allemands.

La vidéo présentée ici est un extrait de cette conférence de presse, extrait qui concerne la décision des évêques allemands de permettre cette inter-communion dans certains cas pour des raisons pastorales bla bla bla bla la communion d'époux protestants de catholiques : toujours la même tactique.

Elle est en allemand.

images/icones/nul.gif  ( 844638 )ce cardianl est un hérétique par jejomau (2018-02-22 22:22:59) 
[en réponse à 844633]

les protestants sont des hérétiques et... Les modernistes sont des hérétiques

Le cardinal Marx étant un moderniste : il ira en enfer là où l'attendent les siens !
images/icones/heho.gif  ( 844644 )Rien de très étonnant par Candidus (2018-02-23 00:41:05) 
[en réponse à 844633]

François avait ouvert la voie à cette décision dès le mois de novembre 2015, lorsqu'il avait suggéré à une luthérienne mariée à un catholique qu'elle pouvait recevoir la communion avec son mari, puisqu'elle était baptisée et qu'elle souhaitait agir selon sa conscience.

François avait aussi indiqué que cette femme devrait "parler au Seigneur" à ce sujet, "et ensuite aller de l'avant", tout en ajoutant qu'il n'oserait pas le permettre, parce que ce n'était pas de sa compétence.
images/icones/fleche2.gif  ( 844645 )Ceci n'est pas une innovation par Ion (2018-02-23 09:25:36) 
[en réponse à 844633]

Dans les îles britanniques (Royaume-Uni et Irlande), un document de 1998 One Bread One Body autorisait déjà les épouses ou époux anglicans de catholiques à recevoir l'eucharistie dans des circonstances exceptionnelles et au cas par cas. Ces circonstances peuvent être un baptême, des funérailles, la communion d'une épouse d'un diacre lors de l'ordination de ce dernier ... Le critère est le côté exceptionnel de l'occasion, ce que les normes de 1998 appellent des "pressing needs".

Le tout en référence au canon 844-4-§ 4 ci-après

En cas de danger de mort ou si, au jugement de l'Évêque diocésain ou de la conférence des Évêques, une autre grave nécessité se fait pressante, les ministres catholiques peuvent administrer licitement ces mêmes sacrements aussi aux autres chrétiens qui n'ont pas la pleine communion avec l'Église catholique, lorsqu'ils ne peuvent pas avoir recours à un ministre de leur communauté et qu'ils le demandent de leur plein gré, pourvu qu'ils manifestent la foi catholique sur ces sacrements et qu'ils soient dûment disposés.


Ion
images/icones/hein.gif  ( 844650 )[réponse] par Yves Daoudal (2018-02-23 12:31:03) 
[en réponse à 844645]


pourvu qu'ils manifestent la foi catholique sur ces sacrements


Est-ce vous pouvez m'expliquer comment un protestant peut manifester la foi catholique en l'eucharistie tout en restant en communion avec sa communauté qui ne croit pas en l'eucharistie ?

Il s'agit de communion. De communion à quoi ?
images/icones/fleche2.gif  ( 844652 )Votre expression ... par Ion (2018-02-23 13:21:22) 
[en réponse à 844650]

... communauté qui ne croit pas en l'eucharistie n'a pas beaucoup de sens. Les chrétiens croient en l'eucharistie, même s'ils n'en ont pas tous la même compréhension, souvent différente des concepts philosophiques de transubstantiation. En premier lieu d'ailleurs les orthodoxes, mais pas seulement.

Ainsi de nombreux chrétiens ont des coompréhensions de l'eucharistie tout-à-fait "catholiques". Et certains ont des raisons parfaitement légitimes de rester dans leurs communautés, au moins formellement, tout en ayant une foi en l'eucharistie similaire à celle des catholiques. Le frère Roger de Taizé est un excellent exemple d'une telle situation, et le cardinal Ratzinger l'avait implicitement reconnu uand il lui a donné publiquement la communion.

Et il y a les cas de chrétiens non catholoiques, par exemple certains anglicans ou certains luthériens, dont la compréhension et la foi en l'eucharistie est là aussi très proche de la nôtre, même si la validité de l'oridination de leurs prêtres/ministres n'est pas reconnue par Rome.

Ion
images/icones/1i.gif  ( 844653 )Ah non ! et Benoît XVI l'a bien résumé ! par Glycéra (2018-02-23 13:29:11) 
[en réponse à 844652]


Les protestants ont coupé le lien avec Pierre, donc ils n'ont pas de prêtres consacrés, et pas de foi en la présence réelle de Jésus caché, même après dispersion de leur assemblée.

Alors comment un protestant peut-il avoir faim du Pain de Vie de la Messe qu'il refuse en refusant les sacrements Ecclésiaux ?




Les orthodoxes sont aussi croyants en toute la tradition ecclésiale que les catholiques.

Les différences disciplinaires ou de choix d'expression des prières n'en font pas des révoltés de fond, des hérétiques. Un schisme est seulement une séparation pratique, et non le refus des fondements, des Paroles du Christ ou du Magistère traditionnel.


Benoît XVI :
Il est possible de parler d'Eglise avec les orthodoxes, issus de la même Parole vivante, mais les communautés des chrétiens protestants ne peuvent être nommées que des églises (petit é)

Je ne sais où trouver la citation exacte, officielle.


Enseignement ecclésial à revoir, Sieur Ion !
Glycéra
images/icones/1a.gif  ( 844658 )[réponse] par Yves Daoudal (2018-02-23 14:53:09) 
[en réponse à 844653]

Sans doute faites-vous allusion à Dominus Jesus, document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, signé par le cardinal Ratzinger, approuvé et confirmé par Jean-Paul II "avec science certaine et son autorité apostolique" :

17. Il existe donc une unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui.58 Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières.59 Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine.60

En revanche, les Communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique,61 ne sont pas des Églises au sens propre ; toutefois, les baptisés de ces Communautés sont incorporés au Christ par le baptême et se trouvent donc dans une certaine communion bien qu'imparfaite avec l'Église.62 Le baptême en effet tend en soi à l'acquisition de la plénitude de la vie du Christ, par la totale profession de foi, l'Eucharistie et la pleine communion dans l'Église.63
images/icones/fleur.gif  ( 844693 )Oui, exactement, et je vous remercie de la référence par Glycéra (2018-02-24 09:45:18) 
[en réponse à 844658]


Merci à vous !
C'est exactement la phrase que je cherchais.

Bonne journée, puis bon dimanche au soleil breton !
images/icones/fleche2.gif  ( 844671 )Vous faites des raccourcis ... par Ion (2018-02-23 17:55:10) 
[en réponse à 844653]

Vous écrivez de manière un peu rapide :

Les protestants ont coupé le lien avec Pierre, donc ils n'ont pas de prêtres consacrés, et pas de foi en la présence réelle

- Couper le lien avec Pierre n'a pas nécessairement pour conséquence de ne pas avoir de prêtres consacrés (je pense que vous voulez plutôt dire prêtres validement ordonnés).
- Ne pas avoir de prêtre validement ordonné n'a évidemment pas pour conséquence pour le fidèle de ne pas avoir foi en la présence réelle

La plupart des chrétiens ont foi en une présence réelle du Christ dans l'eucharistie. Mais c'est leur compréhension de cette présence réelle qui n'est pas la même. Et de toute manière, même la compréhension que vous en avez vous-même, si tant est que vous compreniez ce que veut dire transusbtantiation, est à des années lumières de ce qu'est réellement cette présence, car vous ne pourrez jamais bien en comprendre le mystère. les orthodoxes, sagement, n'essaient pas de l'expliquer philosophiquement comme l'Eglise catholique l'a fait au Concile de Trente.

Et encore une fois, de nombreux chrétiens non catholiques, et pas seulement les orthodoxes, ont une foi et une compréhension très compatible vec la foi catholique en l'eucharistie. Il suffit d'échanger avec eux pour s'en convaincre, et j'ai la chance d'avoir vécu ces expériences.

Quand à vos autres remarques sur l'ecclésiologie, le concept d'Eglises ou de communuatés ecclésiales, elles n'ont pas vraiment de rapport avec la foi individuelle des baptisés dont il est question ici.

Pour vous rassurer sur tout cela, dites-vous que si le Code de droit Canon prévoit que certains baptisés non catholiques peuvent manifester la foi catholique sur ces sacrements et être dûment disposés, ce n'est pas à la légère.

Enfin, pour clore ce sujet, ne lisant pas l'allemand, je ne sais pas ce que le cardinal Marx suggère, si l'hospitalité eucharistique qu'il évoque serait exceptionnelle ou habituelle. Mais je le redis, la possibilité d'hospitalité eucharistque pour des conjoints de mariages mixtes n'est pas, en soi, une innovation. Que le cardinal Marx aille trop loin, c'est fort possible, mais ce n'était pas l'objet de ma remarque initiale.

Ion
images/icones/1y2.gif  ( 844672 )Toujours. par Steve (2018-02-23 18:03:20) 
[en réponse à 844671]

Toujours aussi coupeur de cheveux en quatre dans le sens de la longueur.
images/icones/1n.gif  ( 844698 )D'accord et pas d'accord par Signo (2018-02-24 10:20:43) 
[en réponse à 844671]

C'est bien la succession apostolique (c'est à dire, la transmission de l'épiscopat par une ordination valide) qui, permettant la perpétuation du mystère de l'Eucharistie à travers les siècles, fait l'Eglise. Les orthodoxes forment des Eglises, pas les protestants.

Sur ce point je suis d'accord avec vous.

En revanche il ne faut pas être naïf avec des clercs comme le cardinal Marx: il parle bien de donner de manière habituelle la communion à des conjoints protestants mariés à des catholiques sans que ceux-ci aient clairement manifesté la foi catholique sur l'Eucharistie. Je ne suis pas théologien, mais il me semble que c'est contraire à l'Ecriture et à toute la Tradition.

Je pense qu'il s'agit d'une tactique: autoriser la communion aux conjoints protestants de catholiques, comme un premier pas vers une intercommunion générale reposant sur l'idée -fausse- que les différences entre catholiques et protestants ne sont qu'artificielles et doivent être gommées, alors qu'au contraire ces différences sont essentielles. A la différence des orthodoxes qui sont réellement en communion avec nous sur ce point.

Si elle se confirme, cette autorisation, qui va dans le même sens (un sens libéral, progressiste et moderniste) que les rumeurs circulant sur les projets de créer un rite "œcuménique" de la messe en commun avec les protestants, est un pas d'une gravité inédite dans le processus d'auto-démolition de l'Eglise.
images/icones/1a.gif  ( 844701 )Et donc je ne vois pas très bien sur quel(s) point(s) ... par Ion (2018-02-24 10:51:57) 
[en réponse à 844698]

... vous n'étiez pas d'accord avec ce que j'avais écrit !

Ion
images/icones/fleche2.gif  ( 844731 )J'avais peut-être mal interprété vos écrits... par Signo (2018-02-24 20:36:53) 
[en réponse à 844701]

...mais les dernières lignes de votre dernière interprétation laissait à penser que, au fond, ce que préconisait le cardinal Marx n'était en soi ni révolutionnaire ni choquant.

Quand à la foi droite sur l'Eucharistie, je ne sais pas quel était le contenu de vos échanges avec les non-catholiques que vous citez, mais s'ils n'étaient ni orthodoxes ni membres d'aucune Eglise orientale, je ne vois pas comment il pourraient avoir une compréhension de l'Eucharistie qui serait proche de la foi catholique et accepter cette vérité qui est que le Seigneur n'est pas seulement présent en esprit, mais avec toute sa personne: son corps, son âme, son esprit, sa divinité...
images/icones/neutre.gif  ( 844733 )Vous aussi vous faites des raccourcis par Meneau (2018-02-24 21:52:36) 
[en réponse à 844671]


La plupart des chrétiens ont foi en une présence réelle du Christ dans l'eucharistie.



Les luthériens croient effectivement en la présence réelle (mais à la consubstantiation et non pas la transsubstantiation).
En revanche Zwingli croit à une présence symbolique, et Calvin à une présence spirituelle. Les anglicans sont partagés. Les pentecôtistes, je ne sais pas.

Si pour vous "la plupart des chrétiens" signifie plus de la moitié, c'est donc vrai (étant donné que les orthodoxes croient aussi en la présence réelle).

Mais ça fait quand même plusieurs dizaines de millions de protestants qui n'y croient pas, des confessions entières. Et plusieurs autres dizaines de millions qui ne croient pas en la transsubstantiation, même s'ils croient en la présence réelle. Dans ce fil on parlait bien des protestants, pas des orthodoxes.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 844754 )Que peut signifier "réel" ? par Ion (2018-02-25 17:03:25) 
[en réponse à 844733]

Il y a quatre présences réelles dans l'Eucharistie :
- La présence eucharistique
- Le prêtre qui préside la célébration
- La Parole de Dieu
- L'assemblée

Elles sont toutes les quatre réelles. Mais cette présence culmine dans le sacrement de son Corps et de son Sang où il est substantiellement et continuellement présent sous les espèces eucharistiques.

L'expression "croire en la transsubstantiation" ne veut pas dire grand chose. Croire en la présence réelle et appeler ce mode de présence transubstantiation veut dire quelque chose.

Même le Conseil oecuménique des Eglises (regroupement très large des Eglises et communautés ecclésiales), dans son fameux BEM (Baptême, Eucharistie, Ministères) a pu affirmer à la suite du groupe des Dombes :

Nous confessons unanimement la présence réelle, vivante et agissante du Christ dans ce sacrement. Le discernement du corps et du sang du Christ requiert la foi. Cependant, la présence du Christ à son Église dans l'eucharistie ne dépend pas de la foi de chacun, car c'est le Christ qui se lie lui-même, par ses paroles et dans l'Esprit, à l'événement sacramentel, signe de sa présence donnée



Saint Jean-Paul II fait d'ailleurs implicitement référence à ce BEM dans son encyclique Ut Unum Sint :

Le dialogue fut et demeure fécond, riche de promesses. Les thèmes suggérés par le décret conciliaire comme matière de dialogue, ont déjà été abordés ou bien le seront à brève échéance. Dans les différents dialogues bilatéraux, la réflexion, menée avec une ardeur qui mérite les éloges de toute la communauté œcuménique, s'est concentrée sur de nombreuses questions controversées comme le Baptême, l'Eucharistie, le Ministère ordonné, la sacramentalité et l'autorité de l'Église, la succession apostolique. On a ainsi esquissé des perspectives inespérées de solution et, en même temps, on a compris la nécessité de traiter certains points de manière plus approfondie.

ou encore

La recherche de l'unité s'est exprimée dans les différents documents des nombreuses commissions mixtes internationales de dialogue. Dans ces textes, il est question du Baptême, de l'Eucharistie, du Ministère et de l'autorité, à partir d'une certaine unité fondamentale de doctrine.



Le problème est que dans les cercles tradis, du fait d'un certain repliement sur soi, tout cela n'est pas connu et on continue à véhiculer des clichés erronés.

Ion



images/icones/hein.gif  ( 844755 )Comment ça ? par Luc de Montalte (2018-02-25 17:41:24) 
[en réponse à 844754]

Je ne vois pas où sont les clichés erronés dans ce que dit Meneau. Le fait est que tous n’acceptent pas la présence réelle mais seulement les luthériens, certains anglicans, et peut-être d’autres groupes. Et Meneau a raison de noter qu’ils ne croient qu’en la consubstantiation et non en la transubstantiation. Ce qui a été condamné bien entendu à de multiples reprises avant Luther et notamment lors du Concile de Trente. Cela est expliqué dans le catéchisme du Concile de Trente, chap. XIX, § III.
images/icones/neutre.gif  ( 844759 )Sens traditionnel de "presence réelle", évidemment par Meneau (2018-02-25 18:42:48) 
[en réponse à 844754]

Ce n'est peut-être pas évident pour vous, mais lorsque je parle de divergences sur la doctrine de l'Eucharistie entre protestants et catholiques, ce qui est l'objet de ce fil, je me réfère naturellement à la définition traditionnelle du terme "présence réelle".

Concile de Trente, décret sur l'Eucharistie

Chapitre 1. De la présence réelle de Notre Seigneur Jésus Christ dans le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie

En premier lieu, le Saint concile enseigne et professe ouvertement et sans détour que, dans le vénérable sacrement de la sainte eucharistie, après la consécration du pain et du vin, notre Seigneur Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, est vraiment, réellement et substantiellement contenu sous l’apparence de ces réalités sensibles.



Ce à quoi beaucoup de protestants ne croient pas.

Et si l'on va plus loin sur le mode de présence réelle, là encore je me réfère à la définition traditionnelle :

que par la consécration du pain et du vin se fait un changement de toute la substance du pain en la substance du corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son sang. Ce changement a été justement et proprement appelé, par la sainte Église catholique, transsubstantiation.

Ibid.

C'est ce qu'on appelle "croire en la transsubstantiaion" : croire que TOUTE la substance du pain est changée en substance du corps du Christ et que TOUTE la substance du vin est changée en la substance de Son sang.

Ce à quoi beaucoup de protestants ne croient pas, même s'ils croient à la présence réelle définie plus haut.

Les deux populations ci-dessus ne peuvent donc évidemment pas "manifester la foi catholique sur ces sacrements" tout en restant en communion avec leur communauté.

Le problème, c'est que dans certains cercles modernistes, toutes ces définitions traditionnelles ne sont pas connues, et on continue à véhiculer des idées erronées.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 844761 )Et puis aussi par Yves Daoudal (2018-02-25 19:11:14) 
[en réponse à 844759]

il y a présence réelle quand il y a un prêtre validement ordonné pour faire du pain le Corps du Christ.

S'il n'y a pas de prêtre il n'y a pas de présence réelle.

Donc il faut un prêtre. Donc une Eglise (au sens rappelé par Dominus Jesus). Donc peu importe ce que croit ou ne croit pas tel ou tel protestant.
images/icones/neutre.gif  ( 844771 )sacrifice aussi par Luc Perrin (2018-02-25 20:34:28) 
[en réponse à 844761]

La conception luthérienne et la transsubstantiation sont très proches, soyons juste et je ne chipoterais pas à ce stade même si bien entendu seule la transsubstantiation exprime pleinement la foi de l'Église.

Mais outre cela, il faut que les luthériens adhèrent à la consécration comme sacrifice ce que tous les protestants, Luther en premier, rejettent avec horreur.

Bref pour communier pleinement ces conjoints protestants devraient s'être ralliés à la conception catholique de la Messe et de l'eucharistie. C'est techniquement possible au cas par cas sans adhérer au reste de la dogmatique romaine mais avouons que le cas ne doit pas être très fréquent.

Quand il était protestant, Louis Bouyer était on le sait très attiré par le ritualisme liturgique catholicisant qu'il voyait dans le luthéranisme et l'anglicanisme Haute Église, par les liturgies orientales.

ps. il n'est en droit pas possible de communier si on adhère pas à cette conception catholique de l'eucharistie : en l'état du droit depuis Vatican II. Bien entendu la présence réelle ne dépend aucunement en tant que telle de la foi du communiant, les satanistes avec les "messes noires" le savent. On avait relevé Bill Clinton recevant la communion lors d'une messe catholique en RSA ce qui était complètement incongru de sa part et de la part de l'officiant. Il ne savait sans doute pas ...
images/icones/fleche2.gif  ( 844767 )Qui a dit qu'il n'y avait ... par Ion (2018-02-25 19:59:40) 
[en réponse à 844759]

... pas de divergences entre communautés ? C'est une évidence qu'il y en a de graves.

Mais n'oublions pas la question initiale qui était : un non catholique, pris individuellement, peut-il manifester une foi en l'eucharistie compatible avec la foi catholique ?

La réponse est oui. Les développements d emes posts précédents ne font qu'éclairer pourquoi c'est possible. Et le droit Canon l'affirme.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 844773 )Effectivement par Meneau (2018-02-25 20:46:32) 
[en réponse à 844767]

Je réagissais à votre raccourci "la plupart des chrétiens ont foi en une présence réelle du Christ dans l'eucharistie", raccourci à double titre :
- pour les chrétiens dont nous parlons, à savoir les protestants, c'est loin d'être aussi général que vous le dites
- ladite présence réelle n'est pas forcément celle de l'Eglise catholique

ce à quoi vous rétorquiez "cliché".....

Bref, si nous en revenons au sujet du fil, les conditions sont les suivantes :

Voraussetzung ist, dass die evangelischen Partner nach "reiflicher Prüfung in einem geistlichen Gespräch mit dem Pfarrer oder einer anderen mit der Seelsorger beauftragten Person zu dem Gewissenurteil gelangt sind, den Glauben der katholischen Kirche zu bejahen sowie eine 'schwere geistliche Notlage' beenden und die Sehnsucht nach der Eucharistie stillen zu wollen", heißt es im Abschlussbericht.



Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 844775 )A mettre en relation avec par Meneau (2018-02-25 20:56:54) 
[en réponse à 844773]


Can 844 § 4. En cas de danger de mort ou si, au jugement de l'Évêque diocésain ou de la conférence des Évêques, une autre grave nécessité se fait pressante, les ministres catholiques peuvent administrer licitement ces mêmes sacrements aussi aux autres chrétiens qui n'ont pas la pleine communion avec l'Église catholique, lorsqu'ils ne peuvent pas avoir recours à un ministre de leur communauté et qu'ils le demandent de leur plein gré, pourvu qu'ils manifestent la foi catholique sur ces sacrements et qu'ils soient dûment disposés.



Dûment disposé à la communion, ça veut dire aussi dûment confessé ? Je ne vois pas comment c'est possible. Un protestant qui se confesse et manifeste la foi catholique sur ces sacrements, ce n'est plus un protestant mais un catholique. Si malgré tout il continue à se dire protestant, c'est qu'il n'est pas forcément "dûment disposé"...

Enfin bon... admettons que ce soit exceptionnellement possible. Le problème c'est surtout que comme d'habitude on va faire des exceptions la règle. Comme la communion dans la main, comme la communion des divorcés remariés, etc

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 844756 )La présence dans la durée : l'Hostie au tabernacle ? par Glycéra (2018-02-25 17:47:58) 
[en réponse à 844733]



N'est-ce pas une différence de fond ?

Les chrétiens de l'Eglise catholique conservent les Hosties, pratiquent l'adoration de l'Hostie exposée, mettent la lame rouge à l'Eglise parce que Jésus caché dans l'Hostie est réellement présent.

Est-ce jamais le cas des protestants ? Même de ceux qui croient à la présence durant le temps de réunion de l'Assemblée ? On m'a enseigné que là était la différence.

Il me semble que vous n'en parlez pas, ni l'un ni les autres.
Glycéra
images/icones/neutre.gif  ( 844760 )Exact par Meneau (2018-02-25 19:04:10) 
[en réponse à 844756]

Mais cela découle du fait de croire ou non en la transsubstantiation : si toute la substance du pain et du vin n'est pas changée en la substance du Corps et du Sang, alors la présence de NSJC n'existe que pendant la Cène.

Et ce même pour les luthériens qui croient en une présence réelle sous le mode de la consusbstantiation : le pain et le vin ne sont le Corps et le Sang du Christ que "saisis dans la parole de Dieu et liés à elle" (Luther, Grand Catéchisme, ed. Labor et Fides, tome 7 p23). Quand la parole cesse, le pain et le vin consacrés redeviennent pain et vin ordinaires.

Cordialement
Meneau


images/icones/bravo.gif  ( 844763 )Merci pour ces précisions ! par Luc de Montalte (2018-02-25 19:24:44) 
[en réponse à 844760]

Je comprends beaucoup mieux la position protestante à présent !
images/icones/1q.gif  ( 844657 )Les orthodoxes ? par Yves Daoudal (2018-02-23 14:44:56) 
[en réponse à 844652]

Mais ils hurleraient en vous lisant. Les orientaux ont au coeur de leur ecclésiologie le fait que c'est l'eucharistie qui fonde l'Eglise, qui édifie l'Eglise, et nous l'avons aussi (Ecclesia de Eucharistia). Communier au Corps du Christ c'est participer à la communion de l'Eglise... qui est le Corps du Christ. Tout cela est UN.

C'est pourquoi je répète qu'il est absurde de prétendre qu'on peut communier en restant et en voulant rester en dehors de la... communion (de l'Eglise).

Sauf si l'on ne sait plus ce qu'est l'eucharistie et qu'on ne sait plus ce qu'est l'Eglise, comme ne sait plus ce qu'est le mariage.
images/icones/fleche2.gif  ( 844651 )Et oui c'est une (scandaleuse) innovation par Yves Daoudal (2018-02-23 12:55:31) 
[en réponse à 844645]

car dans le propos du cardinal Marx il ne s'agit PAS DU TOUT de circonstances exceptionnelles, mais bel et bien et clairement de soi-disant "communion" habituelle. Pour des gens qui ont tellement "faim" (sic) de l'eucharistie catholique mais qui n'ont aucune intention de rejoindre la communion catholique...

Outre que c'est sacrilège, c'est absurde.
images/icones/1g.gif  ( 844659 )l'innovation ici : un cardinal enseigne qu'en état de péché mortel, on peut communier par jejomau (2018-02-23 14:57:48) 
[en réponse à 844645]

tranquillou sans d'ailleurs être passé par le sacrement de pénitence puisque ce sot des protestants et qu'ils s'en moquent..

Ce cardinal est un proche de François : ça explique dont beaucoup de choses....
images/icones/hein.gif  ( 844662 )"Pressing needs" par Turlure (2018-02-23 15:44:22) 
[en réponse à 844645]

Quelle nécessité y a-t-il pour quelqu'un qui ne pourrait pas recevoir la communion habituellement dans une église catholique à la recevoir à l'occasion d'un mariage, d'un enterrement ou d'un baptême ?

C'est une convenance mondaine, rien de plus. Pourtant, il peut être tout-à-fait digne que la personne assiste à la messe - même au premier rang en tant que "femme de" ou "oncle de" - dans une attitude respectueuse sans pour autant recevoir la communion.
images/icones/fleche2.gif  ( 844707 )Accélérer et amplifier, pour rendre une "praxis" hégémonique et irréversible. par Scrutator Sapientiæ (2018-02-24 11:55:42) 
[en réponse à 844633]

Bonjour Jean-Paul PARFU,

(Dans ce qui suit, pour le dire sans jeu de mots, je ne fais pas allusion à la notion de "praxis" dans l'acception "marxisante" de ce terme.)

Ce qui me frappe, depuis le début de ce pontificat, c'est la volonté de bien des clercs d'accélérer et d'amplifier toute une dynamique "pastorale", au sens de : consensuelle ad extra, pour rendre la "praxis" qui leur tient à coeur hégémonique et irréversible, alors qu'elle est de moins en moins approuvée, sinon de plus en plus contestée, en interne.

En l'occurrence, en quoi donc consiste cette "praxis" ? Elle consiste en une auto-décatholicisation du catholicisme, auto-proclamée "évangélique", alors qu'elle est inclusiviste au point d'être libératoire à l'égard de pans entiers de ce que l'on trouve dans les Evangiles, en particulier, dans le Nouveau Testament, en général, mais aussi vis-à-vis de ce que l'on trouve dans l'Ancien Testament et dans la Tradition.

Je pense donc que nous sommes en présence de clercs qui ont compris, entre autres choses, que s'ils ne parviennent pas à imposer la "praxis" qui leur tient à coeur à toute l'Eglise, d'une manière complète et définitive, cette "praxis" sera de plus en plus contestée en interne, surtout s'il se confirme, dans les prochaines années, que cette praxis ne contribue en rien à un minimum de fécondité spirituelle et de fidélité doctrinale, notamment dans le monde occidental.

En ce sens, nous sommes peut-être bien en présence d'une course-poursuite entre l'amorçage d'une ortho-affirmation et l'accentuation d'une auto-destitution du catholicisme, les décatholicisateurs pressentant sans doute que la remise en cause des conséquences pastorales les plus actuelles de leur praxis risque fort de conduire davantage des fidèles à s'interroger sur le lien de causalité entre les origines doctrinales les plus probables et les conséquences pastorales les plus certaines de cette praxis.

D'où leur devise, "Citius et fortius", en quelque sorte, la consolidation de la foi catholique dans l'Eglise catholique n'étant presque jamais leur priorité effective, ce qui devrait interpeller.

Le "match" qui se joue n'est donc peut-être pas avant tout ni seulement entre "l'Eglise du passé" et "l'Eglise de l'avenir", mais est notamment entre la prise d'appui sur le Logos et la pistis (la foi qui transforme l'âme et l'homme), et celle sur le pathos et la praxis (l'action qui subvertit ou, en tout cas, transforme les structures ad intra et les relations ad extra de l'Eglise).

Bonne journée.

Scrutator.