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images/icones/nul.gif  ( 844420 )un cardinal Portugais donnera la comunion aux divorcé-remariés par jejomau (2018-02-16 18:21:52) 


Le cardinal portugais déclare l'acceptation de la communion pour les couples remariés adultérins

Le cardinal-patriarche de Lisbonne, Manuel Clemente, a publié une déclaration officielle dans laquelle il approuve l'idée de donner la Sainte Communion aux personnes divorcées et remariées dans certaines circonstances.
La déclaration, affichée sur le site du patriarcat, est intitulée "Note concernant la réception du chapitre VIII de l'exhortation apostolique" Amoris Laetitia "." Selon le cardinal, le but de la note est de mettre en œuvre l'enseignement d'Amoris Laetitia à la lumière de deux autres documents: "la correspondance entre les évêques de la région pastorale de Buenos Aires et les directives données aux prêtres du diocèse du pape (Rome) par son cardinal-vicaire".

Le cardinal Clemente offre de nombreuses citations des trois documents pour justifier la communion aux fidèles adultérins, y compris la lettre des évêques de la Région pastorale de Buenos Aires, qui a été placée dans les Actes du Siège apostolique par le pape.

Mgr Clemente cite l'affirmation de la lettre assurant que l'option de vivre dans le célibat «ne peut en réalité être faisable» et que «il y a des limites qui diminuent la responsabilité et la culpabilité» (301-302), surtout quand une personne juge qu'il tomberait dans une faute ultérieure en amenant des dommages pour les enfants de la nouvelle union. "

Le cardinal conclut que dans des «circonstances exceptionnelles» il y a la «possibilité sacramentelle» (c'est-à-dire la possibilité de recevoir la sainte communion) «conformément à l'exhortation apostolique [Amoris Laetitia] et aux documents cités». le discernement "devrait être continué" en ajustant toujours la pratique plus en accord avec l'idéal matrimonial chrétien, et une meilleure cohérence sacramentelle. "

La nouvelle doctrine du pape François permettant la communion pour ceux qui sont dans le second mariage adultère a été remise en question et largement dénoncée par le clergé catholique et les laïcs, en particulier les théologiens et les juristes. La loi de l'Église continue d'exiger que ceux qui sont conscients du péché mortel ne se présentent pas à la sainte communion, et que les prêtres refusent la communion à ceux qui ont publiquement connu le péché mortel habituel.
Les évêques du Kazakhstan ont publié un rejet retentissant de la doctrine de François et ont réaffirmé la «discipline sacramentelle vieille de deux millénaires» de l'Église catholique, qui interdit de donner la sainte communion aux personnes dans un état public de péché mortel. D'autres évêques et cardinaux ont joint leur nom à leur déclaration

La déclaration de Mgr Clemente fait suite aux commentaires que le cardinal a fait à la presse en décembre, lorsqu'il a déclaré à Agencia Ecclesia que les catholiques divorcés et remariés qui veulent recevoir les sacrements devront suivre un "très long" processus qui n'est pas un " rapide, immédiate, simple "décision. Cependant, le cardinal a ajouté que «dans certains cas, avec discrétion et avec le consentement de l'évêque, ils peuvent retourner à la vie sacramentelle», citant l'autorité du pape François.

Déjà au Portugal, l'archidiocèse de Braga a suivi l'exemple de Mgr Clemente, annonçant à la fin de l'année dernière qu'il donnerait «l'accès aux sacrements» aux «divorcés et remariés», sans aucune référence à la nécessité d'abandonner l'acte sexuel, affirmant que l'archidiocèse de Braga établira un groupe pour accompagner les chrétiens divorcés et remariés, ce qui rendra l'accès aux sacrements possible, conformément à un processus de discernement individuel. "

L'embranchement de l'archidiocèse sur la pratique de donner la Sainte Communion aux adultères a été condamné en janvier par l'éminent avocat canoniste Edward Peters, qui a écrit: "Peu importe les raisons qui pourraient être offertes par l'Archidiocèse de Braga pour son plan d'autoriser l'administration de la Sainte Communion aux catholiques divorcés et remariés de base. Si c'est le cas. . . leur plan, ils ont tort ", continue Peters. "C'est Manifestement et gravement faux. Juste comme pour Malte. Tout comme les Allemands. Et juste comme quelques autres, ne serait-ce qu'en termes de marge de manœuvre, ils se permettent dans ces cas-là, comme le disent, par exemple, les Argentins. "
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Voici le texte de Saint-Paul concernant le célibat (que je rajoute):

Premiere Lettre de Saint-Paul aux Corinthiens

Au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur.
26 Je pense que le célibat est une chose bonne, étant donné les nécessités présentes ; oui, c’est une chose bonne de vivre ainsi.
27 Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier.
28 Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n’est pas un péché. Mais ceux qui font ce choix y trouveront les épreuves correspondantes, et c’est cela que moi, je voudrais vous éviter.
29 Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme



Saint Matthieu exprimant la position de Dieu concernant le mariage:


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,3-12.
En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »
Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. »
Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. »
Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.
Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne !

»

images/icones/neutre.gif  ( 844468 )Portugal d'antan et de 2018 : grosse différence par Luc Perrin (2018-02-17 18:44:33) 
[en réponse à 844420]

L'Église portugaise a pris le chemin de la Suisse, de l'Allemagne, de la Belgique depuis au moins le règne de Jean-Paul II. Peut-être par les influences brésiliennes ?

Je n'ai pas étudié de près le cas de l'affaissement de cette Église j'avoue et par quelles voies cela s'est produit mais qu'on assiste à un championnat de laxisme n'a rien d'étonnant.

Il y a eu dans un passé pas si lointain quelques horreurs dans les sanctuaires lusitaniens.
Le Patriarche de Lisbonne Policarpo avait ainsi déclaré que le vote pro avortement au référendum de 1998 n'avait aucune conséquence pour les électeurs catholiques ... et en 2007, 59% de oui pour la libéralisation complète de l'avortement comme plus tard en Irlande. Les 2/3 des Portugais se disent encore "catholiques" mais sans grand contenu comme en France, Irlande, Espagne ou Suisse, Autriche etc.

Les "vieilles chrétientés" ont été complètement dévitalisées en Occident par la sécularisation externe et interne (le "Renouveau").
images/icones/idee.gif  ( 844532 )Depuis les années 1970 par Athanase (2018-02-19 18:09:53) 
[en réponse à 844468]

Malgré les promesses de la Sainte Vierge ("le dogme de la foi se conservera au Portugal"), ledit pays apparaît comme sinistré depuis les années 1970. L'Église subit une certaine culpabilité du fait de sa proximité avec le pouvoir salazarien. Pourtant, une situation identique en Espagne n'aboutit pas à une crise d'identité. Peut-être est-ce parce que l'Église s'est un peu détachée du franquisme et aussi parce que les élites catholiques (Opus Dei) ont incarné la phase modernisatrice du pouvoir. Au Portugal, rien de tout cela. Je pense aussi que la montée de la gauche a influencé l'Église. En Espagne, la transition s'est aussi faite avec la droite et Franco eut l'intelligence de préparer un "après" (la restauration de la monarchie) qui a accompagné le retour de la démocratie.

Il faut aussi ajouter un fait élémentaire: l'existence d'un catholicisme piétiste (un peu comme en Irlande), le fait d'être trop facilement identifié aux "meubles" et, peut-être, une formation un peu scolastique des clercs. Ce genre de situation a certainement été un terrain idéal pour le modernisme, qui n'en demandait pas tant. Soyons francs, cher Luc: les chrétientés latines dans leur phase pré-conciliaire n'ont pas brillé par leur formation intellectuelle et doctrinale. L'Argentine peut en témoigner, mais là, je préfère me taire, car certains exemples récents sont assez probants.

Ce ne sont que de maigres explications.
images/icones/1b.gif  ( 844535 )Et trois siècles avant, par Yves Daoudal (2018-02-19 18:46:29) 
[en réponse à 844532]

c'était le marquis de Pombal...
images/icones/5a.gif  ( 844536 )Deux siècles, évidemment. par Yves Daoudal (2018-02-19 18:47:12) 
[en réponse à 844535]

Moi et les chiffres...
images/icones/macos.gif  ( 844593 )En fait c'est 2,5 ... et que voyez-vous de commmun ? ? par Glycéra (2018-02-21 10:45:19) 
[en réponse à 844535]



Ce que j'aime sur le Forum, c'est la grande diversité, et d'apprendre ainsi permet de tellement mieux voir ce qui se passe, ou ce qui est, que c'est cadeau !


Ce Marquis, habile, qui met les gens en bien-être malgré eux, comme Rousseau voulait les rendre libres : "s'ils ne veulent pas, on les forcera d'être libres" débute le Contrat Social, est-il selon vous la cheville "ouvrière" de l'histoire qui chasse les prêtres, puis les aristocrates, c'est à dire chaque autorité en descendant l'ordre du spirituel au plus terrestre ?

Je ne connais pas assez l'histoire du Portugal pour repérer s'il y a eu, comme ce fut en 1917 en Russie, une chasse des marchands/bourgeois. Avec la mini-réplique du séisme en France en '68.
Le "Il est interdit d'interdire !" étant, sans que les meneurs sachent même ce qu'ils faisaient, un cri de l'âme contre le jansénisme et sa morale sociale et sèche.

Pensez-vous qu'au Portugal le sens de se relier à Dieu était resté chez les gens simples (Fatima) et que ce qui se passe maintenant, étatiquement, est une chasse, plus ou moins cachée/avouée, à cette relation entre Dieu et un de ses peuples ?

Voilà pourquoi, j'aimerai votre avis et la précision sur ce que vous voyez de commun avec le Marquis de Pombal.

Si vous en avez le temps, et/ou l'envie, je serai ravie de vous lire à ce propos.

Bien à vous,
Glycéra



images/icones/1a.gif  ( 844595 )Exactement deux siècles: par Yves Daoudal (2018-02-21 11:48:05) 
[en réponse à 844593]

années 1770, années 1970.

Je voulais seulement rappeler qu'il y a eu au Portugal, bien avant le XXe siècle, un gouvernement maçonnique antichrétien, qui est allé jusqu'à faire la guerre (une vraie guerre) aux jésuites. Je le dis parce que c'est une de mes plus sidérantes découvertes: ce fut en voyant le film "Mission".
images/icones/fleur.gif  ( 844598 )Vi, en effet, et merci de votre réponse par Glycéra (2018-02-21 13:07:24) 
[en réponse à 844595]


Je comprends mieux ce qui vous a fait souvenir de ce marquis.
Merci aussi du rappel de ce qui est bien décrit dans Mission.

Je place "l'Apparition", vu hier, au même niveau d'honnêteté, de soin du travail, et de profondeur transmise.

Bonne journée à vous
Glycéra