Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 844414 )Statuts de la FSSPX par Candidus (2018-02-16 16:09:47) 

Je lis que les statuts de la FSSPX rédigés par Mgr Marcel Lefebvre prévoient que "le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale de la Fraternité Saint-Pie X". Quelqu'un disposerait-il de la citation exacte ?

De quand date ces statuts ? Ils ne peuvent pas dater de l'origine de la FSSPX puisqu'elle était alors reconnue.

Il est intéressant de noter que Mgr Lefebvre n'a pas jugé à propos de modifier ces statuts, même dans la dernière partie de sa vie, alors que la tension avec Rome était à son apogée.
images/icones/1n.gif  ( 844421 )Affirmation surprenante par Philippilus (2018-02-16 18:59:00) 
[en réponse à 844414]

La FSSPX a été fondée avec une reconnaissance canonique, et des statuts. Je ne vois pas bien ce que ferait une telle exigence aux origines. Quand à imaginer qu'elle ait été ajoutée par la suite, cela voudrait dire que l'absence de reconnaissance est statutaire ! Il faudrait alors changer les statuts en cas de reconnaissance.

Etes-vous bien sûr de ce que vous affirmez?

Philippilus

images/icones/hein.gif  ( 844425 )Oui, c'est étrange par Candidus (2018-02-16 19:53:44) 
[en réponse à 844421]

Mais c'est pourtant ce qu'un entretien avec l'abbé Thouvenot, publié par le site fspx.news, indique ; c'est vers le milieu de l'entretien.
images/icones/neutre.gif  ( 844426 )Hypothèse par Candidus (2018-02-16 20:01:54) 
[en réponse à 844421]

La seule explication qui me vient à l'esprit serait que, lorsque la FSSPX a été érigée en "Pieuse Union" en 1970, son fondateur aspirait à l'époque à ce qu'elle devienne un jour un institut de droit pontifical. Hypothèse à confirmer.
images/icones/carnet.gif  ( 844431 )Citation des statuts rédigés par Mgr Lefebvre par Ennemond (2018-02-17 01:21:09) 
[en réponse à 844414]


[...] La Fraternité, en ses débuts, dépendra de l’évêque du lieu qui l’a érigé en “pieuse union” et en a agréé les statuts, en conformité avec les prescriptions du droit canon.
En conséquence, tant que la Fraternité est de statut diocésain, les membres qui se destinent au sacerdoce devront avant l’engagement définitif être incardinés dans un diocèse, à moins qu’un indult spécial accordé par la S. Congrégation des religieux les autorise à être incardinés dans la Fraternité.
Dès que la Fraternité aura des maisons dans divers diocèses, elle fera les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical. [...]

images/icones/fsspx.gif  ( 844448 )Contresens et anachronisme par Candidus (2018-02-17 13:51:29) 
[en réponse à 844431]

Je lis sur un "salon" peu apprécié ici, le titre suivant : Les statuts de la Fraternité Saint-Pie X prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale

C'est manifestement un contresens. Les statuts de la FSSPX ne pouvaient pas prévoir la recherche de ce qui à l'époque où ils ont été rédigés n'avait pas été perdu. La citation des statuts par Ennemond est très claire : c'est le statut "de droit pontifical" qui est présenté comme un idéal à atteindre et rien d'autre.

Sans enfreindre la règle que je me suis fixé depuis le 13 mars 2013 de ne plus polémiquer sur la FSSPX, je ne peux m'empêcher de constater que c'est l'article-entretien de l'abbé Thouvenot qui favorise ce contresens. Je le dis tout en étant un fervent partisan d'une reconnaissance canonique de la FSSPX.
images/icones/neutre.gif  ( 844471 )en effet j'étais surpris par Luc Perrin (2018-02-17 19:16:35) 
[en réponse à 844448]

Mgr Charrière avait agréé la FSSPX de droit diocésain en 1970 au titre du diocèse de Fribourg-Lausanne et Genève.

Sauf à une modification introduite après la dissolution de 1975, la phrase était curieuse et Ennemond a bien clarifié le sens.

De fait le droit pontifical s'imposerait de nos jours du fait du caractère international avéré et depuis la proposition de 2000 lancée par le cardinal Castrillon Hoyos, le sujet s'est déplacé vers une administration apostolique personnelle puis vers une Prélature personnelle ad hoc.

Bien sûr cette question de la pleine reconnaissance romaine demeure, c'est sans doute ce que voulait suggérer l'abbé Thouvenot.
images/icones/carnet.gif  ( 844472 )le texte de sa réponse est clair par Luc Perrin (2018-02-17 19:23:15) 
[en réponse à 844471]

"En effet, nos statuts prévoient que la Fraternité fasse “les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical”. Ce fut d’ailleurs le souci de Mgr Lefebvre, contre l’injuste et illégale suppression de la Fraternité en 1975, et au moment des propositions de reconnaissance canonique qu’il formula en 1987. Mais cette question de notre statut légal est une conséquence de la situation anormale de l’Eglise et du mauvais procès qui nous est fait. Nous sommes catholiques, romains, profondément unis au pape et à la hiérarchie de l’Eglise, mais dans la foi catholique. Nous suivons le pape, vicaire du Christ et successeur de saint Pierre, pas de Luther ou de Lamennais. Nous reconnaissons le magistère, l’autorité du Pontife romain et des conciles, mais dans la continuité de la Tradition, pas dans les nouveautés qui corrompent la foi, la liturgie et la doctrine de l’Eglise.

Pour répondre à votre question, il est vraisemblable que la question du statut de Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre. Mais c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège. Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu à bien préciser cet aspect."

Il cite très exactement la phrase ; c'est la question qui parle de reconnaissance pontificale.