
( 844270 )
Au début du texte, une véritable énormité, du cardinal Sodano. par Scrutator Sapientiæ (2018-02-14 06:28:58)
[en réponse à 844250]
Bonjour Candidus,
Voici :
"Cela fait maintenant presque 5 ans, jour pour jour que Benoît XVI annonçait, dans un discours historique, sa renonciation. Le cardinal Sodano, doyen du Sacré-Collège évoqua alors «un coup de tonnerre dans un ciel serein» tout en saluant le travail accompli par Benoît XVI avec beaucoup d’amour et d’humilité, depuis le 19 avril 2005."
La démission du pape Benoît XVI a certainement été "un coup de tonnerre", mais n'a certainement pas été "un coup de tonnerre dans un ciel serein".
Je me souviens très bien du fait qu'au moins les deux dernières années du pontificat de Benoît XVI, à savoir les années 2011 et 2012, n'ont pas du tout été équivalentes, et ne sont donc pas du tout assimilables, à "un ciel serein".
Et je ne fais même pas allusion, ici, à une possible "face cachée" (financière, judiciaire, etc.) d'au moins une partie de ce pontificat : je fais allusion ici, tout simplement, à ce que nous avons eu sous les yeux, du printemps 2005 à l'hiver 2013, ce qui signifie évidemment pas que je considère que le pape Benoît XVI est le premier ou le seul responsable du fait que son pontificat n'a que rarement été ou rendu bénéficiaire d'un optimum de sérénité.
Bonne journée.
Scrutator.

( 844282 )
en effet le ciel était gris, orageux et déprimant par Luc Perrin (2018-02-14 14:35:38)
[en réponse à 844270]
Juste observation mais venant d'un diplomate comme le cardinal Sodano, qui n'était pas au mieux avec le Pontife, rien ne m'étonne.
Maintenant même avec ces lourds nuages, il était difficile de prévoir cette renonciation. Il y a eu bien des pontificats aux dernières années lourdes sans pour autant que cela se traduise par une renonciation.
Pour Paul VI et Jean-Paul II, on en avait beaucoup parlé il est vrai et Paul VI l'avait envisagé sans franchir le pas in fine.
Ni Pie VI ni Pie VII, prisonniers, n'ont opté pour une renonciation.
L'Église est-elle en meilleure position en février 2018 qu'il y a cinq ans ? Chacun pourra en juger.
Une chose restera, Benoît XVI n'a jamais réclamé une expertise dans l'art de gouverner et son pontificat a démontré, à mon sens, que cela ne tenait pas qu'à sa modestie naturelle et sincère.