Le Forum Catholique
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( 843878 )
Mgr Percerou répond aux 130 000 scouts français par Gaspard (2018-02-04 23:20:14)
Et la réponse est claire: NIET.
La question émanait des Scouts d'Europe qui remarquaient, à la suite de Mgr Ginoux, l'incohérence de choisir comme l'un des trois représentants français au pré-synode Jeunes des 18-24 mars à Rome un jeune du MRJC, qui compte 300 personnes, donne zéro vocation à l'Eglise et n'est même plus reconnu comme catholique par Mgr Ginoux et un certain nombre d'évêques ; alors que les scouts sont 130 000 et donnent de nombreuses vocations.
Et les scouts d'Europe demandaient donc que le jeune du MRJC soit remplacé par un jeune scout français.
Mgr Percerou refuse donc, et voici sa raison :
les grands mouvements de jeunes seront représentés par l’intermédiaire de leurs fédérations internationales
Tss...
Quand à la directrice du "Service national pour l'évangélisation des jeunes et pour les vocations", sœur Hecquard :
[elle] tient à préciser que le jeune Adrien n’a pas été choisi uniquement en fonction de son appartenance au MRJC (...) Baptisé il y a deux ans à l’âge de 20 ans, Adrien a été retenu « car il peut difficilement être mis dans des cases ».
Source article de Famille chrétienne du 02/02/2018
Le jeune du MRJC "peut difficilement être mis dans des cases" ? Mais... il le fait lui-même très volontiers : voilà comment La Croix présentait en mars 2017 ce jeune du MRJC, dans un article intitulé "Des jeunes formés pour l'accueil des migrants" :
210 jeunes en service civique dans des associations et mouvements d’Église se sont réunis, la semaine dernière à Paris, pour une journée de réflexion sur l’accueil des migrants. (...) L’énigmatique référence « Mathieu 25, 35 » ponctue régulièrement les phrases d’Adrien L. 21 ans. Cet énergique chrétien de gauche, comme il se définit lui-même, aime interpeller ses interlocuteurs en brandissant ainsi le verset de l’Évangile : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli. » (...) "L’Église devient de plus en plus identitaire parce qu’elle ne se sent plus chez elle, et je peux le comprendre, reconnaît Adrien L. Mais comment peut-on se dire catholique et oublier que notre Église est universelle ?" Ce jeune admire à la fois Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et le pape François, grâce auquel l’Église est selon lui « revenue à ses fondamentaux » d’accueil de l’autre, y compris du plus pauvre.
En plus de ses études d’histoire et de ses responsabilités à l’aumônerie, Adrien L. fait cette année un service civique au Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC). C’est à ce titre qu’il a pris part, le 1er mars, à une formation de la plate-forme ecclésiale pour le service civique. Coordonnée par la Conférence des évêques de France, cette journée annuelle de formation civique et citoyenne avait cette année pour thème l’accueil des migrants et se tenait au musée national de l’histoire de l’immigration, à Paris.
Article de La Croix mars 2017

( 843884 )
comment a-t-il pu être baptisé ? par jejomau (2018-02-05 06:54:22)
[en réponse à 843878]
IL est de Gauche, donc pro-avortement, pro-genre (comme tout le mouvement MRJC qui organise des tables rondes avec Mme Schiappa la ministre féministe de notre gouvernement) et fait de l'agit-prop.
Quant à ses valeurs d'accueil : c'est surtout une courroie de transmission parfait du grand remplacement en cours et donc du rejet de ses concitoyens !
Ceux qu'il "accueille" sont loin de ressembler à la samaritaine demandant de l'eau au bord d'un puits et qui remercie ensuite celui qui l'a secouru! Ce sont surtout des barbares prêts à tuer, menaçant nos compatriotes avec des barres de fer ou usant d'armes à feu à Calais !!!
La MRJC est composée d'infiltrés marxistes qui déforment le message de l'Evangile ! Voilà sûrement la raison pour laquelle la CEF l'a choisi...

( 843887 )
Un instant de charité et de sentiment écolo ! par megnace (2018-02-05 11:14:59)
[en réponse à 843884]
Ne tapez pas trop fort sur cet Adrien ! C'est un soi-disant chrétien de gauche, donc d'une espèce en voie de disparition, voire quasi-éteinte, survivant dans une réserve zoologique, un écosystême qui s'appauvrit et mourra de lui-même.
Entretemps, et puisque son avis comptera de toute façon pour du beurre, laissons cette queue de comète s'évanouir loin de notre paysage.
Et prions aussi pour lui.
PS : si vous le pouvez, lisez dans Le Figaro de ce jour l'article de J. Julliard sur l'avenir du christianisme en France........

( 843886 )
Contre-sens par Paterculus (2018-02-05 09:15:43)
[en réponse à 843878]
Jésus a dit : J'étais un étranger et vous m'avez accueilli.
Il n'a pas dit : J'étais un étranger et vous avez demandé à l'Etat de m'accueillir.
Voir
ici
Le fondamentalisme tord la Parole de Dieu.
Votre dévoué Paterculus

( 843894 )
Il s'agit d'accueillir par Jean-Paul PARFU (2018-02-05 13:30:22)
[en réponse à 843886]
1) sous ce terme d'étranger, une personne que l'on ne connaît pas, et qui peut être d'un village assez peu éloigné ou qui voyage seule, hors caravanes ;
2) une personne en danger de mort ou en grande difficulté ;
3) et une personne qui, en outre, repart ensuite chez elle.
4) Il s'agit, dans l'esprit des Evangiles, d'expliquer aux fidèles qu'on ne doit pas, pour plaire à Dieu, s'en tenir à une entraide villageoise ou familiale, mais qu'on doit aussi aider celui que l'on ne connaît pas et qui ne pourra pas nous le rendre.
En un mot, les Evangiles, le Seigneur, nous demandent donc de ne pas nous en tenir à une entraide de type naturel, mais d'intervenir également par pure charité, de nous élever, comme Dieu Lui-même, à un amour surnaturel.
On peut mettre ce passage de l'Evangile en relation avec d'autres, avec notamment la parabole du Bon Samaritain ou les paroles du Seigneur selon lesquelles on ne doit pas se contenter d'aimer ceux qui nous aiment, mais selon lesquelles on doit aussi aimer nos ennemis, c'est-à-dire s'élever à une autre forme d'amour, une forme qui n'est plus seulement naturelle, mais qui est l'amour pour Dieu.
Mais se servir des Evangiles pour justifier les déplacements et l'accueil de populations entières, c'est-à-dire une immigration-invasion, souvent musulmane, est un blasphème et une imposture !
L'amour surnaturel se greffe sur l'amour naturel comme le surnaturel sur le naturel. En aucun cas on ne peut greffer le surnaturel sur la destruction du naturel, comme ici les nations et les patries naturelles !

( 843897 )
Un jeune converti... par Pueri Dominum (2018-02-05 13:58:26)
[en réponse à 843878]
... baptisé depuis 2 ans, est-il le meilleur choix pour participer au pré-synode Jeunes ? N'a-t-il pas encore besoin de temps pour approfondir sa connaissance de l'Eglise et de son enseignement ? A la vue de ses prises de position, j'ai le sentiment d'avoir trouvé la réponse à ma question....

( 843906 )
Apocalypse par Aigle (2018-02-05 19:20:08)
[en réponse à 843878]
Apocalypse signifie je crois révélation.
Nous vivons la révélation.
Bas les masques !
Un grand nombre d évêques appuyé sur la bureaucratie de la CEF ne s'intéresse pas à l'Eglise vivante ...mais rêve d'une Église imaginaire pleine de jeunes ouvriers et de jeunes paysans qui militeraient pour transformer la société dans un sens plus ou moins communiste ou écologiste ...
Ils vont évidemment choisir un jeune de ce style pour aller à Rome même si un tel jeune ne bénéficie d'aucune représentativité !...
Au moins nous savons ce qu il faut penser de la CEF et de son administration ...

( 843913 )
Comme l'écrivait Mégnace par Steve (2018-02-05 22:02:45)
[en réponse à 843906]
Ce Monseigneur et son converti sont une espèce en voie d'extinction.
En plus, on leur parle et ils refusent d'écouter.
Laissons les achever en paix leurs existences pleines d'ambigüités : ils aiment ça.
S'ils étaient, en plus, favorables à l'euthanasie, ce serait d'autant plus rapide.

( 843925 )
Une espèce en voie d'extinction ? Je n'en suis pas sûr du tout. par Scrutator Sapientiæ (2018-02-06 11:49:25)
[en réponse à 843878]
Bonjour Gaspard,
Certains catholiques disent que les catholiques suivistes d'aujourd'hui constituent une espèce en voie d'extinction, mais je n'en suis pas sûr du tout.
Quand j'ai entendu des catholiques dire : "cela va aller mieux, maintenant qu'une génération d'évêques (la génération partisane d'une réception "communisante" de Vatican II), est en train de commencer à passer la main", c'était au milieu des années 1980.
Quand j'ai entendu d'autres catholiques dire : "cela va aller mieux, maintenant qu'une génération d'évêques (la génération opposée à la réception du Magistère de Jean-Paul II), est en train de commencer à se retirer", c'était au milieu des années 2000.
Et je suis prêt à prendre tous les paris : d'autres encore se rassureront comme ils le pourront, dès le lendemain de la fin du pontificat actuel, en disant, en substance : "cela va aller mieux, maintenant que ce pontificat est enfin terminé, etc."
En l'occurrence, les clercs catholiques suivistes, qu'il s'agisse de théologiens ou d'évêques, n'ont pas besoin d'être très nombreux pour pouvoir faire en sorte que leur capacité de nuisance et d'obstruction soit reçue, puis transmise, de génération en génération : il suffit que ces clercs occupent de bonnes positions, notamment au sein du paysage intellectuel catholique.
J'espère donc me tromper, mais je voudrais pouvoir être certain que les clercs catholiques suivistes auront de moins en moins d'influence ET seront de moins en moins nombreux, dans les années à venir.
Je voudrais surtout pouvoir être certain que les capacités d'analyse philosophique et théologique des fondements et du contenu de ce suivisme se sont vraiment développées, au sein de l'Eglise catholique, or je ne suis pas sûr du tout que ce soit bien le cas, notamment parce que ce suivisme n'est pas toujours considéré comme un phénomène contre-nature, c'est le moins que l'on puisse dire.
Certes, bien des clercs catholiques suivistes tirent parti de "positions acquises", de "rentes de situation" intra-ecclésiales, mais compte tenu de bien des manifestations de créativité argumentatives (et justificatrices de ce suivisme) dont nous sommes témoins, j'ai la conviction que bon nombre de ces clercs catholiques suivistes sont profondément persuadés que moins l'Eglise catholique prend position, dans le respect et le souci explicites et spécifiques de la foi catholique et de la loi naturelle, et plus elle est "authentiquement chrétienne".
Bonne journée.
Scrutator.

( 843931 )
En France par Aigle (2018-02-06 14:05:08)
[en réponse à 843925]
J'ai l'impression quand même que le jeune clergé est bien orienté...hors de France je suis moins optimiste ...

( 844039 )
Peut-être un espoir, la "conversion" des "suivistes" par Gaspard (2018-02-08 15:00:06)
[en réponse à 843925]
Bonjour,
Un espoir réside peut-être dans la "conversion" de certains "suivistes". Me vient à l'esprit l'exemple de Géraldine Smith, la journaliste du Monde qui a pendant des lustres soutenu contre toute évidence que tout allait bien dans la rue Jean-Pierre Timbaud où elle habite à Paris, alors que la présence des "barbus" ne cessait d'augmenter avec tous les problèmes afférents.
Eh bien en 2016 cette journaliste publiait un livre "Rue Jean-Pierre Timbaud" chez Stock où non seulement elle décrit enfin la réalité mais aussi où elle explique comment elle s'est auto-aveuglée pendant des années, en substance pour ne pas donner raison "à l'extrême-droite".
Voilà la quatrième de couverture du livre :
Géraldine Smith et sa famille s’installent en 1995 dans coin populaire de Paris dont la diversité sociale, ethnique et religieuse leur plaît. Les enfants fréquentent une école catholique, mitoyenne de la mosquée Omar, haut lieu de l’islam radical. Elle sympathise avec les parents de leurs copains, dont un compositeur de variétés, une agente réunionnaise des douanes, un chauffeur de taxi camerounais… On se croise, on se parle. On croit vivre ensemble. Pourtant, la France « plurielle » manque chacun de ses rendez-vous. En haut de la rue, les barbus se taillent une enclave : des librairies intégristes évincent le petit commerce ; une organisation prosélyte recrute chez les jeunes ; les femmes n’osent plus sortir bras nus. Plus bas, la mixité n’est que de façade. Les bobos ont leurs bars, leurs boutiques, leurs dérogations à la carte scolaire.
En 2016, rue Jean-Pierre Timbaud, la convivialité a cédé la place à une cohabitation faite d’indifférence, de rancoeur et d’hostilité. Que s’est-il passé ?
Ce récit à la première personne donne à « l’échec du modèle français d’intégration » des noms et des visages, une adresse à Paris.
Bonne journée,
Gaspard