Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=843148
images/icones/neutre.gif  ( 843148 )Avenir des communautés ED par Mingdi (2018-01-22 14:53:16) 

( Ceci est un extrait d'un article paru dans "La Nef". Miserere semblait regretter ici les vifs échanges d'antan entre légitimistes et "ralliés", voici de quoi ranimer la flamme. L'abbé Gouyaud est un ex FSSPX, ex FSSP, devenu diocésain et, je crois, fidèle au vetus ordo. Son point de vue, qu'on le partage ou pas, est intéressant )

Juillet-août 2017 [Abbé Christian Gouyaud - La Nef] Réflexions sur l’avenir des communautés Ecclesia Dei
SOURCE - Abbé Christian Gouyaud - La Nef - juillet-août 2017
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Quel avenir pour la mouvance Ecclesia Dei ? L’un des facteurs qui invite à la réflexion est la possible réintégration de la Fraternité Saint-Pie X dans la pleine communion ecclesiale.

On parle de « mouvance Ecclesia Dei » car il s’agit d’une réalité polymorphique : communautés religieuses, sociétés de vie apostolique de droit pontifical, prêtres diocésains isolés ou constitués en associations cléricales. Certaines de ces communautés sont des dissidences de la Fraternité Saint-Pie X (Fraternité Saint-Pierre, Institut du Bon Pasteur), d’autres étaient liées à la Fraternité Saint-Pie X jusqu’en 1988 (le Barroux), d’autres ont toujours été indépendantes de cette Fraternité (Fontgombault, Dominicaines du Saint-Esprit, Chanoines réguliers de la Mère de Dieu) tandis que d’autres encore viennent d’un horizon différent (Fraternité Saint-Vincent Ferrier) ou, fondées après 1988, développent une spiritualité propre (Institut du Christ Roi). L’insertion diocésaine peut être mise en valeur (Missionnaires de la Miséricorde divine, Association Totus tuus). N’oublions pas les laïcs présents dans ce créneau par leurs publications, éditions, écoles, etc.

Ces réalités ecclésiales se réfèrent toutes au Motu proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988, qui demandait aux évêques d’appliquer de façon large et généreuse les concessions des traditions liturgiques antérieures accordées en 1984, concessions qui sont d’ailleurs devenues un véritable droit reconnu à partir du Motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007. Au plan canonique, certaines de ces communautés relèvent du Saint-Siège, via la Commission pontificale Ecclesia Dei ou via la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique ; d’autres sont de droit diocésain. Le ministère proprement dit s’exerce d’ailleurs toujours sous l’autorité de l’Ordinaire du lieu.

Ces communautés, pour nous focaliser sur elles, ont maintenant leur histoire propre, valorisent leur charisme spécifique. Certains parmi leurs membres ont voulu accueillir positivement les enseignements conciliaires selon la fameuse « herméneutique de la réforme dans la continuité de l’unique sujet-Église » ; d’autres donnent un assentiment minimal à Vatican II et préfèrent se référer à un moment donné de la théologie de l’Église. Certains excluent de célébrer la forme ordinaire du rite romain tandis que d’autres l’acceptent en pratique. La mosaïque – plus que la nébuleuse – Ecclesia Dei dans son ensemble manifeste une vitalité certaine au plan vocationnel, en comparaison notamment du nombre de séminaristes dans les diocèses. S’il est difficile de donner des chiffres, on peut estimer qu’en France, la couverture du terrain (prêtres, fidèles, églises, écoles) par la mouvance Ecclesia Dei est au moins aussi importante que celle de la Fraternité Saint-Pie X qui bénéficiait pourtant d’une avance de vingt ans. Ce qui signifie concrètement que la Fraternité Saint-Pie X, près de trente ans après les sacres de 1988, n’a plus le monopole pastoral dans ce créneau.

Voici donc deux courants qui convergent apparemment dans la manière de célébrer le sacrifice eucharistique mais qui sont assez fondamentalement dissemblables dans leur rapport aux évêques et au Magistère actuel, dans la conception qu’ils se font de la mission de l’Église dans le monde de ce temps.

Il me semble d’abord clair que la mouvance Ecclesia Dei n’est pas soluble dans la figure canonique dévolue, selon ce qui se profile, à la Fraternité Saint-Pie X. Personne, à mon avis, de part et d’autre ne le souhaite. L’histoire chargée de vicissitudes de ces presque trente années de séparations douloureuses et de développement parallèle ne permet pas d’envisager une (con)fusion irénique. Peut-être simplement certains membres d’instituts Ecclesia Dei, voire quelques prêtres diocésains, qui n’avaient à objecter à la Fraternité Saint-Pie X que son déficit de statut canonique, iront-ils au bout de leur cohérence si la société fondée par Mgr Lefebvre est pourvue d’un tel statut et frapperont-ils à sa porte. On pourrait éventuellement y gagner en clarté.

En revanche, il me paraît indispensable que personne, du point de vue de la mouvance Ecclesia Dei où je me situe, ne puisse plus « excommunier » les fidèles parce qu’ils se rendent à des offices célébrés par des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X. Je verrais bien, de surcroît, des gestes fraternels d’hospitalité en direction de ces « nouveaux » ou de ces « de nouveau » confrères, un accueil généreux et au fond normal dans les églises et sanctuaires pour des mariages ou des funérailles.

Il conviendra surtout que la mouvance Ecclesia Dei démontre sa valeur ajoutée. Voici quelques réflexions d’un prêtre impliqué dans l’application des Motu proprio successifs et qui n’entend évidemment en rien parler au nom des instituts dont il a été fait mention.

Jusqu’à présent, la Fraternité Saint-Pie X n’a pas souhaité – c’est un euphémisme – travailler avec les évêques diocésains. Même si l’accueil qui leur a été fait a souvent été circonspect, même si leur loyauté a parfois été récompensée de manière assez – voire très – ingrate, les communautés Ecclesia Dei ont, quant à elles, appris à travailler avec les évêques. On n’estimera que le statut d’exemption dévolu à la Fraternité Saint-Pie X est meilleur que celui de dépendance à l’égard de la juridiction de l’Ordinaire du lieu que si l’on érige l’autonomie en valeur ecclésiale – alors qu’elle n’est qu’une valeur somme toute très « moderne ». Des liens de confiance avec le clergé diocésain ont pu être noués, une place dans le presbyterium local a pu être trouvée. Tout cela représente des années d’humble travail de terrain qui, à terme, portera ses fruits : éviter la juxtaposition de fait de deux filières ecclésiales parallèles. Car la question décisive qui se pose au (plutôt) jeune clergé, toutes tendances confondues, dans la société de plus en plus déchristianisée vers laquelle nous allons, n’est autre que celle-ci : comment allons-nous faire face ensemble à la tâche immense qui nous attend en étant crédibles par notre témoignage commun, c’est-à-dire en dépassant les clivages d’antan, étant admis que la division interne porte préjudice à la mission ?

L’effort déployé de réception du concile Vatican II et du Magistère suivant doit être poursuivi, au-delà même de la démonstration de sa stricte compatibilité avec l’enseignement antérieur. Car, en réalité, nous avons eu un « grand Magistère » dont J. Ratzinger/Benoît XVI a été la cheville ouvrière, un Magistère apte à répondre aux problèmes de ce temps, un Magistère surtout si fécond pour l’intelligence de la foi. Personnellement, je ne puis m’imaginer en revenir à la théologie dispensée dans les universités romaines dans les années 1930, ressassant les mêmes cours issus de manuels, et être privé du souffle revigorant des encycliques, homélies et autres discours de ce pape qui nous a restitué la foi dans son intuition la plus profonde, et dont la stature intellectuelle et spirituelle est de la même veine que celle des Pères de l’Église. Il faudrait que les théologiens de la mouvance Ecclesia Dei, libérés du carcan de l’interprétation quasi-canonique de saint Thomas, participent au véritable renouveau de la pensée thomiste, ce qui requiert un regard positif sur la « nouvelle théologie ».

Pour les raisons qui sont les siennes, la Fraternité Saint-Pie X a mis un point d’arrêt au Mouvement liturgique : 1962, en hypostasiant une édition du missel que saint Jean XXIII ne voulait que provisoire. La mouvance Ecclesia Dei devrait écouter de sages liturgistes comme Mgr Klaus Gamber qui présentent la liturgie comme un corps vivant dont il ne faut pas décréter arbitrairement le terme de la croissance, à moins de l’exposer ensuite à des ajustements artificiels. En 1998, le cardinal J. Ratzinger recommandait de célébrer ce que l’on appelle aujourd’hui la « forme extraordinaire » en tenant compte des principes fondamentaux de la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium. On pense ici à l’unité de l’action liturgique, à l’accès à la Parole de Dieu et à la participation des fidèles. Benoît XVI a préconisé un enrichissement réciproque entre les deux formes. Il est regrettable que la jurisprudence du cardinal Mayer, premier président de la Commission Ecclesia Dei, concédant volontiers un certain nombre de modifications aux rubriques de 1962, ait été mise en cause par la très bureaucratique instruction Universae Ecclesiae (2011). La mouvance Ecclesia Dei serait avisée, au lieu d’accentuer la distance entre les deux formes liturgiques par un excès de rubricisme dans la célébration de l’extraordinaire – jusqu’à reproduire les défauts qui ont précisément provoqué la réforme ! –, de souligner au contraire « la continuité entre les deux missels », selon l’expression heureuse du cardinal Sarah.

Finalement, l’avenir de la mouvance Ecclesia Dei – comme sans doute d’ailleurs aussi celui de la Fraternité Saint-Pie X – tient dans sa capacité de cultiver un véritable art de la prière qui, par-delà l’esthétisme rituel, atteint l’essence des mystères, de redonner une âme à un thomisme desséché qui, faute d’être irrigué par la Parole de Dieu et la pensée des Pères de l’Église, s’est replié sur lui-même en une vaste pétition de principe, et de participer à la nouvelle évangélisation qui est sans doute l’ultime chance de l’Église en Occident. À ces trois défis, personne ne pourra se dérober.

Abbé Christian Gouyaud
images/icones/iphone.jpg  ( 843149 )Pas vraiment un extrait par XA (2018-01-22 15:23:13) 
[en réponse à 843148]

mais un article complet.

Source
images/icones/neutre.gif  ( 843151 )Version raccourcie par Mingdi (2018-01-22 15:46:59) 
[en réponse à 843149]

(Oui, XA, vous avez raison. J'ai pioché au mauvais endroit)

"On parle de « mouvance Ecclesia Dei » car il s’agit d’une réalité polymorphique : communautés religieuses, sociétés de vie apostolique de droit pontifical, prêtres diocésains isolés ou constitués en associations cléricales. Au plan canonique, certaines de ces communautés relèvent du Saint-Siège, via la Commission pontificale Ecclesia Dei ou via la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique ; d’autres sont de droit diocésain. Le ministère proprement dit s’exerce d’ailleurs toujours sous l’autorité de l’Ordinaire du lieu. Certains parmi leurs membres ont voulu accueillir positivement les enseignements conciliaires selon la fameuse « herméneutique de la réforme dans la continuité de l’unique sujet-Église » ; d’autres donnent un assentiment minimal à Vatican II et préfèrent se référer à un moment donné de la théologie de l’Église. Certains excluent de célébrer la forme ordinaire du rite romain tandis que d’autres l’acceptent en pratique. La mosaïque – plus que la nébuleuse – Ecclesia Dei dans son ensemble manifeste une vitalité certaine au plan vocationnel, en comparaison notamment du nombre de séminaristes dans les diocèses.. Les communautés Ecclesia Dei ont appris à travailler avec les évêques. On n’estimera que le statut d’exemption dévolu à la Fraternité Saint-Pie X est meilleur que celui de dépendance à l’égard de la juridiction de l’Ordinaire du lieu que si l’on érige l’autonomie en valeur ecclésiale – alors qu’elle n’est qu’une valeur somme toute très « moderne ». Des liens de confiance avec le clergé diocésain ont pu être noués, une place dans le presbyterium local a pu être trouvée. Tout cela représente des années d’humble travail de terrain qui, à terme, portera ses fruits (Il faut) éviter la juxtaposition de fait de deux filières ecclésiales parallèles. L’effort déployé de réception du concile Vatican II et du Magistère suivant doit être poursuivi, au-delà même de la démonstration de sa stricte compatibilité avec l’enseignement antérieur. Car, en réalité, nous avons eu un « grand Magistère » dont J. Ratzinger/Benoît XVI a été la cheville ouvrière, un Magistère apte à répondre aux problèmes de ce temps, un Magistère surtout si fécond pour l’intelligence de la foi. Benoît XVI a préconisé un enrichissement réciproque entre les deux formes. La mouvance Ecclesia Dei serait avisée, au lieu d’accentuer la distance entre les deux formes liturgiques par un excès de rubricisme dans la célébration de l’extraordinaire – jusqu’à reproduire les défauts qui ont précisément provoqué la réforme ! –, de souligner au contraire « la continuité entre les deux missels », selon l’expression heureuse du cardinal Sarah. On pense ici à l’unité de l’action liturgique, à l’accès à la Parole de Dieu et à la participation des fidèles. Finalement, l’avenir de la mouvance Ecclesia Dei – comme sans doute d’ailleurs aussi celui de la Fraternité Saint-Pie X – tient dans sa capacité de cultiver un véritable art de la prière qui, par-delà l’esthétisme rituel, atteint l’essence des mystères, de redonner une âme à un thomisme desséché qui, faute d’être irrigué par la Parole de Dieu et la pensée des Pères de l’Église, s’est replié sur lui-même en une vaste pétition de principe, et de participer à la nouvelle évangélisation qui est sans doute l’ultime chance de l’Église en Occident. À ces trois défis, personne ne pourra se dérober.

Abbé Christian Gouyaud"
images/icones/1n.gif  ( 843155 )Regretter? par Miserere (2018-01-22 18:45:27) 
[en réponse à 843148]

Je n'ai pas dit cela?

je faisais juste référence aux débats houleux ces dernières semaines en disant que c’était bien pire du temps où les liseurs FSSPX s'étripaient avec les FSSP.

Je n'ai pas lu tout l'article de l'abbé Abbé Christian Gouyaud mais le dernier paragraphe m'a fait bien rire lorsqu’il dit que les traditionalistes participent à la nouvelle évangélisation qui est sans doute l’ultime chance de l’Église en Occident.

Il manque quand même pas d'air pour quelqu'un qui dans son parcourt n'a pas su choisir sa place.

Pas très crédible pour quelqu'un qui n'a su prendre ses responsabilités en choisissant une place peinard chez les Conciliaires.

Et puis Saint-Thomas a bon dos comme référence pour tout le monde et puisque ce prêtre parle des Pères de l'Eglise, aujourd'hui ils auraient surement été horrifié de voir cette apostasie silencieuse à Rome.





images/icones/bravo.gif  ( 843167 )Bonne analyse... par Signo (2018-01-22 22:36:21) 
[en réponse à 843148]

...qui rejoint beaucoup de mes propres intuitions, à savoir:

- du fait de la crise liturgique qui la traverse, l'Eglise est aujourd'hui en danger de mort. Le progressisme/modernisme est un poison mortel qu'il faut refuser entièrement et radicalement.

- la voie traditionaliste pure et dure est une impasse, car à l'exceptionnelle et profonde crise actuelle, elle ne répond que par des idées simplistes et superficielles, qui se résument à refuser la totalité du magistère post-conciliaire et à prôner un retour pur et simple à la liturgie, à la spiritualité, à l' ecclésiologie qui avaient cours dans l'Eglise pré-conciliaire. Ce faisant, les traditionalistes confondent le passé avec la Tradition. Or l'Eglise a besoin de Tradition et non d'un retour à un passé qui, à bien des égards, porte déjà les marques d'une profonde dégradation du véritable esprit traditionnel, dégradation qui par réaction a provoqué la rupture progressiste.

- La vraie réponse à la crise actuelle ne peut que venir d'une restauration de l'esprit traditionnel, qui seul permet une compréhension juste des fondements du christianisme. Cette restauration suppose:

> de comprendre que seule une ritualité traditionnelle est apte à répondre aux besoins spirituels et existentiels de l'homme; le rite doit donc être redécouvert dans toute sa richesse anthropologique (cf. les travaux de René Girard ou de Claude Lévy-Strauss);

> de renouer avec la culture liturgique traditionnelle (art, musique, en particulier le grégorien) dont la transmission a été interrompue par la rupture civilisationnelle des années 1970, et favoriser ainsi le ré-enracinement de la foi. Retrouver une esthétique religieuse véritable en se débarrassant de l'esthétique imprégnée de mièvrerie et de sentimentalisme typique du style néo-sulpicien, très prisé chez les "tradis". Les œuvres d'Henri Charlier me paraissent à cet égard ouvrir une piste intéressante.

> de comprendre que la liturgie traditionnelle est liée de manière intime et inséparable à ses sources bibliques, ce qu'on a eu tendance à oublier jusqu'à Vatican II, qui a rappelé ce lien avec force et raison.

> de comprendre que la liturgie est une réalité mystique, mystagogique et théologique, et non un ensemble de "cérémonies" et de rituels purement formels devant être restitués de manière sèche et mécanique (approche qui s'est développée à partir de la réforme tridentine et que l'on retrouve dans beaucoup d'instituts tradis, preuve que ces derniers souvent ne comprennent pas la liturgie qu'ils célèbrent).

> le retour à la Tradition par la forme ordinaire est possible et doit être encouragé partout où cela est possible. Néanmoins, étant donné la situation actuelle, la forme extraordinaire servira plus probablement de base à une reprise du mouvement liturgique, avec cette fois une plus grande garantie de succès. Cela pourra se faire à condition que les traditionalistes cessent de considérer le rite de 1962 comme "congelé" en son état actuel et donc intouchable, pour le faire évoluer en prenant en compte les intuitions du mouvement liturgique reprises dans Sacrosanctum concilium. Dans ce nouveau mouvement de réforme liturgique dont l'objectif est une restauration complète de la Tradition dans l'Eglise, il y a des points incontournables: l'unité du rite, c'est à dire qu'il n'y a pas d'un côté la messe du prêtre, et de l'autre la messe de l'assemblée, mais bien une seule célébration, au cours de laquelle le prêtre, en union avec l'ecclesia des fidèles et en son nom, offre le sacrifice divin et célèbre les saints mystères; la généralisation voire la systématisation de la célébration orientée, quelle que soit la forme du rite (FO ou FE); une présence importante -mais non exclusive- de la langue liturgique sacrée (en réalité, le latin avec des éléments de grec et d'hébreu); la première place rendue au grégorien, comme chant liturgique par excellence (première place veut dire: a minima, les pièces de l'ordinaire; si possible, tout ou une partie du propre).

Au fond, toutes ces histoires d'instituts tradis, de "ralliés" ou pas, de guéguerres et de dérisoires luttes de chapelles, tout ça, on s'en fiche. Si ces instituts, chapelles, groupuscules venaient à disparaître, cela n'aurait strictement aucune importance. Il n'y a qu'une seule chose de vraiment important, d'essentiel, d'incontournable: que l'Eglise, demain, puisse continuer d'apporter le Christ aux hommes, à tous les hommes. Pour cela, elle a un besoin VITAL d'être irriguée par la source vivifiante de la Tradition, qu'on le veuille ou non. Or, il faut que l'Eglise vive. Donc il faut la restaurer dans sa Tradition. Toute autre considération n'a aucune espèce d'intérêt.
images/icones/fleche3.gif  ( 843173 )Comment articuler Liturgie et Doctrine par Babakoto (2018-01-23 00:06:29) 
[en réponse à 843167]

Je vous rejoins par un autre chemin.

A mon avis, Vatican II est arrivé parce qu'on a d'abord perdu l'amour de la sainte doctrine. Si on n'aime pas son catéchisme, on ne le transmet pas. On pourrait dire les choses ainsi: le catéchisme aide à comprendre la liturgie qui donne des grâces pour mieux comprendre l'enseignement qui permet de mieux vivre la liturgie qui donne encore plus de grâces etc...

Donc avant toute restauration de la liturgie, il faudrait restaurer la cohérence de la Foi chez nos contemporains.

Je dirais tout simplement, derrière mon clavier et mon anonymat, bien au chaud, que toutes ces institutions que vous évoquez et qui ont tous mis l'accent sur la liturgie traditionnelle comme marque de fabrique ont déjà raté la cible. Ils ne font que reproduire à l'échelle d'une nouvelle génération les mêmes causes qui ont amené Vatican II.
images/icones/1f.gif  ( 843188 )Pardon par Sénéchal (2018-01-23 12:22:04) 
[en réponse à 843167]

Je suis un parfait analphabète en matière de "mouvement liturgique" mais écrire que


ces histoires d'instituts tradis, de "ralliés" ou pas, de guéguerres et de dérisoires luttes de chapelles, tout ça, on s'en fiche. Si ces instituts, chapelles, groupuscules venaient à disparaître, cela n'aurait strictement aucune importance.



me parait inutilement méchant et faux.

Les groupuscules de Paris-Chartres et de Chartres-Paris vous saluent respectueusement, au pied de votre chaire infaillible.

A propos de "mouvement liturgique" à reprendre ("forcément à reprendre" aurait opiné Marguerite Duaras,) je ne saurais trop vous conseiller d'aller le prêcher chez nos frères orientaux (catholiques et orthodoxes.) Ils n'attendent plus que vous depuis des siècles.
images/icones/fleche3.gif  ( 843222 )Réponse par Signo (2018-01-23 21:17:26) 
[en réponse à 843188]

Ma phrase sur les instituts tradis n'est en rien une "méchanceté"; elle signifie que ces fraternités sacerdotales n'ont d'intérêt que dans la mesure où elles participent à un renouveau de l'Eglise. Sauf que bien souvent, à force de vivre séparés de Rome (FSSPX) ou de rester confinés dans des petits milieux, les membres de ces instituts ont tendance à se prendre pour une fin et oublient la finalité de leur existence.

Pour ce qui est des "groupuscules Paris-Chartres", je ne sais pas de quoi vous parlez, j'en ai fait partie et je serai probablement dans leurs rangs cette année. Je n'ai jamais prétendu être infaillible et jamais je ne me suis exprimé comme si tel était le cas: je pense plutôt que vous me lancez ce vain reproche à la figure tout simplement parce que vous n'avez rien à répondre à ce que j'ai dit.

Quand à votre dernière phrase, elle est tout simplement incompréhensible et hors sujet: les chrétiens orientaux, et surtout les orthodoxes, n'ont nul besoin de mouvement liturgique, étant donné que chez eux la liturgie n'a subit -au moins apparemment- aucune dégradation au fil des siècles et que, loin d'être en crise, elle participe activement au renouveau des Eglises orientales, au moins en Europe de l'est.
images/icones/neutre.gif  ( 843312 )Hum par Sénéchal (2018-01-25 14:15:06) 
[en réponse à 843222]


je ne sais pas de quoi vous parlez, j'en ai fait partie et je serai probablement dans leurs rangs cette année.


Ça me rappelle une réplique de la série Kaamelott, je crois: "Je ne l'ai jamais vu, mais je le reconnais!"



images/icones/hein.gif  ( 843232 )[réponse] par olive (2018-01-24 05:54:39) 
[en réponse à 843148]

L'auteur de l'article est un prêtre biformaliste (ou biriualiste au choix). Il est un des fondateurs de l'association Totus tuus agréé par la CEF qui a maintenant presque 30 ans je crois. Combien de prêtres ?
La réponse permet de situer la portée peu significative de son papier.
images/icones/heho.gif  ( 843233 )Totus tuus n’a pas 30 ans par XA (2018-01-24 08:37:50) 
[en réponse à 843232]

ni même 10. clic
images/icones/neutre.gif  ( 843234 )[réponse] par olive (2018-01-24 08:41:44) 
[en réponse à 843233]

merci pour la précision.
images/icones/neutre.gif  ( 843301 )Peut-être une confusion par Sénéchal (2018-01-25 12:29:33) 
[en réponse à 843233]

avec l'opus sacerdotale ?
images/icones/neutre.gif  ( 843264 )Biformalisme, -ritualisme. par AVV-VVK (2018-01-24 20:20:19) 
[en réponse à 843232]

Donc, la forme extraordinaire (c'est clair) et la forme ordinaire (c'est évident), sauf que personne ne semble savoir ce qu'est exactement le caractère ordinaire...
images/icones/iphone.jpg  ( 843281 )Cette association de malprêteurs par XA (2018-01-24 23:28:42) 
[en réponse à 843264]

a porté de maigres fruits. Leur site internet a manifestement disparu.

A Lyon, on ne voit pas les Séminaristes encombrer la rue Sala.

Cette tentative de récupération abracadabarbarinesque a accouché d’une souris, stérile qui plus est.

Les laborantins semblent avoir abandonné leurs rats qui vivent en parfaite autarcie.

Quand une association se fonde sur un acte de félonnie, elle se condamne à un tel destin.

XA
images/icones/neutre.gif  ( 843290 )stérile oui par olive (2018-01-25 09:23:12) 
[en réponse à 843281]

Je partage votre point de vue.
Dans une affaire très récente en Bretagne, il m'a été opposé dans une discussion pour demander la 'application du MP SPC avec le clergé local que la solution était les "bi" de cette association T T agréée par la CEF.
Vous devinez la suite : rien n'avance, nous sommes au point zéro depuis plusieurs années.
images/icones/neutre.gif  ( 843408 )Formation pour la forme extraordinaire par Mingdi (2018-01-27 12:17:35) 
[en réponse à 843281]

http://www.hommenouveau.fr/631/religion/toulon---une-formation-pour-la-forme-extraordinaire.htm

Un peu de Toulon, un peu de Bayonne. Une expérience avortée à Lyon. Et puis c'est tout. Et on va nous dire qu'il faut faire confiance à nos bons évêques diocésains avec leurs bâtons de berger. Séminaristes qui voulez dire la vraie messe, allez donc à Flavigny ou à Wigratzbad.