Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=842754
images/icones/neutre.gif  ( 842754 )Pourquoi le pape François évite encore l’Argentine ... par Minger (2018-01-16 14:10:21) 

La réponse pourrait être dans cet article du Dauphiné d'aujourd'hui..

http://www.ledauphine.com/religion-et-croyance/2018/01/16/pourquoi-le-pape-francois-evite-encore-l-argentine


Le pape est de retour en Amérique du sud. François est arrivé hier soir au Chili où il doit rester trois jours, avant de s’envoler pour le Pérou jusqu’à dimanche. C’est le sixième voyage de Jorge Bergoglio en Amérique latine, continent le plus catholique, depuis le début de son pontificat. Mais après le Brésil, le Paraguay, la Bolivie, l’Équateur, Cuba, le Mexique et la Colombie, l’ancien archevêque de Buenos Aires n’a toujours pas posé un pied dans son Argentine natale. Et le troisième plus grand pays d’Amérique latine ne figure a priori pas non plus à son agenda 2018.

Un choix qui interroge. « Le monde est plus grand que l’Argentine et il faut se partager », avait déjà dû se justifier, le souverain pontife, qui cible les pays où l’Église est en difficulté (comme au Chili et au Pérou) et ceux où des minorités sont persécutées, à l’image de son voyage en Birmanie et au Bangladesh.
Assumer « un rôle universel »

La vaticaniste italienne Franca Giansoldati avance trois raisons à l’évidente réticence du pape François à visiter son pays d’origine : « Pour éviter de privilégier sa patrie par rapport à d’autres nations parce qu‘il veut assumer un rôle universel, mais aussi pour éviter la nostalgie et le désir de retourner à des lieux aimés et chers, et surtout pour éviter le risque d’être utilisé par le gouvernement actuel qui suit une politique sociale qu’il ne partage pas ».

François connaît très bien le président Mauricio Macri : le pape était archevêque de Buenos Aires quand il a été élu maire de la capitale argentine. Après son accession à la tête de l’État fin 2015, l’homme de la droite forte avait été reçu par le souverain pontife… dans une grande froideur. Et aujourd’hui, François ne voudrait pas cautionner la politique ultralibérale de Macri par un voyage sur ses terres.

Mais au-delà de Macri, c’est la peur d’être utilisé par les dirigeants argentins, quels qu’ils soient, qui le freine, car le moindre de ses messages revêt un poids particulier dans son pays et est interprété comme une intervention politique.
« L’Argentine n’a pas évolué vers la concertation, le dialogue et de véritables politiques d’État dignes de ce nom », juge de son côté l’activiste social argentin Gustavo Vera. Et d’avancer : « Je pense qu’il garde cette destination pour la fin. François viendra dans sa patrie quand il sentira que c’est un facteur qui unit et qui génère du dialogue ».

Petit commentaire:
Les explications vaticaniste sont plus que limites , moi je retiens qu'il n'aime le président actuel argentin , trop libéral de droite , par contre pour les pays latinos rouges , dernièrement visitées avec une ardeur particulière , Cuba , Venezuela, Bolivie où le pape avait prêché pour l'unité de l'Amérique latine...

Il semble que la bonne parole universelle , se prête mieux là où elle n'est pas prêchée en toute liberté...
images/icones/rose.gif  ( 842789 )la vraie raison... par jejomau (2018-01-16 18:47:35) 
[en réponse à 842754]

Si vous êtes intereesé : Sandro Magister:

La « fatwa » des évêques est rédigée dans un langage codé. Il est difficile pour quelqu’un qui n’est pas argentin de comprendre qui est réellement visé. Et encore moins dans la traduction italienne que le site proche du Vatican « Il Sismografo », dirigé par le chilien ultrabergoglien Luis Badilla, a rapidement mise en ligne depuis Rome, tout en l’amputant au passage de quelques-unes des lignes les plus explicites, les dernières du paragraphe suivant que nous avons soulignées :
« Accompagner les mouvements populaires dans leur combat pour une terre, un toit et du travail, c’est un devoir que l’Eglise accomplit depuis toujours et que le Pape lui-même promeut ouvertement, en nous invitant à prêter nos voix aux causes des plus faibles et des plus exclus. Ceci n’implique en aucune manière qu’on lui attribue ses propres positions et actions, qu’elles soient correctes ou erronées. »
Ce qui a incité les évêques argentins à prendre position, ce sont les déclarations de Juan Grabois (photo) au quotidien « Página 12 », ce personnage est tellement proche de Bergoglio qu’on pourrait croire que chacune de ses paroles reflète effectivement la véritable pensée politique du Pape.