Le Forum Catholique

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images/icones/ancre2.gif  ( 842755 )Saint Jean-Paul II et Amoris Laetitia par Paterculus (2018-01-16 14:15:13) 

Je ne me souviens pas qu'on ait cité ici deux textes de Saint Jean-Paul II sur des thèmes abordés dans Amoris Laetitia, alors les voici.

Lettre Misericordia Dei du 7 avril 2002, N° 7, alinea c.

Il est clair que les pénitents qui vivent en état habituel de péché grave et qui n'entendent pas changer leur situation ne peuvent pas recevoir l'absolution.


Donc les absolutions données aux divorcés "remariés", après comme avant Amoris Latitia, sont invalides.


Lettre aux prêtres pour le Jeudi Saint 2002 (donc à peu près contemporaine du texte ci-dessus), N° 2.

Les péchés mortels (...) compromettent d'une manière radicale les rapports du fidèle avec Dieu et sa communion avec l'Eglise.


Ibidem N° 8.

Sauf apparence contraire le prêtre doit supposer que le pénitent, en confessant ses péchés, a une contrition authentique, avec le propos de s'amender. (...) Il est clair toutefois que, là où à l'évidence le contraire apparaît, le confesseur a le devoir de dire au pénitent qu'il n'est pas encore prêt pour l'absolution. Si celle-ci était donnée à celui qui déclare explicitement ne pas vouloir s'amender, le rite se réduirait à une pure illusion, il aurait même le goût d'un acte quasi-magique, capable peut-être de susciter une apparence de paix, mais certainement pas la paix profonde de la conscience, garantie par le baiser de Dieu.



Bon, puisque le Souverain Pontife affirme qu'on n'a pas touché à la doctrine, on doit, pour adhérer à son Magistère, considérer que ces affirmations de Saint Jean-Paul II, qu'il a lui-même canonisé, sont toujours valables.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/1v.gif  ( 842781 )c'est le problème de la Tradition dite "vivante" par jejomau (2018-01-16 18:34:58) 
[en réponse à 842755]

Donc, la manière dont certains ont décidé de considérer la Tradition.

Pour le cardinal Schönborn, AL est “un acte du magistère, actualisant pour aujourd’hui l’enseignement de l’Eglise“. (Civilta Catolica)

Concernant l’accès des divorcés remariés à la communion, si le pape François n’a pas fait évoluer la doctrine, estime le haut prélat autrichien, il y a cependant une “évolution clairement exprimée“ dans “la perception par l’Eglise des éléments conditionnants et atténuants propres à notre époque“. Le cardinal Schönborn explique aussi pourquoi le pape François s’est contenté d’une note de bas de page pour ouvrir la voie aux sacrements, dans certains cas, aux personnes divorcées et remariées: “C’est bien que le problème, si important soit-il, est mal posé quand on l’hypostasie et qu’on veut le traiter via un discours général, et non via le discernement singulier du corps du Christ dont nous sommes tous et chacun redevables“.

Pour résumer, si vous en restez à ce qui a été écrit au Concile de Trente ou à Jean-Paul II, c'est pas que vous ayez tort ... Mais c'est que vous n'avez pas compris que le contexte a changé, que cette doctrine, bien que toujours la même a cependant mué POUR ETRE ADAPTEE aux nouveaux temps dans lesquels nous vivons...

D'après eux bien sûr.

Parce qu'à force de la faire évoluer, vous comprendrez aisément que ce qui est validé pour les divorcés-remariés, on en vienne alors à le valider pour des "couples" LGBT, etc.... Toujours en partant du principe que le contexte a changé...

Ils appellent cela la "tradition vivante"....

images/icones/fleche2.gif  ( 842831 )Pélage resurgit sans cesse... par Johanis (2018-01-17 14:59:05) 
[en réponse à 842781]

le cardinal Schöenborn prend ses désirs pour des réalités ; dans les propos que vous citez de lui : une “évolution clairement exprimée“ dans “la perception par l’Eglise des éléments conditionnants et atténuants propres à notre époque“, il se fourvoie gravement.
En effet ce qu'affirme la doctrine "de toujours", et qui est réaffirmée par Jean-Paul II, c'est que les conditionnements humains, qu'il s'agisse de circonstances (même particulièrement difficiles par exemple remariage avec enfants) ou de mauvaises dispositions morales du à de mauvaises habitudes acquises, n'empêchent pas d'éviter ce qui constitue objectivement un péché mortel. Relisez pour cela Splendor Veritatis.
Parce que pour le croyant, baptisé, sincère, Dieu accorde la grâce nécessaire. Mais Amoris Laetitia et tous ceux qui adoptent des positions semblables se situent dans une vision substantiellement pélagienne, où ce qui est avant tout à prendre en compte ce sont les circonstances et les dispositions humaines ; et c'est seulement sur ces présupposés pélagiens qu'on dit qu'aujourd'hui, on s'est rendu compte que les circonstances peuvent rendre impossible l'observation du commandement interdisant l'adultère. Mais c'est nier un point fondamental de la doctrine éthique chrétienne.

Merci à Paterculus pour les textes De Jean Paul II qu'il ajoute.
images/icones/fleche3.gif  ( 842840 )nous sommes hélas presque tous d'accord mais par jejomau (2018-01-17 17:11:45) 
[en réponse à 842831]

le fait est que le cardinal Schönborn a fortement influencé François à propos de la rédaction de AL ; le cardinal Burke a été remis en place par François qui indiquait que le Cardinal Schönborn était un excellent théologien, sous-entendant par là que les critiques de Mgr Burke ne seraient pas prises en considération par lui.


images/icones/neutre.gif  ( 842835 )et il faut ajouter... par Johanis (2018-01-17 15:11:01) 
[en réponse à 842781]

selon la doctrine catholique le croyant baptisé sincère, n'est pas guidé pas par sa découverte humaine que telle loi est bonne, comme le laisse entendre Amoris Laetitia, qui dit que celui qui n'a pas découvert que ce que demande la loi est bon, est excusé de ne pas obéir ;
Mais, en réalité pour le croyant secouru par la grâce sanctifiante Dieu aimé par dessus-tout est objet sans hésitation de confiance, d'obéissance, et du désir prédominat d'accomplir sa volonté.
Cordialement,
Johanis