L'information est dans "lifesitenews".
Rappelons que le pape a supprimé l'ancienne Académie de la Vie, créée par Jean Paul II, notamment après que des membres aient donné d'Amoris Laetitia une interprétation restrictive, et l'a remplacée par une nouvelle académie qui a pour tâche de promouvoir la véritable optique d'Amoris Laetitia (celle exposée par les évêques argentins). Ca n'a donc rien d'étonnant que des membres de cette nouvelle académie, réinterprètent Humanae Vitae en lui faisant subir les mêmes "outrages" que ceux subis par la doctrine du mariage sur la question de l'indissolubilité du mariage, des divorcés remariés, de l'adultère.
On peut dire que cette entreprise de falsification d'Humanae Viate est dés à présent en marche officiellement, puisque c'est dans la conférence dont il s'agit c'est un membre de la nouvelle académie de la Vie qui s'exprime.
Il s'agit de remettre en cause le fait que la contraception (donc par moyens artificiels) est un acte intrinsèquement pervers. L'aricle cite le conférencier :
"S'il est vrai que la responsabilité de procréer est ce que ces méthodes [naturelles] visent, alors nous pouvons comprendre comment, dans les situations où les méthodes naturelles sont impossibles ou irréalisables, d'autres formes de responsabilité doivent être trouvées. Il y a des circonstances - je me réfère à Amoris Laetitia, chapitre 8 - qui, précisément pour des raisons de responsabilité, nécessitent une contraception. Dans ces cas, une intervention technologique n'annule pas la responsabilité de la relation procréatrice."
Comme dans Amoris Laetitia il affirme qu'il y a des circonstances où il est impossible dans la responsabilité d'observer la loi. Alors que l'Eglise enseigne, comme Jean Paul II le rappelait, que la grâce permet, même si c'est avec beaucoup de difficulté, de l'observer. Donc, on est responsable en n'observant pas la loi.
Il dit clairement :
"La technologie [c.-à-d. la contraception artificielle], dans certaines circonstances, peut permettre de garder la qualité responsable de l'acte sexuel, même dans la décision de ne pas procréer, pour toutes les raisons que Paul VI, et même avant, Pie XII avait déjà indiquées comme ' raisons plausibles «pour éviter la conception d'un enfant. La technologie [c.-à-d. le contrôle des naissances artificiel] il me semble, ne peut être rejeté a priori, lorsque la naissance d'un enfant est en jeu, parce que la technologie [i.e. le contrôle artificiel des naissances] est une forme d'action, et nécessite donc un discernement sur la base de ces circonstances, cependant irréductible à une interprétation matérielle de la norme. Dans les circonstances susmentionnées, une méthode artificielle de régulation de la naissance pourrait donc être reconnue comme un acte de responsabilité accompli, non pas pour rejeter radicalement le don d'un enfant, mais parce que, dans ces situations, la responsabilité appelle la couple et la famille à d'autres formes d'accueil et d'hospitalité."
C'est une remise en cause fondamentale d'Humanae Vitae.
L'article (en anglais) de lifesitenews expose le faisceau d'actions entreprises par les promoteurs de cette théologie selon Amoris Laetritia (en général des proches du pape), pour faire prévaloir prochainement dans l'Eglise cette remise en cause.
https://www.lifesitenews.com/news/new-academy-for-life-member-uses-amoris-to-say-some-circumstances-require-c