Le Forum Catholique
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( 841558 )
R.I.P. Prince François d'Orléans par Alexandre (2018-01-01 13:56:32)
Le prince François d'Orléans est décédé dans la nuit de samedi à dimanche. Il avait 56 ans. Il était le fils aîné de la famille d'Orléans, derniers descendants des rois de France.
Le Comte de Paris a annoncé le décès, à l'âge de 56 ans, de son fils aîné François, annonce
L'Echo Républicain.
Né le 7 février 1961, le frère de Marie, Blanche, Jean et Eudes est mort dans la nuit du 30 au 31 décembre. Atteint de toxoplasmose pendant la grossesse de sa mère, la duchesse de Montpensier, François d'Orléans était handicapé mentalement, comme sa soeur Blanche. Il ne pouvait donc pas être désigné comme héritier du trône de France. C'est pour cela que c'est son frère, le prince Jean de France, qui a hérité de la couronne.
Comme tous les membres de la famille d'Orléans, derniers descendants des rois de France, il aura pour dernière demeure la chapelle royale, à Dreux (Eure-et-Loir).
"Monseigneur le Comte de Paris, Madame la Duchesse de Montpensier, leurs enfants les Princesses Marie et Blanche, les princes Jean, Dauphin de France, et le Prince Eudes ainsi que leurs Familles, ont accompagné par leur présence et par leurs prières le Prince François de France qui s’est éteint paisiblement en cette nuit du 30 décembre 2017", peut-on lire dans ce communiqué du Comte de Paris.
Source :
Le Dauphiné libéré

( 841585 )
Orléans, derniers descendants des rois de France... par Ubique Fidelis (2018-01-01 17:11:33)
[en réponse à 841558]
Cela n’est pas juste...
Branche cadette de la Maison de France serait plus juste.
Quand on sait en quelle estime le dernier roi de France tenait Chartres (puis Orléans), futur régicide (ayant voté la mort sans appel et même pas la mort conditionnelle), cela laisse songeur.
RIP.

( 841589 )
Je suis perdu par Mauwgan (2018-01-01 17:19:03)
[en réponse à 841585]
et celui qui est en Espagne? ce n'est pas un descendant des rois.
Je crois que si nous avions un roi a la tete de la france, nous aurions d'abord une guerre civile entre ceux qui se reclament du trone
Est ce que le fait qu'un des ancetres etait un pourri empeche l'access au trone a ses descendants?? Y'a pas une loi dans le coin qui eclaircirait l'affaire.
En attendant, paix a son ame. Je prierai pour lui a la messe ce matin.

( 841592 )
la Couronne de France est disputée entre deux maisons... par Minger (2018-01-01 17:40:23)
[en réponse à 841589]
les Bourbons ! Qui n’ont pas voté la mort du Roi et le prétendant légitimiste est Louis de Bourbon ,ayant la double nationalité française et espagnole!
les Orléans avec tout ce que nous savons...
Y a même le prétendant bonapartiste : Jean-Christophe Napoléon , à ma connaissance, ces ancêtres n’avaient pas votés la mort du Roi , puisqu’ils n’étaient pas en l’état des choses , prétendants…
Ceci dit , ceux d’aujourd’hui ne sont pas responsables des actes d’hier , et ça n’empêche pas RIP pour le défunt !

( 841611 )
Louis-Alphonse de Bourbon par Marquandier (2018-01-01 19:34:59)
[en réponse à 841589]
…l’autre « prétendant » est un descendant de Louis XIV. D’après les lois fondamentales du royaume, c’est lui l’héritier de la couronne. Mais les orléanistes soutiennent que les traités d’Utrecht l’en empêchent.
Le Dauphiné a simplement, sans discernement, pris pour argent comptant la propagande orléaniste du Comte de Paris. Le prince défunt (Dieu ait son âme) méritait mieux que cela.

( 841619 )
La fameuse querelle... par Jipé (2018-01-01 20:08:12)
[en réponse à 841611]
... entre les "blancs d'Eu" et les "blancs d'Espagne".

( 841645 )
Plaisanterie devenue incompréhensible par Sic transit (2018-01-01 21:33:03)
[en réponse à 841619]
Je pense que peu de gens la saisissent, ce produit ayant disparu des drogueries.

( 841654 )
Contester le traité d'Utrecht par le torrentiel (2018-01-01 21:53:27)
[en réponse à 841611]
est revenir sur les conditions d'acceptation par Philippe V de la courronne d'Espagne, et considérer que la parole de Louis XIV de ne pas faire convoiter la courronne de France par les descendants de son petit-fils n'a aucun crédit.
Lorsqu'il a succédé à son père, l'actuel comte de Paris a redonné tous ses titres à son fils François. Une preuve de plus que ce prince est d'une grande sensibilité.
RIP, et en union de prière avec la maison de France en deuil!
Le torrentiel, qui n'est pourtant pas royaliste.

( 841655 )
Vous n’en ratez jamais une… par Marquandier (2018-01-01 21:57:17)
[en réponse à 841654]
Mettre la parole de Louis XIV au-dessus des lois, certains juristes n’aiment pas trop cela, surtout quand ces lois sont jugées (à tort ou à raison) fondamentales. Son testament a même été cassé, c’est dire tout le crédit qu’on lui porte.

( 841688 )
Les lois fondamentales du Royaume par Ubique Fidelis (2018-01-02 12:08:45)
[en réponse à 841654]
dont celle d'indisponibilité de la couronne faisait obstacle à ce que le dauphin renoncât pour lui-même, et ses descendants, au trône de France.
Anjou, futur Philippe V, ne pouvait donc renoncer à ses droits en 1713.
La succession au trône de France n'est que quasi-héréditaire en ce sens que le dauphin n'hérite pas mais il prend immédiatement (en application du principe de continuité : le mort saisit le vif!), en tant que prince le plus proche de la couronne la place laissée vacante par son prédécesseur.
La référence anachronique à la hiérarchie des normes ne me paraissant pas juridiquement recevable. D'autant moins recevable que le traité d'Utrecht, bien qu'enregistré par le Parlement de Paris, les parlements de Province et les Cortes, n'a cessé d'être violé par les parties, y compris par les Orléans, qui avaient pourtant renoncé au trône d'Espagne (mais c'est un autre sujet).
Je rappellerai au passage que, par deux décisions confirmées en appel, le tribunal de grande instance de Paris a non seulement autorisé les Bourbon d'Espagne a porté les armes de France pleines - tout en précisant que les Orléans pouvaient eux-aussi les porter ainsi, même si l'usage héraldique voulait que la branche cadette les brisât d'un lambe- mais surtout refusé au comte de Paris le droit de substituer à son patronyme celui de "Bourbon".
Comme certains l'ont souligné, cette sinon querelle du moins rivalité dynastique est sans effet sur la mémoire du Prince François. RIP

( 841689 )
faisaient pardon par Ubique Fidelis (2018-01-02 12:13:26)
[en réponse à 841688]
tout est dans le titre

( 841690 )
lambel par Ubique Fidelis (2018-01-02 12:14:48)
[en réponse à 841688]
et non lambe.
Derechef pardon.

( 841691 )
Quelques remarques par le torrentiel (2018-01-02 12:17:23)
[en réponse à 841688]
On imagine que les négociateurs du traité d'Utrecht connaissaient aussi bien les lois fondamentales du royaume que nos juristes ultérieurs. Comment n'ont-ils pas soulevé cette objection?
On n'a probablement pas cassé le testament de Louis XIV en raison du seul traité d'Utrecht.
Quant à la République, elle ne pouvait pas se prononcer sur une querelle monarchique, sauf à garantir aux Bourbon la sauvegarde de leur nom comme elle l'a fait.

( 841695 )
Parce que par Turlure (2018-01-02 13:35:02)
[en réponse à 841691]
L'indisponibilité de la Couronne et l'impossibilité absolue de contourner cette règle pour de justes raisons politiques sont très difficile à concevoir du point de vue des autres monarchies. Le cas français est de fait assez unique et étonnant pour les autres maisons.
Le droit de renoncer est admis comme une évidence en Angleterre (voir la renonciationd'Edouard VIII il y a quelques décennies), il l'est aussi en Espagne. Du reste, il est probable que si les deux couronnes avaient été réunies sur sa tête (si Louis XV n'avait pas vécu), Philippe aurait fini par renoncer à celle d'Espagne ; seul moyen de résoudre ce conflit.

( 841710 )
Certes mais... par Rodolphe (2018-01-02 14:48:29)
[en réponse à 841688]
indépendamment du principe de primauté du droit international, s'applique un autre principe fondateur du droit des gens: pacta sunt servanda. Quelle que puisse être sa justification théorique (coutume, droit naturel...), ce principe est consubstantiel au droit international. Aussi, même pour un opposant à la thèse moniste (un seul ordre juridique) et à la primauté du droit international, il n'en demeure pas moins que dans l'ordre international -et à supposer que ce volet du Traité d'Utrecht soit toujours en vigueur- la France et l'Espagne se sont engagées concernant leurs successions dynastiques, et que l'invocation de leurs droits internes est inopposable en droit international (dualisme: séparation entre l'ordre juridique interne et l'ordre juridique international)...
J'ajoute que si vous considérez que le Traité d'Utrecht est toujours en vigueur, et qu'il s'agit bien d'un "Traité", au sens moderne, vous devez a priori lui appliquer le droit international actuel (au moins coutumier et jurisprudentiel), pour sa mise en oeuvre actuelle, lequel droit consacre incontestablement la primauté conventionnelle sur l'ordre interne.

( 841716 )
C'est effectivement un principe fondateur du droit international public par Ubique Fidelis (2018-01-02 16:10:43)
[en réponse à 841710]
mais les traités n'ont de valeur que celle que les parties, en les reconnaissant et les appliquant, leur donne. Et il y aurait beaucoup à dire sur le traité d'Utrecht.

( 841774 )
Traité piégeux par PEB (2018-01-02 21:30:10)
[en réponse à 841716]
La clause fut sans doute écrite pour rendre le texte difficilement applicable. Déjà, la succession française paraissait assurée sans grand risque jusqu'à la triste épidémie de la dernière année du règne...
Si la clause avait été correctement rédigée, on aurait dit: "Le roi de France renonce pour lui-même et pour ses successeurs à la couronne des Espagnes."
Attention: successeur ne veut pas dire descendant! La clause doit donc s'analyser à chaque changement de règnes en France comme en Espagne. En ce cas, Alphonse (I-XIII) n'aurait pas été roi d'Espagne mais seulement prétendant à la France.

( 841730 )
Le problème par Turlure (2018-01-02 18:43:31)
[en réponse à 841710]
Ici n'est pas l'opposabilité de la règle de droit interne aux autres parties au traité en cas de violation de celui-ci, le problème est la règle de droit interne elle-même. Si on distingue les ordres interne et international et qu'on n'admet pas une primauté du politique sur le droit ("le politique d'abord !"), le traité ne change pas la loi fondamentale du royaume. Après, qu'il y ait une guerre européenne est un autre problème.
De toutes façons, le candidat au trône de France et le roi d'Espagne n'étant plus la même personne, on pourrait considérer le traité d'Utrecht caduc car privé de cause.
Enfin, l'argument tiré du fait que la Constitution de la Ve République consacre la supériorité des traités sur les lois est très amusant étant donné que l'on parle d'un courant politique qui considère que tous les régimes entre 1792 et 1814-1815 et depuis 1830 jusqu'à aujourd'hui sont illégitimes et que le roi ne cesse jamais de régner.


( 841738 )
Dans mes souvenirs de lecteur des Mémoires de Saint-Simon, par le torrentiel (2018-01-02 19:13:50)
[en réponse à 841730]
la clause avait été proposée par LouiS XIV avant même la guerre de succession d'Espagne pour prévenir la réaction des Habsbourg et la guerre européenne, non seulement s'appliquant à la personne de Philippe V, mais à sa descendance, afin de ne pas substituer une dépendance française à une dépendance habsbourgeoise de la couronne espagnole, dont ne voulaient plus les cortès ou les Grands d'Espagne.
Ubique fidelis nous dit que le traité d'Utrecht avait peu de valeur aux yeux des Français. Ce n'est pas l'impression que donne Saint-simon, qui n'assistait certes pas aux conciliabules qui ont donné lieu à l'acceptation de la couronne d'Espagne par son grand-père pour Philippe V, antérieure à la signature de ce traité. Mais surtout peut-on faire valoir qu'un traité qui mettait fin à treize ans de guerre avait été discuté avec déloyauté par la partie française?
Enfin il me paraît, comme le répond Turlure à Rodolphe, que l'invocation de la primauté du droit international, telle que la met en œuvre la constitution de la Vème République, qui fait du président le garant de la continuité des traités, est anachronique du point de vue du moment où le traité d'Utrecht fut négocié et signé. Mais c'est en effet ce droit qui primerait si, par extraordinaire, on couronnait un roi en France en choisissant pour ce faire un prince espagnol. Encore qu'il soit possible que les diplomates modernes ne s'en mêlent pas, étant persuadés que la monarchie qu'on installera sera constitutionnelle ou... contractuelle.

( 841773 )
Valeur du traité d'Utrecht par Turlure (2018-01-02 21:20:08)
[en réponse à 841738]
Ubique fidelis nous dit que le traité d'Utrecht avait peu de valeur aux yeux des Français. Ce n'est pas l'impression que donne Saint-simon, qui n'assistait certes pas aux conciliabules qui ont donné lieu à l'acceptation de la couronne d'Espagne par son grand-père pour Philippe V, antérieure à la signature de ce traité. Mais surtout peut-on faire valoir qu'un traité qui mettait fin à treize ans de guerre avait été discuté avec déloyauté par la partie française?
Pour être plus précis, la valeur accordée au traité par le roi, ses ministres et sa cour n'est pas ce qui importe a priori (même si cela a une grande importance politique) : le fond du problème est l'institution qui s'est proclamée gardienne des lois fondamentales, à savoir le parlement de Paris.
Si Louis XV était mort sans descendance (ce qui a été craint pendant toute sa jeunesse), il est à peu près certain que le Parlement - qui avait déjà cassé les dispositions de Louis XIV prétendant faire de ses bâtards le comte de Toulouse et le duc du Maine des successibles royaux - aurait immédiatement reconnu Philippe V d'Espagne comme roi Philippe VII de France.
On aurait alors eu une crise politique dont il est difficile de dire quelle aurait été l'étendue.

( 841775 )
Et Philippe VII par PEB (2018-01-02 21:36:54)
[en réponse à 841773]
de galoper vers la France en laissant à son cadet Ferdinand les clefs de l'Escurial.
(A supposer la bonne santé de son aîné mais on fait de la politique fiction.)

( 841778 )
Effectivement, c’est une question, si j’ose dire fondamentale, que celle par Ubique Fidelis (2018-01-02 21:58:36)
[en réponse à 841773]
de la compétence matérielle (voire de la légitimité) du Parlement de Paris à connaître de l'interprétation des lois fondamentales et a fortiori de sa compétence à les modifier.

( 841758 )
Qui parle de la Vème République ? par Rodolphe (2018-01-02 20:21:21)
[en réponse à 841730]
Pas moi... Je me référais aux règles de droit international (général) consacrant la primauté des traités. C'est tout.
Pour le reste, effectivement, dans une perspective dualiste,le droit interne et sans incidence sur le droit international...et vice versa. Il n'en demeure pas moins que même dans une telle perspective il serait discutable d'entamer une restauration qui se veut fondée sur le droit, en commençant par violer le droit international...
Reste cependant la question de savoir si ce volet du traité d'Utrecht est toujours applicable, ce dont je ne suis pas certain.

( 841766 )
Si vous n’avez pas le droit… par Marquandier (2018-01-02 20:37:56)
[en réponse à 841758]
…prenez le gauche.

( 841824 )
De quand date cette primauté du droit international ou du droit des gens? par le torrentiel (2018-01-03 06:25:44)
[en réponse à 841758]
Question de candide, mais au jugé, j'ail l'intuition que l'émergence de cette primauté date de la fin de la Grande Guerre, avec, pour l'Europe, les proposition de willson et, pour le monde, la création de la SDN, et a été consacrée par celle de l'ONU dans le monde interdépendant d'après 1945. Me trompé-je?

( 841904 )
Le concept de primauté est assez récent en effet... par Rodolphe (2018-01-04 19:24:18)
[en réponse à 841824]
mais le principe pacta sunt servanda est en revanche un principe fondateur du droit international.
Reste que le problème se situe sur un autre plan. Si on postule que le volet du Traité d'Utrecht concernant les successions d'Espagne et de France est toujours en vigueur, alors sa mise en oeuvre actuelle relève du droit des traités moderne puisqu'il s'agit d'une convention internationale en bonne et due forme.
Or, en droit international public moderne, le principe de primauté est assurément consacré (dans l'ordre international).

( 841906 )
Et cela date de quand ?... par Sacerdos simplex (2018-01-04 20:23:36)
[en réponse à 841904]
Et si une loi française (par exemple, du début du 20° s.) est en contradiction évidente avec un traité international (par exemple, du début du 19° s.), que devient cette loi ?
Est-elle purement et simplement nulle et non avenue ?
Un simple prêtre.

( 841770 )
La liberté ou la mort! par PEB (2018-01-02 21:05:00)
[en réponse à 841710]
La France est une monarchie de droit divin. C'est la Providence qui en établit immédiatement le Roi ou le Peuple assemblé comme en 987. Notre pays n'a pas de date d'indépendance. Nous formons une nation première.
De là vient le principe que la souveraineté nationale et ses instruments (dont la Couronne) ne sauraient en aucun cas être remis entre les mains de puissances étrangères. C'est la téléologie des lois fondamentales établies contre les Plantagenets.
C'est aussi pour cette raison que l'ultimatum de Brunswick qui choqua au plus profond l'opinion entraina la déchéance de Louis XVI dont le sort fut scellé par l'Assemblée le 10 août 1792. L'indépendance de la Nation est entre les mains de Dieu et du Peuple mais de personne d'autres. Les Bourbons furent, en effet, regardés dès cet instant comme des agents de l'étranger, traitres au premier degré.
Tous les traités disant le contraire sont nuls et ceux qui les appliquent méritent le peloton.

( 841825 )
La Providence ou le peuple par le torrentiel (2018-01-03 06:36:51)
[en réponse à 841770]
Cher Peb,
Votre message me permet d'interjeter une de mes marottes: le providentialisme démocratique, dont on voit qu'il s'applique aussi en royauté, et dont il ne s'ensuit pas qu'on puisse mettre la vérité aux voix, ni que le peuple ait toujours raison, mais qu'un choix du peuple mesure l'adhésion du corps politique à la Volonté de Dieu. Je n'ose vous demander ce que vous en pensez de crainte de relancer le fil, celui-ci s'étant déjà beaucoup écarté de nos condoléances à la famille d'Orléans pour la perte du prince François, mais enfin....

( 841882 )
Dieu est Père et Créateur par PEB (2018-01-03 21:26:55)
[en réponse à 841825]
Dans notre affaire, il y a la légitimité du prince des Francs hissé sur le pavois par ses guerriers que l'on retrouve dans l'élection du comte de Paris Hugues par ses pairs en 987. Ce petit roi transmit immédiatement les bénéfices de l'élection à sa descendance en la personne de son fils corégent Robert le Pieux. Il n'est plus resté désormais que la Providence pure. Toutefois, il n'est de Roi sans "Vive le Roi!" par lequel le Bon Peuple reconnaît joyeusement son chef.
Mais c'est comme pour l'élection du Pape: les Pères cardinaux découvrent la volonté de l'Esprit-Saint sur l'Eglise de Dieu. Mais le choix est ratifié par le peuple Romain en acclamation. Le Pape n'est vraiment pape que dans l'allégresse de l'Habemus Papam scellant clero et populo le nouveau pontificat.
Donc le peuple choisit soit par élection, soit par consentement habituel. Il est à la fois maître et bénéficiaire de la volonté politique. S'il cesse de consentir, le prince doit changer soit d'idées, soit de personnalité. Même en monarchie, les pouvoirs ne sont jamais ni illimités, ni indéfinis afin de laisser au particulier un régime de liberté personnelle sans lequel on ne saurait concevoir un bon gouvernement. Tout ça pour dire qu'un peuple a toujours les princes qu'il mérite.
Dieu est le Père et autorité suprême. Il a délégué à l'humanité sa royauté sur les biens qu'Il a créés. En ce sens, chaque responsable d'un groupe, d'une tribu, d'un peuple, d'une entreprise possède à un degré supérieur cette régence qui lui donne autant de devoirs que de droits pour l'exercer. Car, la condition du dirigeant est d'être le serviteur de sa communauté.
Le corps politique n'est pas a priori l'incarnation de la volonté de Dieu ou alors faut-il s'incliner devant Hérode, Caligula ou Néron? En revanche, il dispose d'une délégation particulière de la société pour exercer la régence humaine sur la Création au nom de la paternité même du Créateur. Les fidèles sont tenus, selon leurs moyens et charismes, de participer et d'obéir ordinairement à cette autorité pour la conformer à la volonté du Très-Haut auquel ils ne cessent d'adresser leurs humbles prières.
Tout ça pour conclure que, selon le principe macronien du tiers inclus, je suis un légitimiste républicain.

( 841924 )
Ah! Si le prince François avait été le roi par le torrentiel (2018-01-05 18:01:11)
[en réponse à 841882]
Cher Peb,
Je vous cite: "Le corps politique n'est pas a priori l'incarnation de la volonté de Dieu ou alors faut-il s'incliner devant Hérode, Caligula ou Néron?" Évidemment non. Simplement, le peuple signifie son adhésion (ou sa non adhésion) à la Volonté de Dieu. Il la signifie en tant que corps politique ou, comme vous le dites, en tant que société donnant délégation de régence à tel prince, pour représenter le souverain, en supposant, si le peuple n'est pas corrompu, que ce prince exercera sa régence comme un reflet fidèle de l'autorité paternelle de Dieu, d'où il ne s'ensuit pas qu'il ne commettra pas d'erreur dans ses décisions, mais il sera assisté dans Ses choix.
J'avais en CM2 une vieille sœur institutrice qui nous faisait rédiger ensemble les bulletins des cinq élèves que comportait notre petite classe. Elle nous avait dans le même esprit fait voter les prescriptions prises par l'Assemblée constituante. Nous les approuvions toutes comme un seul homme. Elle aurait voulu nous voir plus réservés sur la Constitution civile du clergé. Pourtant, si nous élisions aujourd'hui nos évêques et que l'autorité pontificale se contentât d'approuver le choix des fidèles, d'une part nous reviendrions aux premiers temps de l'Église, et cela éviterait à pas mal des contributeurs de ce forum de se plaindre de leurs évêques, ce en quoi ils ne se rendent pas compte qu'ils demeurent certes doctrinalement catholiques, mais cessent d'être apostoliques. Or l'Église en laquelle nous proffessons croire dans le credo est pourvue des deux qualités.
Supposons que les Français découvrent qu'ils ont à nouveau besoin d'un arbitre ou d'un roi. Notre vieille tradition démocratique, laquelle est antérieure à la Révolution puisque Rousseau notait que les Français s'entre-appelaient "citoyens", ferait que le retour à la monarchie ne pourrait passer que par des élections, voire par une monarchie élective pendant un temps donné qui serait certainement assez long.
Je termine sur ce que je n'avais osé aborder dans ma première intervention dans ce fil. À la mort de son père, j'avais entendu dire que l'actuel comte de Paris avait rétabli le prince François dans tous ses titres. J'en avais déduit, puisqu'on ne choisit pas le successeur du roi et que celui-ci est désigné par le fait qu'il est l'aîné, qu'il avait reconnu que le prince François était le prétendant légitime de sa maison et que le prince Jean aurait prêté à son infirmité le concours de sa régence. Cela aurait été dans la droite ligne de ce que Jean vanier disait de l'icône prophétique qu'était Jean-Paul II malade: "Nous avons désormais à la tête de l'Église une personne avec un handicap", sans que ses facultés mentales ne soient altérées, disait Jean Vanier. Des liseurs ont prétendu qu'il n'en était rien. Si tel est le cas, la monarchie n'a-t-elle pas perdu une occasion d'être prophétique? Mais ce comte de Paris ayant meilleur cœur que son père qui l'a lui-même destitué, ne se pourrait-il pas que ce que j'avais d'abord compris fût en effet la bonne interprétation?
En union de prière avec tous ceux qui assisteront demain aux obsèques du prince François!

( 841945 )
On a les prélats qu'on mérite par PEB (2018-01-06 01:04:57)
[en réponse à 841924]
Cher Torrentiel,
On élit pas directement les évêques mais, chacun à son niveau, participe à la qualité du choix. Cela commence par le respect de l'institution sacerdotale, par le soutien aux vocations consacrées manifestées ou non, par la qualité des débats théologiques &c.
Toutefois, le pouvoir d'ordre n'est jamais électif mais traditionnel. Il remonte, en effet, au Christ lui-même qui lors de la Sainte Cène transmit son pouvoir divin à ses Apôtres - à l'exclusion du traitre. L'élection ne concerne que la juridiction proprement dite...
Un peuple vivant et exigeant fera surgir des pasteurs remarquables et vice-versa. La désignation des dirigeants reflètent le plus souvent des choix de société. Cela est valable aussi pour l'Eglise.
Mais la Grâce arrive toujours à la faire renaître quand on ne s'y attend plus. Voyez comment un "simple" Monsieur Vincent régénéra le haut-clergé français par son implication au conseil de Conscience.
Sinon, on a déjà eu un roi passablement handicapé mental: Charles VI et pas pour notre bien...
Prions pour l'âme sans doute pure du prince d'Orléans.

( 841964 )
Ne confondez pas maladie psychique et maladie mentale par le torrentiel (2018-01-06 13:10:10)
[en réponse à 841945]
Cher Peb,
Je saisis la cohérence de votre pensée: nous avons les princes et les prélats que nous méritons et, sans les élire, nous sécrétons nos chefs à travers notre mentalité.
Un seul point de désaccord:Charles VI était dit "fou" et non handicapé mental. (J'emploie ce terme de "fou" avec précaution, attendu que l'Évangile nous enseigne à ne traiter personne d'"imbécile" et encore moins de "fou"). Il y avait donc entre Charles VI et le prince François enterré aujourd'hui la différence qu'il y a entre un malade psychique et un malade mental, comme on dit dans notre langage volontiers pathologique.
Je vais encore faire un détour. J'ai souvent regretté que le choix des futurs prêtres opéré, en particulier par le cal Lustiger dans le diocèse de Paris, ne reconnût comme ayant les aptitudes requises que de jeunes hommes bien sous tous rapports, BCBG, issus de milieux favorisés, particulièrement intelligents et sortant de centrale ou de polytechniques.
En 1986, j'ai fait la connaissance d'un jeune homme particulièrement dévoué à maintes œuvres de miséricorde, et qui connaissait la rue comme un saint benoît Labre, à qui mgr Rouet voulait conférer le sacrement de l'Ordre. Mgr rouet s'intéressait particulièrement au diaconat comme "ministère", non seulement du seuil, mais "de la porte" devant s'exercer à l'extérieur de l'Église. Je l'ai entendu prodiguer cette manière de voir lors d'une homélie qu'il prononçait à Saint-Sulpice lors de l'ordination d'un diacre. Finalement, des autorités supérieures à celle de mgr Rouet refusèrent à mon ami de devenir diacre et peut-être prêtre. Il en mourut littéralement, puisqu'il mit fin à ses jours.
Quand j'ai évoqué, non pas cette histoire, mais la possibilité d'ordonner des pauvres dans ce que le pape d'alors n'appelait pas encore "une Église de pauvres pour les pauvres", le P. Francis Wollf, qui officiait à "radio courtoisie" le jour où j'envoyais ce message, s'est récrié: "Mamamilla!" Eh bien je crois qu'il se trompait et que tous ceux qui ne désirent voir le handicap que comme le signe visible de l'acceptation condescendante d'une vie qui pèse à celui qui l'assume et à ceux qui la prennent en charge, ne font pas assez confiance à la qualité de cette vie. J'en veux pour preuve le diaconat de Jean-Christophe Parisot et d'une autre personne rencontrée à Lourdes lors d'une session malheureusement intitulée "Personnes avec un handicap, passionnément vivants", qui avouait être devenu diacre après ou malgré une tentative de suicide. Notre époque de fragilité a besoin de ministres fragiles dans cette Église, hôpital de campagne, qui doit bien plus prodiguer des consolations que des normes morales. Un ministre fragile est le contraire d'un ministre rigide, ce malade qui s'ignore et qui, d'après le pape, s'enrôle dans une institution gardienne de l'ordre et de la morale comme la police, la justice, l'armée ou l'Église, où il commence par donner entièrement satisfaction avant que sa maladie ne se déclare, une fois qu'il a les coudées franches, étant sûr de ne plus être récusé. (Vous vous présentez souvent comme le "moderno" de service. Pour le coup, je vais être le seul franciscain ou le seul bergoglien.)
Dans le cas qui nous occupe, le prince François aurait pu être le roi en titre et le prince Jean le régent. Cela aurait replacé la fonction royale dans l'optique du ministère et, j'ose le dire, cela aurait corrigé l'espèce de vanité qu'on ressent chez le prince Jean, vanité qu'a aggravé, s'il est atteint de ce mal comme l'apparence me le fait présumer, le favoritisme dont il a fait l'objet de la part de son grand-père, au détriment de son propre père et de ses frères.

( 841718 )
Le Torrentiel n'est pas royaliste... par Goupillon (2018-01-02 16:17:08)
[en réponse à 841654]
... Mais au lu de son message, on comprend qu'il est orléaniste.
Je ne l'en félicite pas !
La « Maison de France » ne peut « être en deuil » car elle n'existe pas. Il existe une Maison de Bourbon de laquelle s'est détachée la branche cadette d'Orléans. C'est un fait que l'on ne peut contester.
Comme les crimes du régicide (1793), de l'usurpateur (1830) et des imposteurs (depuis 1883) sont des faits qui ponctuent pour le malheur de notre pays l'histoire de la famille d'Orléans.
Goupillon, qui est soucieux de la tradition française.

( 841741 )
J'ai évolué sur le sujet. par le torrentiel (2018-01-02 19:24:22)
[en réponse à 841718]
Je suis aujourd'hui plutôt orléaniste, après avoir eu des sympathies légitimistes eu égard à la tradition française comme vous dites, tout en n'ayant jamais cru sérieusement que la réintronisation d'un roi ou le retour à la royauté soit réalisable ou opportun. J'ai, entre autres, toujours trouvé cocace que les royalistes écrivent par avance le programme du roi, à supposer qu'il gouverne et ne se contente pas de régner.

( 841649 )
en guise de réponse à la propagande Orléaniste par baudelairec2000 (2018-01-01 21:43:32)
[en réponse à 841558]
Les prétentions des Orléans refont aujourd'hui surface sur le Forum. Je ne sais si Alexandre se fait leur avocat; une chose est certaine: il aurait dû lire avec attention le contenu de l'article du Dauphiné qui pousse le bouchon un peu loin, au risque de heurter la réalité historique, en affirmant que les Orléans sont les derniers descendants des rois de France. L'auteur de l'article connaît-il précisément les derniers rois de France: Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X?
Louis-Philippe n'est que Roi des Français parce qu'il a accepté ce titre, le 9 août 1830, jour où il déclara "accepter sans restriction ni réserve les clauses et engagements" contenus dans la Déclaration qui émanait de la Chambre des Députés. Certes, Louis XVI devint sous la pression du peuple de Paris et de l'Assemblée Constituante le premier Roi des Français, mais il se succédait à lui-même. Le Roi de France de 1789 devenait quelques mois plus tard roi des Français. Les Constituants, en 1791, n'entendaient pas remettre en cause les droits de la dynastie régnante, il s'agissait pour eux - et c'est déjà beaucoup - de "subordonner l'accès au trône à l'acceptation par le roi d'un contrat, contrat passé entre le souverain et la nation représentée par ladite assemblée".
Les historiens du règne de Charles le Chauve, petit fils de Charlemagne, ne sont pas surpris par cette notion de monarchie contractuelle, puisque les Grands (prélats et laïcs) imposèrent au dernier des fils de Louis le Pieux, en délicatesse avec ses frères, Lothaire et Louis le Germanique, une convention, "convenentia", lors des accords de Coulaines (843). Pour sauver encore une fois son trône menacé par Louis le Germanique, Charles le Chauve, roi de Francia occidentalis, s'engage à Quierzy, en mars 858, "comme un roi fidèle, par droit, doit honorer et procurer le salut à ses fidèles, à conserver à chacun la loi et le droit qui lui convient." Et cette notion de monarchie contractuelle, une royauté qui voit se jouer un jeu subtil entre le roi et ses Grands, durera encore, des décennies après l'accession au trône du robertien Hugues Capet.
Louis-Philippe, lui, se substitue, au terme des journées révolutionnaires de l'été 1830, à un autre roi, renversé par l'émeute populaire. Son cousin, Charles X, est renversé. Une nouvelle dynastie se met en place. Elle ne durera que 18 ans... Il était le descendant du frère de Louis XIV, Philippe duc d'Anjou, puis d'Orléans(1640-1701); il eut également comme ancêtres plus proches le régent, Philippe d'Orléans et le tyrannicide Louis-Philippe Joseph d'Orléans. L'actuel Louis XX, chef de la Maison de France, descend du petits-fils de Louis XIV, Philippe duc d'Anjou, le futur roi d'Espagne, Philippe V; ce qui suffit, selon le droit dynastique français, à placer Louis XX devant les Orléans dans l'ordre de succession au trône de France.
On lira avec profit deux articles de Guy Augé, reproduits sur le site Vive le Roy. Je vous y renvoie. "Guy Augé (1938-1994), docteur en droit, diplômé en science politique et licencié es lettres, maître de conférences à l’Université de Paris II, était un spécialiste de l’histoire du droit, des institutions et des idées politiques. Grâce à ses nombreux travaux, mais aussi à l’ensemble de ceux qu’il a suscités et dirigés dans le cadre de ce qui était pour lui un véritable apostolat professionnel, il était unanimement reconnu comme le meilleur connaisseur du légitimisme contemporain et son plus fin, plus rigoureux et plus scrupuleux historien."
brève note sur le droit royal historique français et
Du légitimisme à la légitimité

( 841677 )
Avocat de personne par Alexandre (2018-01-02 01:00:00)
[en réponse à 841649]
Non, je ne me fais l'avocat de personne : je citais l'article du Dauphiné sans le modifier, jugeant les intervenants du Forum assez grands pour rectifier d'eux-mêmes.
J'ajoute, et cela, certes, nul ne pouvait le deviner, que ce post était un simple hommage à un voisin : j'ai longtemps travaillé tout près du foyer de l'Arche où habitait François d'Orléans. L'ayant déjà croisé plusieurs fois au milieu d'un groupe de déficients mentaux sans savoir du tout qui il était, cela m'a fait un curieux effet lorsque j'ai eu connaissance de sa véritable identité. Et les grandeurs humaines ont alors pris un bon coup, dans mon esprit, car tout descendant de Louis XIII (et de Charles X, par sa mère) qu'était ce Monsieur, il n'avait pas été épargné par une lourde croix bien humiliante... Je garde en mémoire son sourire inaltérable et son généreux salut de la main. Dieu ait son âme, sûrement bien plus belle que la mienne.
Quant aux querelles dynastiques, très peu pour moi. Je trouve qu'on y perd son temps.

( 841720 )
L'orléanisme n'a plus lieu d'être par Goupillon (2018-01-02 16:27:01)
[en réponse à 841649]
Guy Augé, par ses travaux remarquables et définitifs, a en effet parfaitement démontré l'inanité des prétentions orléanistes du point de vue du droit français traditionnel.
En outre, l'orléanisme est révolutionnaire au regard de l'histoire et de la politique. La France n'a aucun besoin de cette « ressource libérale », toujours là pour barrer la route à une restauration de l'ordre chrétien et royal.
Guy Augé rejetait cet argument, mais je le crois au moins sujet à discussion : les descendants d'un régicide et d'un usurpateur pourraient-ils relever la succession si le droit les saisissait de façon légitime (en cas d'extinction entière de toute la Maison de Bourbon) ? Les royalistes au XIXe siècle penchaient pour la désignation d'une autre dynastie en ce cas.

( 841726 )
Une question sur votre argument, cher Goupillon par BK (2018-01-02 16:51:54)
[en réponse à 841720]
Les descendants d'un régicide et d'un usurpateur pourraient-ils relever la succession si le droit les saisissait de façon légitime (en cas d'extinction entière de toute la Maison de Bourbon) ?
La loi salique prévoyait le partage du royaume entre fils du roi défunt.
Or il est arrivé que l'héritier d'un des royaumes tue l'un ou l'autre des héritiers des autres royaumes et s'empare de son domaine.
En d'autres termes :
la lignée légitime des Mérovingiens après Clovis et le baptême de la France ne s'arrête-t-elle pas à son fils Clotaire Ier ?
Depuis Clotaire Ier, la France n'aurait-elle été gouvernée que par des descendants de régicides et usurpateurs ?

( 841734 )
Ma réponse cher BK par Goupillon (2018-01-02 18:56:57)
[en réponse à 841726]
Mon raisonnement ne s'applique évidemment qu'à la race dernièrement régnante, c'est-à-dire les Capétiens.
Quand on sait combien le régicide était sévèrement réprimé sous l'Ancien Régime, ma question demeure : un régicide successible à la couronne de France ainsi que ses descendants ne doivent-ils point être exclus en raison du crime commis ?
Crétineau-Joly était de cet avis.
Quelle que soit la réponse, les Orléans ne peuvent de toute façon prétendre à la couronne puisqu'ils n'arrivent qu'au soixante-treizième rang dans la succession traditionnelle.

( 841746 )
Merci pour votre réponse par BK (2018-01-02 19:48:03)
[en réponse à 841734]
si les principes du droit ne valent qu'à partir des Capétiens, les tenant de la légitimité des mérovingiens et de leurs successeurs ont encore de beaux jours devant eux.

( 841776 )
Vous avez démontré... par Rodolphe (2018-01-02 21:52:25)
[en réponse à 841746]
...les limites de ce genre de considérations juridiques...qui se heurtent à la souveraineté des faits.

( 841729 )
L'orléanisme au sens où vous le définissez par Turlure (2018-01-02 18:27:16)
[en réponse à 841720]
N'existe plus depuis 1883 et la mort du comte de Chambord. Auparavant, il y avait en effet des légitimistes et des orléanistes qui, au delà des dynasties, défendaient la continuité avec l'Ancien Régime et de la Restauration pour les premiers, le régime de Juillet pour le seconds.
Une fois éteinte la branche issue de Charles X, il arrangeait tout le monde de se reporter sur celui qui était auparavant le candidat orléaniste : "Louis-Philippe II" qui se fit alors appeler Philippe VII afin d'unir les royalistes sur son nom. A l'époque, il aurait paru absurde à quasiment tous d'aller chercher les Bourbons d'Espagne (que les lois fondamentales désignent effectivement) alors que la mort du comte de Chambord permettait une réunion des deux courants royalistes que la division avait marginalisés.
Ce n'est qu'à partir du moment où l'hypothèse d'une nouvelle restauration, étant devenue si improbable, a quitté le domaine du politique (que cela plaise ou non) pour ne rester que dans celui du romantisme nostalgique que la branche angevine-espagnole a suscité un réel intérêt.

( 841732 )
L'orléanisme reste une faction par Goupillon (2018-01-02 18:46:46)
[en réponse à 841729]
L'orléanisme ne s'est pas éteint en 1883.
À la mort du Comte de Chambord, la famille d'Orléans a prétendu relever une succession dynastique qui ne lui revenait en aucune façon, faisant fi de toutes les branches de la Maison de Bourbon qui la séparaient de l'aîné des Capétiens.
L'opération de captation a avorté dès cette époque. Ce qu'on a appelé fusionisme (mélange des orléanistes et des légitimistes avant la mort du dernier descendant de Charles X) avait été rejeté par le Comte de Chambord lui-même qui a toujours refusé de reconnaître les Orléans pour ses successeurs, tout en leur donnant le pardon chrétien.
La veuve du Comte de Chambord, avant comme après le décès de son époux, s'est toujours opposée, avec les royalistes fidèles, aux prétentions des Orléans. Lesquels refusèrent d'assister aux funérailles du Comte de Chambord parce sa veuve avait imposé l'ordre de succession familiale et dynastique.
Les orléanistes prétendent depuis 1883 que le problème a été réglé en leur faveur. Donc il n'y aurait plus d'orléanisme. La dynastie Orléans serait devenue légitime. Sauf que tout ceci n'est qu'ineptie : juridiquement et historiquement les Orléans n'ont jamais pu se saisir eux-mêmes d'une succession royale qui ne leur appartient pas et qui ne les désigne pas.
De 1883 à 2017, tout adepte des théories dynastiques de la branche d'Orléans doit être appelé par son nom : orléaniste.

( 841745 )
Vous avez parfaitement résumé les choses par Noche que guiaste (2018-01-02 19:46:56)
[en réponse à 841729]
Bien qu'il soit évident que la légitimité dynastique désigne les Bourbons d'Espagne et eux seuls...
... il est constant qu'au cours des brèves années où la restauration en France fut une éventualité sérieuse, après la mort du comte de Chambord, pour tout le monde en dehors de la (très francophobe) comtesse de Chambord, de ses neveux de Parme et de quelques fidèles irréductibles, c'eût été en faveur de la maison d'Orléans. À tort certes mais les faits sont là.
Si les élections avaient porté à la Chambre dans les années suivant 1883 une majorité royaliste, nous aurions eu Philippe VII et personne d'autre.

( 841742 )
Argument sujet à discussion en effet, par le torrentiel (2018-01-02 19:30:50)
[en réponse à 841720]
et qui a longtemps contribué à ne pas me faire évoluer sur cette querelle dynastique, car un chrétien croit en l'importance du péché originel, et le fait d'être héritier d'un conventionnel régicide, dont les Orléans ont toujours cultivé la mémoire avec opportunisme et ambiguïté, a maculé la couronne bourgeoise et citoyenne de Louis-Philippe.

( 841676 )
Toxoplasmose par Rikiki (2018-01-01 23:58:58)
[en réponse à 841558]
Toujours agacé que la presse ose encore perpétuer la légende de la "toxoplasmose" (qui plus est, de deux toxoplasmoses puisque Blanche aussi - indépendamment du fait qu'une maman est immunisée après une toxo).

( 841687 )
De quoi est-il mort alors ?... par Sabaoth (2018-01-02 11:44:51)
[en réponse à 841676]
J'ai cru aussi à la cause officielle du décès : la toxoplasmose. Vous semblez être mieux informé... Saurons-nous la vérité ?

( 841723 )
Toxo et handicap par Rikiki (2018-01-02 16:47:52)
[en réponse à 841687]
En fait la toxo est invoquée comme cause de son handicap mental (et non de sa mort). On a souvent dit pareil pour sa sœur Blanche. C'est manifestement une façon pudique de faire taire le soupçon de la consanguinité.

( 841724 )
M'enfin !! par Cath...o (2018-01-02 16:47:59)
[en réponse à 841687]
Où avez-vous vu/lu que la toxoplasmose était la cause de son décès ??

( 841903 )
La cause du décès n'est pas la toxolasmose par Pétrarque (2018-01-04 18:25:09)
[en réponse à 841687]
et je ne crois pas qu'il ait jamais été question de cela.
La vérité n'a rien de sensationnel ni de dérangeant.
Ce pauvre prince, qui était un homme doux et sympathique, est mort et il mérite que nous priions pour lui.

( 841885 )
Obsèques ce samedi. par Attente ac devote (2018-01-03 22:35:09)
[en réponse à 841558]
Les obsèques de SAR le Prince François de France seront célébrées ce samedi en la Chapelle Royale de Dreux en début d'après-midi; il y sera ensuite inhumé. Il y avait été baptisé en 1961.
Une chapelle ardente dans cette même Chapelle Royale permettra à tous de venir se recueillir vendredi entre 14h et 16h30.
La Chapelle Royale est le lieu de sépulture de la famille d'Orléans. Une visite guidée des gisants et des vitraux vaut par ailleurs réellement le détour...Aux beaux jours il y a de quoi passer un superbe moment.
Nous sommes nombreux à prier pour la Famille de France et nous sommes malheureusement habitués aux tristes réactions que le nom d'Orléans suscite de la part de certains : ce fil, pourtant ouvert en une bien triste circonstance, en est une pathétique illustration.

( 841898 )
Qu'il repose en paix ! par Ennemond (2018-01-04 16:08:27)
[en réponse à 841558]
Ce fil annonce un décès, qui plus est celui d'une personne handicapée.
Le prince François d'Orléans, tout descendant de Philippe Egalité qu'il fût, n'a probablement jamais émis de revendication dynastique.
Je n'ai jamais eu de sympathie orléaniste. Mais que ce fil tourne aux revendications alors que la question dynastique n'est guère d'actualité et qu'il sombre encore davantage en dissertant sur le handicap du prince n'est pas forcément bien décent.
Que ce capétien, qui a dû indéniablement porter sa croix - s'il peut intercéder au Ciel pour nous - le plus rapidement possible, nous l'espérons - puisse le faire pour l'Eglise et la France.
Un signe de notre civilisation chrétienne : lorsqu'un corps passait, les hommes se découvraient et le silence était de rigueur.