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images/icones/marie.gif  ( 841549 )Octave de la Nativité (1er janvier, Circoncision du Seigneur) par ami de la Miséricorde (2018-01-01 10:08:00) 


OCTAVE DE LA NATIVITÉ (CIRCONCISION DE NOTRE-SEIGNEUR)

Amende honorable au Sacré Cœur de l'Enfant Jésus (XIX°)

Cette formule d'amende honorable figurait, ainsi que la suivante, dans le Manuel de Piété à l'usage des élèves du Sacré-Cœur, en usage dès 1835, et composé par le Père Le Baillif, chanoine de la cathédrale du Mans et aumônier du Sacré-Cœur (Paris, Lecoffre Fils et Cie, nouvelle éd., 1871).

Je viens me prosterner devant vous, ô aimable Jésus ! pour vous faire amende honorable de mon ingratitude envers vous : je suis obligée de l'avouer, les traits qui déchirent le plus douloureusement votre Cœur partent du mien, pour lequel vous avez épuisé votre amour et vos Miséricordes.

C'est pour moi que je vous vois, dès votre enfance, environné de misères, reposant sur la paille et versant des larmes d'amour ; c'est pour moi que vous passez votre vie dans la pauvreté, le travail et les contradictions, que vous expirez dans le mépris et la douleur sur le lit de la croix.

Votre amour, ô bon Jésus ! a été plus loin que la mort : il vous a suggéré le moyen de rester avec moi dans cette vallée de larmes, pour me soulager dans mes misères, me fortifier dans mes faiblesses, me consoler dans mon exil : et que ne vous en a-t-il pas coûté, ô mon Dieu ! pour me donner cette preuve de votre amour ?
Il a fallu anéantir votre grandeur, obéir à votre créature, vous exposer aux outrages, aux blasphèmes, à l'indifférence, à l'oubli de vos propres enfants. Qu'ai-je fait pour reconnaître tant d'amour ? Hélas ! je ne vous ai point aimé ; je ne me suis pas occupée de vos intérêts ; je n'ai point été assidue à vous visiter, fervente à vous recevoir, fidèle à écouter votre voix : à peine ai-je pensé à vous.

Combien de fois la dissipation, les créatures, la vanité, les bagatelles, ont-elles occupé mon esprit, jusqu'au pied de votre Tabernacle ? Combien de fois, vous possédant dans mon cœur, vous ai-je laissé seul sans vous entretenir ?… Que vous dirai-je pour m'excuser ? Ah ! Seigneur, il ne me reste qu'à m'anéantir.

Pardonnez à une coupable qui reconnaît son ingratitude ; ne rejetez pas un cœur contrit et humilié : vous m'avez dit de venir à vous quand je serais accablée du poids de ma misère ; daignez me soulager, me guérir et me permettre encore de vous aimer. Et qu'aimerais-je, ô Dieu d'amour ! si je ne vous aimais pas, vous qui possédez toutes les perfections et toutes les amabilités ? Ah ! que désormais mon cœur ne soupire plus que pour vous ; qu'il se fonde et se consume au seul mot de crèche, de croix, d'Eucharistie.

Vous aimer, ô mon Jésus ! et ne plus vivre que pour votre amour, c'est tout ce que je désire pour le temps et pour l'éternité. Ainsi soit-il.

Source : spiritualite-chretienne.com

Sainte Année 2018 à tous !

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 841550 )Méditation avec l'Echelle Sainte de St Jean Climaque par ami de la Miséricorde (2018-01-01 10:11:15) 
[en réponse à 841549]

CINQUIÈME DEGRÉ

28. (...)Je crus pour cette fois, ne pas devoir céder à ses désirs. Je fis donc apporter et déposer son corps dans le cimetière destiné à la sépulture des pères. Or je le jugeai digne de cet honneur, puisqu'après une pénitence de sept jours dans la Prison, Dieu l'avait trouvé capable, le huitième, de jouir de la liberté et de la félicité des cieux.

En effet, il y a un religieux qui a su d'une manière certaine qu'avant même que cet illustre pénitent se soit relevé de devant les pieds vils et méprisables de celui qui vous parle, il avait reçu le pardon de son péché, et qu'il était parfaitement réconcilié avec Dieu. Eh! N'en soyons point étonnés, car il avait dans le coeur la même foi que la pécheresse de l'Évangile, et c'était avec une espérance et une confiance parfaites en Dieu, qu'il avait arrosé de ses larmes mes misérables pieds.

Or tout n'est-il pas possible à celui qui croit ?" (Mt 9,22) Quant à moi, j'ai vu des âmes souillées de péchés, et possédées même par la folie et l'amour des plaisirs sensuels, lesquelles néanmoins, par les exercices de la pénitence, par la présence de ceux qui aimaient Dieu, et surtout par la considération approfondie de leur triste état, ont changé d'affections et de sentiments, ont donné leur coeur à Dieu, L'ont aimé uniquement, ont triomphé de toute crainte servile, et se sont enfin livrées entièrement aux saintes ardeurs de la charité. Aussi remarquons bien que notre Seigneur ne dit pas de la pécheresse convertie : "Elle a beaucoup tremblé"; mais elle a beaucoup aimé." (cf. Lc 7,47). Et que ce fut par un amour ardent pour Dieu qu'elle se délivra de l'amour charnel et profane.

29. Après tout, illustres Pères, je ne peux me défendre de penser que les choses extraordinaires que je viens de vous raconter, paraîtront incroyables à bien du monde, que d'autres les regarderont comme impossibles, et qu'enfin quelques autres en prendront peut-être sujet de se décourager et de tomber dans le désespoir.

Mais il sera vrai aussi que les coeurs généreux et pleins de bonne volonté et de courage, s'en serviront comme d'un aiguillon pour s'exciter à la pratique parfaite des vertus les plus héroïques, comme d'une flèche qui les transpercera de l'amour de Dieu et les remplira de zèle et de ferveur.

Pour ceux qui ne sont pas aussi avancés dans la piété, ces travaux leur feront sentir de plus en plus leur tiédeur et leur négligence, et par les reproches qu'ils seront obligés de se faire, en se comparant avec ces fervents religieux et ces illustres pénitents, ils acquerront une humilité profonde, feront quelques efforts pour imiter ces coeurs généreux, et pourront peut-être enfin les atteindre.

Quant à ceux qui n'ont encore en partage que la tiédeur et la négligence, il serait imprudent pour eux de vouloir faire comme les coeurs fervents et généreux, et marcher tout d'un coup sur les traces de ces hommes parfaits : ce qu'ils doivent faire pour le moment présent, c'est de ne pas abandonner ce qu'ils ont commencé, afin de ne pas mériter que cette menace ne s'accomplisse sur eux : "On lui ôtera même ce qu'il paraît avoir." (Mt 25,29).

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde