
( 841073 )
Méditation avec l'Echelle Sainte de St Jean Climaque par ami de la Miséricorde (2017-12-22 22:20:46)
[en réponse à 841072]
CINQUIÈME DEGRÉ
De la véritable et sincère Pénitence.
(...)13 Il nous suffit, Seigneur, que nous n'ayons plus à craindre tes terribles Menaces, et que nous soyons préservés des supplices inexprimables et incompréhensibles que nous avons mérités; car nous n'osons pas te demander que tu nous délivres de toutes les peines que nos péchés nous ont attirées, et que tu nous accordes un pardon entier et parfait.
Eh ! Seigneur, de quel front pourrions-nous solliciter une telle faveur, nous qui avons eu l'audace sacrilège de profaner et de violer les voeux de notre sainte profession, et de fouler si indignement aux pieds la grâce inestimable que tu nous avais faite, en nous pardonnant, si généreusement et avec tant de bonté, les fautes que nous avions commises avant de quitter le monde."
14. Mes chers amis, c'est dans ce lieu, oui, c'est dans ce lieu de pénitence qu'on voyait ponctuellement l'accomplissement de ce que David disait de lui-même (cf. Ps 37,6-7), c'est là qu'on avait sous les yeux le spectacle attendrissant, des personnes qui étaient plongées dans la plus désolante affliction, et courbées jusqu'à la fin de leur vie sous le poids immense de leur douleur; qui tous, les jours portaient l'amertume de leur tristesse peinte sur leur visage et exprimée dans leurs mouvements et dans leurs démarches; et qui, par l'horrible puanteur qui s'exhalait de leurs plaies, annonçaient que leur corps, dont ils ne prenaient aucun soin et auquel ils ne pensaient même pas, était couvert d'un ulcère général.
C'est là qu'on voyait des hommes qui avaient oublié de manger leur pain, qui mêlaient leurs larmes avec l'eau qu'ils buvaient, qui se nourrissaient de cendres au lieu de pain; dont les os, devenus secs, n'étaient plus entourés que d'une peau ridée et qui y était collée; et dont le coeur avait séché comme l'herbe frappée par les ardeurs du soleil (cf. Ps 101,4-12).
On ne leur entendait prononcer que ces mots : "Malheur à nous, misérables ! malheur à nous !"; et ces autres : "C'est avec justice, oui, c'est avec justice que nous sommes dans cet état déchirant"; et enfin ces autres : "Pardonne-nous, Seigneur; nous t'en en conjurons, pardonne-nous.
" Plus loin, vous en entendiez d'autres qui faisaient retentir l'air de ces paroles seulement : Pitié, Seigneur, pitié !", et d'autres enfin qui, d'une voix plus lamentable, ne cessaient de répéter : "Ah ! Seigneur, si nous pouvons encore espérer, daigne nous pardonner ! oui, Seigneur, pardonne-nous !" (...)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 841083 )
Et en avance d'un jour ... par nonnovasednove (2017-12-23 10:25:09)
[en réponse à 841082]
Une petite méditation sur les Introïts des messes de Noël et son Martyrologe que l'on ne chante jamais ou presque jamais tant dans la forme ordinaire qu'extraodinaire de la liturgie.
Et pourtant ce Martyrologe est une belle transition entre la veillée qui précède et l'introït de la messe de minuit, Martyrologe nous retrace et place la naissance du Christ dans l'Histoire du salut.
Cette modeste contribution se trouve
ici >>>>

( 841091 )
Le martyrologe de Noël. par Yves Daoudal (2017-12-23 12:23:59)
[en réponse à 841083]
Je ne sais pas ce qu'il en est dans la "forme ordinaire", et ça ne m'intéresse pas, mais dans la "forme extraordinaire", à savoir dans la version traditionnelle du rite romain, depuis la nuit des temps, le martyrologe de Noël se chante, comme tous les martyrologes de l'année, à sa place à l'heure de prime, celui-ci donc au petit matin de la Vigile de la Nativité. Et en aucune autre occasion. Et c'est extrêmement émouvant d'entendre à l'aube de ce jour ce chant solennel annonçant la naissance du Fils de Dieu la nuit suivante.
Je constate d'autre part que, bien entendu, le texte traditionnel a été gravement mutilé. Le voici, avec la traduction de dom Guéranger:
Anno a creatióne mundi, quando in princípio Deus creávit cælum et terram, quinquiés millésimo centésimo nonagésimo nono; a dilúvio autem, anno bis millésimo nongentésimo quinquagésimo séptimo; a nativitáte Abrahæ, anno bis millésimo quintodécimo; a Móyse et egréssu pópuli Israel de Ægýpto, anno millésimo quingentésimo décimo; ab unctióne David in Regem, anno millésimo trigésimo secúndo; Hebdómada sexagésima quinta, iuxta Daniélis prophétiam; Olympíade centésima nonagésima quarta; ab urbe Roma cóndita, anno septingentésimo quinquagésimo secúndo; anno Impérii Octaviáni Augústi quadragésimo secúndo, toto Orbe in pace compósito, sexta mundi ætáte, Iesus Christus, ætérnus Deus æterníque Patris Fílius, mundum volens advéntu suo piíssimo consecráre, de Spíritu Sancto concéptus, novémque post conceptiónem decúrsis ménsibus (Hic vox elevatur, et omnes genua flectunt), in Béthlehem Iudæ náscitur ex María Vírgine factus Homo. (Hic autem in priori voce dicitur, et in tono passionis:) Natívitas Dómini nostri Iesu Christi secúndum carnem.
L’an de la création du monde, quand Dieu au commencement créa le ciel et la terre, cinq mille cent quatre-vingt-dix-neuf : du déluge, l’an deux mille neuf cent cinquante-sept : de la naissance d’Abraham, l’an deux mille quinze : de Moïse et de la sortie du peuple d’Israël de l’Égypte, l’an mille cinq cent dix : de l’onction du roi David, l’an mille trente-deux : en la soixante-cinquième Semaine, selon la prophétie de Daniel : en la cent quatre-vingt-quatorzième Olympiade : de la fondation de Rome, l’an sept cent cinquante-deux : d’Octavien Auguste, l’an quarante-deuxième : tout l’univers étant en paix : au sixième âge du monde : Jésus-Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulant consacrer ce monde par son très miséricordieux Avènement, ayant été conçu du Saint-Esprit, et neuf mois s’étant écoulés depuis la conception, [ici on élève la voix, et tous s'agenouillent] naît, fait homme, de la Vierge Marie, en Bethléem de Judée : LA NATIVITÉ DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST SELON LA CHAIR !

( 841095 )
Une traduction plus claire, par Yves Daoudal (2017-12-23 16:19:39)
[en réponse à 841091]
bien que traduite de l'allemand traduit du latin (dom Pius Parsch):
En l’an 3199 après la création du monde quand Dieu au commencement fit le ciel et la terre ;
En l’an 2759 après le déluge ;
En l’an 2015 après Abraham ;
En l’an 1510 après la sortie du peuple d’Israël de l’Égypte, sous la conduite de Moïse ;
En l’an 1032 après que David eut reçu l’onction royale ;
En la 65e semaine d’année après la prophétie de Daniel ;
En la 194e Olympiade, en l’an 752 de la fondation de la ville de Rome ;
En l’an 42 du règne d’Auguste Octavien, quand la paix fut établie dans le monde entier ;
En la sixième époque de l’histoire du monde ;
Alors Jésus-Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulut sanctifier le monde par la grâce de sa venue ;
Il fut conçu du Saint-Esprit et après l’espace de neuf mois (on s’agenouille) à Bethléem, dans la tribu de Juda, il naquit comme homme de la Vierge Marie :
La naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ dans la chair.

( 841117 )
Vous voulez dire l'an 5 199... par Chicoutimi (2017-12-24 07:38:08)
[en réponse à 841095]
et non 3 199 je suppose.
Ceci étant dit, je vous remercie pour ce beau texte du Martyrologe que je viens de découvrir.
Joyeux et saint Noël à vous et à tous !

( 841125 )
Ben oui... par Yves Daoudal (2017-12-24 12:42:26)
[en réponse à 841117]
Mais j'ai juste fait un copié-collé sans vérifier. Et moi, dès qu'il y a une date ou un chiffre, je suis perdu. Et là il y en a plein...
Et la valeur absolue des nombres ici n'a aucune importance. Il s'agit seulement de souligner que Dieu vient bien dans notre monde à nous. C'est ce que n'ont évidemment pas compris les imbéciles qui ont complètement modifié ce texte au motif que la création du monde daterait d'avant l'an 5199.
"Depuis plus de 4.000 ans"....
Joyeux Noël.

( 841134 )
Comment se fait-il par Turlure (2017-12-24 15:28:51)
[en réponse à 841125]
Que pour les juifs, nous soyons en 5778 et que, si nous suivons à la lettre le martyrologe de Noël, nous sommes en 7216 depuis la création ?
Les auteurs du martyrologe ne se sont-ils pas (au moins vaguement) appuyés sur la computation hébraïque des années ?
Qu'il y ait une différence n'est pas surprenant mais un millénaire et demi cela semble énorme...