Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=840535
images/icones/livre.gif  ( 840535 )Canon 915 vs. Amoris Laetitia par Candidus (2017-12-13 12:21:50) 

Rappel du canon 915 : Les excommuniés et les interdits, après l'infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion.

Si le canon 915 interdit la réception de la Ste Communion à "ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste", autrement dit aux “pécheurs publics”, c’est uniquement sur la base objective de leur comportement public et non pas sur une éventuelle culpabilité subjective que Dieu seul connaît et juge.

L’Eglise n'a jamais présumé l’absence de l’état de grâce chez aucun pécheur public. L’obstacle à la réception des sacrements ne se trouve pas dans l'état de leur âme mais dans la situation objective, visible et constatable dans laquelle ils ont choisi de vivre.

La réception visible, de sacrements visibles, d’une Eglise visible, doit être en harmonie avec la réalité visible et objective de la vie des fidèles. C’est ce qu’exprime le canon 915 qui n’a jamais été aboli.

Au sujet de la prohibition contenue dans ce canon, le Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs par une déclaration du 24 juin 2000 indiquait : L’interdiction présente dans le canon cité [915], de par sa nature, dérive de la loi divine et transcende le domaine des lois ecclésiastiques.

Et nous devons malheureusement constater qu'Amoris Laetitia -dans l'interprétation des évêques porteños reprise par François- ignore cette "loi divine".
images/icones/neutre.gif  ( 840536 )Ben non justement par Meneau (2017-12-13 12:59:51) 
[en réponse à 840535]


ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste




En premier lieu, nous devons nous souvenir qu’il ne convient pas de parler de « permissions » d’accès aux sacrements, mais d’un processus de discernement accompagné par un prêtre. Il s’agit d’un discernement « personnel et pastoral »
(...)
L’accompagnement pastoral est un exercice de « via caritatis ». Il s’agit d’une invitation à suivre la route « de Jésus : celle de la miséricorde et de l’intégration » (n. 296). Cet itinéraire requiert la charité pastorale du prêtre qui accueille le pénitent, l’écoute avec attention et lui montre le visage maternel de l’Église, tout en acceptant sa juste intention et sa bonne résolution d’exposer sa vie entière à la lumière de l’Évangile et de pratiquer la charité



Vous ne voyez pas la différence ?

Et puis

Il peut s’avérer opportun qu’un éventuel accès aux sacrements s’effectue de manière discrète,

pour répondre au point "la situation objective, visible et constatable"



Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 840538 )Le "discernement" ne change rien à la question par Candidus (2017-12-13 13:40:41) 
[en réponse à 840536]

Qu'apporte ce "processus de discernement accompagné par un prêtre" puisque l'Eglise ne prend pas en considération le for interne de ses fidèles lorsqu'elle détermine qui peut ou ne peut pas s'approcher de la Ste Table ?

Le "peut s'avérer opportun" est inacceptable ; il donne l'impression de modifier le canon 915 alors qu'il n'a aucune portée législative, et il ouvre la porte à tous les abus. C'est exactement le genre d'expression qui a entraîné la disparition du latin dans la liturgie ou la généralisation de la communion dans la main.
images/icones/neutre.gif  ( 840541 )N'importe quoi par Meneau (2017-12-13 14:36:08) 
[en réponse à 840538]

Le confesseur juge évidemment des dispositions intérieures (honnêteté, ferme propos, etc) du pénitent lorsqu'il lui accorde (ou non) l'absolution !


Can. 978 - § 1. Que le prêtre se souvienne, en entendant les confessions, que son rôle est à la fois celui d'un juge et celui d'un médecin
Can. 980 - S'il n'y a pas de doute pour le confesseur sur les dispositions du pénitent, et que celui-ci demande l'absolution, cette dernière ne sera ni refusée, ni différée.



Une fois l'absolution reçue, seul le scandale peut s'opposer, dans le cas du "pécheur public", à la réception de la communion. Donc rien ne s'oppose à la réception de la communion en privé.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 840542 )Une précision / restriction, pour être complet par Meneau (2017-12-13 14:40:19) 
[en réponse à 840541]

La notion de scandale peut exiger aussi l'obligation de réparer un éventuel scandale public avant l'admission à la communion.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 840543 )Et pour finir par Meneau (2017-12-13 14:55:10) 
[en réponse à 840541]

Je vous rejoins sur un point : votre remarque sur le "peut s'avérer opportun".

Une exchortation apostolique adressée à tous les fidèles n'est certainement pas le lieu pour donner des directives de discernement à l'intention d'un confesseur. Ce que j'appelais de façon schématique "faire de la casuistique dans un document grand public".

Il est indéniable que cela laisse la porte ouverte à tous les abus et à toutes les interprétations.

De là à affirmer qu'AL enseigne une doctrine contraire à celle de l'Eglise ou au droit canon, il y a un gouffre.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 840545 )Pas pour la réception de la communion par Candidus (2017-12-13 15:04:10) 
[en réponse à 840541]

Le prêtre dont vous parlez, s'il rencontre un pénitent vivant objectivement mais pas subjectivement (matériellement mais pas formellement) dans le péché public d'adultère, peut et même doit lui donner l'absolution, mais il doit aussi l'instruire. Cela peut se faire progressivement (pour des raisons psychologiques), mais dans aucun cas, si l'on suit le canon 915, il ne pourra lui conseiller de recevoir la communion aussi longtemps que le péché objectif public demeurera. Tout au plus, le prêtre pourra ne pas dissuader le pénitent de recevoir la communion dans l'immédiat, s'il n'y a pas risque de scandale, et aussi longtemps qu'il n'aura pas éclairé totalement le pénitent sur sa situation illégitime et ses conséquences.

Voilà comment je vois les choses, mais j'aimerais connaître l'avis d'un des prêtres présents sur le FC. Ils auraient sans doute beaucoup à dire sur ce genre de situation.
images/icones/hein.gif  ( 840565 )Pas de contradiction dans ce cas précis par Babakoto (2017-12-14 00:14:34) 
[en réponse à 840536]

Entre


ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste



Et


L’accompagnement pastoral est un exercice de « via caritatis ». (...) Cet itinéraire requiert la charité pastorale du prêtre qui accueille le pénitent, l’écoute avec attention et lui montre le visage maternel de l’Église, tout en acceptant sa juste intention et sa bonne résolution d’exposer sa vie entière à la lumière de l’Évangile et de pratiquer la charité



Puisque

on parle de situations où la "juste intention" et "la bonne résolution" ne suffisent pas à susciter chez les divorcés remariés la conviction qu'ils doivent arrêter de vivre maritalement.

L'Eglise leur dit que la matière est grave. Ils ne l'acceptent pas?

L'Eglise leur enseigne que c'est un péché? Ils croient que l'Eglise se trompe?

L'Eglise leur dit qu'ils doivent arrêter mais ils persistent quand même et ce ne serait pas imputable?

C'est possible ça?

En gros, concrètement, ils refusent la juridiction et l'enseignement de l'Eglise mais ils veulent quand même les sacrements.

Je veux bien qu'on m'explique!
images/icones/hein.gif  ( 840577 )Ne connaissez-vous pas beaucoup ... par Ion (2017-12-14 11:29:06) 
[en réponse à 840565]

... de catholiques "proches de vous" qui concrètement, refusent la juridiction et l'enseignement de l'Eglise - ou croient que l'Eglise se trompe - mais veulent quand même les sacrements ?
images/icones/neutre.gif  ( 840580 )croire que les autorités de l'Eglise se trompent par Mboo (2017-12-14 12:23:16) 
[en réponse à 840577]

N'est pas toujours un péché, car ces autorités sont faillibles. Mais croire que l'Eglise se trompe quand elle a donnée une vérité de Foi à croire nécessairement est un péché d'hérésie qui excommunie
images/icones/hein.gif  ( 840591 )Une vérité de foi... Par exemple un missel ? par BK (2017-12-14 16:56:49) 
[en réponse à 840580]

Ou un Credo ? Ou un catéchisme ? Ou la validité de l'élection d'un pape ?
images/icones/neutre.gif  ( 840593 )[réponse] par Mboo (2017-12-14 17:12:41) 
[en réponse à 840591]

- Un crédo est un résumé des vérités de Foi à croire nécessairement, donc oui on doit agréer aux credos canoniquement reconnus

- Un catéchisme contient des vérités de Foi à croire, mais aussi des directives pastorales, des opinions théologiques, donc tout ce qui est contenu dans un catéchisme ne doit pas être cru absolument.

- la validité de l'élection d'un pape je ne sais pas

- Un missel je ne sais pas
images/icones/fleur.gif  ( 840608 )Vous trouverez une réponse par BK (2017-12-14 21:00:07) 
[en réponse à 840593]

Ci-dessous, attestée par les papes de Pie IX à Pie XII.
J'espère que vous les reconnaissez pour papes, et leur enseignement non seulement comme digne d'intérêt, mais aussi comme faisant autorité.

Une doctrine aussi cohérente et répétée a toutes les chances de faire partie du Magistère ordinaire et universel, qui est infaillible.

Bien à vous








Collatio de citations sur le ministère de Pierre, des papes de Pie IX à Pie XII, ordonnées et classées.

Doctrine de la vérité catholique, dont personne ne peut s’écarter sans danger pour sa foi et son salut
Le magistère, en matière de foi et de mœurs, doit être pour tout théologien la règle prochaine et universelle de vérité

La Révélation
Par la Révélation, Dieu se fait connaître, et opère l’Histoire du Salut, l’Incarnation et la Rédemption
La Trinité Sainte se donne à connaître par la foi, [qui est une grâce] surnaturelle
La foi suppose l’adhésion de la raison et de la volonté soutenues par la grâce
Le dépôt de la Foi est la Révélation du Christ, Royaume de Dieu, transmise par les Apôtres

Unité de la Vérité
Dieu, Souveraine Vérité, a créé toutes choses, ainsi que l’intelligence humaine, qu’Il dirige
L’intelligence humaine tire la vérité dans la nature des choses
L’esprit humain ne peut rien découvrir de vrai qui s’oppose à une vérité déjà acquise
L’intelligence humaine élève progressivement le vrai sur le vrai, selon l’ordre et la complexion discernés

L’Église
Dieu se révèle dans l’Église catholique fondée par le Verbe de Dieu fait chair : Jésus, Christ et Archipasteur
Le Christ prête son assistance continuelle à l’Église dans l’accomplissement ininterrompu de sa mission
L’Église subsiste aujourd’hui et toujours exactement la même qu’aux temps apostoliques
La direction du Christ ne se limite pas à un mode invisible ou extraordinaire
L’unique véritable Église reste perpétuellement telle qu'Il l'a instituée Lui-même pour le salut de tous
Jamais l'Épouse mystique du Christ n'a été souillée, et par la Volonté de son Fondateur, ne le sera jamais
L'Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure, connaît une seule demeure

Seule l'Église catholique est celle qui garde le vrai culte
Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu
Qui n'y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut.
Que nul ne se flatte d'une lutte obstinée, car c'est une question de vie et de salut, de perte et de mort

Le Christ a établi l’Église
en société parfaite, extérieure par nature et perceptible aux sens
avec la mission de continuer dans l'avenir l'œuvre de salut du genre humain
sous la conduite d'un seul chef
par l'enseignement de vive voix
par l'administration des sacrements, sources de la grâce céleste

Dans les paraboles, le Christ l'a déclarée semblable
à un royaume
à une maison
à un bercail
à un troupeau

L’Église a reçu l’ordre de conduire tous les hommes au salut éternel, sans distinction de temps ni de lieu
Elle ne pouvait donc ni finir ni s'éteindre à la mort de son Fondateur et des Apôtres
Dans l'accomplissement continu de cette mission, le Christ Lui-même lui prête son assistance continuelle

L’unité de l’Église ne peut naître que d'un unique chef

Pierre
Pierre, Vicaire du Christ, est le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la charité

Titres donnés à Pierre
Pierre, saint et très bienheureux, est
Chef et tête des Apôtres
Colonne de la foi
Fondement de l’Église catholique
Gardien des clefs du Royaume du Seigneur Jésus, Christ
Vrai Vicaire du Christ
Père et docteur de tous les chrétiens
Tête de toute l’Église

Le don du Christ à Pierre
Le Christ donne à Simon un nom nouveau, Kephas, qui signifie pierre, et témoigne du don personnel :
d’un charisme de solidité, de par l’assistance particulière du Christ
d’une mission : pierre de fondation de l’unique Église du Christ
d’un pouvoir : détenteur sur la terre des clefs du Royaume des Cieux
d’une institution qui perpétue dans le temps de l’Église le ministère de l’Archipasteur

Le Christ fait ce don à Pierre personnellement, immédiatement, et directement
Le Christ fait ce don à Pierre de préférence aux autres Apôtres, pris isolément ou tous ensemble
Le Christ par ce don établit Pierre Chef des Apôtres, Tête visible de toute l’Église militante
Le Christ fait ce don à Pierre, en raison d’une préférence

Perpétuité de Pierre
Le Christ fait ce don à Pierre, et en lui à ses Successeurs à venir
Le Christ opère cette institution pour le salut éternel et le bien perpétuel de l’Église
Cette institution dure donc toujours dans l’Église, par l’autorité du Christ
Cette institution par le Christ est de droit divin

Titres du Successeur de Pierre
Avec Pierre et en Pierre, son Successeur est lui aussi personnellement
Vrai Vicaire du Christ
Père et docteur de tous les chrétiens
Tête de toute l’Église

Le Christ en son Vicaire
Le Christ et son Vicaire ne forment qu’une seule Tête
Le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre
Il est impossible de s’attacher au Christ Tête de l’Église sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre

Supprimer le Chef visible en brisant les liens lumineux de l’unité :
obscurcit et déforme le Corps mystique du Rédempteur
empêche les hommes en quête du Port du Salut éternel de le reconnaître

Primauté de l’Église de Rome
Pierre a fondé et consacré par son sang le Siège de Rome [Babylone, victoire sur le prince de ce monde]
Ses Successeurs reçoivent directement, par l’institution du Christ, la primauté de Pierre sur toute l’Église
Le Pontife romain reçoit son pouvoir de ministère du Christ, en la personne de Pierre, dont il est Successeur
Jusqu’à maintenant, et toujours, Pierre, dans sa personne, vit, préside, exerce le pouvoir de juger

L’Église de Rome, par son origine supérieure, assure l’unité de tous dans la charité et la foi
Ceux qui se tournent vers Rome reçoivent du Saint-Siège les droits de la vénérable communion
Ils sont alors unis à l’évêque de Rome comme des membres unis à la tête dans l’assemblage d’un seul corps
Par l’unité de communion avec le Pontife romain, l'Église est un seul troupeau sous un seul pasteur

Le Collège épiscopal uni à Pierre
Les évêques ont eux aussi un pouvoir de juridiction épiscopal et immédiat
Ils le reçoivent du Christ par la succession apostolique
Il leur est donné pour paître et gouverner en vrais pasteurs le troupeau qui leur est confié
Le pasteur suprême et universel affirme, affermit, et défend ce pouvoir des évêques, qui est son honneur

La primauté de pouvoir de juridiction
Pierre et ses Successeurs ont plein pouvoir de paître, régir, et gouverner toute l’Église par toute la terre

Ils ont ainsi une primauté :
De juridiction véritable et proprement dite, et non seulement d’honneur, direction, ou inspection
De pouvoir ordinaire, pouvoir de juridiction vraiment épiscopal et immédiat
Sur toute l’Église : toutes les Églises, tous les pasteurs, tous les fidèles, pris isolément ou ensemble
De juridiction sur les questions de foi, de mœurs, de discipline, et de gouvernement de l’Église

Ils ont :
Plénitude totale du pouvoir suprême, plénier et souverain de juridiction sur toute l’Église
Pouvoir ordinaire et immédiat sur tous et chacun des fidèles, pasteurs, églises
En particulier, pouvoir suprême du magistère

Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église
Il est donc juge suprême des fidèles, et peut être recours pour toute cause de la juridiction ecclésiastique

Aucune autorité n’est supérieure au jugement du Siège apostolique
Le jugement du Siège apostolique ne doit être remis en question par personne
Personne n’a le droit de juger les décisions du Siège apostolique
Le concile œcuménique n’est pas une autorité supérieure au Pontife romain

Liberté du Chef de l’Église
Ce qui est décidé par le Siège apostolique ou par son autorité pour le gouvernement de l'Église
a force et valeur par soi, et non par la confirmation du placet du pouvoir civil

Le Pontife romain a le droit de communiquer librement, dans l’exercice de sa charge,
avec pasteurs et troupeaux de toute l’Église,
pour pouvoir les enseigner et les gouverner dans la voie du salut

Le Siège Apostolique n’a pas à être assujetti au pouvoir civil

Magistère
Le magistère de l’Église
a été établi pour que les vérités révélées
subsistent perpétuellement intactes
soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes
s’exerce chaque jour par le Pontife romain et les évêques en communion avec lui
comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels
pour résister plus efficacement aux erreurs et attaques des hérétiques
pour imprimer dans l’esprit des fidèles les vérités avec plus de clarté et de précision
éclaire et dégage ce qui n’est contenu qu’obscurément et comme implicitement dans la Révélation

Dieu a confié à l’Église enseignante la garde et l’interprétation de sa Parole
L’Église enseignante a pour mission de déterminer les doctrines enfermées dans la Révélation divine

Jamais l’Eglise ne renoncera à l'intégrité de la foi et tolérera l’erreur
Il faut se confier à son magistère et à son gouvernement

Dans l’Église, le Docteur suprême est le Pontife romain
Les questions sur la foi [et la vie chrétienne] sont résolues par celui qui préside à l'Église tout entière
Sa sentence doit être acceptée par l’Église avec fermeté

A l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient :
de publier un nouveau symbole,
de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Église universelle

Ainsi l’unité de la Foi de l’Église est sauvegardée

Charisme de vérité de Pierre et ses Successeurs
Avec l’assistance du Saint-Esprit, les Successeurs de Pierre gardent fidèlement et exposent saintement la foi

La religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la Promesse du Seigneur et Sauveur

La solidité entière et vraie de la religion catholique réside dans la communion que prêche le Siège apostolique
Il faut espérer mériter de demeurer dans cette communion, de ne se séparer en rien de sa foi et sa doctrine

On doit tenir ce que, conforme à la doctrine apostolique, les papes reconnaissent avec l’aide de Dieu

Dieu a accordé à Pierre et ses Successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible

Ministère de vérité de la Chaire de Pierre
Pierre et ses Successeurs en cette chaire exercent leur haute charge avec l’assistance du Saint-Esprit
pour le salut de tous
pour écarter les nourritures empoisonnées de l’erreur
pour nourrir le troupeau universel de l’aliment de la doctrine céleste
pour supprimer toute occasion de schisme
pour conserver l’Église dans l’unité
pour que l’Église établie sur son fondement tienne ferme contre les Portes de l’Enfer

La sainte Église romaine en son Chef
possède la primauté souveraine et l’autorité entière sur l’ensemble de l’Église catholique
la reçoit, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur Lui-même, en la personne de Pierre

La sainte Église romaine doit par-dessus tout défendre la foi
Les questions sur la foi doivent être définies par son jugement

Zèle des papes pour la Vérité
Les Pontifes romains ont :
travaillé infatigablement à la propagation de la doctrine salutaire du Christ
veillé avec un soin égal à sa conservation authentique et pure

Magistère extraordinaire
Une proclamation du magistère extraordinaire
ou bien rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs
ou bien prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion
n’ajoute rien à la somme des vérités contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Foi

L’acte de foi chrétienne
La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine
Ce que Dieu révèle est cru :
non à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison
mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper

Nous devons donc donner un égal et entier assentiment
à chacune des choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu.

Domaine du magistère
Il appartient de droit divin à l'Église et, dans l'Église, au Pontife Romain,
de déterminer ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire,
dans les deux ordres des choses qui se rapportent
à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons
Le Pontife romain juge avec autorité de ce que renferme la Parole de Dieu
Le Pontife romain décide quelles doctrines concordent avec elle ou la contredisent
à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude
Le Pontife romain détermine, dans la sphère de la morale
ce qui est bien, ce qui est mal
ce qu’il est nécessaire d’accomplir et d’éviter pour parvenir au salut éternel
Le Pontife romain est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu, et le guide sûr de la vie humaine

L’unité de l’acte de foi
La vertu surnaturelle de foi a pour objet formel l'autorité de Dieu révélant
L’autorité de Dieu révélant ne souffre aucune distinction dans l’assentiment accordé aux dogmes de foi
Tous les vrais disciples du Christ accordent aux différents dogmes la même foi dans un même acte
Les décrets solennels où l’Église proclame le dogme ont la même certitude
Les dogmes s’imposent avec la même force à notre foi, car c’est Dieu Qui les a révélés

La vertu d’obéissance
La perfection de l’obéissance est le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques
L’obéissance doit être parfaite car elle appartient à l’essence de la foi
L’obéissance, comme la foi, ne peut être partagée
Si l’obéissance n’est pas absolue et parfaite en tout point, elle n’a plus que le nom d’obéissance

L’union des esprits réclame
parfait accord dans la même foi
parfaite soumission et obéissance des volontés
à l'Église et au Pontife romain
comme à Dieu Lui-même

L’obéissance due au Pontife romain
Tous et chacun sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et vraie obéissance au Vicaire du Christ

On doit une parfaite soumission et obéissance des volontés au Pontife Romain, comme à Dieu Lui-même

Qui ne reconnaît et n’accepte par son obéissance
l’autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes Successeurs
ne se trouve ni ne demeure dans l’unique Église du Christ

L’obéissance due aux enseignements des Pontifes romains
Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain :

Il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie

Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Église, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine

Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner, et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique

Le libre examen n’est pas catholique
Qui adhère à la doctrine de l'Église comme à une règle infaillible
donne son assentiment à tout ce que l'Église enseigne

Qui, parmi les choses que l'Église enseigne, retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas
adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Église, en tant qu'elle est une règle infaillible

Qui n'adhère pas, comme à une règle infaillible et divine,
à la doctrine de l'Église qui procède de la vérité première manifestée dans les Saintes Ecritures
n'a pas la foi habituelle, mais possède autrement que par la foi les choses qui sont de son domaine

Après avoir rejeté le divin magistère de l'Église
les choses de la religion sont abandonnées au jugement privé de chacun

Ceux qui sont séparés de la véritable Église se plaignent souvent, et publiquement, de leurs désaccords
en matière dogmatique, au point d'avouer, comme malgré eux, la nécessité d'un magistère vivant

L’obéissance au magistère
La foi divine et catholique est due
Au contenu des Saintes Ecritures et de la tradition
Aux vérités que l’Église propose comme divinement révélées
Par un jugement solennel
Par son magistère ordinaire et universel

Nul fidèle ne peut :
infirmer l'autorité des Conciles,
contredire librement à leurs actes,
se faire juge des lois qu'ils ont portées
affirmer avec assurance tout ce qui lui paraît vrai, indépendamment des jugements des Conciles

Ce qui est proposé dans les lettres Encycliques :
exige de soi l’assentiment, bien que les Papes n’y exercent pas pouvoir suprême de leur magistère
relève du magistère ordinaire, pour qui vaut aussi la Parole « Qui vous écoute, M’écoute »
appartient d’ailleurs le plus souvent depuis longtemps à la doctrine catholique

Si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question
alors, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes
cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologien

>>> Où on retrouve à propos des Actes du magistère le plus général : « le Siège de Pierre n’est jugé par personne »

Méthode pour aborder la Révélation sous la conduite du Magistère
L'Église précise sa doctrine par la voie ordinaire ou par la voie extraordinaire
La compréhension de cette doctrine se fait en remontant du clair vers l’obscur
Une doctrine définie par l’Église est contenue dans les sources dans le sens même où l’Église l’a définie

©BK – bkfcmd at yandex.com
images/icones/neutre.gif  ( 840690 )Encore faut-il par Steve (2017-12-16 20:43:57) 
[en réponse à 840608]

Encore faut-il que la désignation du successeur de Pierre soit faite dans les règles prévues par l'Eglise.
Pas celles organisées par l'état-major d'un parti politique états-unien.
Pas celles adaptées par la "mafia de St Gall".
images/icones/fleur.gif  ( 840717 )Honnêtement par BK (2017-12-16 22:36:11) 
[en réponse à 840690]

Cette thèse ne vaut pas plus que cette du sosie de Paul VI.
images/icones/neutre.gif  ( 840796 )Ne galvaudez pas par Steve (2017-12-17 21:27:35) 
[en réponse à 840717]

Si vous avez les résultats d'une bonne enquête à ce sujet, ne les gardez pas pour vous.
Si vous n'en disposez pas, ne galvaudez pas ce bel adverbe "honnêtement".
images/icones/neutre.gif  ( 840829 )les luttes d'influence ont longtemps existé à Rome par Regnum Galliae (2017-12-18 14:10:31) 
[en réponse à 840690]

Autrefois, tel pape était soutenu par le Saint-Empire, tel autre par la France, ou l'Espagne. Encore récemment, l'empereur d'Autriche-Hongrie a eu un rôle déterminant dans l'élection de saint Pie X (ou plutôt la non élection du FM Rampolla). Et que dire de l'élection d'Urbain VI, qui doit tant à la pression peu spirituelle du peuple de Rome ?

Pourquoi l'influence américaine ou celle de la FM, certes très regrettables, seraient-elle différentes en matière de validité ?
images/icones/pelerouin1.gif  ( 840839 ) Pour deux raisons. par Steve (2017-12-18 16:37:27) 
[en réponse à 840829]

1. Les conclaves et les règles qui leur sont données veulent empêcher ces ingérences extérieures.
2. Le projet des démocrates était, explicitement, de faire désigner un pape plus à leur convenance. Et au passage de virer le pape en place.

On veut bien que des actions analogues ont eu lieu dans le passé, mais ça n'est pas une justification satisfaisante.
On peut aussi ajouter que cette fois-ci, la désinvolture "moderne" était particulièrement nouvelle, hypocrite, subversive et brutale.

L'attentat d'Anagni voulait conduire le pape devant un Concile. C'est pas du tout la même chose.
images/icones/ancre2.gif  ( 852330 )Pas d'accord par Paterculus (2018-08-31 20:10:34) 
[en réponse à 840536]

Quelque parcours qu'il puisse y avoir, la situation ne change pas, qui selon Saint Jean-Paul II et Benoît XVI rend incapables ceux qui s'y trouvent de recevoir la communion.
Votre dévoué Paterculus