Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 840808 )O Adonaï par ami de la Miséricorde (2017-12-17 23:26:37) 



O Adonái






Lundi de la 3ème Semaine de l’Avent
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 840809 )Méditation avec l'Echelle Sainte de St Jean Climaque par ami de la Miséricorde (2017-12-17 23:28:02) 
[en réponse à 840808]

QUATRIÈME DEGRÉ

(...) 21.Enfin, si ce dernier moyen était inutile, et que le coeur des frères, qui s'étaient offensés, demeurât inflexible, on leur interdisait toute nourriture jusqu'à ce qu'ils se fussent parfaitement réconciliés; et quelquefois même on chassait impitoyablement ces moines opiniâtres du monastère et de la société des frères.

22. Or cette discipline, si régulière et si louable, n'était pas stérile, comme on peut en juger : elle produisait de grands biens et procurait de grands avantages; car la plupart des frères faisaient les plus grands progrès et dans la vie active et dans la vie contemplative, et, remplis de lumière et de discernement, ils étaient d'une modestie parfaite et d'une humilité profonde. Aussi voyait-on dans ce monastère un spectacle tout céleste, et bien capable d'exciter la plus grande admiration. On voyait des vieillards, sur le visage de qui éclatait une majesté vénérable, accourir, comme de simples enfants, pour recevoir les ordres du supérieur, et faire consister toute leur gloire et tout leur bonheur à les exécuter avec une scrupuleuse exactitude et une soumission entière.

23. Pénétré de respect pour des moines qui avaient passé jusqu'à cinquante ans dans les exercices constants de l'obéissance, je ne puis un jour m'empêcher de leur demander de quelle consolation ils avaient joui dans la pratique si pénible et, si gênante de cette vertu. Or, les uns me répondirent que par la pratique de l'obéissance ils étaient descendus si avant dans l'humilité, qu'ils avaient été heureusement exempts de tout autre combat, et qu'ils avaient continuellement goûté les douceurs d'une paix profonde; et les autres m'avouèrent que par là ils avaient eu le bonheur d'en venir au point de ne pas éprouver la moindre peine ni le moindre trouble au milieu des injures et des outrages.

24. Parmi ces hommes respectables et dignes d'une éternelle mémoire, j'ai encore remarqué certains vieillards dont la tête était blanchie par les années, et qui ressemblaient plutôt à des anges qu'à des hommes. Or, ces vieillards, conduits et dirigés par l'esprit de Dieu, sanctifiés par les efforts continuels de leur bonne volonté, étaient arrivés au plus haut degré d'innocence, de simplicité et de sagesse; car, alors que les fourbes présentent deux faces : une qui paraît et qu'on peut voir, et une autre qui est cachée et invisible, l'homme ami de la simplicité ne présente, lui, qu'une seule et même face, et se manifeste tel qu'il est. Ces vieillards étaient encore bien loin d'annoncer l'affaiblissement de la raison et de montrer la moindre chose qui portât le caractère de cette puérile légèreté qui fait que, dans le siècle, les vieillards se font si souvent mépriser. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/spain.gif  ( 840812 )18 décembre, une fête oubliée.. par Montes Gelboe (2017-12-18 07:05:43) 
[en réponse à 840808]

L'Expectatio partus",l'attente de l'enfantement, ou l'"Expectation", en Espagne "la Esperanza".
Depuis le VIIe siècle les espagnols fêtaient dans le rit hispanique, (dit aussi visigothique ou plus tard mozarabe) l'Annonciation le 18 décembre. Lorsque la Reconquista eut introduit en Espagne les rits romano-francs ou romano-aquitains, l'Annonciation fut comme ailleurs fêtée le 25 mars. Mais le 18 décembre conserva une grande importante par la fête de l'"Expectatio partus". Cette fête pénétra le calendrier romain et les calendriers des ordres fortement implantés en Espagne, carmes et dominicains. Elle était encore "Pour certains lieux" dans les bréviaires romains avant Pie X, elle était prescrite aussi pour tout l'ordre des Prêcheurs et pour les provinces des Carmes d'Espagne. Après Pie X elle n'était maintenue que chez les Carmes. On donnait à lire au IIe nocturne un sermon de s. Alfonse de Tolède et au IIIe une homélie de Bède le Vénérable. Les autres pièces étaient prises alternativement au Temps de l'Avent et aux fêtes de ste Marie.
De son coté, le rit ambrosien, aparenté au rit hispanique et célébré dans le diocèse de Milan, fêtait l'Annonciation le VIe et dernier dimanche de l'Avent. La fête de l'Annonciation a été introduite le 25 mars à la fin du XIXe siècle seulement. Le VIe dimanche de l'Avent est devenu le jour de l'"Incarnation" en gardant tout son office propre antérieur.
De même la fête de s. Joseph célébrée par les ambrosiens le 12 décembre, n'a été transféré au 19 mars qu'à la fin du XIXe siècle.
images/icones/fleche2.gif  ( 840815 )Conte...pour préparer Noël. par Diafoirus (2017-12-18 09:12:38) 
[en réponse à 840812]

Lundi 18 décembre : De la férie

Voici notre deuxième conte...

Elles s’en vont, Ninon, Ninette, Nina, jupette rouge et bonnet pareil, six petits sabots claquant sur la terre gelée. – Vite, vite, les sœurettes, car le jour baisse, dit Ninette, la plus sage. – Vite, vite, répond Ninon, la plus ardente, car un grand travail nous attend. – Vite, vite, murmure Nina, la plus douce, car Mère a dit qu’on ne s’attarde pas. » Et les six petits sabots martèlent en chœur : « Vite, vite, vite, vite, les petites sœurs. » Mais que c’est donc lourd, tout ce qu’elles portent, les sœurettes !… Et encombrant, donc !… Elles en ont plein les poches, et plein le giron, dans les mains, dans les bras et jusque sous le menton… Il y a du gui, de la mousse, du houx, du lierre, de la paille, du foin et du sapin… À peine voit-on, dans toute cette verdure, trois frimousses rondes et rouges comme des pommes d’api, éclairées de blanches quenottes et de petits yeux de souris… « Elle sera belle, notre crèche… – Et grande, donc… avec un toit de paille craquante… et des nids de mousse dans le rocher ; un grand sapin derrière, une touffe de houx sur le côté, du lierre qui grimpe jusqu’au toit… – Et puis un râtelier de carton pour l’âne de saint Joseph et le gros bœuf rouge et blanc… – Ce sera beau – Ce sera grand !… – Jésus sera bien !… » Sur les lèvres mouillées, trois sourires s’accentuent ; et les petits yeux noirs arrêtent un instant leur danse scintillante pour fixer leur rêve… « Hâtons-nous, voyons, petites sœurs !… » Or, les petits sabots, las de tout ce chemin – clac… clac… clac… – les petits sabots traînent un peu : les sœurettes sont fatiguées… Elles se sont donné tant de mal pour trouver toutes ces choses l’une après l’autre… Mais quel triomphe et quelle joie de les rapporter ce soir… Clac, clac, clac, les petits sabots en reprennent de l’ardeur, et les menottes avides serrent un peu plus ces trésors sur les cœurs.
* * *
« S’il vous plaît, mes petites filles, le chemin de la chapelle Saint-Loup ? » Une femme est devant elles, un peu courbée sous la grande cape noire qu’elle tient bien close. « La chapelle Saint-Loup ?… Par là !… » lance Ninon distraitement, avec un geste de la tête pour montrer le grand chêne et tout ce coin-là… Elle est déjà passée. Elle n’a même pas regardé la femme : elle ne songe qu’à la crèche qu’elle veut faire « plus belle que celle des autres ». Comment donc entendrait-elle l’humble requête de la dame : « Ne sauriez-vous, enfants, me conduire jusque là ? » Ninette aussi est passée ; mais elle entend encore et se retourne à demi : « C’est impossible, ma pauvre dame : il nous faut rentrer avant la nuit ; et puis nous sommes chargées… et lasses donc… Nous avons couru bien loin pour chercher de quoi faire notre crèche, voyez-vous… et ce soir, il nous faut l’arranger, car cette nuit, c’est Noël, vous savez. – Je sais… murmure l’inconnue, je sais… Mais je suis si lasse, moi aussi… et je ne connais pas le chemin. » Ninette veut bien être polie, mais elle songe à sa crèche et s’impatiente : cette femme, après tout, elle est embêtante… « Si j’avais le temps, je ne demanderais pas mieux, Madame ; mais ce soir, je vous le dis, c’est impossible. » Là-dessus, tournant les talons, sans même la regarder, Ninette l’abandonne et court pour rattraper Ninon : il faut bien qu’elles fassent leur crèche, voyons… Nina, elle, a levé ses beaux yeux pour chercher ceux de la dame ; et elle a vu qu’ils étaient clos… « Oh, pauvre dame, vous n’y voyez plus ! murmure-t-elle avec compassion, je vais vous conduire. » Le visage de l’inconnue se détend. « Merci ! » dit-elle doucement. Et elle allonge la main pour chercher à tâtons celle de l’enfant. Alors, Nina-la-plus-douce abandonne sur le chemin tous les trésors qu’elle serrait farouchement sur son cœur et conduit l’aveugle à pas précautionneux, veillant à lui signaler ornières et cailloux. « Tes sœurs vont faire la crèche sans toi !… N’as-tu nul regret, mignonne ? » Une ombre éteint le regard de Nina : elle s’était promis tant de bonheur à faire cette crèche !… Elle voyait déjà où on mettrait la mousse et le houx, et ce petit creux de rocher où glisserait un brin de lierre… Elle voyait si bien !… Elle se promettait tant de plaisir !… Et puis, voilà !… cette femme était passée… Mais avant de répondre elle secoue sa petite tête pour la délivrer de cette amertume : « Chut !… dit-elle en souriant, je ne me le suis pas encore demandé, car Maman dit qu’il faut d’abord faire son devoir, et chercher seulement après si cela vous accommode… » Un radieux sourire éclaire le visage de l’aveugle. Cependant, elle se tait et Nina peut lui dire en confidence : « Je garde précieusement deux pervenches trouvées à l’abri d’une haie : j’apporterai tout de même quelque chose à la crèche… » Mais elle n’achève point ; elle ne dit pas que ces deux fleurs, écloses malgré l’hiver, sont précieuses à ses yeux d’enfant comme une terre nouvelle aux yeux de qui la découvre. Elle n’a point le temps de dire ces choses-là, car elle a vu, soudain, l’inconnue ployer sous le poids mystérieux du fardeau qu’elle tient caché sous sa mante… « Donnez, Madame ; confiez-moi votre charge… » La Dame s’est arrêtée : « Saurais-tu le porter, mignonne ? – Ah ! je suis petite, mais mes bras sont solides. Et puis, ajoute-t-elle avec un léger soupir, s’il le faut, je laisserai bien aussi mes deux pervenches afin d’avoir mes deux mains libres pour vous aider… » Déjà la délicieuse petite fille tend ses deux mains vides, et l’inconnue, doucement, écarte son vêtement… Ses yeux s’ouvrent… son regard tendrement posé sur l’enfant diffuse une lumière caressante… « Noël !… Noël !… » chantent en sourdine les anges, mystérieusement venus des quatre coins de l’horizon. Et, des mains de la Vierge, Nina reçoit l’Enfant-Jésus dans ses bras… … Le doux Petit Jésus qui sourit et tient dans ses doigts les deux pervenches de Nina.

Rose Dardennes.
http://motspirituel.org/lundi-18-decembre-de-la-ferie/
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