Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=839015
images/icones/neutre.gif  ( 839015 )traduction ou falsification de la bible dans l'Eglise? par Mboo (2017-11-26 14:31:54) 

Surpris en écoutant un prédicateur lire ceci à la messe, car c'est un passage biblique que je connaissais très bien
Luc 14.26. Si quelqu’un vient à moi
sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,
ses enfants, ses frères et sœurs,
et même à sa propre vie,
il ne peut pas être mon disciple


Et voici ce que j'avais toujours connu et qui est traduit de la vulgate:
Luc 14.26. Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

Alors quelle autorité a décidé de changer la traduction des saintes écritures? n'est ce pas à la limite une falsification? car quand on lit les commentaires des pères de l'Eglise et des saints sur ce passage on comprend très bien que dans la bible que eux ils lisaient c'était bien "haïr" qui était utilisé, mais je ne sais pas qui, a décidé de le remplacer par "préférer".

Un autre passage que j'ai découvert aussi en écoutant la messe.
Hébreux 12:5
et vous avez oublié cette parole de réconfort, qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur, ne te décourage pas quand il te fait des reproches.

Quand le Seigneur aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils



ancienne traduction

Hébreux 12:5
Et vous avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend; Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils


Eh ben! des humanistes ont donc le toupet de falsifier la bible et de la présenter comme traduction liturgique officielle?
images/icones/fleche3.gif  ( 839019 )[réponse] par jejomau (2017-11-26 16:02:47) 
[en réponse à 839015]

Dans ma Bible OSTY (édition 1973) , au passage cité par vous concernant Luc 14.26, je confirme qu'il y a bien :

Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut être mon disciple.


mais, en note et en bas de page il y a aussi:

"ne hait pas" est une hyperbole hébraïsante : il faut préférer Jésus à tout ce qu'on a de plus cher


images/icones/neutre.gif  ( 839028 )Pour être plus précis ... par Louisneuf (2017-11-26 17:11:54) 
[en réponse à 839019]

" Venir à Moi comme disciple, cela veut dire renoncer à tous les amours pour un seul amour : le mien. Amour égoïste pour soi-même, amour coupable pour les richesses, pour la sensualité ou la puissance, amour honnête pour l'épouse, amour saint pour la mère, le père, amour affectueux des fils et des frères ou pour les fils et les frères, tout doit céder à mon amour, si on veut être mien. En vérité je vous dis que plus libres que les oiseaux qui planent dans les cieux doivent être mes disciples, plus libres que les vents qui parcourent les espaces sans que personne les retienne, personne ni rien. Libres, sans lourdes chaînes, sans lacets d'amour matériel, sans même les fils d'araignée fins des plus légères barrières. L'esprit est comme un papillon délicat enfermé dans un lourd cocon de chair, et son vol peut s'alourdir ou s'arrêter tout a fait, par l'action d'une iridescente et impalpable toile d'araignée, l'araignée de la sensualité, du manque de générosité dans le sacrifice. Moi, je veux tout, sans réserve. L'esprit a besoin de cette liberté de donner, de cette générosité de donner, pour pouvoir être certain de ne pas rester pris dans la toile d'araignée des affections, des coutumes, des réflexions, des peurs, tendues comme les fils de cette araignée monstrueuse qu'est Satan, voleur des âmes.

Si quelqu'un veut venir à Moi et ne hait pas saintement son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et jusqu'à sa vie, il ne peut être mon disciple. J'ai dit : "hait saintement". Vous, dans votre cœur, vous dites : "La haine, Lui l'enseigne, n'est jamais sainte. Lui, donc se contredit". Non. Je ne me contredis pas. Je dis de haïr la pesanteur de l'amour, la passion chamelle de l'amour pour le père et la mère, l'épouse et les enfants, les frères et les sœurs, et la vie elle-même mais, d'autre part, j'ordonne d'aimer avec la liberté légère, qui est le propre des esprits, les parents et la vie.

Aimez-les en Dieu et pour Dieu, ne faisant jamais passer Dieu après eux, vous occupant et vous préoccupant de les amener là où le disciple est arrivé, c'est-à-dire à Dieu Vérité. Ainsi vous aimerez saintement les parents et Dieu, en conciliant les deux amours et en faisant des liens du sang non pas un poids mais une aile, non pas une faute, mais la justice. Même votre vie, vous devez être prêts à la haïr pour me suivre. Hait sa vie celui qui, sans peur de la perdre ou de la rendre humainement triste, la consacre à mon service. Mais ce n'est qu'un semblant de haine. Un sentiment qui est appelé de manière incorrecte : "haine", par la pensée de l'homme qui ne sait pas s'élever, de l'homme uniquement terrestre, de peu supérieur à la brute. En réalité cette haine apparente qui est le refus des satisfactions sensuelles à l'existence, pour donner une vie toujours plus grande à l'esprit, c'est de l'amour. C'est de l'amour, le plus élevé qui existe, le plus béni.

Ce refus des basses satisfactions, cette interdiction de la sensualité des affections, ce risque des reproches et des commentaires injustes, des punitions, des répudiations, des malédictions et, peut-être des persécutions, est une suite de peines. Mais il faut les embrasser et se les imposer comme une croix, un gibet sur lequel on expie toutes les fautes passées pour aller justifiés vers Dieu, et par lequel on obtient de Dieu toute grâce vraie, puissante, sainte, pour ceux que nous aimons. Celui qui ne porte pas sa croix et ne me suit pas, celui qui ne sait pas le faire, ne peut pas être mon disciple."

http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-145.htm
images/icones/neutre.gif  ( 839031 )Cette note est juste une opinion par Mboo (2017-11-26 17:51:01) 
[en réponse à 839019]

En effet quand on lit les commentaires des pères de l'Eglise et des autres saints sur ce passage, tous ne traduisent pas cela dans ce sens. Saint Thomas d'Aquin donne lui même plusieurs interprétations de ce passage, et il ne s'agit pas d'une "préférence", il dit qu'on doit les haïr en tant qu'ils constituent un obstacle pour notre sanctification, ou bien quand on les regardent uniquement comme des pécheurs...
Saint Bellarmin dit qu'on doit être prêt à supporter les voir souffrir sans être ébranlés, etc
Donc le mot "préférer" ne donne pas nécessairement la vérité sur ce que Jésus voulait qu'on comprenne,

En résume la démarche juste consisterait à laisser le mot "haïr" et de donner en bas de page les différentes interprétations connues et non choisir l’interprétation qui nous plait, car là on falsifie la vérité...
images/icones/iphone.jpg  ( 839032 )Lecture protestante de la Bible par Vincent F (2017-11-26 19:03:44) 
[en réponse à 839031]

mais est-ce si surprenant ?
images/icones/bulle.gif  ( 839040 )Une note par Quaerere Deum (2017-11-26 19:53:15) 
[en réponse à 839015]

dans la traduction de Crampon révisée par le fr. Bernard Marie osf (éditions Téqui) :


Haïr est mis ici pour aimer moins. Cette forme abrupte décalque en fait une tournure sémitique fréquente dans l'A.T. où l'on n'use pas du comparatif de supériorité (cf Dt 21,15).



Préférer rend plutôt bien le sens du texte, si l'on tient compte l'intention originale.
images/icones/neutre.gif  ( 839042 )ce n'est pas exact par Mboo (2017-11-26 20:11:19) 
[en réponse à 839040]

on en a déjà évoqué lisez l'objection ici
images/icones/neutre.gif  ( 839043 )Si l'on considère par Quaerere Deum (2017-11-26 20:15:56) 
[en réponse à 839042]

que c'est l'interprétation d'un hébraïsme, il s'agit d'une manière d'interpréter mais pas forcément la seule.
Une traduction est souvent un choix d'une réponse à plusieurs facettes.
images/icones/neutre.gif  ( 839044 )Donc il aurait été plus juste par Mboo (2017-11-26 20:21:38) 
[en réponse à 839043]

De laissez le texte hébraïque intact et de proposer une note qui donne toutes les principales interprétations et non de faire passer en force une seule interprétation
images/icones/neutre.gif  ( 839051 )Traduction et interprétation par Argali (2017-11-26 21:05:16) 
[en réponse à 839044]

Traduire, c'est interpréter. Lorsqu'on traduit un texte, il faut toujours faire des choix.

La message initial de Mboo parlait d'une prédication pendant laquelle il est impossible de lire les notes. La traduction que vous avez entendue est la traduction officielle de l'Association épiscopale liturgique pour les pays francophones (AELF). Cette traduction est faite spécialement pour la liturgie et pour la proclamation orale au risque de s'éloigner parfois de l'original.

Une autre traduction fera des choix différents. Mais la traduction doit s'adapter au lectorat. Une Bible pour chercheurs pourrait présenter les variantes textuelles, les évolutions historiques du texte, les problèmes de traduction. Une autre Bible les interprétations théologiques. Une autre les interprétations spirituelles... Et ainsi de suite... Chercher à écrire une Bible avec l'ensemble des interprétations, c'est mettre une note de bas de page (longue de dizaines de lignes ou de pages) sur chaque verset. Cela serait illisible. Il y a des livres entiers écrits sur une seule péricope, sur quelques versets...

La difficulté du travail de traducteur est de rester sur la ligne de crête entre la fidélité aux textes et la compréhension du lecteur. Vincent F a raison, l’Église recommande la lecture de la Bible avec les commentaires approuvés. Mais nous pouvons aller plus loin, l'Eglise recommande de lire la Bible et de l'étudier...
images/icones/iphone.jpg  ( 839047 )On ne saurait trop rappeler par Vincent F (2017-11-26 20:35:59) 
[en réponse à 839042]

Que l’Église recommande la lecture de la Bible avec les commentaires approuvés.
images/icones/neutre.gif  ( 839050 )Ah bon? citez moi les canons par Mboo (2017-11-26 21:00:51) 
[en réponse à 839047]

Qui le disent...
Les interprétations officielles de la bibles qu'on doit croire ce sont les enseignements que le magistère peut en faire dans les encycliques et autres documents magistériels.
images/icones/neutre.gif  ( 839053 )[réponse] par Argali (2017-11-26 21:16:09) 
[en réponse à 839050]

Dei Verbum 23 : L’Épouse du Verbe incarné, l’Église, instruite par le Saint-Esprit, s’efforce d’acquérir une intelligence chaque jour plus profonde des Saintes Écritures, pour offrir continuellement à ses enfants la nourriture de la parole divine ; aussi favorise-t-elle également à bon droit l’étude des saints Pères, tant d’Orient que d’Occident, et celle des saintes liturgies. Il faut que les exégètes catholiques et tous ceux qui s’adonnent à la théologie sacrée, unissant activement leurs forces, s’appliquent, sous la vigilance du Magistère sacré, et en utilisant des moyens appropriés, à si bien scruter et à si bien présenter les divines Lettres, que le plus grand nombre possible de serviteurs de la parole divine soient à même de fournir utilement au peuple de Dieu l’aliment scripturaire, qui éclaire les esprits, affermit les volontés et embrase d’amour de Dieu le cœur des hommes. Le saint Concile encourage fortement les fils de l’Église qui se consacrent aux études bibliques, à poursuivre jusqu’au bout le travail heureusement entrepris, avec une énergie chaque jour rénovée, une ardeur totale, et conformément au sens de l’Église.

Dei Verbum 25: Il revient aux évêques « dépositaires de la doctrine apostolique » d’apprendre de manière convenable aux fidèles qui leur sont confiés, à faire un usage correct des Livres divins, surtout du Nouveau Testament et en tout premier lieu des Évangiles, grâce à des traductions des textes sacrés ; celles-ci seront munies des explications nécessaires et vraiment suffisantes, afin que les fils de l’Église fréquentent les Écritures sacrées avec sécurité et profit, et s’imprègnent de leur esprit.
De plus, que l’on fasse à l’usage des non-chrétiens eux-mêmes, des éditions de l’Écriture Sainte, annotées comme il faut et adaptées à la situation des destinataires ; que, de toute manière, pasteurs d’âmes et chrétiens, quel que soit leur état, veillent à les diffuser judicieusement.
images/icones/neutre.gif  ( 839054 )Merci,.... par Mboo (2017-11-26 21:24:23) 
[en réponse à 839053]

Mais si j'ai bien compris c'est une recommandation pour les évêques d'expliquer la bible, et non une recommandation pour les chrétiens de croire aux notes de bas de pages qu'on pourrait retrouver dans une bible! et en plus c'est normal , chaque évêque pouvant donner une explication différente sur un passage...
images/icones/fleche3.gif  ( 839064 )Concile de Trente déjà... par jejomau (2017-11-26 23:36:09) 
[en réponse à 839050]

4ème session : 8 avril 1546

b) Décret sur l'édition de la Vulgate et la manière d'interpréter la sainte Ecriture
1507
En outre. pour contenir les esprits indociles. il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des moeurs concernant l'édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s'appuyant sur un seul jugement, oser interpréter l'Ecriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu'a tenu et que tient notre sainte Mère l'Eglise, elle à qui il revient de juger du sens et de l'interprétation véritables des saintes Ecritures, ou allant encore contre le consentement unanime des Pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. ...

images/icones/neutre.gif  ( 839052 )J'ajoute par Quaerere Deum (2017-11-26 21:14:26) 
[en réponse à 839015]

que si vous prenez "haïr" à la lettre, vous êtes en contradiction avec le 5ème commandement qui demande d'honorer son père et sa mère.
Donc, il ne s'agit pas du sens premier.

Comme le dit la note de la BJ 1956 :


a) Hébraïsme. Jésus ne demande pas la haine, mais le détachement complet et immédiat.

images/icones/neutre.gif  ( 839055 )Les pères et docteurs de l'Eglise... par Mboo (2017-11-26 21:31:56) 
[en réponse à 839052]

Ont proposés des explications possibles de ce passage, chacune étant valable mais avec la nouvelle traduction, le lecteur n'est pas interpellé sur le message authentique que le Christ aurait voulu faire passer. En laissant le mot "haïr" un lecteur qui cherche vraiment la vérité va obtenir toutes les interprétations possibles qui ont toutes une valeur, mais en disant "préférer" le texte est assez claire et on peut ignorer qu'il est possible d'avoir une "sainte haine" envers ses proches...
images/icones/neutre.gif  ( 839056 )Que veut dire par Quaerere Deum (2017-11-26 21:43:33) 
[en réponse à 839055]

"haine" à l'époque des Pères et dans leur langue ?
Aujourd'hui en français, cela s'oppose à l'amour du prochain donc un peu contraire à l'Evangile. Peut-être pas à l'époque des premières traductions françaises.

Autrement dit, une traduction va fatalement être adaptée au sens des mots à une époque donnée. Par ailleurs, une traduction liturgique proclamée à la messe n'a pas le même statut qu'une traduction d'étude dotée de notes. Elle a l'exigence d'en restituer immédiatement le sens.
images/icones/nul.gif  ( 839061 )La haine est un péché grave ... par Exocet (2017-11-26 23:19:01) 
[en réponse à 839056]

... voire un péché mortel car elle est contraire à la charité. On ne voit donc pas comment Dieu pourrait nous inviter à haïr nos proches pour être dignes de le suivre. Un bien ne peut jamais résulter d'un mal. C'est un peu comme l'histoire du scandaleux "ne nous soumets à la tentation". Comme cela été dit par plusieurs intervenants, nous sommes en présence d'un hébraïsme qu'il ne faut surtout pas prendre au pied de la lettre. La Vulgate est d'ailleurs bourrée d'hébraïsmes, saint Jérôme ayant opté pour une traduction très littérale de l'hébreu, ce qui lui fut d'ailleurs reproché. Donc SVP, ne tombons pas dans les dérives auxquelles peut conduire la "sola scriptura".
images/icones/neutre.gif  ( 839066 )Si, ce mot "haine" a bien un sens par Mboo (2017-11-27 07:36:41) 
[en réponse à 839056]

Je vais d'abord citer un extrait des sommes théologiques (un seul puisque saint Thomas parle de la sainte haine à plusieurs endroit) , et ensuite je vais dire personnellement comment je la trouve raisonnable.


ARTICLE 3: La haine du prochain est-elle toujours un péché?
Objections:
1. Il semble que non. En effet, il n'y a pas de péché dans les préceptes ou les conseils de
la loi divine. Comme disent les Proverbes (8, 8): " Toutes les paroles de Dieu sont droites; en elles
rien de mauvais ni de pervers. " Or, il est écrit en S. Luc (14, 26): " Si quelqu'un vient à moi sans haïr
son père et sa mère, il ne peut être mon disciple. " La haine du prochain n'est donc pas toujours un
péché.
Solutions: 1. Selon la nature et les affinités que nous avons avec nos parents, nous sommes tenus de
les honorer. C'est le commandement de Dieu, comme le montre le livre de l'Exode (20, 12). Mais nous
devons les haïr selon qu'ils sont pour nous un obstacle dans notre montée vers la perfection de la
justice divine



Personnellement quand on haït quelque chose ou quelqu'un, c'est à dire quand on ne l'aime pas dans certaines perspectives, il y a deux attitudes possibles:
- Soit on cherchera à le faire "disparaître" car sa fréquentation nous cause de la tristesse, ça c'est de la mauvaise haine
- Soit on cherchera à le transformer et le changer pour qu'il ne nous cause plus de l'indignation et de la tristesse et ça c'est la sainte haine.

C'est parce-qu'on hait un proche dans son état de pécheur, qu'on cherchera à le faire quitter cet état. C'est parce-qu'on se déteste comme pécheur qu'on cherchera le plus à quitter notre état de pécheur. C'est parce-que je n'aime le pied gonflé de mon enfant que je vais chercher à le soigner et le faire quitter de cet état où son pied est gonflé. La haine est une passion qui excite à détruire le mal, mais quand on a en même temps que cette passion l'amour de charité on cherche à détruire le mal sans détruire l'essence même de la personne qui porte ce mal.

Mais c'est parce-que le pécheur est susceptible de quitter son état détestable que je continue de l'aimer malgré la passion de haine que j'éprouve car j'espère le voir changer d'état. Toute fois, si c'est impossible pour lui de quitter cet état (comme c'est le cas des damnés) alors je vais le haïr lui même. C'est ainsi que on ne peut pas aimer les damnés, donc même si un de mes proches est en enfer je ne pourrais plus l'aimer car même en cette vie je l'aimais dans l'amour de Dieu, or comme il est définitivement en dehors de Dieu je ne peux plus l'aimer
images/icones/iphone.jpg  ( 839069 )Et donc quand on sait lire par Vincent F (2017-11-27 09:37:58) 
[en réponse à 839066]

on voit bien que pour Saint Thomas aussi il s’agit bien de préfèrer Dieu à ses proches.
images/icones/neutre.gif  ( 839074 )Vous aurez remarqué par Meneau (2017-11-27 10:20:42) 
[en réponse à 839066]

que St Thomas ne dit pas de haïr ses parents "parce qu'ils" sont un obstacle à l'amour de Dieu, mais "selon qu'ils", c'est-à-dire "si ils" sont un obstacle, et "à la mesure" de cet obstacle.

Il dit à un autre endroit, citant St Grégoire :

S. Grégoire interprète cette parole du Seigneur en ce sens que “ nous devons haïr et fuir nos parents s’ils s’opposent à nous dans la voie qui mène à Dieu ”. En effet, si nos parents nous provoquent au péché et nous détournent de la religion, nous devons, à ce point de vue, les abandonner et les haïr. C’est dans ce même sens que s’explique l’attitude des Lévites qui, sur l’ordre de Dieu, n’épargnèrent pas leurs parents coupables d’idolâtrie (Ex 32, 26). Jacques et Jean sont loués d’avoir laissé leur père pour suivre jésus, non parce que ce père les provoquait au mal, mais parce qu’ils estimaient que celui-ci pouvait vivre autrement, s’ils suivaient le Christ.



Tous les parents (parents au sens large, incluant épouse, enfants, etc) ne sont heureusement pas un obstacle au salut ! Au contraire, ils peuvent être d'une grande aide vers la perfection. Et l'amour de concupiscence se trouve ainsi ordonné à l'amour de charité.


Mais l’intensité de l’amour doit se prendre du côté de l’homme qui aime. De ce point de vue l’homme aime ceux qui lui sont le plus proches, relativement au bien pour lequel il les aime, d’un amour plus intense que celui dont il aime les meilleurs, relativement à un bien plus grand.
(...)
Ceux qui ne nous tiennent par aucun lien, nous ne les aimons que par l’amitié de charité. Ceux au contraire oui nous sont proches, nous avons vis-à-vis d’eux d’autres affections d’amitié correspondant à la nature du lien qui les rattache à nous. Et puisque le bien sur lequel se fonde toute autre amitié honnête s’ordonne, comme à sa fin, au bien sur lequel se fonde la charité, il s’ensuit que la charité commande aux actes de toutes les autres amitiés ; comme l’art qui a pour objet la fin commande aux arts qui ont pour objet tout ce qui est ordonné à la fin. De la sorte, le fait d’aimer quelqu’un parce qu’il est notre parent, notre proche, ou notre concitoyen, ou pour tout autre motif valable et pouvant être ordonné au but de la charité, peut être commandé par la charité. C’est ainsi que la charité, tant en son activité propre que dans les actes qu’elle commande, nous fait aimer de plusieurs manières ceux qui nous tiennent de plus près.



Cordialement
Meneau

images/icones/iphone.jpg  ( 839078 )Je crains qu’il ne l’ait pas remarqué par Vincent F (2017-11-27 10:56:47) 
[en réponse à 839074]

Dans son cas, des cours de français seraient peut-être un préalable nécessaire à la théologie.
images/icones/hein.gif  ( 839087 )Cependant par Ritter (2017-11-27 12:58:48) 
[en réponse à 839074]

Tu honoreras ton père et ta mère, n'est pas aboli.

Pour autant même si les parents étaient un obstacle, pourrait-il les haïr?
Ce qu'il devrait haïr ne serait-ce alors : ce que les parents proposent, ce qui s'oppose à l'amour de Dieu, ne pensez-vous pas?

La prière pour ses parents en serait-il dispensé, ne serait-elle pas un témoignage d'amour?

Il me semble difficile donc de comprendre une quelconque haine à l'égard de ses géniteurs.

Jésus nous a enseigné la "haine" du péché, mais pas celle du prochain?




images/icones/neutre.gif  ( 839091 )Il y a la haine comme passion et la haine comme acte de la volonté par Mboo (2017-11-27 13:42:54) 
[en réponse à 839087]

Vue comme une passion c'est à dire un sentiment qui nous cause de la tristesse ou de l'indignation, on peut haïr on doit même haïr nos proches quand ils sont ennemi de Dieu. Mais dans la volonté on ne doit pas les vouloir du mal, on doit plutôt avoir de la miséricorde qui pousse à la correction fraternelle, au pardon, à la patience et on doit prier pour eux. Mais plus la passion de haine qui fait qu'on ne les aime pas dans l'état de pécheur sera grande, plus l'intensité de la miséricorde sera aussi grande.
Voilà comme je comprend tout cela
images/icones/neutre.gif  ( 839114 )Mais ici il a le sens de préférer, certainement pas celui de haïr… par Marquandier (2017-11-28 14:00:45) 
[en réponse à 839066]

Cette traduction sourcière utilise « haïr » pour retranscrire la phrase hébraïque, mais alors ce verbe, dans le contexte, ne signifie plus du tout ce qu’il signifie dans l’acception française, normale du mot.

Personnellement, à l’heure où plus aucune bible moderne n’est éditée, que je sache, avec des notes et commentaires dignes de ce nom, une traduction cibliste me semble indispensable.
images/icones/neutre.gif  ( 839070 )Et des synonymes de HAÏR par nonnovasednove (2017-11-27 09:38:34) 
[en réponse à 839055]

abhorrer, abominer, adorer, aimer, détester, envier, exécrer, honnir, mépriser, maudire, répugner, s'abhorrer, sentir ...
Et pourquoi pas préférer ?

Source : http://www.synonymo.fr/synonyme/ha%C3%AFr
images/icones/neutre.gif  ( 839071 )Aucune importance par Quaerere Deum (2017-11-27 09:43:55) 
[en réponse à 839070]

en français.

Ce qui nous intéresse est le sens hébraïque original.
images/icones/neutre.gif  ( 839092 )Mais cet "hébraïsme" ne pouvait pas littéralement signifier par Mboo (2017-11-27 14:15:06) 
[en réponse à 839071]

cet "hébraïsme" ne pouvait pas littéralement signifier la préférence dans le sens qu'on l'entend dans notre langue; sinon ceux qui avaient traduit les textes originaux auraient clairement écrit "préférer" en lieu et place de "haïr". Cela peut avoir un lien avec le verbe " préférer", mais avec une connotation différente, et en le remplaçant directement par "préférer" on falsifie le message authentique que le Christ a voulu nous faire passer.

La haine est dans la partie irascible de notre âme, et la préférence est un acte de la volonté.
images/icones/iphone.jpg  ( 839095 )Qui êtes-vous par Vincent F (2017-11-27 15:32:51) 
[en réponse à 839092]

pour juger à la place de l’Eglise ce que pouvait signifier cet hébraïsme ?
images/icones/fleche3.gif  ( 839101 )Comme on vous l'a expliqué, Mboo ... par Exocet (2017-11-27 20:15:42) 
[en réponse à 839092]

En traduisant les textes originaux hébreux (en l'occurrence les rouleaux de la synagogue de Bethleem), saint Jérôme avait pris le parti de faire une traduction très littérale, alors qu'il aurait très bien pu faire une traduction en latin classique. Ce qui explique pourquoi les latinistes purs et durs sont hérissés par la lecture de la Vulgate. C'est pourquoi il est indispensable d'avoir une clé de lecture pour bien interpréter les hébraïsmes qui foisonnent dans la Vulgate. L'Eglise nous fournit cette grille de lecture. Sinon on risque de faire dire de énormités aux Ecritures. Ce que vous êtes en train de faire ...
images/icones/neutre.gif  ( 839106 )"l'Eglise" c'est qui? par Mboo (2017-11-28 06:53:27) 
[en réponse à 839101]

Est ce que le magistère a donné une traduction officielle de ce passage? est ce que le magistère a mise à jour la vulgate pour donner une traduction autre de ce passage?
Et une fois de plus ce n'est pas moi qui interprète cela ainsi je vous ai cité Saint Thomas! vous voulez que je vous cite saint Ambroise? saint Bellarmin? etc?
Donc l'Eglise dès le début ne savait pas que "haïr" était un hébraïsme qui signifiait exactement préférer? et si elle le connaissait elle n'a pas pour autant annoté la vulgate dans ce sens? et comment se fait il que tous ces docteurs qui ont lu ce passage l’ignoraient? et ce n'est qu'au 21ème siècle que l'Esprit a (enfin)soufflé à l'oreille de nos "biblistes" pour leur dire de remplacer "haïr" par "préférer" et pendant près de 2000 ans a laissé dans l'erreur toute l'Eglise?
Eh! Dieu est immuable sa science l'est aussi. Il ne peut pas avoir de changement et de révolution dans l'enseignement de Dieu. Et l'Eglise a pour rôle principale de garder intacte le dépôt de la Foi, car la tentation de la modifier pour l'adapter au moeurs en cour est grande, mais on a comme l'impression justement, que par des non dits, des tournures de langage, et.... des réécritures "tendancieuses" de la bible, le dépôt de la Foi est de plus en plus en danger

images/icones/iphone.jpg  ( 839107 )Vous citez Saint Thomas d’Aquin par Vincent F (2017-11-28 10:13:00) 
[en réponse à 839106]

justement dans un passage où il confirme la traduction que vous critiquez. Vous le citez donc sans le comprendre.

L’exégèse est une science compliquée.
images/icones/neutre.gif  ( 839116 )Si. par Marquandier (2017-11-28 14:42:18) 
[en réponse à 839092]

Relisez donc les commentaires que vous citez. Cet "hébraïsme" signifie la préférence dans le sens qu'on l'entend dans notre langue.
images/icones/neutre.gif  ( 839118 )Non par Mboo (2017-11-28 14:51:14) 
[en réponse à 839116]

La préférence est un acte de la volonté, alors je cite de nouveau St Thomas:


Solutions: 1. Selon la nature et les affinités que nous avons avec nos parents, nous sommes tenus de
les honorer. C'est le commandement de Dieu, comme le montre le livre de l'Exode (20, 12). Mais nous
devons les haïr selon qu'ils sont pour nous un obstacle dans notre montée vers la perfection de la
justice divine<



Vous voyez préfrence où? on peut préfrer quelqu'un sans pour autant haïr l'autre non? St Thomas dit bien je le met en gras si vous ne l'avez bien lu:
Mais nous
devons les haïr
selon qu'ils sont pour nous un obstacle dans notre montée vers la perfection de la
justice divine<

OK? il n'a pas dit nous devons préférer Dieu, car encore une fois on peut préférer Dieu sans pour autant haïr nos proches...
images/icones/iphone.jpg  ( 839121 )Explication de texte par Vincent F (2017-11-28 15:07:35) 
[en réponse à 839118]

Mais nous devons les haïr selon qu'ils sont pour nous un obstacle dans notre montée vers la perfection de la justice divine<
Autrement dit dans la mesure où il sont un obstacle, ce qui n’est pas nécessairement le cas. Dans le cas où ces prches sont un obstacle nous nous retrouvons face à un choix : soit choisir nos proches contre Dieu, soit choisir Dieu contre nos proches. Ce qui est demandé est donc bien de préférer Dieu à nos proches.

Ici ce n’est pas un problème de traduction de la Bible qu’un problème de compréhension du français.
images/icones/attention.gif  ( 839128 )La préférence est-elle toujours un acte de la volonté ? Non. par Marquandier (2017-11-28 15:38:52) 
[en réponse à 839118]

Je ne crois pas, quand on utilise le verbe « préférer » pour indiquer qu’un amour est plus grand qu’un autre, que la préférence soit un acte de la volonté. C’est aussi le constat qu’une passion l’emporte sur une autre.

Préférer, c’est aussi, d’après le CNRTL, « aimer mieux. » Passion, donc.
images/icones/neutre.gif  ( 839131 )Si ce n'est que cela je vous le concède par Mboo (2017-11-28 15:46:35) 
[en réponse à 839128]

Mais tous les pères de l'Eglise n'ont pas donner au mot "haïr" le sens de préférer.. Certain l'ont fait, d'autres non... Ne réduisons pas la richesse du message du Christ en imposant une interprétation directement dans le texte biblique, je trouve cela comme une falsification ni plus, ni moins.
images/icones/neutre.gif  ( 839085 )On pourrait aussi par Steve (2017-11-27 12:11:02) 
[en réponse à 839015]

On pourrait citer aussi à d'autres expressions qui paraissent ou sont excessives.

De mémoire.
Si ton oeil est occasion de péché, arrache-le.
Si ta main est occasion de péché, coupe-la.

Connaissez-vous quelques saints qui se sont éborgnés ou amputés ?

Par hypothèse.
Ces expressions sont utilisées, à l'époque, pour faire comprendre un message par des exagérations - conventionnelles - dans la manière de parler.
Comprendre quoi ? Ici, la haine du péché.

Deuxième volet de la question.
Faut-il traduire d'office en langage contemporain, édulcoré ; ou donner le texte original et exposer son sens conventionnel d'origine ?

Ma préférence (perso.) va à la 2e idée : la 1e, elle crée (et impose) une érosion du texte qui, à la longue, ne peut être que déformatrice.

images/icones/neutre.gif  ( 839090 )En effet, et Nicée I par Rémi (2017-11-27 13:28:32) 
[en réponse à 839085]

a quand même jugé bon de réprouver la castration volontaire chez les clercs, au rang desquels "à l'avenir on ne devra admettre aucun de ceux qui auront agi ainsi" .

Probablement des cas des littéralisme, on voit qu'il ne date pas d'hier, à propos des "eunuques pour le Royaume" ...
images/icones/livre.gif  ( 839113 )Commentaire de l’abrégé de la morale de l’évangile. par Marquandier (2017-11-28 13:49:42) 
[en réponse à 839015]

De Quesnel :




Source : numérisation Google

« […] non en leur voulant du mal, mais on consentant de les perdre […] »

« […] sans le préférer à toute chose […] »

Le sens est bien de « préférer », et non de haïr, qui est une hyperbole, et un hébraïsme si j’en crois les érudits du forum.
images/icones/neutre.gif  ( 839119 )C'est une opinion parmis d'autres par Mboo (2017-11-28 15:00:50) 
[en réponse à 839113]

je n'ai pas dis que certain n'ont pas donné le sens de préférer mas une fois de plus ce n'est qu'une opinion
Alors s'il faut se lancer à ce jeux de citations je m'y lance tenez Saint Bellarmin cardinal et docteur de l'Eglise:


Ne savez-vous pas que si quelqu’un aime le monde, il est ennemi de Dieu ? Saint Jean n’excepte point les laïques, ni les personnes du siècle, lorsqu’il dit : N’aimez point le monde, ni ce qui appartient au monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Pierre n’est point en lui. Enfin le Sauveur nous dit à tous généralement, de quelque condition que nous soyons : Si quelqu’un vient à moi, et qu’il ne haïsse pas son père, sa mère, sa femme, ses enfans, ses frères, ses sœurs et même sa propre personne, il ne peut être mon Disciple.
Cette haine qu’on doit avoir pour son père et pour sa mère, pour sa femme et pour ses enfans, pour ses frères et pour ses sœurs, et qui plus est, pour soi-même, ne peut être que l’effet d'une charité parfaite. Car la charité n’est-elle pas dans sa perfection, quand elle peut faire qu’un homme souffre avec autant de constance qu'on ôte la vie, et à lui, et à tous les siens, que s'il portait et à lui et à tous les siens une véritable haine ?



Et vous avez préféré où dans ce qu'il dit?

attendez je vous recherche une autre citation de saint Thomas je fouille mes archives, je reviens....
images/icones/iphone.jpg  ( 839123 )Il s’agit donc bien de préférence par Vincent F (2017-11-28 15:09:47) 
[en réponse à 839119]

C’est la définition même du mot.
images/icones/neutre.gif  ( 839117 )Chaîne d’or par Marquandier (2017-11-28 14:46:34) 
[en réponse à 839015]


S. Grég. (hom. 37). On peut demander comment Notre-Seigneur nous fait un devoir de haïr nos parents et ceux qui nous sont unis par les liens du sang, tandis qu'il nous est commandé d'ailleurs d'aimer jusqu'à nos ennemis? Mais si nous comprenons bien toute la force de ce précepte, nous pourrons pratiquer l'un et l'autre par un sage discernement; d'un côté, aimer ceux qui nous sont unis par les liens du sang et que nous reconnaissons pour nos proches; de l'autre, haïr et éviter ceux qui se déclarent contre nous dans la voie de Dieu, car en refusant d'écouter les mauvaises suggestions des hommes charnels, nous les aimons jusque dans notre haine. - S. Ambr. Le Seigneur, dans votre intérêt, a renoncé sa mère: «Quelle est ma mère, et quels sont mes frères ?» (Mt 12,47 Mc 3,33). Et vous oseriez-vous préférer à votre Dieu? Le Seigneur ne veut, ni que nous méconnaissions les droits de la nature, ni que nous en soyons esclaves; nous devons leur accorder assez pour honorer l'auteur de la nature, mais ne jamais nous séparer de Dieu par amour pour nos parents.

S. Grég. (hom. 37). Pour démontrer plus clairement que cette haine pour nos parents prenait son principe, non d'un mauvais sentiment ou de la passion, mais de la charité, Notre-Seigneur ajoute: «Et même sa propre vie». Il est donc évident que celui qui hait son prochain comme soi-même, doit l'aimer tout en le haïssant, car nous avons pour notre âme une haine vraiment louable, lorsque nous ne consentons pas à ses désirs charnels, lorsque nous brisons ses inclinations, lorsque nous luttons contre ses penchants voluptueux. Puisque nous la rendons meilleure en la traitant avec mépris, nous l'aimons donc jusque dans la haine que nous avons pour elle. - S. Cyr. (Ch. des Pèr. gr. et liv. 5 sur Isaïe). Nous ne devons pas chercher à quitter la vie que saint Paul lui-même a conservée dans son corps et dans son âme, pour l'employer tout entière à la prédication de Jésus-Christ, mais il nous déclare lui-même que lorsqu'il fallait exposer sa vie pour achever sa course, elle ne lui était plus alors d'aucun prix. (Ac 20,24).



http://www.catho.org/9.php?d=bco
images/icones/neutre.gif  ( 839122 )Saint Grégoire n'a pas donné le sens de préférer... par Mboo (2017-11-28 15:08:21) 
[en réponse à 839117]

Dans ce que vous citez sommes nous d'accord? donc ce mot de haïr ne peut pas être réduit à l'interprétation "préférer" car il y a beaucoup d'autres interprétations qui disent toute autre chose, de façon qu'en remplaçant directement dans le texte des évangiles haïr par préférer on réduit la porté du message du Christ, car on peut préférer Dieu sans pour autant avoir une passion de haine envers ses proches (d'après st Thomas), ni une attitude qui peut ressembler à de la haine (d'après saint Grégoire que vous venez de citer, et Saint Bellarmin)
images/icones/iphone.jpg  ( 839124 )Parlons nous la même langue ? par Vincent F (2017-11-28 15:19:41) 
[en réponse à 839122]

Dans toutes les citations données, l’explication donnée à cette citation est de nous devons être prêts à voir nos proches souffrir ou mourir ou encore à se séparer d’eux plutôt que de s’eloigner de Dieu.

Ce qui est bien,dans le sens le plus évident, préfèrer Dieu.

Amoins que nous n’ayons pas le même sens pour les mots « haine » et préfèrence.