Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=839008
images/icones/idee.gif  ( 839008 )Intuition d'un philosophe athée du XIXème s. par Candidus (2017-11-26 10:02:20) 

"L'homme ne sera heureux que lorsqu'il aura finalement détruit ce christianisme qui l'empêche d'être un homme. Mais ce ne sera pas à travers une persécution que l'on détruira le christianisme, parce que la persécution le nourrit et le renforce. Ce sera à travers la transformation interne irréversible du christianisme en un humanisme athée avec l'aide des chrétiens eux-mêmes, guidés par un concept de charité qui n'a rien à voir avec l'Evangile".

(Ludwig Feuerbach, Essence du christianisme).
images/icones/barbu2.gif  ( 839012 )Vous êtes sûr de votre citation ? par Yves Daoudal (2017-11-26 12:54:07) 
[en réponse à 839008]

Parce qu'une recherche sur le livre en question, sur Google Books, ne donne rien de tel quand on demande les mots heureux, détruit, détruira, persécution, nourrit, irréversible, athée...

Si elle est vraie elle est étonnamment lucide et prophétique, mais je me méfie comme de la peste des citations qui circulent sur internet.
images/icones/neutre.gif  ( 839014 )Une autre source donne la citation par Louisneuf (2017-11-26 14:15:37) 
[en réponse à 839012]



Edito : Som­mes-nous prêts à assu­mer no­tre dif­fé­rence chré­tienne ? 10 septembre 2011

Cette nou­velle an­née pas­to­rale sera mar­quée par la cé­lé­bra­tion de la Pen­te­côte 2012, les 26 et 27 mai, à Bourg-en-Bresse. La ve­nue du cé­lè­bre pré­di­ca­teur, le Père Ra­nie­ro Can­ta­la­mes­sa, ca­pu­cin ita­lien, don­ne­ra un re­lief in­ha­bi­tuel à cette ren­con­tre dio­cé­saine.

Le Sa­cre­ment de la Con­fir­ma­tion sera mis à l’hon­neur, avec un grand nom­bre de jeu­nes et d’adul­tes qui le re­ce­vront. La plu­part se pré­pa­rent déjà spi­ri­tuel­le­ment à cet évènement dans leur pa­roisse. Mais au-delà de ce sa­cre­ment, qui fait de cha­que con­fir­mé un mis­sion­naire, nous fê­te­rons les 1 600 ans de la pré­sence chré­tienne dans no­tre ré­gion. De­puis l’an­née 412, une com­mu­nau­té chré­tienne est éta­blie à Bel­ley avec un évê­que et des prê­tres. Ain­si, de­puis seize siè­cles, la vie chré­tienne est pré­sente sur ce ter­ri­toire, avec bien en­ten­du, les consé­quen­ces qu’elle a en­gen­drées dans le coeur des hom­mes des siè­cles pas­sés.

Sur une du­rée aus­si con­si­dé­ra­ble, le chris­tia­nisme ne peut pas avoir été sans ef­fet sur les es­prits ; il a for­cé­ment lais­sé des tra­ces, aus­si bien sur les in­tel­li­gen­ces que sur les men­ta­li­tés et le com­por­te­ment so­cial. Sans ris­que d’er­reur, on peut par­ler des « ra­ci­nes chré­tien­nes » de no­tre pays de France et au-delà, de toute l’Eu­rope !

Sur cette tra­jec­toire, qua­si deux fois mil­lé­naire, un phé­no­mène nou­veau ap­pa­raît au­jourd’hui. No­tre épo­que sem­ble vou­loir re­nier son pro­pre pas­sé. Par une mul­ti­tude d’ini­tia­ti­ves, la vie chré­tienne est ame­née à se can­ton­ner dans un es­pace de plus en plus ré­duit, comme si être chré­tien n’avait au­cune con­sé­quence sur le com­por­te­ment mo­ral, fa­mi­lial, so­cial ou po­li­ti­que. Le chré­tien est ap­pe­lé à vi­vre dans une so­cié­té qui aban­donne le ter­reau chré­tien sur le­quel a ger­mé sa pro­pre ci­vi­li­sa­tion.

Les premiers chrétiens n’acceptent pas de transiger avec leur foi

Le chris­tia­nisme se ­trouve ra­me­né aux pre­miers siè­cles de son his­toire, au temps où la so­cié­té igno­rait tout du mes­sage évan­gé­li­que et s’édi­fiait en de­hors de lui. C’est l’épo­que de ce fa­meux texte con­nu sous le nom d’ « Épî­tre à Dio­gnète », écrit au­tour des an­nées 190-200. Les chré­tiens, qui étaient alors per­sé­cu­tés, éprou­vaient le be­soin de se faire con­naî­tre : « Comme tout le monde, le chré­tien se ma­rie ; il a des en­fants, mais il n’aban­donne pas les nou­veaux-nés. Il fait ta­ble com­mune mais ne par­tage pas son épouse. Son exis­tence se passe sur la terre, mais il est citoyen du ciel. Il obéit aux lois éta­blies, mais par le genre de vie qui lui est pro­pre, il s’élève au-des­sus des lois. »

Ce bref pas­sage suf­fit à mon­trer que les chré­tiens n’ac­cep­tent pas de tran­si­ger avec leur foi. Cer­tes, ils vi­vent dans la so­cié­té de leur temps, comme tous les au­tres ci­toyens, mais leur Maî­tre, c’est le Christ. C’est sur LUI qu’ils cal­quent leur vie. Leur mode de vie se dis­tin­gue donc for­cé­ment de ce­lui des non-chré­tiens. Leur fi­dé­li­té à ce qu’ils « sont » va de­ve­nir avec le temps un fer­ment qui pro­gres­si­ve­ment trans­for­me­ra la so­cié­té de l’in­té­rieur et don­ne­ra nais­sance à ce que nous ap­pe­lons « la ci­vi­li­sa­tion chré­tienne ». Bien loin de se lais­ser dis­sou­dre dans l’in­dif­fé­rence gé­né­rale, l’au­teur du texte énonce la dé­ter­mi­na­tion des chré­tiens de l’épo­que : « Dieu a pla­cé les chré­tiens à un poste si éle­vé qu’il ne leur est pas per­mis de se dé­ro­ber. »

Le chrétien est-il prêt à suivre le Christ jusque dans le concret de sa vie ?

Or, voi­ci qu’au­jourd’hui les chré­tiens sont con­fron­tés à des si­tua­tions com­pa­ra­bles à cel­les des pre­miers siè­cles. Qu’on en juge par les con­di­tions nou­vel­les où ils sont ap­pe­lés à vi­vre :
– Le di­man­che est de­ve­nu un jour où l’on tra­vaille ;
– le ma­riage, un con­trat ré­vo­ca­ble à tout mo­ment ;
– le dé­but et la fin de la vie hu­maine com­pro­mis par l’avor­te­ment et l’eu­tha­na­sie ;
– la théo­rie du « gen­der » est en­sei­gnée dans les éco­les ;
– le « pass-con­tra­cep­tion » of­fre aux jeu­nes la pos­si­bi­li­té de tou­tes sor­tes d’ex­pé­rien­ces dans le do­maine de la sexua­li­té, à l’in­su des pa­rents et de la com­mu­nau­té édu­ca­tive ;
– la lé­gis­la­tion sur la bio-éthi­que met gra­ve­ment en cause le res­pect de l’être hu­main et la struc­ture de la cel­lule fa­mi­liale ;
– etc.

D’où la ques­tion : le chré­tien est-il prêt à vi­vre dans une so­cié­té qui lé­gi­fère en con­tra­dic­tion avec ses pro­pres con­vic­tions ? Est-il prêt à sui­vre le Christ jus­que dans le concret de sa vie ? C’est le défi ra­di­ca­le­ment nou­veau au­quel est con­fron­té ce­lui qui veut con­for­mer sa vie au mes­sage évan­gé­li­que. En somme, les chré­tiens sont-ils prêts à as­su­mer leur dif­fé­rence ?

Cette in­ter­ro­ga­tion n’est pas gra­tuite. Cer­tes, dans no­tre pays, les chré­tiens ne sont pas per­sé­cu­tés, au sens du mar­tyre san­glant, comme ils l’ont été en de nom­breux pays au temps des idéo­lo­gies athées du XXe siè­cle et comme c’est en­core le cas de nos jours en bien des ré­gions. En Oc­ci­dent, on ne verse pas leur sang et ils ne sont pas con­duits en pri­son. Mais ils sont sub­ti­le­ment ame­nés à re­non­cer à leur foi par le biais d’un cli­mat gé­né­ral – ap­pa­rem­ment in­of­fen­sif – mais, qui dé­truit de l’in­té­rieur leur con­vic­tion, avec des slo­gans du genre : il faut être ou­vert ; sa­voir se met­tre à la place de l’au­tre, com­pren­dre le point de vue de l’in­ter­lo­cu­teur et accueillir sa pen­sée qui est « for­cé­ment » un en­ri­chis­se­ment pour soi-même, etc.

Les chrétiens sont subtilement amenés à renoncer à leur foi

Dans ces cir­cons­tan­ces, d’étran­ges si­mi­li­tu­des ap­pa­rais­sent avec ce qui s’est pas­sé en Chine, dans les an­nées 50, avec la com­mu­nau­té ca­tho­li­que de Shan­gaï. Là aus­si, pas de per­sé­cu­tion san­glante ; au con­traire, un cli­mat « pai­si­ble », mais où émerge une per­ma­nente con­tes­ta­tion de leur foi à tra­vers la vie de tous les jours.

« Dans cette nou­velle éco­no­mie de per­sé­cu­tion, écrit le Père Jé­suite, Jean Le­feu­vre, alors mis­sion­naire là-bas, il s’agit moins de sup­pri­mer par la vio­lence le con­fes­seur de la foi, que d’évi­ter à la foi la con­fes­sion d’elle-même. Faire dé­ri­ver le con­te­nu de la foi dans des ex­pres­sions – sur­tout po­li­ti­ques – qui pro­gres­si­ve­ment la nient, ex­té­nuer tel­le­ment la vie spi­ri­tuelle du chré­tien que, l’heure étant ve­nue pour lui de par­ler, il n’ait rien d’au­tre à dire que ce qu’il est pro­gres­si­ve­ment de­ve­nu, c’est-à-dire un vi­vant dés­aveu de sa foi, tel est le but. Pour l’at­tein­dre, la ba­na­li­té de la vie quo­ti­dienne tout en­tière orien­tée par des slo­gans, des ex­po­si­tions, des ar­ti­cles de jour­naux, des con­ver­sa­tions, des en­quê­tes ou des réu­nions, doit y suf­fire. C’est en elle que doi­vent s’opé­rer les af­fron­te­ments dé­ci­sifs. (…) Il est es­sen­tiel à ce type nou­veau de per­sé­cu­tion de s’en­fouir avec les hom­mes dans l’exis­tence jour­na­lière ; la dis­cré­tion ap­pa­rente dont il s’en­ve­loppe est un des traits fon­da­men­taux de sa réa­li­té. » (Les en­fants dans la ville, pré­face).

Un « vivre ensemble » où la fraternité tend à dissoudre les identités

On voit sans peine com­bien sont nom­breu­ses les res­sem­blan­ces avec no­tre épo­que. Cer­tes, on ne s’en prend pas fron­ta­le­ment à la foi ; on lui fait plu­tôt su­bir une lente éro­sion par la lé­ga­li­sa­tion de com­por­te­ments qui la con­tre­di­sent et par un « vi­vre en­sem­ble » où la fra­ter­ni­té tend à dis­sou­dre les iden­ti­tés.

Im­pos­si­ble dans ces con­di­tions d’être chré­tiens sans une dé­ter­mi­na­tion mû­rie et per­son­nelle, ce qui sup­pose une foi adulte. D’où l’ap­pel à une for­ma­tion éprou­vée, à un at­ta­che­ment pro­fond au Christ et à l’amour de « son » Église.

C’est d’au­tant plus vrai que cer­tains pen­seurs ont pro­phé­ti­sé la dis­pa­ri­tion du chris­tia­nisme en se ser­vant des chré­tiens eux-mê­mes. C’est le cas du phi­lo­so­phe al­le­mand, Lud­wig Feuer­bach, du mi­lieu du XIXe siè­cle, ad­ver­saire ré­so­lu du chris­tia­nisme et qui écri­vait : « L’homme ne sera heu­reux que lors­qu’il aura tué le chris­tia­nisme qui l’em­pê­che d’être homme. Et ce n’est pas par une per­sé­cu­tion qu’on tue­ra le chris­tia­nisme : car une per­sé­cu­tion nour­rit. C’est par la cin­quième co­lonne, par la trans­for­ma­tion in­terne et ir­ré­ver­si­ble du chris­tia­nisme en athéisme hu­main, avec l’aide des chré­tiens eux-mê­mes, il­lu­mi­nés par une fausse cha­ri­té. » (cité par Jean Guit­ton dans « Let­tres ou­ver­tes », Payot, 1993, p. 238).

C’est donc vers les chré­tiens des pre­miers siè­cles que les chré­tiens d’au­jourd’hui sont ap­pe­lés à se tour­ner ! Et c’est pour­quoi l’an­ni­ver­saire de leur si an­cienne pré­sence chré­tienne dans no­tre dio­cèse re­vêt un ca­rac­tère de pre­mière im­por­tance. En nous re­liant au pas­sé, il nous in­di­que le che­min à sui­vre pour l’ave­nir. C’est en vi­vant cou­ra­geu­se­ment no­tre dif­fé­rence que nous écri­rons une nou­velle page de l’his­toire chré­tienne !

+ Père Guy Ba­gnard, Évê­que de Bel­ley-Ars

source : http://catholique-belley-ars.fr/diocese/eveque-emerite/textes-de-mgr-bagnard/edito-som%C2%ADmes-nous-prets-a-assu%C2%ADmer-no%C2%ADtre-dif%C2%ADfe%C2%ADrence-chre%C2%ADtienne-10-septembre-2011/
images/icones/barbu2.gif  ( 839025 )Ce n'est pas du tout une "source". par Yves Daoudal (2017-11-26 16:33:53) 
[en réponse à 839014]

Soyons sérieux.
images/icones/neutre.gif  ( 839018 )Source par Candidus (2017-11-26 15:48:51) 
[en réponse à 839012]

J'ai trouvé cette citation en italien sur le site Messainlatino.it dans le chapeau de l'article Card. Sarah e la decadenza del Cristianesimo. Il semblerait que cette citation soit extraite de l'ouvrage du Cardinal Sarah, La force du silence.

Ne connaissant pas l'allemand et ne disposant pas d'une traduction du livre de Feuerbach, je n'ai pas pu vérifier l'exactitude de la citation, mais si elle est extrait du livre du Cardinal, je pense qu'on peut lui faire confiance.
images/icones/barbu2.gif  ( 839024 )Franchement... par Yves Daoudal (2017-11-26 16:32:04) 
[en réponse à 839018]

Ce n'est pas une "source"...

Il se trouve que j'ai lu "La force du silence" avec une très grande attention, en prenant des notes, et cette "citation" m'aurait frappé. Votre "source" ne dit pas du tout que la "citation" vienne de ce livre.
images/icones/livre.gif  ( 839081 )"Le problème avec les citations sur internet... par Turlure (2017-11-27 11:50:38) 
[en réponse à 839012]

est qu'elles circulent très rapidement sans que personne ne se donne la peine de vérifier leur authenticité" François-René de Châteaubriand
images/icones/livre.gif  ( 839110 )Erreur commune… par Marquandier (2017-11-28 12:05:28) 
[en réponse à 839081]

Désolé, mais c’est une citation de Bossuet, comme chacun sait.
images/icones/iphone.jpg  ( 839111 )Il me semble pourtant bien par Vincent F (2017-11-28 12:45:36) 
[en réponse à 839110]

l’avoir lue chez Platon.
images/icones/neutre.gif  ( 839112 )L’avez-vous lue en Atlantide ? par Marquandier (2017-11-28 12:49:39) 
[en réponse à 839111]

Les écrits du reste du monde ne contiennent pas cette phrase…
images/icones/neutre.gif  ( 839017 )Des philosophes athées ont une vision juste par Mboo (2017-11-26 15:44:27) 
[en réponse à 839008]

Des philosophes athées ont très souvent une vision juste des vérités de la Foi chrétienne. Et quand on a une connaissance claire de la Foi chrétienne et qu'on n'a pas en même temps le don de la sagesse de Dieu on ne peut pas embrasser en vérité toute cette Foi, on va la falsifier ou la tronquer d'une façon ou d'une autre et pour ne pas "tricher" ainsi, certains préfèrent être athée.

Une autre citation de ce philosophe à méditer profondément :

"Pour une âme qui aime Dieu véritablement, l'amour pour une femme est une impossibilité - un adultère."
(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / L'Essence du christianisme)


images/icones/1d.gif  ( 839020 )Voilà matière à décanoniser par Rémi (2017-11-26 16:04:06) 
[en réponse à 839017]

et dépeupler le Paradis, saints Louis et Zélie, le bienheureux Charles et bientôt Zita, sans même réfléchir plus et pour ne parler que de couples ensemble au Ciel.

Oh ... attendez ... Saint Joseph n'aimait pas sa très sainte femme, peut-être ?


V'là que vous méditez Feuerbach, vous ...
images/icones/barbu2.gif  ( 839021 )Et saint Paul par Rémi (2017-11-26 16:07:57) 
[en réponse à 839020]

qui ne lisait pas les philosophes athées, le pauvre homme ...



Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle ...

images/icones/neutre.gif  ( 839030 )La confusion due à la pauvreté de la langue française par Mboo (2017-11-26 17:37:51) 
[en réponse à 839021]

Dans la langue française il n' y pas un verbe qui signifie aimer de l'amour de charité
Saint Paul parlait de l'amour de charité et non de l'amour de concupiscence, pour preuve le même saint Paul conseil aussi ceux qui ont une femme d'être comme s'ils n'en avaient pas. Ce philosophe parlait de l'amour de concupiscence!
Quand on dit dans le langage courant qu'un homme aime une femme, il s'agit de l'amour de concupiscence (pris dans son sens large)
images/icones/neutre.gif  ( 839034 )Aimez votre prochain, comme vous même par Ritter (2017-11-26 19:21:45) 
[en réponse à 839030]

D'après vous cela signifie quoi?

"Dans la langue française il n' y pas un verbe qui signifie aimer de l'amour de charité"

clic

Aimer une femme amour de concupiscence rajoutez-vous?
Aimer sa mère, la Sainte Vierge.

Mboo, constatez donc, l'état des nations qui ont parlé le français, et maintenant parlent l'anglais...

Pourquoi veulent-ils avec autant d'insistance détruire notre langue?

A vous de donner au verbe aimer le sens que vous désirez, mais ne succombez pas trop à l'influence anglaise.

Certainement qu'avec des gens comme Neuwirth et Veil, ou DSK, on donne au verbe aimer un autre sens.

images/icones/1a.gif  ( 839038 )Donc par Rémi (2017-11-26 19:42:20) 
[en réponse à 839030]

pour une âme qui aime Dieu véritablement, l'amour pour une femme n'est ni une impossibilité, ni un adultère. Ce qui n'était même pas à démontrer. Du moment que c'est la sienne qu'on aime, s'entend.

Je passe sur la pauvreté de la langue française, très amusant, merci, et placer "concupiscence" par exemple n'est pas toujours évident. J'essaierai demain au boulot.
images/icones/hein.gif  ( 839041 )Vous êtes dans la confusion par Mboo (2017-11-26 20:08:02) 
[en réponse à 839038]

Le commandement de la charité désigne l'amour surnaturelle, l'amour de Dieu, et non l'amour de la créature appelé encore amour de concupiscence. La concupiscence dans son sens large consiste à rechercher sa joie son bonheur essentiellement dans l'amour de la créature en opposition à la charité qui cherche sa joie et son bonheur essentiellement dans l'amour de Dieu. Donc quand on recherche son bonheur dans l'amour qu'on a pour sa femme ou pour ses enfants c'est l'amour de concupiscence, ce n'est pas de cet amour dont st Paul parle quand il demande aux hommes d'aimer leur femme comme le Christ a aimé l'Eglise le christ n'a pas aimer l'Eglise d'un amour de concupiscence d'un amour naturel si vous voulez, mais d'un amour surnaturel.
Celui qui aime Dieu en vérité ne recherche plus son bonheur dans l'amour des créatures, ce qui fait sa joie ce n'est plus l'amour qu'il peut avoir pour une femme, ou pour ses enfants, sur ce point ce philosophe a mieux compris que beaucoup de chrétiens....
images/icones/musique.gif  ( 839045 )Probablement. par Rémi (2017-11-26 20:25:24) 
[en réponse à 839041]

Vos interlocuteurs, lorsque vous n'êtes pas d'accord avec eux, sont souvent dans la confusion, avez-vous remarqué ?


Bref, vous nous dites qu'on ne peut pas aimer sa femme d'un amour naturel, et ses enfants non plus ajoutez-vous, amour dont on ne voit pas qu'il exclue l'amour qui vient de Dieu, et aimer véritablement le Bon Dieu en même temps.

Et même que c'est adultère.

Et même qu'il faut les haïr littéralement, puisque c'est ce qui vous travaille aujourd'hui comme on le voit dans votre autre fil.



Dont acte, je vous laisse en compagnie de Feuerbach, avec qui vous avez "mieux compris que beaucoup de chrétiens..... " . Espérons pour vous que votre philosophe ne soit pas en Enfer.
images/icones/neutre.gif  ( 839048 )il ne faut pas prendre à la lettre par Mboo (2017-11-26 20:53:20) 
[en réponse à 839045]

il ne faut pas prendre à la lettre tout ce que ce philosophe a dit le terme "adultère" est une exagération mais dans le fond il ne contredit pas la vérité de ce que est l'amour de charité.
L'amour naturel envers les créatures n'est pas un péché, tant qu'il ne dépasse pas l'amour de Dieu, seulement c'est une route large et spacieuse qui conduit facilement au péché, d'où les conseils répétés de St Paul a plusieurs reprises de rester célibataire si on le peut. Pour Saint Paul le mariage est juste si on est incapable pour une raison ou une autre de rester célibataire.
Le danger de l'amour des créatures que je vois personnellement, est qu'on n'a pas une alarme qui peut nous alerté si il dépasse déjà l'amour de Dieu. Si un jour on fait fasse à une épreuve qui nous obligerait à renoncer à cet amour pour ne pas offenser Dieu qu'on se rendra compte à quelle degré on aura été corrompu par cet amour naturel, et on peut constater que les dégâts sont importants qu'on est donc incapable (ou qu'il est très difficile) de préférer Dieu à la créature qu'on aime.
Donc par prudence on nous conseille un détachement préventif, ainsi si on doit un jour se détacher effectivement pour faire la volonté de Dieu, on n'aura pas à lutter contre nos passions.
images/icones/neutre.gif  ( 839049 )Bon détachement préventif par Rémi (2017-11-26 20:57:12) 
[en réponse à 839048]

de vos proches, alors.
images/icones/neutre.gif  ( 839120 )Pourtant, le mariage a été élevé à la dignité de sacrement… par Marquandier (2017-11-28 15:03:48) 
[en réponse à 839030]

…mais pas l’amour charitable de moines vivant en communauté…


Ephésiens IV (Sacy, wikisource)
31 C’est pourquoi l’homme abandonnera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et de deux qu’ils étaient ils deviendront une même chair.
32 Ce sacrement est grand, dis-je, en Jésus-Christ et en l’Église.



Il y a quelque chose de particulier et d’unique dans le lien conjugal (naturel) qu’on ne retrouve pas dans d’autres expressions de l’amour, charitable ou non.

Enfin, pour une religion de l’incarnation, vouloir toujours opposer nature et grâce, amour humain et amour divin, naturel et surnaturel, me paraît excessif. C’est bien de les distinguer, mais nous ne sommes pas des anges, et la grâce suppose la nature.


L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête.

Pensées diverses III

images/icones/neutre.gif  ( 839125 )Le sacrement ne signifie pas absolument une excellence par Mboo (2017-11-28 15:23:52) 
[en réponse à 839120]

Il y a un sacrement pour les malades, mais cela ne signifie pas que l'état de malade doit être considéré comme particulièrement quelque chose d'excellent par rapport à l'état de santé. On donne le sacrement à celui qui se trouve dans un état de faiblesse particulier et à besoin d'un secours spécial de Dieu.
Ainsi le sacrement de mariage c'est pour ceux qui ne peuvent pas vaincre la concupiscence autrement et ont besoin d'un secours spécial de Dieu vu les obstacles et les dangers qu'on trouve sur ce chemin de sanctification, d'où un sacrement qu'il leur faut.
Mais s'il progresse dans la perfection, un homme marié finira par vivre "comme s'il n'avait pas de femme" ce n'est pas moi qui le dit c'est saint Paul.

Et Jésus lui même a dit que beaucoup ne comprennent pas que le mariage sous la nouvelle alliance qu'il a apporté n'est plus avantageux, mais uniquement ceux à qui il a donné de comprendre. Mais j'ai comme l'impression qu'il a donné de comprendre cela à ce philosophe, mais la quasi majorité des chrétiens du pape au chrétien lambda ne le comprenne plus! quel mystère...
images/icones/neutre.gif  ( 839126 )Ce n’est pas parce que le célibat est meilleur… par Marquandier (2017-11-28 15:33:11) 
[en réponse à 839125]

…que le mariage est mauvais. Le mariage est bon, pas excellent, mais il n’en demeure pas moins que Dieu n’ordonne pas le célibat. Il le conseille.
images/icones/neutre.gif  ( 839130 )je n'ai jamais dis que le mariage est mauvais... par Mboo (2017-11-28 15:40:58) 
[en réponse à 839126]

Je constate seulement que plus personne aujourd'hui dans les faits acceptent l'excellence du célibat, du pape au Chrétien lambda.
Depuis Jésus jusqu'au concile de Trente, tout enseignement sur le mariage rappelait toujours que le célibat devait être préféré.
Mais aujourd'hui, aucun enseignement officielle sur le mariage ne le rappel, on cache aujourd'hui cette vérité, pourquoi? on se lance dans une survalorisation du mariage en cachant tous les périls que cet état comporte par rapport au salut pourquoi?
images/icones/neutre.gif  ( 839132 )Parce que le mariage est attaqué… par Marquandier (2017-11-28 15:51:00) 
[en réponse à 839130]

…et que le mariage indissoluble est bien supérieur à ce qui est de nos jours banalisé et normalisé : la multiplicité des partenaires.


on se lance dans une survalorisation du mariage en cachant tous les périls que cet état comporte par rapport au salut pourquoi?



Le célibat comporte des périls au moins aussi grands au salut, surtout pour un célibat « dans le monde », où il risque de ne pas rester chaste.

Mais la vie monastique n’est pas particulièrement dépréciée, non ? Il faut arrêter de voir des complots anti-célibat partout.
images/icones/neutre.gif  ( 839133 )Pas du tout par Mboo (2017-11-28 16:01:02) 
[en réponse à 839132]

Le célibat dans le monde n'est pas plus dangereux que le mariage. Ce n'est pas parce-qu'on est marié qu'on ne sera plus attiré par les femmes qu'on croise, bien au contraire! et si étant célibataire on était incapable de se contenir vis à vis d'une femme qui nous attire, ce n'est pas le mariage qui va "guérir" comme par "magie" ce vice, bien au contraire je vous dis.
Et la simple fornication est moins grave que l'adultère, car l’adultérin en plus du péché intrinsèque d'impureté qu'il commet, met en péril le bien être de sa famille toute entière.
images/icones/neutre.gif  ( 839134 )Mais le célibat est un manque. par Marquandier (2017-11-28 16:14:27) 
[en réponse à 839133]

L’état naturel de l’homme nubile, dès avant la chute, est l’état conjugal.

Un célibataire sera peut-être autant tenté qu’un marié de commettre certains péchés, mais le célibataire doit encore lutter contre le désir naturel et légitime de fonder une famille, d’aimer son époux et d’être aimé par lui, d’avoir des enfants et de les élever etc.

Enfin, le célibataire, s’il fornique avec quelqu’un de marié à cause de son état, est bel et bien complice d’adultère, si vous voulez jouer à ce jeu-là.

Et Saint Paul recommande lui-même le mariage à certains, je n’invente rien :


I Corinthien VII (Sacy, wikisource)
9 S’ils sont trop faibles pour garder la continence, qu’ils se marient : car il vaut mieux se marier que de brûler.

images/icones/neutre.gif  ( 839135 )Conclusion : mariage recommandé pour les incontinents. par Marquandier (2017-11-28 16:16:16) 
[en réponse à 839134]

Contrairement à ce que vous affirmiez.
images/icones/neutre.gif  ( 839141 )L'expérience prouve le contraire par Mboo (2017-11-28 16:45:41) 
[en réponse à 839135]

Les hommes mariés ne sont pas les plus "continents" l'expérience de chacun le prouve si on est un peu honnête. Mais le mariage résout l'incontinence qu'on avait pour une personne, l'expérience humaine le prouve aussi pour peu que l'on soit un peu honnête.
Donc ce que Saint Paul a dit est vrais pour le manque de continence vis à vis d'une seule personne.
images/icones/neutre.gif  ( 839140 )Saint Paul parlait certainement de la continence vis à vis d'une personne par Mboo (2017-11-28 16:40:49) 
[en réponse à 839134]

Pour le paraphraser en utilisant un langage contemporain:

"Si tu es amoureux d'une femme et n'arrive pas à contenir ta passion pour elle, alors c'est mieux de l'épouser"

Le mariage est un remède contre la concupiscence qu'on a vis à vis d'une personne, mais pas contre la concupiscence en général, l'expérience humaine nous le montre clairement.

Les désirs d'avoir et d'aimer une femme, de fonder une famille etc sont bons, je n'ai jamais dis le contraire, mais en faisant le choix de renoncer à ces joies légitimes par amour pour Dieu, on à la promesse ferme du Christ qu'on sera beaucoup plus heureux sur cette terre (le centuple a t'il même précisé) et une couronne spéciale au Ciel.
On n'a aucune garantie de trouver le bonheur dans le mariage, c'est un "rêve". Alors que Jésus nous a fait la promesse d'avoir le centuple en cette vie si on renonce à femme et enfants pour lui et une couronne spéciale au Ciel.
Alors entre un bonheur incertain et éphémère (le mariage) et la promesse certaine du centuple de ce bonheur et éternel (le célibat pour Dieu) seul une faiblesse de l'intelligence (incapacité à croire à cette vérité) ou une faiblesse de la volonté (incapacité de vaincre la concupiscence autrement) peut justifier qu'on ne préfère pas le célibat au mariage.

Oui le mariage est la vocation naturel de l'homme en général, mais dans la Foi l'homme est appelé à tendre vers une vocation surnaturelle et non à s'endormir dans une vocation naturelle que même les paiëns partagent, voir même des animaux par "instincts"
images/icones/neutre.gif  ( 839145 )Oui, et détails. par Marquandier (2017-11-28 16:55:03) 
[en réponse à 839140]

Vous oubliez certains cas : le catéchumène peut déjà être marié, ou encore l’héritier d’un trône héréditaire a souvent le devoir impérieux de se marier.

Mais en règle générale il faut bien reconnaître que la faiblesse de l’intelligence et de la volonté est la condition ordinaire de l’homme.
images/icones/neutre.gif  ( 839481 )Mais n'est ce pas à l'Eglise d'éclairer? par Mboo (2017-12-02 11:23:20) 
[en réponse à 839145]

Si généralement les hommes ont une faiblesse de l'intelligence qui les empêchent de connaitre les vérités surnaturelles, n'est ce pas à l'Eglise de les éclairer?
seulement aujourd'hui l'Eglise semble ne plus dire toute la vérité sur la chasteté, il y a des omissions qui sont faites, et un tapage sur certaines vérités très relatives sont mis en avant.
Ainsi on ne rappelle plus que l'excellence c'est dans la continence pour le royaume, on encourage à la limite la recherche des joies du mariage en disant par exemple que c'est un avant goût des joies du Ciel ( écrit en plus dans le CEC.. alors que aucune joie du monde n'est ordonné aux joies du Ciel) sans rappeler que la perfection c'est dans le détachement vis à vis de ces joies, et que la recherche de la perfection est plus un acte de la prudence qu'un "appel" particulier, donc, devrait être suivit par tout chrétien.
Comme conséquence une jeune fille se marie, et avant d'avoir eu des enfants se voit imposer un divorce par son mari qui part fonder un autre foyer avec une autre femme. L'Eglise lui dit qu'elle doit vivre ainsi dans la solitude et sans faire d'enfant tant que son mari sera en vie! elle trouve alors avec raison que ce qu'on lui demande est à la limite "inhumain", bon heureusement que François à travers AL est venu rendre l'Eglise plus "miséricordieuse" vis à vis des cas pareilles. Pourtant si elle se trouvait dans une logique de renoncement des joies du mariage elle aurait vécu cette épreuve avec plus de sérénité.

En résumé le choix pastoral de l'Eglise dans ce domaine ne me semble pas du tout raisonnable...
images/icones/iphone.jpg  ( 839127 )Le premier commandement de Dieu à l’homme par Vincent F (2017-11-28 15:36:06) 
[en réponse à 839125]

« Soyez feconds ». (Genese 1,28)

Et ce AVANT le péché originel. Donc non le mariage ne peut pas être réduit à un pis aller pour ceux qui ne peuvent vaincre leur concupiscence.
images/icones/1a.gif  ( 839136 )Bien sûr. par Yves Daoudal (2017-11-28 16:16:18) 
[en réponse à 839127]

C'est pourquoi Jean-Paul II avait appelé le mariage le "sacrement primordial": c'est le seul qui fut institué dans le paradis de l'Origine.

Et saint Paul lui-même dans l'épître aux Ephésiens cite la Genèse quand il évoque le mariage: "C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et adhèrera à sa femme et ils seront deux en une seule chair." Parole d'Adam... avant la chute.
images/icones/1a.gif  ( 839143 )C'est une sorte de binité par Regnum Galliae (2017-11-28 16:50:54) 
[en réponse à 839136]

l'homme est créé à l'image de Dieu. Dieu est un en trois personnes. De même, mari et femme ne font plus qu'un, mais restent deux personnes. Si l'on ajoute à cela le fait que les époux chrétiens sont co-créateurs, on mesure toute la beauté du sacrement de mariage !

Cela dit, les laïcs forment la troupe, le clergé constitue le corps des officiers. Il y a une supériorité du clergé sur les laïcs.
images/icones/neutre.gif  ( 839187 )je crois que vous confondez célibat et clergé par Mboo (2017-11-28 19:07:52) 
[en réponse à 839143]

c'est l'état de célibat consacré à Dieu qui est supérieur au mariage et non la vocation de clergé...
Le célibat consacré peut être vécu aussi bien par un laïc que par quelqu'un qui se trouve dans les ordres..
images/icones/neutre.gif  ( 839488 )La co-création par Mboo (2017-12-02 14:19:19) 
[en réponse à 839143]

La "co-création" n'est pas le fait du sacrement du mariage, car même les "brutes", et dans une certaine mesure les animaux sont aussi "co-créateurs".
Lorsque Dieu a avait créé l'univers c'était "bon" parce-que ce n'était pas corrompu par le péché, ce qui fait dans le contexte de la corruption du péché où nous nous trouvons, seuls les "co-rédempteurs" présentent une beauté aux yeux de Dieu.
images/icones/neutre.gif  ( 839184 )Non et non par Mboo (2017-11-28 19:05:00) 
[en réponse à 839136]

Ce n'est pas dès l'origine qu'on a institué le SACREMENT de mariage, c'est Jésus qui a élevé au rang de sacrement l'institution du mariage, et comme j'ai dis cette "élévation" n'est pas nécessairement le signe d'une excellence..
images/icones/fleche2.gif  ( 839156 )Le mariage est une vocation par Ion (2017-11-28 17:53:34) 
[en réponse à 839125]

Cela n'avait jamais été, je crois, écrit aussi clairement et explicitement par le Magistère.

Le mariage est une vocation, en tant qu’il constitue une réponse à l’appel spécifique à vivre l’amour conjugal comme signe imparfait de l’amour entre le Christ et l’Église. Par conséquent, la décision de se marier et de fonder une famille doit être le fruit d’un discernement vocationnel. AL 72


Si St Jean-Paul II avait très souvent parlé de vocation en parlant du mariage (le terme vocation revient à de très nmbreuses reprises dans Familiaris Consortio), il n'avait pas été aussi explicite et clair que cet enseignement de AL.

Si Dieu fait cet appel, c'est que la voix à suivre, en y répondant, est la plus excellente qui soit pour la personne concernée

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 839163 )Nuance. par Marquandier (2017-11-28 18:05:40) 
[en réponse à 839156]

Le mariage est une vocation naturelle à laquelle tout le monde est appelé par nature. Les conseils évangéliques sont aussi pour tout le monde, d’ailleurs. Mais cela n’enlève rien au discernement toujours souhaitable.
images/icones/fleche2.gif  ( 839169 )Relisez précisément ... par Ion (2017-11-28 18:20:43) 
[en réponse à 839163]

... c'est plus qu'une vocation naturelle, et l'appel n'est ni que par nature, ni pour tout le monde : "le mariage est une vocation en tant qu’il constitue une réponse à l’appel spécifique à vivre l’amour conjugal comme signe imparfait de l’amour entre le Christ et l’Église".

Ion
images/icones/1a.gif  ( 839172 )avec des « en tant que »… par Marquandier (2017-11-28 18:23:15) 
[en réponse à 839169]

…on peut « haïr » et « aimer » ses parents simultanément, donc je ne préfère pas persévérer dans cette voie scabreuse…
images/icones/neutre.gif  ( 839483 )C'est une vocation "bizarre" je trouve... par Mboo (2017-12-02 13:16:08) 
[en réponse à 839156]

Considérer le mariage comme une vocation, un appel de Dieu, implique que ce n'est pas parce-qu'on est naturellement attiré par le mariage qu'on devrait nécessairement se marier.
Alors l'Eglise propose une année de discernement pour savoir si ceux qui veulent être prêtre ont vraiment cette vocation, il en est de même dans presque tous les instituts religieux. Pourquoi il n y a aucun cadre dans l'Eglise pour permettre à ceux qui veulent se marier de savoir s'ils ont effectivement cette vocation?
Pourquoi on parle simplement de "préparation au mariage" sans prévoir une séance de discernement à la vocation? on voit très couramment des gens qui sont "recalés" dans les séminaires ou dans les instituts religieux parce-que l'Eglise a discerné qu'ils n'ont pas la vocation. Peut on imaginer un tel scénario pour le mariage? avez vous déjà entendu l'Eglise refuser le sacrement de mariage pour "absence de vocation"?
Alors quelle est cette vocation où c'est chacun qui est libre de s'auto-déclaré en avoir? je trouve ça un peu bizarre..
images/icones/1p.gif  ( 839165 )Le mariage par Rémi (2017-11-28 18:13:13) 
[en réponse à 839125]

comme sacrement de guérison. Fascinant.


Ne voyez vous pas naturellement l'énormité du rapprochement que vous tentez quant à la destination des sacrements de mariage et des malades ?


"la quasi majorité des chrétiens du pape au chrétien lambda ne le comprennent plus ! " Heureusement nous avons d'enthousiastes néophytes qui comprennent, eux.


Je ne (ri)glose pas plus, Marquandier a déjà tout dit, en particulier en rappelant le rapport nature/grâce.
images/icones/neutre.gif  ( 839190 )Ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dis par Mboo (2017-11-28 19:13:11) 
[en réponse à 839165]

Tous les sacrements sont des instruments pour guérir l'homme soit du péché mortel là ce sont des sacrements des morts (baptême, pénitence), soit du péché véniel et des imperfections là ce sont les sacrements des vivants.

Alors oui pour votre gouverne le mariage est appelé encore "remède contre la concupiscence" cette expression n'est pas de moi mais de l'Eglise. Et un remède c'est pour guérir ou pour prévenir une maladie.
OK?
images/icones/1d.gif  ( 839200 )"OK" ?? par Rémi (2017-11-28 19:36:59) 
[en réponse à 839190]

Qu'est-ce donc qu'ensemble nous gardâmes ??
images/icones/neutre.gif  ( 839029 )Il s'agit d'abord d'une attitude intérieure par Mboo (2017-11-26 17:31:08) 
[en réponse à 839020]

D'abord ce philosophe parle de l'amour humain ou de l'amour de concupiscence ou pour utiliser un langage contemporain "d'être amoureux et d'en jouir", et non de l'amour de charité. Car le moteur de l'union matrimoniale entre un homme et une femme est la concupiscence (vue dans son sens large), même si dans le mariage on peut aimer de l'amour de charité.
Celui qui aime Dieu en vérité sera détaché de l'amour de concupiscence, et il s'agit plus d'un détachement intérieur que d'un détachement effectif, je vais y revenir mais d'abord restituons la vérité sur certain exemples que vous avez évoqués.
- Marie et Joseph étaient mariés mais c'était juste une couverture pour mener une vie religieuse à une époque et cela était impossible surtout pour une femme et un homme qui voulaient se consacrer à Dieu, aujourd'hui un tel mariage serait un mariage blanc, susceptible d'être reconnu comme invalide. Donc intérieurement Marie et Joseph ne s'aimait pas dans le sens de la concupiscence, ou pour utiliser un langage contemporain, ils ne s'aimaient "comme des amoureux", mais comme "frère et soeur" voilà.
- Zélie elle même a avoué à ses filles qu'elles auront une robe blanche au Ciel pendant que elle aura une robe rose. En vérité intérieurement elle avait voulu être comme ses filles, pour preuve elle et son époux ont voulu vivre comme "frère et soeur" et c'est par obéissance à leur directeur qu'ils ont "consommés" leur mariage.
- Martin lui même, alors qu'il était déjà veuf, a confessé à ses filles qu'il trouvait que la vie qu'il avait mené jusqu'à lors était indigne du Ciel, et demandait à Dieu la croix qui va lui faire mériter le Ciel. C'est alors qu'il a connu l'humiliation d'une maladie dégénérescente et que ses affaires ont capotés. Voilà la vérité, voilà l'épreuve qui a fait de Louis un saint et il l'a connu dans le veuvage et non dans le mariage, donc en réalité il c'est sanctifié dans le veuvage et non dans le mariage; mais l'église dans sa propagande "humaniste" cache cela...

Pour en revenir au détachement que ceux qui aiment Dieu en vérité ont. Cette citation de saint Paul, repris dans l’enseignement sur le mariage du catéchisme du concile de Trente , résume bien :
"Voici ce que je dis, frères, c'est que le temps est court; que désormais ceux qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas,… "
Donc celui qui aime Dieu en vérité, même si extérieurement il a une femme et possède des biens, intérieurement il en est détaché, il est comme un moine qui n'a ni femme, ni bien...
Le détachement intérieur est un conseil qui s'adresse à tous les chrétiens, le détachement effectif s'adresse uniquement à ceux qui ont été appelé à cela(comme les moines, les ermites, les religieux etc). Le détachement effective est soumis à la prudence, le détachement intérieur est un état que toute personnes qui aiment Dieu en vérité doit avoir.
En résumé, oui celui qui aime Dieu en vérité sera détaché de "l'amour" d'une femme, même si se détachement peut n'être que intérieur
images/icones/barbu2.gif  ( 839027 )Pour le coup par Yves Daoudal (2017-11-26 16:48:14) 
[en réponse à 839017]

il s'agit effectivement d'une citation de Feuerbach, dans le chapitre 18.

Il convient seulement de ne pas oublier qu'il s'agit du livre d'un auteur matérialiste athée qui vise à détruire la religion.

Feuerbach s'est marié quatre ans auparavant et il a deux enfants...
images/icones/1f.gif  ( 839073 )C'est le simplement le rêve maçonnique par Jean-Paul PARFU (2017-11-27 10:04:56) 
[en réponse à 839008]

Ce qu'écrit Feuerbach, car c'est bien de lui, est simplement le but des loges, but aujourd'hui accompli !
images/icones/1g.gif  ( 839108 )Naturalisation ou sécularisation du surnaturel par Jean-Paul PARFU (2017-11-28 10:59:16) 
[en réponse à 839008]

On pourrait parler de "neutralisation" de l'Eglise et du message évangélique.

C'est la chose la plus grave qui puisse arriver à l'Eglise : une Eglise qui ne cherche plus à évangéliser et à sauver les âmes pour l'Au-delà et l'éternité, et qui obtient le reste par surcroît, mais une Eglise dont le but est la concorde et le bien-être de tous sur la Terre, qui parle comme "le monde", sans tenir compte de sa mission réelle, du péché originel et plus largement de la vérité !

Ce faisant, sous l'apparence du bien et du raisonnable, elle trahit son fondateur et sa mission, elle devient au mieux une simple ONG, au pire elle s'accoquine en réalité, le plus souvent, avec les puissants du moment et contribue en fait à rendre les situations de détresse spirituelle et matérielle plus graves encore, c'est-à-dire sans plus aucune solution.