Une nouvelle église attendue puisque le site a dû faire face à une augmentation croissante de sa fréquentation (+ 50 % entre 2013 et 2016 NDLR). Un projet séduisant mais au coût exorbitant de 21 millions d’euros. Et dont le financement dépend essentiellement des dons de pèlerins et de grands donateurs.
« Le diocèse espérait que le projet pourrait être entièrement financé par ces dons. Or la crise économique a sans doute contraint les grands et moyens mécènes contactés par mon prédécesseur, à refuser leur contribution ou la limiter en deçà des sommes espérées », indique Mgr Malle.
J'avoue que l'esthétique du projet ne me plaisait guère.
« Une des punitions faites à Benoîte mérite d’être soulignée en nos temps d’œcuménisme. Elle portait un enfant au baptême à Remollon, où des huguenots [c’est-à-dire des protestants] lui demandent si elle croyait qu’ils se puissent sauver dans leur religion. “J’en laisse le jugement a Dieu !” répond-elle. La Vierge (...) l’en reprit, lui disant qu’elle avait trop eu de respect humain et qu’elle n’avait pas dit la vérité, car si elle eût dit que non, quelques-uns d’eux se seraient convertis, ce qu’ils n’ont point fait. En punition, elle ne la verrait d’un mois. » (R. de Labriolle, Benoîte la bergère de Notre-Dame du Laus, Gap, 1977, p. 120.)Un autre récit ajoute que “la pieuse bergère pleura longtemps cette faute” (J.-C. Richaud, Gap, 1895, p. 190).