Le Forum Catholique

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images/icones/ancre2.gif  ( 838319 )Messe devant la croix gammée par Paterculus (2017-11-11 20:24:24) 

Dans cette vidéo, à 4 mn 54 secondes : il y avait des aumôniers dans les armées du troisièmes Reich, en raison du concordat. Ils ont dû en avaler, des couleuvres !
La piété des fidèles sous ce régime anti-chrétien est remarquable.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 838328 )Un mot sur les aumôniers militaires en 14-18... par Père M. Mallet (2017-11-11 21:22:51) 
[en réponse à 838319]

J'ai dit un mot sur eux à l'occasion de la Messe d'aujourd'hui,
pour souligner leur courage (car quand le régiment montait à l'assaut, ils montaient avec les autres, mais sans armes, souvent en tant que brancardiers...) et leur utilité, y compris du point de vue naturel, de telle sorte que les colonels les appréciaient particulièrement, car ils "mettaient de l'huile dans les rouages".
Et cela moins de 10 ans après la loi de 1905 : il y a même eu le célèbre "télégramme Malvy" qui suspendait l'application de certaines dispositions de cette loi, qui devaient s'appliquer dans un délai de 10 ans.

Une anecdote me revient en mémoire : le Bx Père Brottier (C.S.Sp) était aumônier d'un régiment. A l'époque, les officiers avaient le prurit d'attaquer. Il faut dire que les écoles militaires avaient seriné depuis des décennies l'idée de l'attaque à outrance, parfaitement inadaptée dans ce contexte de guerre défensive, et très grande consommatrice de vies humaines. Et puis un certain nombre d'officiers avaient peut-être aussi le désir d'avoir leur nom cité à l'ordre de l'armée.

Des attaques furent donc décidées de manière absurde.
Et le Père Brottier vit ainsi arriver un jour des soldats complètement découragés : il y a l'ordre d'attaquer demain pour s'emparer d'une petite colline sans intérêt ("excellent point d'observation"), très bien défendue, on va tout y laisser notre vie, et on n'avancera pas d'un mètre.
Le Père va plaider avec insistance auprès des autorités.
Le lendemain, le colonel réunit le régiment et fait une déclaration solennelle :
l'ordre d'attaquer et maintenu, et en conséquence il devra être exécuté dès que les circonstances le permettront.
Cette dernière formule signifiait que l'attaque était renvoyée à des temps meilleurs, moyen pudique pour sauver la face.
Il a ainsi sauvé la vie de tout un régiment.


Après quelques semaines de repos en Suisse et une tentative de reconversion en moine trappiste à Lérins, que sa santé force à écourter, Daniel Brottier est nommé vicaire général, résidant en France, auprès de Mgr Jalabert, évêque de Dakar. Il a pour mission de lever les fonds nécessaires à la construction d'une cathédrale à Dakar, cathédrale dite du Souvenir-Africain, en mémoire des aventuriers et des militaires qui ont œuvré en Afrique.

Lorsque la guerre éclate, et bien qu'il soit exempté, Daniel Brottier se porte volontaire comme aumônier militaire. Il est rattaché au 26e division d'infanterie (France) le 26 août 1914 et œuvrera en Lorraine, dans la Somme, à Verdun et dans les Flandres.

Il passe l'intégralité de la guerre en première ligne sans pourtant jamais être blessé, un « miracle » qu'il attribue à sainte Thérèse de Lisieux. Cité cinq fois à l'ordre de l'Armée, dont la dernière le 29 juin 1918, il aura l'occasion de proposer à Clemenceau de fonder l'Union nationale des Combattants (« Unis comme au front ») après la guerre. Il est promu officier de la Légion d'honneur et a reçu la Croix de guerre.



images/icones/fleche3.gif  ( 838352 )le drapeau nazi par jejomau (2017-11-11 22:54:43) 
[en réponse à 838319]

était devenu le drapeau du Reich. Par conséquent, tout un chacun se devait de le servir. Pour un allemand quelconque, on peut penser que cela lui était normal comme cela pouvait être une couleuvre à avaler pour lui aussi... mais cet allemand le servait.

Nous ne devons pas confondre en revanche le SS et la Wermacht (ici en l'occurrence). Or ils servaient sous le même drapeau.

La Wermarcht est l'armée allemande régulière qui pré-existait au III° Reich déjà; c'est sur cet uniforme qu'on retrouve le ceinturon "Gott mit uns", devise des chevaliers teutoniques. Hitler s'en méfiait tellement que c'est pour cette raison qu'il a créé la SS et que par la suite elle a pris un ascendant pour mieux contrôler cette armée allemande. L'état d'esprit de la SS était radicalement différent. Leur Hymne commence par exemple ainsi : "le diable marche avec nous, etc.. ". Sur leurs uniformes, on distingue la tête de mort. Leurs chefs se réunissaient régulièrement pour des rencontres ésotériques complètement dingues.. Donc ceux qui entraient dans la SS faisait allégeance au führer de façon très particulière et ceci souvent très jeunes.
Mais la Wermacht était resté tellement hostile aux SS que c'est en son sein qu'on retrouve en 1944 les chefs militaires qui essaient de tuer Hitler avec une bombe.

Le peuple allemand, comme les alliés d'ailleurs après la guerre ne s'y trompe pas puisque si ceux-ci ont tout fait pour éradiquer le nazisme et les démons qui le servaient avec l'application de la "dénazification" à grande échelle, le ceinturon "Gott mit uns" est bel et bien resté sur l'uniforme allemand et ce ... jusqu'en 1960 ! Sans que cela soit alors considéré comme un symbole de l'armée nazie si honnie.

Il est probable dans cette vidéo que l'aumônier en question se trouvait dans un corps de l'armée régulière (la Wermarcht) composé ici de catholiques et qui, hélas mais dans l'obéissance, servait le drapeau que les autorités du pays avaient alors concocté

Ce qui signifie au passage que les allemands aussi se sont retrouvé pour beaucoup prisonniers d'un système qu'ils réprouvaient intérieurement mais qu'ils était obligés de servir. C'est le propre des systèmes totalitaires...

images/icones/fleche2.gif  ( 838354 )Wehrmacht par Quodvultdeus (2017-11-12 01:24:23) 
[en réponse à 838352]

Attention à l'orthographe ! Quatre fois vous écrivez "Wermacht" (sic). Ce ne peut donc pas être une simple faute de frappe.
Et puis Führer prend une majuscule (comme tous les substantifs en allemand).