Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 837968 )04/11 St Charles Borromée, évêque et confesseur, Sts Vital et Agricola, Martyrs par ami de la Miséricorde (2017-11-03 22:13:48) 



St Charles Borromée, évêque et confesseur

La Prière de Saint Charles Borromée « Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel » :

« Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel, comme vous la voyez toujours ; puisque Sa bonté suprême vous a commis le soin de mon âme, secourez-la sans cesse par sa grâce, éclairez-la dans ses ténèbres, consolez-la dans ses peines, échauffez-la dans ses froideurs, défendez-la dans ses tentations, gouvernez-la dans toute la suite de sa vie. Daignez prier avec moi ; et parce que mes prières sont froides et languissantes, embrasez-les du feu dont vous brûlez, et portez-les jusqu'au trône de Dieu pour les lui offrir. Faites par votre intercession que mon âme soit humble dans la prospérité et courageuse dans l'adversité ; qu'elle s'anime dans la ferveur de sa foi et par la joie de son espérance, et que, ne travaillant dans cet exil qu'à avancer vers sa céleste patrie, elle aspire de plus en plus, par les gémissements d'un ardent amour pour Jésus son Sauveur, à L'adorer éternellement, et à jouir enfin avec vous, dans la compagnie de tous les saints Anges, de cette gloire ineffable qu'Il possède dans tous les siècles. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr

Extraits d’une Homélie de saint Charles Borromée prononcée lors de son dernier synode

Nous sommes tous faibles, je le reconnais, mais le Seigneur Dieu nous a donné des moyens où nous pouvons facilement trouver du secours si nous le voulons.

Voici un prêtre qui voudrait mener la vie irréprochable à laquelle il se sait obligé, qui voudrait être chaste et avoir la conduite digne des anges qui lui convient; mais il ne se décide pas à employer les moyens voulus: le jeûne, la prière, la fuite des relations mauvaises, des familiarités nuisibles et dangereuses.

Cet autre, lorsqu'il entre au choeur pour la psalmodie ou lorsqu'il va célébrer la messe, se plaint de ce que mille pensées se présentent aussitôt à son esprit et le distraient de Dieu. Mais avant d'aller au choeur ou de célébrer la messe, qu’a-t-il fait à la sacristie, comment s'est-il préparé, quels moyens a-t-il pris pour maîtriser son attention?

Veux-tu que je t'enseigne comment progresser sans cesse de vertu en vertu et, si tu étais déjà attentif au choeur, comment tu pourras l'être davantage une autre fois pour que tes hommages plaisent à Dieu encore plus? Écoute-moi bien. Si un petit feu d'amour divin est déjà allumé en toi, ne le montre pas tout de suite, ne l'expose pas au vent; garde fermée la porte du four, pour ne pas laisser perdre la chaleur. Cela veut dire: fuis, autant que possible, les distractions, demeure recueilli en Dieu, évite les conversations frivoles. Tu as la charge de la prédication et de l'enseignement?

Etudie, applique-toi à tout ce qui est nécessaire pour bien exercer cette charge. Soucie-toi d'abord de prêcher par ta vie et tes moeurs; évite qu'en te voyant dire une chose et en faire une autre, les gens ne se moquent de tes paroles en hochant la tête. Tu as charge d'âmes? Ce n'est pas une raison pour négliger la charge de toi-même et pour te donner si généreusement aux autres qu'il ne reste plus rien de toi-même pour toi. Tu dois te souvenir des âmes dont tu es le supérieur, sans t'oublier toi-même.

Comprenez, mes frères, que rien n'est aussi nécessaire, pour des hommes d'Église, que l'oraison mentale qui doit précéder toutes nos actions, les accompagner et les suivre. Je chanterai, dit le Prophète, et je serai attentif. Si tu administres les sacrements, mon frère, pense à ce que tu fais; si tu célèbres la messe, pense à ce que tu offres; si tu psalmodies au choeur, réfléchis à qui tu parles et à ce que tu dis; si tu diriges les âmes, songe au sang qui les a lavées.

Faîtes tout avec amour. C'est ainsi que nous pourrons vaincre facilement les innombrables difficultés que nous rencontrons nécessairement chaque jour. du fait de notre position. C'est ainsi que nous aurons la force d'engendrer le Christ en nous et chez les autres. Et souvenez-vous des paroles de l’Écriture:

– Ceux qui sèment dans les larmes, moissonnent en chantant.

– Qui sème dans sa chair moissonnera de sa chair la destruction.

– Qui sème dans l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle.

– La chair ne sert de rien, c'est l'Esprit qui vivifie.

Source : voiemystique.free.fr



Mémoire de Sts Vital et Agricola, Martyrs

diocèse de Nancy et Toul : St Charles Borromée, patron du clergé diocésain, messe propre
images/icones/marie.gif  ( 837969 )Dialogue du réconfort dans les tribulations St Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-11-03 22:16:57) 
[en réponse à 837968]

XXV. PEINES ÉTERNELLES DE L'ENFER ET DOULEUR PASSAGÈRE DE LA MORT

Mais à quoi bon cette comparaison entre la mort naturelle et la mort violente ? Cela ne nous aide pas à y voir plus clair dans notre sujet. Sans doute, celui qui renie la foi du Christ, tant il craint une mort violente, risque de trouver sa mort naturelle infiniment plus violente et plus épouvantable car cette mort dite naturelle est inextricablement mêlée à la douleur sans fin qui la suivra ; il n'y aura pas un instant entre l'une et l'autre, la fin de l'une sera le commencement de l'autre, qui ne finira jamais.

Ce n'est pas sans raison que le Christ nous donna l'avertissement que saint Luc rapporte dans son chapitre douzième : « Je vous le dis à vous qui êtes mes amis, ne soyez pas effrayés par ceux qui tuent le corps et ne peuvent pas faire plus, mais je vais vous dire qui vous devez craindre : craignez celui qui après avoir tué a le pouvoir de jeter dans le feu éternel. Aussi je vous le dis, celui-là, craignez-le » (Lc., 12, 4-5). Jésus ne veut pas dire ici que nous ne devons avoir aucune peur des hommes qui ne peuvent que tuer notre corps, mais il veut nous faire comprendre que nous ne devons pas craindre un homme à tel point que nous en arrivions à déplaire à celui qui peut tuer notre corps et aussi notre âme et nous plonger dans la mort éternelle. C'est pour cela qu'il répète à la fin de son propos : « Je vous le dis, c'est lui que vous devez craindre ».

Oh ! mon Dieu, mon neveu, je ne doute pas que si nous voulions peser ces paroles, nous en bien pénétrer, les méditer souvent, nous mépriserions les menaces des Turcs, et nous ne nous en soucierions guère. Nous préférerions endurer toutes les peines que le monde pourrait nous faire supporter pendant le court temps que nous passons sur terre plutôt que, par crainte de ces peines (qui ne sont ni si atroces, ni surtout éternelles), nous jeter dans les tourments de l'enfer mille fois plus intolérables et qui ne finiront jamais. C'est une mort terrible que celle qui dure éternellement, car l'Écriture dit : « Ils appelleront la mort et la mort les fuira » (Ap., 9, 6).

Ô Seigneur, si l'un de ceux-là pouvait maintenant choisir entre l'une et l'autre mort, il souffrirait plutôt pendant toute une année le trépas le plus horrible que tous les Turcs de Turquie pourraient imaginer, plutôt que d'endurer pendant une minute la mort qu'ils subissent à présent. Ceux qui tombent dans cette folie sont des gens sans foi, ou des gens dont la foi est faible. Pour s'épargner une douleur qui ne peut être aussi violente, ni d'aussi longue durée, ils se vont jeter dans des tourments horribles qu'ils savent ne devoir jamais finir.

On ne pense pas assez à cela, mon neveu, on n'y attache pas assez d'importance. Il me semble, sur ma foi, que si nous avions la grâce d'y croire, d'y penser souvent, la crainte de la persécution des Turcs avec tout ce que le démon de midi serait capable d'inventer pour que nous renoncions à notre foi ne serait pas capable de nous faire changer d'avis.

VINCENT : Par ma foi, mon oncle, je crois que vous avez raison. Si nous pensions souvent aux peines de l'enfer (mais nous répugnons tant à le faire, préférant nous réfugier dans des passe-temps puérils pour écarter ces sombres pensées) cela suffirait, semble-t-il, à faire de plusieurs d'entre nous des martyrs. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/union-jack.png  ( 838182 )Vu sur le blog de Fr.Z par zejack (2017-11-09 17:03:59) 
[en réponse à 837968]

Vu sur le blog de Fr. Zuhlsdorf : un tableau saisissant montrant Saint Pie V et Saint Charles Borromée combattant les erreurs du protestantisme et de l'islamisme avec le soutien du Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie.

http://wdtprs.com/blog/2017/11/beautiful-new-painting-st-pius-v-and-st-charles-borromeo-defending-catholicism-against-islam-and-the-protestant-heresy/