
( 837903 )
Comment Luther a-t-il pu passer à côté ... par Louisneuf (2017-11-02 17:12:56)
... de ce passage de l'Evangile selon St Matthieu 25,31-46 :
" En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Le Christ parle bien des oeuvres de charité.
Et dire que le Pape François qui fait l'éloge de Luther ...

( 837904 )
Luther fut un vrai monstre par jejomau (2017-11-02 17:30:33)
[en réponse à 837903]
Quand on sait qu'il était bigame...
Mais c'est aussi du fait de sa servilité envers l'électeur de Saxe Frédéric III le Sage qu'il permet la mise à mort de 100 000 paysans pendant la guerre des Paysans allemands (1524-1525), révolte provoquée par la misère. Luther justifie ceci car pour lui se révolter contre son souverain équivaut à se révolter contre Dieu lui-même : Dieu a donné à certains le « privilège » de gouverner et, même quand ils se révèlent injustes, Dieu n'a pu se tromper. Si le peuple est gouverné par un souverain cruel, il s'agit d'une punition divine.
On est loin de l'image à l'eau de rose qu'on essaie de nous faire avaler !

( 837909 )
Ce passage me fascine par Eti Lène (2017-11-02 19:13:18)
[en réponse à 837903]
Car au fond quand Notre Seigneur parle aux justes c'est Lui qui "a tort" et ce sont les justes qui ont raison. Sainte Thérèse de l Enfant Jésus ne dit pas autre chose quand elle dit qu'elle arrivera les mains au ciel. Mais l'amour de Dieu est tel pour nous qu'au fond Il nous donne ce que Lui même s'est donné à travers nous.
Le Bon Dieu force l'admiration car Il nous laisse L offenser mais c'est pour nous élever encore plus que si nous n'avions pas péché.
Pour revenir à Luther celui-ci a simplement appliqué ce qu'il a vécu spirituellement comme tentation et ne prenant pas au vol l'épreuve qui lui etait donnée pour progresser son orgueil a fait le reste. L Épître de saint Jacques où il est dit que "la foi sans les oeuvres est morte" n'est pas bien considérée par Luther. Il sappuie sur st Paul lorsque ce dernier dit que le salut vient de la foi mais ne veut pas voir en appliquant ce qu'il a vécu que le combat spirituel passe par la confession les chutes la confession. Le Concile de Trente affirme qu'il n'est pas possible à l'homme de ne pas pécher et c'est la condition d'être humain que le salut de Dieu n'a pas enlevé car en suivant le Christ le salut est encore plus beau que si le péché n'avait pas existé. Et cela Luther n'a pas voulu le voir car il s'est plus cherché lui-même que Dieu.