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images/icones/marie.gif  ( 837795 )8ème jour de la Neuvaine pour le soulagement des âmes du Purgatoire par ami de la Miséricorde (2017-10-30 22:54:02) 



Neuvaine pour le soulagement des Âmes du Purgatoire

Du 24 octobre au 1er novembre

Prière préparatoire

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. (100 j. d'ind. ; en pre­nant de l'eau bénite : 300 j.).

Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus ! (300 j. d'ind.).

Notre-Dame du Sacré-Cœur, priez pour nous. (300 j. d'ind.).

Ô Jésus, dont les mérites et l'amour sont infinis, nous venons vous prier pour des âmes qui vous aiment, et que vous aimez. Si vous les punissez avec justice pour les rendre dignes de vous posséder, vous souhaitez que nous implorions en leur faveur votre Miséricorde. Écoutez favorablement les prières que nous vous adressons pour elles. Ne les laissez pas plus longtemps privées de votre présence, ô aimable Jésus. Elles sont chères à votre Cœur, et c'est par ce même Cœur que nous vous prions de les mettre en possession du bonheur qu'elles désirent uniquement, et que vous leur avez mérité par l'effusion de votre Sang précieux - Ainsi soit-il.

(Aux fidèles, qui font une neuvaine de prières pour les défunts, est accordée : une ind. de 3 ans, chaque jour de la neuvaine ; une ind. plénière, aux conditions ordinaires, au terme de la neuvaine).

8ème jour de la Neuvaine

LA COMMUNION DES SAINTS

Quelle vérité magnifique et consolante que celle de la communion des saints ! Quel superbe tableau que celui où nous voyons le monde qui combat présenter une main secourable au monde qui souffre, et saisir de l'autre celle du monde qui triomphe. Je crois la sainte Église une, ici-bas, au purgatoire, au ciel.

Or, si un membre souffre, tous les autres ne doivent-ils pas venir à son aide ? Oui, nous le devons à Dieu, qui aime les âmes du purgatoire comme ses épouses bien-aimées. Il désire vive­ment leur ouvrir les portes du ciel, mais la justice s'y oppose. Il se tourne vers nous, et nous supplie de satisfaire pour elles. Nous le devons à ces pau­vres exilées. Souvent, c'est un devoir de justice qui nous est imposé, mais il y aura toujours la raison de charité, la raison de la compassion que nous nous devons les uns aux autres.

Il y a dans le purgatoire des âmes délaissées, des âmes abandonnées de leurs parents, de leurs amis, et aux­quelles personne ne pense. Oui, quel­que part qu'elles regardent, elles ne rencontrent partout que l'oubli, le dé­laissement ! L'oubli sur toute leur vie qu'aucune parole ne rappelle plus ; l'oubli sur leur nom que personne déjà ne prononce plus ; l'oubli sur leur tombeau, qui ne reçoit ni visite, ni prières ; l'oubli sur leur mort, qu'on ne pleure plus, et sur leurs souffrances d'outre-tombe, que personne ne cher­che à tempérer ; l'oubli partout et tou­jours. Que cet isolement doit ajouter à leurs peines ! Elles peuvent s'appro­prier les paroles du Prophète : Je suis devenu comme un vase brisé (Ps. 30) qu'on laisse de côté et auquel personne ne pense plus.


PRATIQUE : Le Trentain Grégorien. -
Un jour que saint Grégoire le Grand, dans son ardente charité pour les Âmes du Purgatoire, se lamentait de ce qu'après sa mort il ne pourrait plus rien faire pour elles, il eut cette réponse du Christ : « Mon ami, je veux bien, à cause de toi, accorder un privilège, qui sera unique : c'est que toute Âme du Purgatoire, pour laquelle seront offertes trente messes en ton honneur et sans interruption, sera immédiatement délivrée, quelle que soit sa dette envers moi ».

Ce privilège, confirmé du reste par les faits, a donné naissance à la pratique du trentain grégorien, consistant dans une série de trente messes, dites trente jours consé­cutifs pour une âme du purgatoire, qu'on aura eu soin de spécifier : tel parent, tel ami, l'âme la plus souffrante, la plus dé­laissée...

Cette pratique a été encouragée et approu­vée par l’Église. « La confiance des fidèles, dit une réponse de la S. C. des Indulgences datant de 1884, regardant la célébration des trente messes en vertu du bon plaisir et de l'acceptation de la divine miséricorde, pour délivrer une âme du purgatoire, est pieuse, approuvée et fondée en raison ».

Pour hâter la délivrance de ses chers enfants du pur et saint royaume de la souf­france, Dieu, par le trentain, met entre nos mains un moyen d'une souveraine efficacité et nous invite à en user. Faisant écho à cette exquise bonté de Père, quand nous pleurons un être cher, ayons à cœur, pour le secourir, de recourir à cette pieuse et si efficace pra­tique.

Source : Chemin d'amour vers le Père