Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 837792 )De la Férie et Avant 1955 : Vigile de la fête de tous les Sts par ami de la Miséricorde (2017-10-30 22:47:25) 



De la férie

Messe du 21ème Dimanche après la Pentecôte

De la Ste Vierge au samedi

Avant 1955 : Vigile de la fête de tous les Sts

Diocèse de St-Dié : Ste Modeste, vierge
images/icones/marie.gif  ( 837793 )Dialogue du réconfort dans les tribulations St Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-10-30 22:48:55) 
[en réponse à 837792]

XXIV. DE LA MORT PÉNIBLE QU'IL FAUT SUBIR À CAUSE DE LA PERSÉCUTION DES TURCS

VINCENT : Mon oncle, si nous continuons à considérer la foi comme essentielle à tout réconfort, je ne puis trouver aucun argument pour réfuter ce que vous venez de dire.

Pourtant, je me souviens d'une fable d'Esope. « Un grand cerf avait fui devant une petite chienne qui l'avait chassé si longtemps qu'à la fin elle avait perdu sa trace. Lui, espérait qu'elle avait renoncé. Il rencontra un autre cerf et lui fit part de son hésitation : devait-il continuer à fuir ou rebrousser chemin et combattre ? Le deuxième cerf conseille de ne plus fuir, de peur que la chienne ne le retrouve et qu'à ce moment, épuisé, il n'ait plus la force de lutter et se fasse tuer. Tandis que s'il se retourne vers elle maintenant, il ne court aucun danger. « Le chasseur est loin derrière elle, dit-il, et elle-même n'est qu'une petite bête, vous êtes deux fois comme elle, vous l'aurez déchirée de vos bois avant même qu'elle vous ait donné dix coups de dents. » « Par ma foi, dit le premier cerf, votre conseil me plaît, et il me semble que vous avez raison. Mais je crains que, quand j'entendrai cette maudite chienne aboyer, le coeur me manquera. Voulez-vous m'accompagner ? Il me semble qu'à nous deux nous résisterons mieux à cette lice. » L'autre accepta et les voilà partis. Mais la chienne retrouva bientôt la trace et arriva avec force aboiements, ce qu'entendant nos deux cerfs prirent la fuite... »

Il me semble, mon oncle, que la même chose m'arriverait, à moi et à bien d'autres. Nous avons beau nous raisonner, prendre la résolution de faire comme vous dites et même croire fermement que nous agirons de telle ou de telle manière, dès que nous entendrons les Turcs, ces chiens de l'enfer, aboyer, hurler contre nous, le coeur nous manquera et nous fuirons.

ANTOINE : À l'époque dont parle Esope, les cerfs et autres animaux avaient peut-être le langage et même un certain raisonnement, pourtant jamais ils n'eurent le pouvoir de se diriger par la raison. En toute bonne foi, mon cher neveu, il me semble que sans le secours de la grâce, le raisonnement des hommes n'irait guère plus loin. Mais si nous demandons la grâce, Dieu est toujours prêt à nous l'accorder ; il est prêt à nous la conserver, à la faire se développer en nous. C'est pourquoi, Notre-Seigneur nous demande par la bouche du prophète de ne pas nous conduire comme des bêtes : « Ne soyez pas comme le cheval ou le mulet, privés d'intelligence » (Ps., 32, 9). Cher neveu, ne doutons pas que si nous nous appliquons à rassembler notre courage, contre de telles persécutions, si nous prenons de bonnes résolutions, si nous nous les enfonçons bien dans le coeur, et ne les arrachons jamais, si nous ne les étouffons pas dans des vanités humaines, Dieu les fera fructifier en nous, et nous y puiserons la force nécessaire. De la sorte nous ne serons pas assez lâches pour renier Notre-Seigneur, perdre notre salut et nous précipiter dans l'enfer éternel, par crainte d'une mort qui, pour pénible et douloureuse qu'elle soit, n'en est pas moins momentanée (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde