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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 837179 )19/10 St Pierre d’Alcantara, confesseur par ami de la Miséricorde (2017-10-19 00:32:41) 




St Pierre d’Alcantara, confesseur

Prêtre

Pierre naquit à Alcantara (Espagne) en 1499, de parents appartenant à la noblesse.
Suivant l'Evangile, il distribua tous ses biens en aumônes et entra à seize ans dans l'ordre séraphique de Saint François.
Il mena une vie très austère observant la règle primitive franciscaine.
Il mourut en 1562 et apparut à Sainte Thérèse d'Avila et lui dit : " O bienheureuse pénitence, qui m'a valu une si grande gloire !
" L'intercession de ce saint est toute puissante, dit Sainte Thérèse d'Avila.
( Missel vespéral romain, Desclée de Brouwer, 1937)

Il est le saint Protecteur des gardiens de nuit.
Son prénom vient du latin qui signifie "pierre ou roc".

Biographie de Saint Pierre d'Alcantara

De la préparation requise avant l'oraison de St Pierre d'Alcantara.

Saint Pierre dAlcantara, guide spirituel de sainte Thérèse d'Avila, principal promoteur de sa Réforme.

Les neuf choses qui nous aident à acquérir la dévotion de St Pierre d'Alcantara.

Les choses qui nous aident à acquérir la dévotion sont en grand nombre ; nous n'en signalerons que neuf.

La première, et l'une des plus importantes, c'est d'embrasser ces saints exercices avec beaucoup de résolution et de courage, avec un cœur déterminé et préparé à tout ce qui sera nécessaire pour acquérir cette précieuse perle, quelque ardu et difficile que cela soit. Il n'y a point de grande chose en ce monde qui ne soit difficile, et celle-ci est du nombre, du moins dans les commencements.

La deuxième, c'est de préserver le cœur de toutes sortes de pensées vaines et inutiles, de toute affection et de tout attachement étranger, de tous les troubles et de tous les mouvements passionnés ; car il est clair que chacune de ces choses empêche la dévotion, et qu'il n'est pas moins nécessaire d'accorder le cœur avant de prier, que le luth avant de le toucher.

La troisième, c'est la garde des sens, spécialement des yeux, des oreilles et de la langue, parce que, par la langue le cœur se dissipe, et par les yeux et les oreilles il se remplit de divers objets et de diverses images qui troublent la paix et le repos de l'âme. C'est pourquoi l'on dit avec raison que le contemplatif doit être sourd, aveugle et muet, parce que moins il se répand au dehors, plus il sera recueilli au dedans de lui-même.

La quatrième, c'est la solitude, parce que, non-seulement elle retranche, pour les sens et le cœur, les occasions des distractions et celles des péchés, mais encore parce qu'elle convie l'homme à demeurer au dedans de lui, à entrer avec Dieu et avec lui-même dans son intérieur ; ce à quoi il se sent porté par la nature même de l'endroit solitaire où il est, lequel n'admet point d'autre compagnie que celle-là.

La cinquième, c'est la lecture des livres spirituels et dévots. Ils donnent des sujets de considération, ils recueillent le cœur, ils réveillent la dévotion, et font que l'homme pense avec plaisir à ce qu'il a le plus goûté dans une lecture ; car ce qui se représente avant tout à la mémoire, c'est toujours ce qui abonde dans le cœur.

La sixième, c'est le souvenir continuel de Dieu, le soin de marcher toujours en sa présence, et l'usage de ces courtes oraisons que saint Augustin appelle jaculatoires. Ces oraisons gardent la maison du cœur et conservent la chaleur de la dévotion, dans le sens où nous l'avons dit plus haut ; et ainsi l'homme se trouve prêt, à toute heure, à entrer en oraison. C'est là un des principaux documents de la vie spirituelle, et un des plus puissants remèdes pour ceux qui n'ont ni temps ni endroit favorable pour faire oraison. Celui qui sera toujours fidèle à cette pratique, avancera beaucoup en peu de temps.

La septième est l'assiduité et la persévérance dans les bons exercices, aux endroits et aux temps marqués pour cela, principalement la nuit ou le matin, qui sont les temps les plus convenables pour l'oraison, comme toute l'Écriture nous l'enseigne.

La huitième, ce sont les austérités et les abstinences corporelles, la table pauvre, le lit dur, le cilice et la discipline, et autres mortifications de ce genre. Car, de même que toutes ces choses sont inspirées par un principe de dévotion, de même aussi elles fortifient, elles conservent et elles fécondent la racine d'où elles naissent.

La neuvième, ce sont les œuvres de Miséricorde. Elles nous donnent de la confiance pour paraître devant Dieu : comme elles joignent quelques petits services à nos oraisons, celles-ci ne peuvent plus s'appeler de simples demandes sèches ; et elles méritent que la prière qui part d'un cœur Miséricordieux soit Miséricordieusement entendue.

Source : livres-mystiques.com
images/icones/marie.gif  ( 837180 )Dialogue du réconfort dans les tribulations St Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-10-19 00:35:17) 
[en réponse à 837179]

XX. DE L'EMPRISONNEMENT (SUITE)

(...)ANTOINE : Mon cher neveu, j'ai dit, il me semble, que je tenterais de vous montrer que, dans cette vaste prison qu'est le monde où nous vivons, les gens sont traités si durement, si cruellement, ils sont tellement rompus, brisés, que, si nous y réfléchissions, nous nous indignerions tout autant contre ces mauvais traitements que contre ceux des prisons ordinaires.

VINCENT : Oui, mon oncle, vous m'avez promis de me le prouver.

ANTOINE : Non, cher neveu, je ne me suis pas tant avancé. Mais j'ai dit que je m'y efforcerais, et que, si je n'y réussissais pas, j'abandonnerais la partie. Je ne pense pas, toutefois, en être réduit à une telle extrémité. La chose me paraît simple.

Dites-vous bien, mon cher neveu, que Dieu est non seulement le Roi du monde, mais aussi le principal geôlier de cette vaste prison, ayant sous ses ordres non seulement les anges, mais aussi les démons. Je suppose que, jusqu'ici, vous êtes d'accord avec moi.

VINCENT : Certainement.

ANTOINE : Supposez qu'on mette un homme en prison, simplement pour l'enfermer, car il n'y a contre lui aucune charge grave ; son gardien, s'il est bon et honnête, ne se montrera pas assez cruel pour le faire souffrir par pure malice, ni assez cupide pour le forcer à demander à ses amis pour un sou de confort. Si la prison est assez sûre pour que le prisonnier ne s'en puisse évader ou si l'évasion n'apportait que des souffrances supplémentaires, le geôlier n'infligera pas à son prisonnier ces tourments qui nous font tant redouter l'emprisonnement. Mais si l'endroit n'offre aucune sécurité, le gardien sera impitoyable ; si le prisonnier est difficile, s'il se bat avec ses compagnons, s'il joue de mauvais tours, alors le gardien le punira en lui faisant subir les mauvais traitements que vous avez évoqués.

Mais, mon cher neveu, Dieu, le principal gardien de cette immense geôle, n'est ni cruel, ni cupide. Et cette prison est si sûre, si intelligemment bâtie que, sans qu'elle soit entourée d'aucun mur, nous savons que nous ne pourrons jamais nous en évader, si loin que nous allions. Dieu n'a nul besoin de nous enchaîner ; il nous laisse aller et venir, aussi longtemps qu'il lui plaît de nous laisser du répit.

Et c'est à cause de cette faveur temporaire que nous devenons si libertins et que nous oublions où nous sommes. Nous nous prenons pour des seigneurs, alors que nous ne sommes que de pauvres détenus, car en vérité, cette terre est notre prison. Nous nous en attribuons des parties, par des arrangements pris entre nous, ou bien par fraude et par violence. Nous ne l'appelons pas notre prison, nous l'appelons notre pays, notre patrie. Nous y bâtissons, nous l'ornons, nous l'embellissons, on y fait du commerce, on s'y querelle, on s'y bat, on y joue aux cartes et aux dés, on y fait de la musique, on s'y amuse, on y chante et on y danse. Il faut dire aussi que plus d'un homme ayant la réputation d'être honnête se réserve d'être en secret un redoutable gredin. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 837186 )Ode aux Saints Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande par gégé81 (2017-10-19 08:30:59) 
[en réponse à 837179]

Saints Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande (fête: le 19 Octobre)

Martyrs à Ossernenon (aujourd’hui Auriesville, Etat de New York), 1642-1646




Ils sont venus d’Anjou, de Dieppe, d’Orléans
Pour planter la Croix sur un nouveau continent.
Ni la houleuse mer, ni les rudes hivers,
Ne les firent ployer, ni ne les dissuadèrent
D’accomplir leur mission en terre d’Amérique
Et de verser leur sang au nom du Fils unique.

Le Père Isaac Jogues, avec vingt Hurons,
Voyageait en canot tout près de Trois-Rivières.
Hélas ! Un groupe d’Iroquois les capturèrent.
Le brave Jésuite, fidèle à sa mission,
Refusa de suivre les fuyards dans les bois :
Avec René Goupil, il embrassa la croix.

Tels des chiens enragés, les Iroquois se ruent
Sur les deux prisonniers, et puis à pleines dents
Leur arrachent ongles et doigts cruellement,
Les battent et les jettent sur la terre nue.

Tous deux sont réduits en un cruel esclavage,
Sans que leur zèle ne s’en trouve diminué,
Soignant et baptisant ennemis et sauvages,
Ne craignant point d’être frappés et conspués.

Un jour qu’en l’honneur de la Vierge, pieusement,
Il disait son chapelet en une cabane,
René vit un enfant y entrer prestement.
Dans un grand zèle et amour pour cette jeune âme,
Il lui fit un grand signe de croix sur le corps.
C’était trop pour les sauvages voués aux idoles :
Saisissant une hache, ils l’envoient à la mort.
Le saint nom de Jésus aux lèvres, il s’immole.

Le Père Isaac Jogues un jour échappa
A la vigilance de ses sauvages gardiens.
Sur un navire hollandais il s’embarqua
Et s’en alla en France retrouver les siens.
Très édifié par le récit de ses prouesses,
Le pape lui permit de célébrer la messe.

Le Père cependant n’aspirait à rien d’autre
Qu’à connaître en ce monde le sort d’un apôtre.
Il repartit bientôt pour le pays des croix,
Décidé à prêcher l’Evangile et la Foi.

A peine deux ans après son retour, le saint
Fut chargé de négocier avec les sauvages
Une paix mettant fin aux inhumains ravages
Exercés au Nord par ces hordes de païens.
Avec l’oblat Jean de la Lande, il repartit
Prêt à donner sa vie au nom de Jésus Christ.
Les Iroquois, affaiblis par une disette,
Accablèrent le Père Jogues et l’accusèrent :
« Ce chien a par ses sorts provoqué la colère
Des dieux. Il mérite qu’on lui fende la tête ! »

Ils l’emmènent au village d’Ossernenon
Avec Jean de la Lande, son dernier fidèle.
Ces barbares usent en vain couteaux et bâtons.
De ses nombreuses plaies, le sang à flots ruisselle.
Enfin, n’ayant pu lui faire renier la foi, un Mohawk
Fendit sa noble tête par un tomahawk.

Jean de la Lande subit les plus lourds supplices.
Pour la cause de Dieu, il s’offre en sacrifice
Et meurt en vrai héros. Aujourd’hui, ce laïc
Est un modèle pour les jeunes d’Amérique.