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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 836948 )16/10 Ste Hedwige, veuve par ami de la Miséricorde (2017-10-16 09:25:38) 



Ste Hedwige, veuve

Litanies des Saints pour l'Europe de la Foi

Sainte Hedwige

Née vers 1179, sainte Hedwige était l’un des huit enfants[1] du de Berthold IV, comte de Diesseu-Andechs (Bavière) qui, à partir de 1180, fut prince titulaire de Méranie (Istrie) ; elle était née du son second mariage de son père, conclu après 1176 avec Agnès, fille du margrave de Misnie, Dedon V de Rochlitz. Comme fille aînée, selon la coutume d'alors, elle reçut le nom de sa grand-mère. Son éducation, commencée à Andechs sur le lac Ammer (Ammersee) où se trouvait le château familial, se poursuivit au monastère des bénédictines de Kitzingen sur le Main (diocèse de Wurtzbourg) où elle reçut une bonne formation intellectuelle pour l'époque, ainsi qu'une éducation religieuse soignée. Les mœurs et la langue slaves n'étaient pas étrangères à la famille d'Hedwige, étant donné leurs biens situés en territoires slaves, les mariages des souxerains de Misnie avec les Piast, et les contacts des Andechs avec des Slaves du Sud.

Par suite des changements politiques dans les Balkans, le mariage projeté d'Hedwige avec Toljen Nemanicz, fils du comes serbe Miroslaw, ne put se réaliser. Vers 1190, Hedwige, alors âgée de 12 ans, fut envoyée à Wroclaw, à la cour de prince Boleslas Wysoki (Boleslas le Haut) dont elle devait épouser le fils, Henryk Brodaty[2] (Henri le Barbu). Cette union devait procurer à l'Empereur un nouveau partisan et, en même temps, porter les souverains de la Bohême et de la Hongrie, apparentés avec les Piast de la lignée silésienne, à quitter la coalition de Welfowie, hostile à l'Empereur.

La date précise et le lieu de la cérémonie du mariage d'Hedwige avec Henri le Barbu ne sont pas connus. La première dizaine d'années de son séjour en Pologne s'écoula sous le signe de la vie de famille et de cour. Elle mit au monde sept enfants, dont quatre moururent en bas âge[3]. A la cour de Silésie régnaient les coutumes polonaises. Hedwige fut entourée de Polonais, bien qu’il ne manquât sûrement pas de demoiselles d'honneur et d'hommes d'Église venus de sa patrie.

Après la mort de ses frères et de son père, Henri le Barbu, comme unique successeur, accéda au pouvoir en 1202. Hedwige devint alors duchesse de Silésie. Profondément enracinée dans ce milieu, s'étant familiarisée avec la langue, ayant appris à connaître le pays et ses habitants, elle ne resta pas sans exercer une influence sur l'activité de son mari. Elle prêta son appui à des projets politiques de celui-ci et, par l’intermédiaire de ses frères et sœurs, elle lui facilita des contacts internationaux. On trouve aussi des marques de ses initiatives et d’actions autonomes. En 1229, quand à la suite de la lutte avec Conrad Mazowiecki pour le trône de Cracovie, Henri le Barbu fut fait prisonnier, Hedwige joua le rôle d'intermédiaire et obtint la libération de son mari. Les négociations furent confirmées par le contrat conjugal prévoyant le mariage de ses deux petites-filles avec les fils de Conrad. Non sans son initiative, sa fille Gertrude fut fiancée à Otto Wittelsbach, et les filles du roi de Bohême, Anne et Agnès, devinrent ses belles-filles. Des effets durables de sa collaboration avec son mari se manifestent à travers de nombreuses fondations d'églises, faites dans le cadre du processus d’aménagement de nouvelles bourgades en Silesie.

La plus célèbre fondation ducale en Silésie fut le monastère des cisterciennes de Trzebnica (en allemand, Trebnitz), fondé en 1202 à l'initiative d'Hedwige. Son frère Ekbert, évêque de Bamberg, y envoya un groupe de moniales du monastère de la Vierge Marie et Saint-Théodore à Bamberg, avec Petrissa, ancienne éducatrice d'Hedwige, comme première abbesse de Trzebnica. Richement dotée par Henri le Barbu, l'abbaye commença vite à rayonner une intensense vie religieuse. A partir de 1208, elle se peupla de religieuses polonaises ; en 1212, la fille d'Hedwige, Gertrude, devint cistercienne à Trzebnica et, avant 1232, elle en fut nommée abbesse. Les démarches d'Hedwige amenèrent en 1218 à faire admettre l'abbaye de Trzebnica comme premier monastère féminin dans l`Ordre de Cîteaux.

La dot importante dont Hedwige disposait librement, constituée par les domaines de Zawon et de Jawon et par la châtellenie de Wlen, lui permirent d'organiser un hôpital ambulant auprès de la cour, destiné aux pauvres, d'entretenir un hôpital pour les lépreux à Sróda, ainsi que d'organiser un hospice. Dans ses domaines, elle réduisit les redevances des paysans, faisant des provisions qui permirent de supporter plus facilement les calamités dues aux inondations et à la famine (1221-1222). Elle influença les décisions de son mari en adoucissant souvent ses jugements, ce qu’elle concevait aussi comme son devoir envers le pays.

Des événements pénibles vécus en 1208-1213 (la succession des décès de ses enfants[4], des adversités touchant sa lignée, l'exil de ses frères et, surtout, l'assassinat de sa sœur Gertrude, reine de Hongrie), augmentèrent chez Hedwige l'esprit d'expiation et le désir de consacrer sa vie à des actes de charité. Après vingt années d'union, Hedwige obtint de son mari le consentement à la séparation, confirmée par un vœu solennel. Dès ce moment, elle résida au monastère de Trzebnica, partageant avec les religieuses les devoirs résultant de la règle. Elle prit l'habit cistercien, mais elle ne fit pas de vœux monastiques, même après la mort d'Henri le Barbu, inspirée sûrement par la volonté de disposer librement de ses biens. La renommée de la sainteté de sa nièce Élisabeth de Thuringe (morte en 1231, canonisée en 1235) et la spiritualité franciscaine l'incitaient à multiplier des pratiques expiatoires, à soigner les malades, à entourer de soins les prisonniers et les pauvres.

Au-delà de la dévotion pour le Christ, elle avait un culte particulier pour la Mère de Dieu, ne se séparant jamais de sa petite statuette gothique. De son goût pour la liturgie témoignent de précieuses reliques : le Psautier de Trzebnica[5], enluminé et les « Offices de sainte Hedwige[6].»

L'invasion des Tartares en 1241, au cours de laquelle périt son fils Henri le Pieux (Henryk Pobozny)[7], dans la bataille de Legnica (Liegnitz), fut vécue par Hedwige à Krosno sur l'Odra, ensemble avec les moniales et sa belle-fille. Epuisée par son activité caritative et par une rigoureuse ascèse qui de son vivant déjà lui assurèrent un grand prestige, Hedwige mourut à Trzebnica en octobre 1243. En se basant sur la date de l’anniversaire célébré au monastère de Trzebnica encore avant sa canonisation, on admet comme date précise de sa mort au 14 octobre. Après la mort d'Hedwige, son culte se propagea vite et des foules toujours plus grandes affluèrent auprès de sa tombe à Trzebnica, venant de Silésie, de Grande-Pologne, de Poméranie, de Lusace et de Misnie. La demande de canoniser Hedwige, présentée par sa fille Gertrude, abbesse de Trzebnica, et par l’épiscopat polonais, fut appuyée par des princes polonais et par le roi de Bohême. La mort du pape Urbain IV retarda la chose mais déjà son successeur Clément IV canonisa Hedwige le 26 mars 1267, à Viterbe, en fixant sa fête patronale au 15 octobre. L'ouverture de la tombe et l'élévation des reliques eurent lieu le 17 août 1267, suivies le 25 août 1269 par la translation solennelle dans une nouvelle chapelle gothique, fondée par un petit-fils d'Hedwige, Ladislas, archevêque de Salzbourg et administrateur de l'évêché de Wroclaw. A la demande du roi de Pologne, Jean Sobieski, le pape Innocent XI étendit en 1680 le culte d'Hedwige à toute l'Eglise catholique. C'est de cette époque-là que date le sarcophage avec la statue d'Hedwige en albâtre, commandé par l’abbesse Christine Pawlowska de Wierzbno. Au cours des temps, la fête liturgique fut célébrée à des jours différents du 14 au 17 octobre.

Source : missel.free.fr



Diocèse de St-Dié, (diocèse de Nancy et Toul avant 1955) : St Élophe, martyr


images/icones/marie.gif  ( 836949 )Dialogue du réconfort dans les tribulations St Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-10-16 09:27:13) 
[en réponse à 836948]

XIX. DE L'EMPRISONNEMENT

(...) ANTOINE : Mais si, en attendant l'exécution, il était traité de telle sorte qu'il pût agir à sa guise, tout comme du temps où il était libre, s'il pouvait jouir de ses terres et de ses biens, si sa femme et ses enfants avaient permission d'être avec lui, s'il pouvait recevoir ses amis, se faire servir par ses domestiques, si l'endroit où il serait détenu était un château royal, avec des parcs et autres agréments, et s'il avait la possibilité d'y circuler, ajoutez encore, si vous voulez, qu'on lui permettrait d'aller à cheval quand il voudrait et où il voudrait ; en imposant comme unique restriction que toujours il serait gardé à vue et qu'il lui serait impossible de s'échapper, il pourrait donc faire ce qu'il lui plaît, mais il saurait qu'il lui est impossible de s'évader et que, le moment venu, il serait finalement mis à mort, voyons mon neveu, comment appellerons-nous cet homme ? Dirons-nous qu'il est prisonnier pour la raison qu'il est enfermé pour l'exécution ? Ou dirons-nous qu'il ne l'est pas puisqu'il est traité avec une telle faveur ? Je vous en prie, réfléchissez avant de répondre. Vous pourriez par la suite regretter ce que vous avez dit.

VINCENT : Non, mon oncle, inutile de retourner la question dans tous les sens. Malgré la faveur dont il bénéficie, malgré la liberté qu'on lui prête, puisque cet homme est condamné à mort et enfermé pour cela, puisqu'on l'a mis sous bonne garde, il est bel et bien prisonnier.

ANTOINE : Vous avez dit vrai, mon neveu, mais, continuons. Imaginez un autre homme, jeté en prison pour une peccadille, et que ses gardiens, par mauvaise humeur, auraient enchaîné, dans un sombre cachot, où il devrait peut-être moisir un certain temps, où il devrait souffrir certains maux, sans être toutefois condamné à mort, et qu'une fois libéré il se remettrait de ses maux, lequel de ces deux prisonniers est dans le plus triste état : celui qui jouit de toutes les faveurs ou celui qui est traité durement ?

VINCENT : Par Notre-Dame, mon oncle, je pense que la plupart des gens, s'ils avaient à choisir, préféreraient le sort du prisonnier maltraité.

ANTOINE : Jugez vous-même, mon neveu, si ce que je vais vous dire est un sophisme, car cela me paraît à moi la vérité et même si vous pensez différemment je serais heureux de voir lequel de nous deux se trompe. D'abord, il me paraît évident à moi que tout homme qui vient au monde y vient par la volonté de Dieu. Est-ce là un sophisme ?

VINCENT : Certainement non, c'est la vérité.

ANTOINE : Ceci me paraît aussi vrai. Il ne vient au monde ni homme ni femme qui ne soient condamnés à mort dès avant leur naissance, à cause du péché originel qu'ils apportent avec eux du sein de leur mère et qui fut contracté par la race corrompue de notre père Adam. Est-ce ainsi, oui ou non ?

VINCENT : C'est ainsi.

ANTOINE : Dieu a mis l'humanité sous si bonne garde que tous ceux qui vivent ici-bas ne peuvent espérer échapper à la mort. Ceci est-il une fantaisie de mon imagination ? (...)

Source : livres-mystiques.com

Que jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde