Le Forum Catholique
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( 836610 )
AL fait-elle entrer l'Eglise dans le schisme ? par jejomau (2017-10-11 17:49:25)
En effet, pas moins de deux cardinaux américains assistés d'une douzaine d'évêques se sont réunis avec des laïcs pour élaborer une stratégie en vue de faire appliquer AL de façon la plus modern(ist)e qui soit. A noter que la stratégie élaborée ci-dessous rejoint ces récents propos du prêtre jésuite et confident du pape, le père Anthony Spadaro, qui a déclaré que le pape François soutient que l'Église catholique ne peut plus établir des normes générales qui s'appliquent à des groupes entiers de personnes.
Deux cardinaux et une douzaine d'évêques ont assisté à une conférence cette semaine au Boston College où ils ont rencontré un certain nombre de catholiques dissidents pour discuter des stratégies pour appliquer les enseignements controversés du pape François sur le mariage et la famille dans les diocèses à travers les États-Unis.
Le Fr.Jésuite James Keenan, théologien au Boston College et l'un des principaux organisateurs de l'événement des 5 et 6 octobre, a déclaré que la conférence allait "renforcer et continuer la réception continue d'Amoris aux Etats-Unis"
Il a dit que l'événement consistait à «établir un programme pour l'avenir de l'Église» aux États-Unis.
Keenan a témoigné en 2003 contre un amendement du Massachusetts définissant le mariage entre un homme et une femme. Il a soutenu que "en tant que prêtre et en tant que théologien de la morale, je ne vois pas comment quelqu'un pourrait utiliser la tradition catholique romaine pour soutenir [l'amendement]". Il a dit que le projet de loi nierait aux "gays et lesbiennes" la "gamme complète de droits civiques."
Le service de National Catholic Reporter (NCR) semble avoir eu le privilège exclusif de couvrir la conférence, etc....
Cependant, il n'est toujours pas établi si des médias catholiques fidèles (à la doctrine de l'Eglise) couvraient l'événement.
Le Cardinal Blase Cupich, de Chicago, co-organisait la conférence. En juin, le cardinal a interprété Amoris Laetitia comme un appel aux catholiques à passer d'une «spiritualité adolescente à une spiritualité adulte» où ils pourront utiliser leur «liberté de conscience» pour «discerner la vérité» dans leur vie.
Lors du Synode de la Famille de 2015, auquel Mgr Cupich a assisté à l'invitation personnelle du Pape François, l'archevêque de l'époque a déclaré que les homosexuels actifs devraient pouvoir recevoir la Sainte Communion. Il a par la suite défendu son point de vue dans une interview d'ABC, déclarant que si des «homosexuels» en «bonne conscience» discernent qu'ils devraient recevoir la sainte communion, alors «ils doivent suivre leur conscience».
La conférence du Boston College consistait en tables rondes entre des prélats, des théologiens et des avocats du Droit canonique, dont beaucoup détiennent des positions contraires à l'enseignement catholique perpétuel sur le mariage, les sacrements, la conscience et l'existence de normes morales absolues.
Natalia Imperatori-Lee, théologienne du Manhattan College, a déclaré lors d'une table ronde que le pape François réclame le respect des décisions morales prises par les laïcs dans leur vie et qu'il s'efforce de surmonter «l'infantilisation des laïcs».
«L'infantilisation des laïcs a ses racines historiques dans la vision des laïcs en tant qu'objets de contrôle clérical: payer, prier et obéir, ou comme le note Pie X dans [l'encyclique 190] Vehementer Nos, le droit des laïcs est de se laisser conduire », a-t-elle dit.
Elle a souligné qu'Amoris Laetitia appelle les pasteurs à respecter les décisions que les personnes laïques prennent en conscience, après un processus de discernement.
"Le remplacement de la conscience est un acte de domination ... C'est un abus de pouvoir", a-t-elle dit.
Cathleen Kaveny, théologienne et avocate civile au Boston College, a parlé d'un panel sur la façon dont l'Église catholique après Amoris Laetitia a besoin de réévaluer son opinion sur le remariage comme «adultère» permanent.
"Jésus a clairement désavoué l'adultère", dit-elle. "Il est clair qu'il rejette le divorce et le remariage comme contraire à la volonté originelle de Dieu".
"Mais rien dans les paroles ou la conduite de Jésus n'exige que le péché impliqué dans le divorce et le remariage doit être conceptualisé comme un péché qui continue indéfiniment, sans possibilité de repentance effective", a-t-elle déclaré aux participants à la conférence.
"Imposer une telle exigence dans tous les cas n'est pas miséricordieux", a-t-elle dit. "Et la miséricorde est la pierre de touche ultime pour le législateur divin".
Kaveny a déclaré que l'Église ferait bien de se tourner vers le droit civil américain en tant que ressource pour une réévaluation.
Elle a donné l'exemple d'un cas où la Cour suprême a statué que les polygames ne pouvaient pas être accusés de crimes distincts pour chaque année où ils étaient mariés avec de nombreux partenaires parce que ces accusations devaient s'aligner sur leur «expérience vécue».
Il convient de noter que le jésuite Fr. Antonio Spadaro, confident du pape et rédacteur en chef du magazine italien La Civiltà Cattolica. Spadaro a défendu Amoris Laetitia comme ouvrant la porte aux catholiques divorcés et remariés pour accéder aux sacrements. Il a suscité la controverse en janvier quand il a tweeté en référence aux contrecoups causés par l'enseignement du pape que «2 + 2 en #Theologie peut faire 5» parce que «cela a à voir avec #Dieu et la vraie vie de #personnes.
Spadaro a déclaré aux participants à la conférence qu'après Amoris Laetitia, l'Église catholique ne peut plus établir des règles générales qui s'appliquent à des groupes entiers de personnes.
"Nous devons conclure que le pape se rend compte qu'on ne peut plus parler d'une catégorie abstraite de personnes et d'une praxis d'intégration dans une règle qui doit absolument être suivie dans tous les cas", a-t-il dit.
"Comme le degré de responsabilité n'est pas égal dans tous les cas, les conséquences ou les effets d'une règle ne doivent pas nécessairement toujours être les mêmes", a-t-il ajouté.
"Il n'est plus possible de juger les gens sur la base d'une norme qui prime avant tout", a-t-il conclu.
Le cardinal Kevin Farrell, directeur du nouveau Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie du Vatican, assistait également à la conférence. Farrell a appelé la Communion divorcée et remariée à recevoir un «processus de discernement et de conscience» qui est arrivé après un «voyage» où le couple est accompagné d'un prêtre. Il a critiqué les lignes directrices d'un autre évêque américain qui refuse la communion aux remariés comme cause de «division». etc...
LIEN

( 836612 )
l'Eglise est entré dans le schisme! par Miserere (2017-10-11 18:33:44)
[en réponse à 836610]
Depuis le Concile!

( 836616 )
Définissez par Meneau (2017-10-11 20:02:07)
[en réponse à 836612]
"schisme" ?
Cordialement
Meneau

( 836636 )
Euh... par Steve (2017-10-12 08:28:25)
[en réponse à 836616]
Schisme ? Division dans l'Eglise en matière de discipline.
Par opposition à hérésie, division dans l'Eglise en matière de Foi.
C'est trop simple, ou c'est trop clair ?

( 836640 )
Schisme ou hérésie ? par Jean-Paul PARFU (2017-10-12 10:24:09)
[en réponse à 836636]
Ou les deux ?!
Il y a plus hérésie que schisme en l'occurrence, me semble-t-il, contrairement à ce que semble affirmer jejomau qui redit d'ailleurs ce que d'autres ont écrit.

( 836641 )
[réponse] par jejomau (2017-10-12 10:37:32)
[en réponse à 836640]
je pense comme vous à cet égard. Il y a hérésie aussi. Même si je ne l'ai pas dit. Ici l'aspect schismatique d'une stratégie visant à faire passer AL dans l'opinion publique de la façon la plus iconoclaste possible amène doucement mais sûrement à l'hérésie..

( 836644 )
En fait, par Steve (2017-10-12 12:53:25)
[en réponse à 836640]
je me contentais de répondre à Meneau : sa question me paraissait curieuse.
Sur la situation où nous sommes... Assez d'accord avec vous : l'imbroglio entre la foi et la discipline est tissé avec soin.
Par exemple, aux dernières nouvelles "sa sainteté" aurait émis le voeu ou l'idée de voir l'interdiction de la peine de mort inscrite dans le catéchisme.
Voilà une urgence ! De quoi démontrer, une fois encore, que les papes qui l'ont précédé n'étaient qu'une bande de fades
Ce qui est évident par contre, c'est que pour mettre le chat dans les poules, c'est un artiste.

( 836665 )
C'est trop simple par Meneau (2017-10-12 19:51:06)
[en réponse à 836636]
Schisme = séparation de la communion avec l'Eglise.
J'aimerais donc bien savoir comment Miserere peut affirmer :
l'Eglise est entré dans le schisme
Ca n'a aucun sens. D'où ma question.
Cordialement
Meneau

( 836738 )
Enfin. par Steve (2017-10-13 11:51:09)
[en réponse à 836665]
Excusez le temps mis à vous répondre : questions techniques.
Pour l'affirmation de Miserere : il est grand garçon et répondra sans doute par lui-même.
Quant à votre définition du schisme : "séparation de la communion avec l'Eglise" , elle me paraît tout à fait floue.
Même si le flou artistique est à la mode... C'est le pire reproche qu'on puisse faire à une définition.

( 836760 )
Pas flou du tout par Lycobates (2017-10-13 15:22:12)
[en réponse à 836738]
C'est la définition du droit canonique :
schismaticus est si (quis) subesse renuit Summo Pontifici aut cum membris Ecclesiae ei subiectis communicare recusat.
La question de Meneau est tout à fait pertinente.
Maintenir que "l'Église est entrée
[j'ajoute un -e] dans le schisme" relève du délire. C'est même hérétique.
C'est une ecclésiologie très archiépiscopale, en revanche, j'en conviens.
La Foi nous enseigne que l'Église est "la colonne et le fondement de la vérité",
columna et firmamentum veritatis (1 Tim 3,15).
Celui qui le nie, ou celui qui (
a contrario) accepte et impose comme étant l'Église les fauteurs de l'erreur, fait mentir le Saint-Esprit.
Ce qui est très grave.

( 836788 )
Mais oui, mais oui. par Steve (2017-10-13 18:08:18)
[en réponse à 836760]
1. Meneau est libre de poser les questions qu'il souhaite.
2. Cependant, vous Lycobates, vous n'êtes pas en position (avec ou sans le Latin) de m'imposer ni les comprendre ni les apprécier.
3. Sa définition "Schisme = séparation de la communion avec l'Eglise"...
Même si elle était techniquement correcte, elle n'en resterait pas moins du gloubi-boulga de techniciens.
Il est bien plus clair de dire :
Hérésie. Division dans l'Eglise en matière de Foi.
Schisme. Division dans l'Eglise en matière de discipline.
De plus. Créer la confusion entre des notions aussi claires - et justes - c'est évidemment chercher à piéger le populo.
4. Quant à observer que des schismes - non officiellement actés, mais bien réels - sévissent de nos jours dans l'Eglise, il faut être aveugle (volontaire) pour ne pas les voir.
3. Quant à vos deux derniers paragraphes, je crois en deviner le sens.
Mais je n'y répondrai que quand vous les aurez rédigés en termes accessibles à un simple fidèle.

( 836793 )
De discipline par Rémi (2017-10-13 18:31:21)
[en réponse à 836788]
mais sur un point bien précis et qui d'ailleurs touche à la foi: le refus de soumission au Pontife romain, et de communion avec ceux qui sont soumis au même Pontife.
Je crois que c'est très clair, à la portée de tous, et que la notion de communion dans l'Eglise n'est tout de même pas du jargon technique !
D'où il découle que l'expression "l'Eglise est entrée dans le schisme" est au mieux un non-sens pour les raisons déjà exposées et qu'on pourrait résumer par Ubi Petrus, ibi Ecclesia.

( 836796 )
Merci. par Steve (2017-10-13 19:14:19)
[en réponse à 836793]
Merci pour cet effort.
Si je vous comprends bien. Ce que vous fusillez à l'eau chaude c'est donc le propos de Jejomau quand il écrit :
"pas moins de deux cardinaux américains assistés d'une douzaine d'évêques se sont réunis avec des laïcs pour élaborer une stratégie en vue de faire appliquer AL de façon la plus modern(ist)e qui soit." ?
Ceci sous un titre qui ne vous convient pas.
Quant à moi, il me semble que je vois ce qu'il veut dire.
Mais c'est à lui de vous répondre : je ne peux pas me permettre pas de développer sa pensée à sa place.
Bonne fin de semaine.

( 836811 )
Non pas ! par Rémi (2017-10-13 20:27:18)
[en réponse à 836796]
Ou pas tout à fait.
L'article que nous présente Jejomau énonce probablement des faits, et loin de moi de me dresser contre eux !
Je ne revenais que sur l'expression, reprise par Miserere : "L'Eglise est entrée dans le schisme" pour ne finalement redire avec Meneau et Lycobates à quel point elle est absurde, et surtout à quel point il est évident, ou devrait être évident qu'elle l'est.
D'ailleurs, combien qui crient au schisme, à l'hérésie de Jorge Maria Bergoglio, assisteront Dimanche à une Messe en pleine communion avec le Pape François, et communieront una cum ... un hérétique (supposé) ? Hormis ceux de nos amis liseurs qui eux ne se payent pas de mots et ont le courage de leurs opinions, j'entends ? C'est bien facile de hurler au schisme, de dénoncer haut et fort l'hérésie du Pape ! Ah, on fait beaucoup de foin, on ne s'en laisse pas compter ! Mais Dimanche, pfuit, tous à la Messe una cum, piedistes compris !
Mais je digresse. Pour ma part je dirais qu'avec AL, l'Eglise est entrée dans une phase de chaos épouvantable, où l'unité de la discipline sacramentelle est compromise, c'est un fait (qui existait déjà mais qui est comme entériné à présent) , et où la compréhension de cette discipline et des éléments de fide qui la fondent sont brouillés et ne sont plus enseignés de manière certaine.
En un sens c'est pire qu'un bon vieux schisme bien franc du collier, d'autant que la confusion ne vient pas de tels ou tels évêques ou fidèles qui quitteraient l'Eglise et Pierre (ainsi des "grecs" il y a en gros un millénaire, ou les quelques réfractaires à Vatican I par exemple) , mais de la Tête Elle-même, le Chef de l'Eglise ici bas et vicaire du Christ. Un mauvais Pape, me semble-t-il à présent.
Mais des mauvais Papes l'Eglise en a déjà connu. Demeure donc ma foi, notre foi en l'Eglise et dans les promesses du Seigneur : quand bien même le vaisseau fait eau de toutes parts (Benoît XVI) , il ne saurait sombrer, jamais. En attendant c'est une grande souffrance, XA l'a lui aussi exprimée plusieurs fois et je la ressens maintenant comme lui, de ne plus pouvoir nous fier au Père commun. Cela ne nous empêche pas de travailler à notre salut et au règne du Seigneur, et pour ma part je me sens un peu comme ces chrétiens des siècles passés, qui sans journaux, sans internet, sans télé, sans jamais donc, ou tout comme, entendre parler du pape régnant et de ses bons ou mauvais enseignements, sans même savoir parfois que depuis le décès du Pontife qu'ils connaissaient, un autre, deux, trois peut-être avaient été élus, faisaient leur salut bien mieux que nous ! Les deux siècles précédents, surtout le XXe bien sûr, ont peut-être été trop "papocentrés" pour les simples fidèles. Nous en payons le prix.
Revenons donc à ce qui nous est essentiel, et qui n'est pas à Rome: le confessionnal, la vie et la direction spirituelles, la prière (mais d'autant plus pour l'Eglise et le Pape) , les œuvres de bien, et la Messe. Le chaos passera, l'Eglise demeurera, et peut-être aurons-nous bien travaillé à gagner le Ciel.

( 836814 )
Excellent ! par Turlure (2017-10-13 21:26:55)
[en réponse à 836811]
Vous avez tout dit.

( 836823 )
Attendons un peu tout de même par Ritter (2017-10-14 06:09:42)
[en réponse à 836811]
La correctio prétend dénoncer des propositions hérétiques.
Il convient cependant de faire la démonstration de l'hérésie.
Il me semble que la position du Père Valuet, n'est pas à négliger.
Il faut donc évaluer tous les points de vue avant de se prononcer sur la qualité du Saint Père.
Dans le cas d'un pêcheur habitudinaire, l'on enseigne souvent que seul le premier péché est mortel.
La correctio fait plus de bruit, car elle est du niveau du scandale, mais il serait dommage, comme déjà souligné, qu'elle soit une surcouche empêchant la réponse aux Dubia, et les faisant oublier.
On peut toujours aussi se dire, se demander, est-ce que ce silence apparent du Saint-Père, ne pourrait-être de la même nature que certains silence du Christ.
Ce qui est gênant c'est le doute engendré.
On se retrouve avec cette affaire, encore une fois avec une diffusion rapide, comme pour le concile et tout le monde se pose en théologien et inévitablement on se retrouve avec des erreurs d'interprétation.
Faisant dire aux textes ce qu'ils n'enseignent pas.
à savoir: que l'on pourrait communier en état de péché grave.

( 836802 )
Gloubi-boulga... par Meneau (2017-10-13 19:42:33)
[en réponse à 836788]
Schisme. Division dans l'Eglise en matière de discipline.
Ca c'est du gloubi-boulda... indéfinissable, qu'on ne peut circonscrire.
Revenez à l'étymologie du mot schisme :
du grec ancien σχισμός / skhismós, qui signifie « séparation »,
L'Eglise peut-elle être séparée d'elle-même ? Non-sens !
Cordialement
Meneau

( 836810 )
Mais non ! par Lycobates (2017-10-13 20:22:37)
[en réponse à 836788]
Il est bien plus clair de dire :
Hérésie. Division dans l'Eglise en matière de Foi.
Schisme. Division dans l'Eglise en matière de discipline.
Non, ce n'est pas plus clair.
C'est faux.
Le schisme et l'hérésie (notoires et formels s'entend)
séparent le sujet en question de l'Église.
"
Dans" l'Église il n'y a pas de telle séparation possible.
Encore moins une séparation de l'Église en tant que telle d'elle même. ("l'Eglise est entrée dans le schisme")
L'Église est "une", c'est une de ses quatre notes. C'est dans le Credo :
unam, sanctam, catholicam, apostolicam. Quatre mots de latin doivent être permis.
L'Église l'a toujours été et elle le restera, jusqu'au dernier jour : une, sainte, catholique et apostolique.
Mais il y a beaucoup de personnes, et ce davantage, qui elles, se séparent de cette unité, et de ce fait n'appartiennent plus à l'Église. Mais cela ne diminue pas l'Église dans son unité qualitative.
Et ces personnes n'y exercent plus aucune juridiction ou autorité. Si c'est le cas qu'elles en aient eu.
Cela en effet il faut être aveugle pour ne pas le voir.
Quant à observer que des schismes - non officiellement actés, mais bien réels - sévissent de nos jours dans l'Eglise, il faut être aveugle (volontaire) pour ne pas les voir.
Dito.
Pas "dans l'Eglise".

( 836887 )
Ce n'est pas faux. par Steve (2017-10-14 23:01:00)
[en réponse à 836810]
En plus c'est clair.

( 836893 )
Vous vous entêtez par Meneau (2017-10-15 00:37:30)
[en réponse à 836887]
Mais ça ne vous donne pas raison pour autant.
Cordialement
Meneau

( 836896 )
Comme vous dites. par Steve (2017-10-15 01:32:33)
[en réponse à 836893]
Ce doit être dû à l'atavisme : mes parents étaient Carolos, l'un et l'autre. Ces gens-là sont tenus, par ici, pour des "tiesses di houille" ; et je ne suis pas de ceux qui renient un si bel héritage.
Sur la distinction hérésie/schisme. Prenons le problème autrement.
N'en déplaise au pape (?) François, Luther et ses sbires sont hérétiques et schismatiques : ils refusent tels points de Foi (dans la messe, p. e.) et l'autorité de l'Eglise.
Les Orthodoxes sont seulement schismatiques : ils récusent l'autorité du pape et l'organisation de l'Eglise.
Si on tombait d'accord in concreto, ce serait l'occasion d'arrêter de chicaner en théorie.

( 836897 )
Mouais... par Meneau (2017-10-15 01:59:34)
[en réponse à 836896]
Luther et les protestants sont hérétiques parce qu'ils nient certains dogmes de Foi, et schismatiques parce qu'ils se sont soustraits à l'autorité de l'Eglise.
Les Orthodoxes sont schismatiques parce qu'ils se sont séparés de l'Eglise. Quant à savoir s'ils ne sont pas aussi hérétiques, ça se discute, mais passons.
Ca ne prouve toujours pas que l'Eglise peut être séparée d'elle-même... "L'Eglise est entrée dans le schisme" était la phrase à laquelle je réagissais initialement, et que je ne suis pas le seul dans ce fil à trouver inepte.
Mais si votre propos est de dire que l'Eglise est en crise, effectivement nous sommes d'accord "in concreto".
Enfin, vous voudrez bien m'expliquer pourquoi, après avoir fustigé Lycobates et lui avoir écrit "je n'en suis pas", vous écrivez systématiquement "pape (?) François". Pas très logique tout ça...
Cordialemnet
Meneau

( 836904 )
Voilà. par Steve (2017-10-15 09:58:11)
[en réponse à 836897]
Sur le problème de sémantique nous serions finalement assez d'accord ?
Cependant.
- D'une part, jouer sur le vocabulaire (c'est très à la mode dans l'intelligentsia, catholique ou non, mais) c'est toujours un leurre : changer les étiquettes, ça ne change pas les choses.
- D'autre part. Que l'expression du désarroi de quelqu'un soit maladroite, ça arrive tous les jours. La bonne réaction est-elle de lui mettre le nez dans son (...), ou de lui demander d'être plus clair ?
De mémoire, selon St Ex. , la polémique commence quand tu ne demandes plus à ton adversaire d'être clair.
Quant à mon usage de "(?)". Voici sa signification.
1) Selon des échos officiels et officieux, le conclave de 2013 aurait pris quelques libertés avec les règles canoniques, avant et pendant son déroulement.
2) L'observation de ses comportements, l'écoute de ses propos et la lecture de "ses" textes font qu'on se demande parfois si notre pape (?) a bien toutes ses frites dans le même sachet.
En conséquence, on se demande si le cardinal Bergoglio...
1) a bien été élu validement.
2) n'est pas cinglé. (Dans le cas, il ne serait pas pape.)
En toute simplicité.
Bon dimanche
PS
Réfléchissant au militantisme catholique demandé à mes grands-parents et (dans un premier temps) à mes parents, dans le pays de Charleroi... Et puis à ce qu'on a vécu là-bas, disons depuis la fin de l'entre-deux-guerres, il y aurait de longues pages (nostalgiques et/ou cyniques) à écrire.

( 836906 )
Avoir toutes ses frites dans le même sachet par Cath...o (2017-10-15 11:15:10)
[en réponse à 836904]
Si je ne suis pas certaine après la lecture de ce fil d'avoir bien compris qui est schismatique, hérétique, ou le contraire, j'ai au moins découvert cette expression qui va illuminer ma journée !
Merci à vous !

( 836913 )
Comme quoi par Steve (2017-10-15 17:19:00)
[en réponse à 836906]
Exprimant les choses de manière imagée, une expression rigolote dit ce qu'on craint sans méchanceté inutile.
Quant aux définitions. A mon sens.
Une définition large, synthétique (ancienne ou pas, je l'ignore, mea culpa) ne me convient pas : elle met la pression sur le simple fidèle.
Il risque toujours de se retrouver isolé par l'autorité de tel ou tel et mis "hors de la communauté"...
La qualité d'une définition plus analytique, c'est que - dans la sainte liberté des enfants de Dieu - elle lui donne une marge d'appréciation hors de la pression extérieure : la règle étant connue de l'intéressé.
Pour peu, si on laissait décider certains, ils nous remonteraient avant le code d'Hammourabi.

( 836917 )
Quelques remarques par Meneau (2017-10-15 19:09:44)
[en réponse à 836904]
- D'une part, jouer sur le vocabulaire (c'est très à la mode dans l'intelligentsia, catholique ou non, mais) c'est toujours un leurre : changer les étiquettes, ça ne change pas les choses.
Qui change les étiquettes ? Celui qui rappelle la définition traditionnelle du mot schisme dans l'Eglise, en remontant à son étymologie ? Ou bien celui qui invente une définition rien qu'à lui juste pour le fil de discussion en cours ?
- D'autre part. Que l'expression du désarroi de quelqu'un soit maladroite, ça arrive tous les jours. La bonne réaction est-elle de lui mettre le nez dans son (...), ou de lui demander d'être plus clair ?
Selon vous ma remarque initiale
ICI avait pour but de "mettre le nez dans son..." ou bien de demander à Miserere de préciser ce qu'il entendait par schisme dans son post ? Rappelez-moi qui s'est immiscé dans la discussion avec son "c'est trop simple ou c'est trop clair" et ses définitions approximatives (pour ne pas dire fausses) ?
Quant au "(?)", si je comprends bien, vous doutez que François soit pape ? Que les cardinaux aient pris quelques libertés, comme vous dites, ne vous regarde pas, un conclave étant secret. L'acceptation de l'élection par toute l'Eglise (et en particulier, par tous les cardinaux conclavistes) devrait vous suffire.
Pour finir la question de la perte du pontificat d'un pape devenu fou, elle a déjà été abordée sur ce forum, et c'est loin d'être aussi simple que ce que vous dites. De plus il est parfaitement évident que François est loin d'être cinglé. Ses paroles et ses textes sont au contraire (malheureusement ?) parfaitement cohérents.
Donc votre usage systématique du (?) vous met de fait dans le même panier que Lycobates à qui vous osiez dire "Je n'en suis pas".
Cordialement
Meneau

( 836920 )
Très heureux. par Steve (2017-10-15 19:28:20)
[en réponse à 836917]
Très heureux d'avoir pu prendre connaissance de vos dernières remarques.
Il ne vous reste plus qu'à me préciser quelle pénitence j'aurai à accomplir.
Dès que mes fautes seront comprises et regrettées, je m'y soumettrai avec discipline.
(Même si je suis bête, je reste très discipliné.)
Au plaisir de vous recroiser sur un autre sujet.

( 836817 )
Nous sommes dans un forum par Lycobates (2017-10-13 22:57:27)
[en réponse à 836788]
1. Meneau est libre de poser les questions qu'il souhaite.
2. Cependant, vous Lycobates, vous n'êtes pas en position (avec ou sans le Latin) de m'imposer ni les comprendre ni les apprécier.
Cher Monsieur, nous sommes ici dans un forum.
Un forum est, si je ne m'abuse, un lieu où tout le monde passe, en parlant ou sans parler aux autres, en saluant ou en ne saluant pas les autres, sans y être tout le temps, sans écouter tout le temps, sans répondre forcément à toute question, un autre peut le faire, et parfois mieux, ou pas, voire sans poser des questions, mais parfois seulement en affirmant des convictions.
Il y en a qui plaisent et il y en a qui énervent.
Visiblement, mon intervention vous a énervé, j'en suis désolé, et pour me racheter, je ne pourrais qu'affirmer que cela n'a certainement pas été le but de mon message.
Je vous ai cité le droit canon, de 1917, et ce droit canon se cite en latin, puisqu'il n'existe qu'en latin, et l'Église, dans sa sagesse, avait formellement interdit d'en faire (au moins d'en publier et d'en utiliser) des traductions (qui se sont faites quand-même, je le sais).
On peut cependant le paraphraser, ce qui s'est fait dans les manuels en vernaculaire, et ce qu'a fait ici Rémi, je l'en remercie, et ce que fait aussi Wikipédia, librement consultable en ligne, en citant, modernité oblige, le droit conciliaire : « Le schisme est toujours défini dans le canon 751 du Code canonique de 1983 comme le refus de soumission au pontife suprême ou de communion avec les membres de l'Église qui lui sont soumis ».
Voilà ce qui est à la portée de tous, en regardant, comme on dit chez nous "au-delà de la limite de son assiette", je crois qu'on dit en français : "plus loin que son nez".
Par ailleurs l'apprentissage du latin n'est pas interdit. Pas encore. Cela viendra peut-être.
Mais vous me direz, et j'accepte directement, que vous avez d'autres choses à faire.
Ainsi il ne me reste que de vous souhaiter encore un saint mois du Rosaire, en union de prière pour cette fichue époque, et avec toutes mes excuses, si elles étaient de mise.

( 836891 )
Voyons. par Steve (2017-10-14 23:23:43)
[en réponse à 836817]
Cher Monsieur,
Le Latin, j'en ai fait - comme tant d'autres - les six années du secondaire. Ne caricaturez pas vos contradicteurs : c'est trop facile.
Ce qui dérange, c'est ce je perçois chez vous comme du "pédantisme doucereux" et au service de "la voix de son maître". Gardez ça pour vos amis. Je n'en suis pas.
Ce que j'ai compris de l'avis de certains intervenants, voici.
Le pape (?) François est d'une telle incohérence, tellement récurrente, qu'on peut craindre que, par rapport à la Foi de nos pères, l'hérésie (ou le schisme à vos choix) soit installée dans l'Eglise.
Il me semble que cette crainte est parfaitement compréhensible.
Et comme ce n'est pas votre avis, implicitement, vous excluez de la communauté ceux qui ne le partagent pas.
Vous noterez svp que ce n'est pas de votre compétence et que, à ce sujet, personne ne vous a demandé votre avis.
Bon et pieux dimanche à vous.

( 836898 )
la précision par Ritter (2017-10-15 07:38:22)
[en réponse à 836891]
Cher Steve ne semble pas être votre caractéristique.
Soyez donc plus prudent.
Si l'on peut comprendre,l'idée sous-jacente à l'expression faisant débat, les remarques faites sont justifiées. Elles sont surtout liées à la connaissance que l'on a du sujet.
Mais souvent vous semblez ne pas suivre, croyons voir par exemple dans l'absence d'une lettre une faute. Alors faisant une remarque vous sombrez.
Vous resterez cette fois dans les annales.

( 836905 )
Merci. par Steve (2017-10-15 09:59:24)
[en réponse à 836898]
Vous êtes bien aimable.