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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 836821 )14/10 St Calixte Ier, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2017-10-14 01:15:27) 



St Calixte Ier, pape et martyr

Biographie

Les Litanies des Martyrs et des Saints des Catacombes de Saint
Calixte.


Les Catacombes de Saint Calixte à Rome.


Prière à Saint Calixte 1er


" L'Esprit-Saint, qui garde l'Eglise, vous prépara comme un auxiliaire d'élite dans la souffrance et l'humiliation. Vous naquîtes esclave ; la fourberie judaïque sema de bonne heure les embûches sous vos pas ; jeune encore, les mines de Sardaigne comptaient en vous un forçat déplus, mais c'était pour le Seigneur. Serf de la peine, comme disait l'ancienne Rome, vous ne l'étiez plus de votre ancien maître ; et délivré des mines à l'heure marquée par Celui qui conduit les événements au gré de sa providence, le titre de Confesseur, en vous ennoblissant pour jamais, vous recommandait à l'attention maternelle de l'Eglise.

Tels apparurent dès lors votre mérite et vos vertus, qu'inaugurant le plus long pontificat de l'époque des martyrs, Zéphyrin vous choisit pour le conseiller, l'appui, le suppléant de sa vieillesse ; en attendant que l'Eglise, suffisamment instruite par l'expérience de ces dix-huit années, vous élût à son tour comme pasteur suprême.

Combien grande vous la laissez aujourd'hui, cette noble Epouse du Fils de Dieu ! Toute la noblesse des anciens âges, toute la valeur morale, tout l'essor intellectuel de l'humanité apparaissent concentrés en elle à cette heure. Où sont les mépris de jadis, les calomnies d'antant ? Le monde n'ignore plus qu'il a devant lui la reine de l'avenir ; l'atrocité des persécutions que l'Etat païen lui réserve encore viendra de cette conviction qu'il s'agit pour lui de la lutte, et d'une lutte désespérée, pour la vie. Aussi hésite-t-il, et semble-t-il plutôt vouloir aujourd'hui transiger avec les chrétiens.

Vous fûtes l'initiateur des voies nouvelles, pleines de péril comme de grandeur, où entrait l'Eglise. De l'absolu et brutal Non licet esse vos (Il ne vous est pas permis d'être) des jurisconsultes bourreaux, vous sûtes le premier amener l'empire à reconnaître en quelque chose officiellement les droits de la communauté chrétienne : Cécile assurait par vous à celle-ci la propriété de la tombe, la faculté de se réunir, de se cotiser, pour honorer ses morts ; à Marie, Fons olei, et ce fut l'occasion de votre martyre, il vous était donné de consacrer le premier sanctuaire légalement acquis dans Rome aux chrétiens.

Or, loin de céder, quoi que ce fût des droits de Dieu, en pactisant avec César, vous affirmiez dans le même temps à l'encontre de celui-ci, comme nul ne l'avait fait encore, l'indépendance absolue de l'Eglise concernant cette question du mariage soustraite de par le Christ-roi à la juridiction des pouvoirs civils. D'ores et déjà, " ne dirait-on pas une nation dans la nation ?" oui ; jusqu'à ce que la nation elle-même ait passé tout entière dans les rangs de ce peuple nouveau ".
(Le Temps pascal, t. II ; Jeudi de la troisième semaine après Pâques).

Au sein de l'Eglise, autres soucis, l'ardeur des luttes doctrinales est à son comble et s'est portée sur le premier de nos mystères : Sabellius, condamné pour son audace à déclarer incompatible avec l'unité de Dieu la réelle distinction de la Trinité sainte, laisse le champ libre à l'école qui sépare les augustes personnes au risque de multiplier Dieu même.

Puis c'est Montan, dont les disciples, ennemis des théories sabelliennes antérieurement à Sabellius même, escomptent la faveur du premier Siège pour leur système de fausse mystique et de réforme outrée. Mais comme le pilote expérimenté déjoue les écueils, entre les subtilités des dogmatisants, les prétentions des rigoristes, les utopies des politiques, vous dirigiez d'une main dont la sûreté était celle de l'Esprit-Saint lui-même la barque de Pierre à ses immortelles destinées.

En la mesure où Satan vous déteste et vous poursuit jusqu'à nos jours, soyez glorifié à jamais ; bénissez en nous vos disciples et vos fils."

Source : hodiemecum.hautefort
images/icones/marie.gif  ( 836822 )Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-10-14 01:18:05) 
[en réponse à 836821]

XIX. DE L'EMPRISONNEMENT

(...) VINCENT : Oui, mon oncle, mais tous deux ont la possibilité de circuler, l'un sur ses terres, l'autre sur les terres d'autrui et tous deux sur la grand'route, où ils peuvent marcher jusqu'à épuisement sans que personne les en empêche.

ANTOINE : Mais le roi que vous me citiez en exemple tout à l'heure et qui, prisonnier dans un château, pouvait toutefois y circuler librement peut également marcher jusqu'à épuisement sans que personne y trouve rien à redire. Pourtant, vous dites vous-même qu'il est prisonnier, sans toutefois subir une captivité aussi rigoureuse que celui qui est au cachot.

VINCENT : Mais ils peuvent au moins se rendre où cela leur est nécessaire et commode, aussi ne désirent-ils aller que là où ils peuvent et par conséquent ils peuvent aller où ils veulent.

ANTOINE : Je ne passerai pas mon temps, mon cher neveu, à réfuter point par point votre réponse. Nous passerons sur le fait que, fût-il emmené par son gardien à tous les endroits où il doit se rendre pour sa commodité, un prisonnier n'en reste pas moins un prisonnier, car il ne pourrait circuler pour son plaisir.

Passons aussi sur le fait qu'il serait nécessaire à ce mendiant, commode à ce roi de se rendre en divers endroits, où ni l'un ni l'autre ne peut aller, comme aussi sur le fait qu'aucun des deux n'est si modéré dans ses désirs qu'il soit capable de les limiter à ses possibilités, puisque d'après vous ce qui conditionne la liberté c'est de ne désirer aller que là où on le peut, je veux bien vous l'accorder.

Voyons maintenant nos autres prisonniers, ceux que nous avons enfermés dans un château, et nous verrons que celui des deux qui est le plus étroitement gardé, s'il a la sagesse et la grâce de calmer son esprit et de se contenter de rester où il est, de ne pas s'abandonner à ses « envies » comme une femme enceinte, lui aussi répond à votre définition de la liberté, car il est là où il veut, il est donc libre.

D'ailleurs, même s'il ne désire se rendre que là où il peut, le fait que s'il désirait aller ailleurs on ne le lui permettrait pas suffit à en faire un prisonnier. Votre mendiant, votre prince, dont vous dites qu'ils sont tous deux libres, ont beau être exceptionnellement sages et modérés dans leurs désirs, il me semble à moi que le seul fait de ne pouvoir désirer se rendre ailleurs que là où ils en ont la possibilité leur fait manquer le bénéfice de la liberté.

VINCENT : Mon oncle, si, d'après vos raisons, tout le monde est prisonnier dans une prison au sens large, pourtant, être jeté dans ce qu'on appelle généralement une prison au sens propre est chose que chacun redoute, aussi bien pour les traitements qu'on y subit que pour l'étroitesse des locaux.

Nous ne nous apercevons pas des peines que nous apporte cet emprisonnement au sens large et figuré et nous ne le craignons pas. Aussi chacun éprouve-t-il une vive répugnance pour le premier et aucune pour le second.

Mon oncle, je ne puis trouver d'argument à vous opposer mais je vous avoue franchement que mon esprit n'est pas satisfait ; vous ne me convainquez pas et vos arguments me paraissent des sophismes. Pour moi, quand on ne se trouve pas dans ce qu'on appelle généralement une prison, on ne s'y trouve pas du tout. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde