Le Forum Catholique
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( 836434 )
Mgr Bux apporte un soutien moral à la Correctio filialis par Chicoutimi (2017-10-07 11:07:55)
Un article de
One Peter Five traduit par le site
Dieu et moi le nul sans lui:
Un ami de Benoît XVI apporte un soutien moral à la Correctio Filialis
Monseigneur Nicola Bux frappe à nouveau ...
Il apporte un soutien moral à la Correctio Filialis
06/10/2017
''Un ami de longue date du Pape Émérite Benoît XVI, Mgr Nicola Bux, a élevé à plusieurs reprises sa voix orthodoxe à l'égard de la crise actuelle dans l'Église Catholique. Il y a quelques jours seulement, nous avons fait état de certaines de ses déclarations récentes sur la situation et sur
l'apostasie dans l'Église. Maintenant, nous pouvons faire état d'un autre ensemble de déclarations qu'il a faites dans une interview du 5 octobre menée par le site Italien
La Fede Quotidiana. Notre collègue talentueux et infatigable en Allemagne, Giuseppe Nardi, a déjà traduit toute l'interview en Allemand.
Dans cette nouvelle interview, Don Bux — comme on l'appelle en Italie — commente la
Correctio Filialis, la correction filiale au Pape François récemment publiée, mais maintenant très sévèrement critiquée concernant certaines de ses déclarations dans le document papal
Amoris Laetitia. Pour Don Bux, ce document filial « correspond à l'invitation au dialogue, à plusieurs reprises invitée par le Pape lui-même ». Le Pape « a appelé à une confrontation loyale » explique le prêtre qui a été collaborateur du Pape Benoît XVI pour le Motu proprio
Summorum Pontificum. De plus, Don Bux souligne que « le droit canonique reconnaît que les fidèles ont le droit — et parfois même le devoir — d'exprimer leurs pensées aux bergers pour le bien de l'Église ». Les « bergers eux-mêmes ne sont pas infaillibles » ajoute-t-il. Les fidèles sont obligés d'obéir au Pape lorsqu'il enseigne « de manière définitive » une doctrine de la Foi ou de morale, dit Don Bux. La même obligation s'applique aux documents non faillibles, c'est-à-dire « aux actes du Pape visant à rendre plus clairs certains aspects de la Foi et de la morale révélées par Dieu ». Cependant, ajoute Bux, quelqu’un n’a pas à obéir quand les bergers, et surtout le Pape, au lieu de renforcer [la Foi], affaiblissent la Foi des Chrétiens avec leurs pensées, leurs paroles ou leurs actions ». Don Bux semble faire ici une référence indirecte à la Correction filiale qui cite explicitement non seulement
Amoris Laetitia elle-même, mais cite également d'autres paroles et actions du Pape en dehors de ce document officiel.
Don Bux fait alors la déclaration très claire que, dans un tel cas d'affaiblissement de la Foi, les Chrétiens « doivent exprimer leur opposition avec le respect qui lui est dû. L'autorité du Pape dans l'Église ne doit pas être confondue par erreur avec un pouvoir absolu ». Le prêtre Italien espère que les propositions séparées du Cardinal Gerhard Müller et du Cardinal Pietro Parolin pour une discussion plus approfondie sur ces questions seront prises en compte.
Tandis que Don Bux lui-même n'est « pas un théologien moral », il précise également que les nombreux appels, déclarations et
Dubia concernant
Amoris Laetitia indiquent qu'« une clarification est nécessaire ». « On a trouvé non seulement des erreurs théologiques et des ambiguïtés mais aussi celles de nature philosophique et logique » explique-t-il. ( Certaines des erreurs philosophiques et logiques et des ambiguïtés d'
Amoris Laetitia ont été très bien expliquées sans cesse par le Professeur Josef Seifert ). Don Bux caractérise la réaction défavorable à la critique d'
Amoris Laetitia comme « un débat impertinent parce qu'on ne veut pas répondre aux arguments de fond ».
Amoris Laetitia cause beaucoup de confusion quant à son application, notamment dans le cas des personnes divorcées et remariées et de leur accès à la Sainte Communion ».
À entendre et lire pour tous, Don Bux insiste sur le fait que le Pape a « le devoir de préserver la Foi telle qu'elle a été confiée à l'Église » et qu'il doit « la proclamer de sorte que, de nos jours, les gens peuvent se convertir au Christ et ne demeurent donc pas incrédules. Le pasteur Italien nous rappelle plus tard la mission ultime de la hiérarchie Catholique, qui n'est pas de résoudre des « problèmes politiques », mais plutôt « de proclamer l’Évangile et d'administrer les Sacrements ». La mission du prélat Catholique est « d'honorer Dieu et de sauver les âmes ». Comme le dit Don Bux : « Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les âmes du péché et les conduire à Dieu le Père ». Ainsi, le prêtre Italien rejette l'idée d'une Église « dans laquelle tout le monde, sans nécessairement se convertir à Jésus-Christ et indépendamment des Dix Commandements, continue à vivre comme il veut ».
Par conséquent, Don Bux admet que « l'Église se trouve maintenant dans une grande confusion » et — selon les paroles du Professeur Ernesto Galli Della Loggia : «qu'elle entre concurrence avec l'ONU, la FAO [Organisation pour l'alimentation et l'agriculture]» qui ne sont pas du tout Catholiques. Ainsi, Don Bux conclut cette excellente entrevue avec les paroles : « Jésus a dit que cela n'aide pas un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme ».
Source

( 836442 )
ça va devenir cornélien pour les papolâtres par jejomau (2017-10-07 17:27:07)
[en réponse à 836434]
un soutien à la "correctio" "s'opposant à Vatican I" (BK) qui vient d'un "pape émérite" lequel par conséquent contredirait l'enseignement d'un pape en qui il faut se soumettre en tout..
C'est une affaire à suivre

( 836456 )
Je n'aime pas cette expression "papolâtre" par Sénéchal (2017-10-07 23:27:09)
[en réponse à 836442]
Elle nous vient des ennemis de la Rome catholique; même si je suis d'accord qu'il ne faut pas considérer la personne du Pape comme une sorte de vache sacrée.
Je vous suggérerais dans ce cas précis d'utiliser l'expression "Bergogliolâtre".

( 836458 )
Trop révélatrice... par Rodolphe (2017-10-07 23:52:18)
[en réponse à 836456]
D'un tour d'esprit protestant vous voulez-dire ?

( 836461 )
"papolâtre" = contraction de "idolâtrer le pape" ? par jejomau (2017-10-08 09:25:28)
[en réponse à 836456]

( 836473 )
"mon respect et mon obéissance inconditionnels." par Rémi (2017-10-08 17:31:47)
[en réponse à 836442]
Clic ...
Accessoirement Mgr. Bux n'est pas tout à fait Pape émérite.

( 836474 )
Benoit XVI papolâtre! par Rodolphe (2017-10-08 18:32:41)
[en réponse à 836473]
Respect et obéissance inconditionnels ? En voilà un qui n'a aucun discernement et qui a une conception "magique" de la papauté...

( 836475 )
"La critique des déclarations papales est possible et même nécessaire" par Marquandier (2017-10-08 18:44:18)
[en réponse à 836474]
Clic…
C’est à y perdre son latin, pardon, son romain…

( 836476 )
La critique n'empêche pas l'obéissance et le respect. par Rodolphe (2017-10-08 19:35:47)
[en réponse à 836475]
Benoit XVI ne se contredit pas. L'"excuse" de la critique légitime ne saurait nous exonérer de ces obligations, étant précisé que la nature de l'obéissance due dépend du degré magistériel de l'enseignement papal.

( 836477 )
Qui voit un irrespect dans la critique ? par Marquandier (2017-10-08 19:39:09)
[en réponse à 836476]
Alors pourquoi accuser de désobéissance et d’irrespect ?

( 836478 )
La question par Rémi (2017-10-08 19:44:32)
[en réponse à 836477]
soulevée par Jejomeau ne portait pas sur le respect, qui est un autre sujet lié à la forme que prend la critique, mais sur l'obéissance.

( 836480 )
Moi... par Rodolphe (2017-10-08 20:19:04)
[en réponse à 836477]
De plus en plus les "critiques" émises par certains à l'égard de François relèvent du dénigrement caractérisé. Pour couvrir leurs arrières, les auteurs de toutes ces outrances traitent les autres de "papolâtres".
Ridicule à première vue mais navrant en réalité car ces braves gens discréditent leur cause et se condamnent à ne demeurer qu'un courant marginal au sein de l'Eglise. Il y a plus intelligent à faire...

( 836487 )
J’ai le sentiment inverse… par Marquandier (2017-10-08 22:03:15)
[en réponse à 836480]
À savoir que l’accusation de « dénigrement » voire d’irrespect ou de désobéissance sert à noyer le poisson. Certaines choses sont dénigrées parce dénigrables. Mais c’est de bonne guerre. Et j’imagine que pour quelqu’un que François ne choque pas, ces critiques doivent être pénibles à la longue.

( 836489 )
Oui! par Miserere (2017-10-08 22:15:01)
[en réponse à 836487]
On sait ce que cela a donné l’obéissance aveugle depuis le Concile.
Je connais même des fidèles conciliaires qui fuient à la FSSP devant leur incompréhension de ce Pape.

( 836496 )
ce n'est pas faux par jejomau (2017-10-08 22:53:05)
[en réponse à 836487]
quand on n'est plus respecté, c'est que quelque part on n'est plus respectable.

( 836504 )
Le dénigrement est contreproductif par Rodolphe (2017-10-09 00:02:45)
[en réponse à 836487]
Contrairement à la critique respectueuse mais pertinente et "serrée".
Prenez la correctio, ce texte approximatif accusant le Pape de propager l'hérésie et d'être crypto-luthérien, elle a eu un retentissement... essentiellement limité aux milieux traditionnels et constitue un embarras pour bien des ecclésiastiques qui n'ont pas envie de s'embarquer dans cette galère !
Une analyse respectueuse mais plus pointue des problèmes posés par AL (imputabilité..) et les moyens d'en sortir aurait sans doute pu être endossée par bien plus de monde....et produire plus d'effet.
IL y a plusieurs milliers d'évêques dans l'Eglise. Pas 1% ne soutient cette démarche, au point que nous en sommes réduits à compter les "partisans" -qui pour certains n'ont même pas signé le texte !- à l'"unité"... Voilà la triste réalité.
Demandez à la paroissienne du coin. Elle n'en a pas entendu parlé. Ou alors elle vous expliquera que ce sont les "intégristes" (sic.).
Ne vous laissez pas intoxiquer par certains medias acquis à la cause qui cherchent à vous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Hélas, pas besoin de noyer le poisson. Pour l'instant nous nous discréditons nous-même !

( 836505 )
N’oublions pas… par Luc de Montalte (2017-10-09 00:38:24)
[en réponse à 836504]
… que toutes ces critiques n’ont été rendues publiques que parce que le pape refusait même de les entendre : aussi bien les dubia que la correctio qui fut remise le 11 août au Saint-Père et publiée le 24 septembre 2017.

( 836521 )
Vous dites par Steve (2017-10-09 10:08:15)
[en réponse à 836504]
Vous dites que la correction est mal torchée.
Ce n'est pas l'avis de tous, c'est seulement la position (officieusement) officielle.
On a lu aussi qu' AL était "thomiste", alors que la question n'est pas là : cette pseudo-réponse, c'est de l'enfumage
Cette attitude peut servir à éluder le problème par le dénigrement de son contenu, voire des signataires. Par exemple : ce sont des gens d'extrême-drwâte. Et on tourne la page.
Ainsi, on n'a aucune chance d'aboutir à une synthèse positive.
Reste la pire hypothèse. Il y a hérésie (s) et on refuse de la (les) corriger.

( 836443 )
Attention ! par Steve (2017-10-07 17:29:10)
[en réponse à 836434]
Voilà un prélat qui ve se faire excommunier par notre rédacteur prolixe, sous le pseudo. : BK.

( 836495 )
Héméneutique pastorale par PEB (2017-10-08 22:53:00)
[en réponse à 836434]
Le problème d'
Amoris Laetitia, c'est de savoir à qui ce texte s'adresse. A mon avis, il s'agit d'un guide pastoral qui doit être lu par les pasteurs et ceux qui les assistent sur la question de l'accompagnement des attachements interpersonnels.
Le double objectif du Saint-Père est tout à la fois d'humaniser et de christianiser cette
maladie d'amour que le Créateur dans sa clémence infinie nous a inoculée (ou non pour quelques vieux garçons comme votre serviteur!).
En conséquence, une démarche peut être déduite:
1. Accueillir: écouter le cri de détresse de la brebis plus ou moins perdue et meurtrie.
2. Discerner: découvrir comment la miséricorde divine peut panser le corps et l'âme blessés.
3. Intégrer: faire (re)venir avec délicatesse la personne dans l'Unique Troupeau.
L'exhortation ne donne aucune solution toute faite pour une telle démarche qui ne peut être que du sur-mesure. C'est sans doute fait exprès qu'elle exprime peut-être maladroitement l'indécidabilité
a priori d'un certain nombre de situations plus ou moins compliquées.

( 836516 )
Blablabla, ne nous voilons pas les yeux par Mboo (2017-10-09 09:41:35)
[en réponse à 836495]
Même si on peut corrompre sa conscience on ne peut pas corrompre Dieu.
Le problème de fond est que les gens ne veulent pas prendre le risque de souffrir ou de faire souffrir les siens pour Dieu.
Toutes ces situations "complexes" "délicates" incluent elles un péché ? si oui donnez nous un seul exemple d'une situation "complexe" de quelqu'un en situation "irrégulière" et dont la complexité serait le choix entre deux péchés! de telle situation n'existe pas!
Seulement on a peur de souffrir de la solitude si on se sépare de notre nouveau conjoint, on a peur de perdre le soutien matériel et affectif qu'il nous procure, et qu'il procure à nos enfants,bref on a peur de souffrir et de faire souffrir nos enfants pour Dieu! pour dire autrement on ne croit pas que Dieu peut, que dis je VA nous aider si on fait le choix de ne pas pécher, donc c'est un problème de Foi.
"Quand le Fils de l'homme reviendra trouvera t'il la Foi sur terre ?" s'interrogeait déjà le Christ. Mais quand visiblement cette Foi semble avoir quitter même le sommet de l’Église, on ne peut que soit même se poser la même question..

( 836543 )
Je croyais que l'Eglise était d'abord consolatrice des affligés? par PEB (2017-10-09 14:41:30)
[en réponse à 836516]
Un cas typique de solution compliquée est, par exemple, si on a des enfants en bas âge d'un second lit canoniquement illégitime.
Le devoir conjoint des parents continue à s'appliquer malgré l'irrégularité des naissances. Un enfant, quelque soit son origine, n'en demande pas moins le gîte, le couvert, les soins et l'éducation que ses parents doivent lui prodiguer dans les meilleures conditions humaines et matérielles.
Vous parlez de faire souffrir les enfants. Mais justement, les enfants sont des tiers étrangers au péché de leurs parents, quand bien même c'en sont les fruits. Fondamentalement, si l'on peut s'imposer des sacrifices pour le Bon Dieu, on ne doit pas faire peser sur le dos des autres ses propres fardeaux. "Que chacun prenne sa croix!" et non pas: "que chacun donne sa croix à porter au prochain!"
Tout cela demande donc discernement et discrétion. Cela prend du temps.
L’Église n'est pas là pour lier des poids pesants sur la tête des gens mais pour proposer un chemin de bonheur et de vérité qui s'appelle Jésus-Christ, Celui qui a dit: "Le Sabbat est fait pour l'homme mais non pas l'homme pour le Sabbat."

( 836548 )
C'est un problème du manque de Foi par Mboo (2017-10-09 16:48:44)
[en réponse à 836543]
Aucune consolation ne dépasse les promesses de Dieu. Oui pour consoler les affligés, l'Eglise devrait plutôt s'évertuer à rappeler les promesses de Dieu pour donner une consolation DIVINE, et non chercher à donner des consolations humaines. Que de promesses, que d'exemples dans les saintes où l'on voit Dieu combler de paix et de joie ceux qui ont pris des risques pour lui en lui faisant confiance.
Voilà on se dit que si mon conjoint me quitte mes enfants et moi allons souffrir affectivement et même matériellement, cela manifeste notre faible Foi, car c'est Dieu qui pourvoit à tous nos biens! s'il faut que nos enfants ne souffrent pas pour leur épanouissement Dieu va pourvoir lui même à ce qui va leur manquer. S'ils souffrent c'est que Dieu à estimer que c'est ce qu'il y a de mieux pour eux pour le moment, Dieu nous édifie par une suite de consolations et d'épreuves, donc nous et nos enfants pouvons être consolés après le départ de notre conjoint ou pouvons être éprouvés et dans l'un ou l'autre cas c'est un grand bien que Dieu nous fait à nous et à nos enfants. Et d’ailleurs ce n'est même pas certain qu'en restant avec ce compagnons nous allons toujours connaitre le bonheur actuel, cela peut tourner en cauchemar et on est repartis pour un second divorce.
Le problème c'est qu'il y a une perte de la Foi et l’Église par sa position essentiellement humaniste face aux problèmes des gens ratifie , conforte les gens dans cette vie bancale où on veut concilier à la fois le monde et ses joie avec le salut promis par Dieu.

( 836549 )
Le Bon Dieu n'est pas responsable de tout... par PEB (2017-10-09 17:23:19)
[en réponse à 836548]
Chacun est responsable, en ce qui le concerne, de tout ou partie de la situation. Le plus souvent, c'est l'action des hommes qui précipite le malheur et non la Providence. Un adage biblique ne commande-t-il pas: "Ne fais pas à autrui ce que tu voudrais pas que l'on te fît." ? Le corollaire est que les décisions personnelles doivent le moins possible léser les tiers. Il est inutile d'imposer aux autres une épreuve qui leur serait effectivement dommageable. On ne peut pas toujours totalement l'éviter mais il faut veiller à en minimiser l'atrocité.
Donc, si je suis parent, je suis au premier chef comptable du bien-être de ma famille. Si je place mes enfants dans une situation où ils ne pourront pas réussir: c'est moi seul qui en suis la cause et non pas le Créateur. Et justement, les parents ont le devoir impérieux de pourvoir à la croissance de leur progéniture, sans quoi ils ne sauraient valablement être digne de l'honneur proclamé par le IVème Commandement.
Tout mon discours est certes très civiliste. Mais cela s'incarne dans la vie quotidienne des personnes dans tout ce qu'il y a de plus concret.
Comme disent si bien les jésuites: agir comme si tout dépendait de moi et prier comme si tout dépendait de Dieu.

( 836575 )
ben voyons! par Mboo (2017-10-10 09:03:26)
[en réponse à 836549]
C'est quand on commet le péché qu'on fait CERTAINEMENT du mal à nous et à nos proches. C'est quand on évite le péché qu'on fait CERTAINEMENT le bien à nous et à nos proches. Voici des paroles surs qu'on devrait rappeler. "Tout concourt aux biens de ceux qui aiment Dieu", "Dieu ne peut pas nous éprouver au delà de nos forces", "tout vos cheveux sont comptés", "Oui, le Seigneur est ton refuge ; tu as fait du Très-Haut ta forteresse. Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure :(Psaume 90)"
Oui mon frère, c'est avec cette certitude de Foi que Abraham n'avait pas hésité à sacrifier son fils à Dieu car il savait que Dieu est assez puissant et bon pour le faire revenir à la vie, c'est avec cette certitude que la mère des maccabés les encourageait à se faire torturer à mort plutôt que de faire même semblant seulement d'adorer des faux Dieu car elle savait que Dieu allait les faire ressusciter etc.
Mais nous, on n'a même pas la certitude qu'en restant avec notre conjoint la paix et le bonheur qu'on a actuellement durera toujours, et on prend le risque de perdre son âme pour un bonheur terrestre dont on n'a même pas la certitude de conserver.
D'autre par on a les paroles surs de Dieu qui s'engage à nous protéger de tout malheur et de nous combler de ses bénédictions si on lui obéit en ne péchant pas.
Mais au lieu de ranimer cette Foi chez les fidèles on se met à spéculer en s'appuyant sur la sagesse et la prudence mondaine et humaniste!

( 836559 )
Les *obligations* des époux… par Marquandier (2017-10-09 21:20:24)
[en réponse à 836543]
…sont d’un autre ordre et d’une autre nature que les obligations parentales.
Les parents ne sont pas engagés librement par contrat, à vie, avec leur progéniture. De plus, les enfants doivent tout à leurs parents, la réciproque est fausse.
Enfin, les époux ont une relation bien plus proche et plus intime, et qui dure bien plus longtemps, que celle avec leurs enfants, avec lesquels la vie commune doit cesser le plus tôt possible. Il faut quitter ses parents tôt ou tard, pas son époux.
Bref, il n’y a pas que les enfants (qui reçoivent tout sans aucun mérite et sans réciprocité) qui souffrent.
Mais la sélection naturelle doit favoriser les gènes des individus qui sacrifient leurs partenaires (ou eux-mêmes) pour la survie de ces mêmes gènes portées par leurs rejetons.

( 836568 )
La société doit protéger les plus fragiles et préserver l'avenir par PEB (2017-10-10 00:27:07)
[en réponse à 836559]
C'est bien pour cela que une société impose à bon droit aux parents des devoirs quant aux soins et à l'éducation des enfants. Les jeunes sont par nature l'avenir de la communauté. Ils sont "prioritaires." C'est dans ce cadre que s'inscrit l'honneur dû à ses géniteurs. Car pour être honoré, il n'en faut pas moins être honorable. L'engagement des parents cessent évidemment quand les oisillons ont pris leur envol définitif. Mais ils ont beau avoir quitté le nid, les liens de l'affection filiale demeurent.
Les enfants sont les égaux en devenir de leur parents. Ceux-ci mènent ceux-là à leur pleine autonomie. Et il y faut du temps et de la patience. C'est pourquoi, dans les circonstances qui intéressent ce fil, il n'est pas toujours possible de trouver immédiatement une solution définitive aux questions.
La Sainte Famille est un exemple de ce soucis de la prime jeunesse: son membre le plus important, c'est Bébé! Le Roi des Rois, c'est l'Enfant-Jésus que ses parents adoraient dans ses gazouillements ineffables. Je me souviens d'ailleurs d'une chapelle où à gauche du maître-autel, il y avait Hérode massacrant des nourrissons et à droite, il y avait l'adoration des mages: comme quoi la vraie sagesse consiste à laisser les tout-petits révéler la gloire de Dieu.
Bref: pour un chrétien, les enfants sont prioritaires et, comme le rappelait sainte Thérèse, il faut savoir redevenir comme un enfant pour aller au Ciel.

( 836570 )
Voilà… par Marquandier (2017-10-10 01:10:49)
[en réponse à 836568]
…l’enfant-Roi, c’est justifié par la Sainte-Famille… Voire le bien de la Société. Alors que c’est d’abord fondamentalement charnel (ce qui n’est pas un reproche.)
Il n’en demeure pas moins que c’est parfaitement égoïste et instinctif, quoiqu’injuste, de préférer ses enfants illégitimes jusqu’à sacrifier son conjoint légitime (scénario tragique que je n’ai pas inventé et que d’aucuns aiment remettre sur la table) voire même Dieu. Mais qui suis-je pour juger ? Je ne souvent pas souvent mieux.

( 836576 )
Mon propos n'allait pas jusque là par PEB (2017-10-10 09:33:03)
[en réponse à 836570]
C'était juste pour dire que la vie, c'est compliquée et qu'il n'y a pas de solution toute faite.

( 836589 )
Ce que vous qualifiez de "charnel" et "instinctif"... par Rodolphe (2017-10-10 19:17:40)
[en réponse à 836570]
...correspond à l'ordre naturel voulu par Dieu.
Prétendre qu'il n'y a aucun dilemme valable, que celui qui "préfère" ses enfants illégitimes à son épouse "légitime" agit "instinctivement", sans plus, c'est nier la valeur du lien filial unique entre un parent et son enfant.
"Le droit et le devoir d'éducation sont pour les parents quelque chose d'essentiel, de par leur lien avec la transmission de la vie; quelque chose d'original et de primordial, par rapport au devoir éducatif des autres, en raison du caractère unique du rapport d'amour existant entre parents et enfants; quelque chose d’irremplaçable et d'inaliénable, qui ne peut donc être totalement délégué à d'autres ni usurpé par d'autres" (Familiaris Consortio).

( 836590 )
Exact. par Marquandier (2017-10-10 19:44:57)
[en réponse à 836589]
Le mal n’est qu’une absence de bien, en l’occurence un désordre. Même si je pense que l’ordre établi par Dieu est plutôt conforme à ma hiérarchie.

( 836591 )
Un autre dilemme : par Marquandier (2017-10-10 19:48:30)
[en réponse à 836589]
Peut-on répudier un conjoint stérile ? Ceux qui balaient d’un revers de main ce cruel dilemme au nom de je ne sais quel principe ne sont pas légitimes à donner des leçons aux autres. Les enfants constituent bien le plus grand bien du mariage, il me semble.

( 836592 )
Non par Meneau (2017-10-10 19:48:38)
[en réponse à 836589]
L'ordre naturel voulu par Dieu, c'est : des enfants légitimes dans le cadre d'une relation monogame !
A partir du moment où on dévie de cette route, on ne peut plus parler d'ordre naturel voulu par Dieu. On ne fait qu'essayer de concilier des choses inconciliables.
Cordialement
Meneau

( 836593 )
Abraham a préféré Sarah à Agar et leur fils par Marquandier (2017-10-10 19:55:57)
[en réponse à 836592]
Les patriarches ne sont pas toujours des modèles de vertu, et je comprends bien le dilemme, mais ce que femme (légitime) veut, Dieu veut…

( 836594 )
Hors-sujet. par Rodolphe (2017-10-10 19:59:32)
[en réponse à 836592]
Je ne remets pas en cause le mariage naturel ou le fait que "L'ordre naturel voulu par Dieu, c'est : des enfants légitimes dans le cadre d'une relation monogame".
Je dis que l'amour filial relève aussi de l'ordre naturel voulu par dieu et je me réfère également à Familiaris Consortio. D'où l'existence de dilemmes dans les situations irrégulières.
Je doute que Dieu nous demande d'abandonner less enfants illégitimes...car ils n'y sont pour rien.