Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 836047 )Nous devons conserver la foi dans cette tempête que traverse l’Eglise par Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (2017-10-03 15:49:13) 

FSSPX.Actualités publie en exclusivité le sermon que donna en italien Mgr Marcel Lefebvre le 7 avril 1980 à Venise.

Dans la cité qui vit régner comme patriarche Joseph Sarto, appelé à devenir pape sous le nom de Pie X, le prélat d'Ecône expose la raison d'être de la Fraternité Saint-Pie X dans la situation complexe de l'Eglise actuelle.

Fort de son expérience, Mgr Lefebvre explique continuer à enseigner et à œuvrer pour le bien de l'Eglise, comme l'Eglise l'a toujours fait.

Mais il refuse d'épouser la révolution en cours, les changements entrepris dans un esprit de nouveauté qui s'écarte de l'esprit catholique. En particulier, il dénonce la nouvelle messe qui n'est plus le véritable sacrifice du Christ et qui vide les séminaires et les noviciats, et fait perdre l'esprit de Notre-Seigneur. Il dénonce aussi les nouveaux catéchismes qui dénaturent la foi et ne la transmettent plus aux enfants.

Loin de s'abandonner à un esprit protestant ou schismatique, Mgr Lefebvre distingue bien l'Eglise des hommes d'Eglise. Il affirme clairement que, "pour le bien de l’Eglise, nous devons résister, sans être contre celui qui détient l’autorité. Jamais." De même, il s'agit de toujours cultiver un grand respect pour le Saint-Père, les évêques et les cardinaux.

C'est la raison pour laquelle Mgr Lefebvre se rend fréquemment à Rome, pour convaincre les autorités du bien-fondé de son œuvre : "Nous devons conserver la foi dans cette tempête que traverse l’Eglise", malgré les injustes condamnations, notamment la suppression illégale de la Fraternité Saint-Pie X pour laquelle il demande que justice soit faite.

L’œuvre de la Fraternité Saint-Pie X est au service de toute l'Eglise, non seulement pour freiner sa ruine mais pour la rebâtir, autour du prêtre et de l'autel.

Je demande à l’Eglise la foi, et jusqu’à ma mort je lui demanderai la foi
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 836053 )Le Christ s'est fait obéissant jusqu'à la mort par BK (2017-10-03 16:18:37) 
[en réponse à 836047]

Bienheureux les obéissants, car Dieu ne permet jamais qu'ils s'égarent.

Le Diable peut se déguiser en ange de lumière, il peut feindre l'humilité, mais il ne peut jamais esquisser le moindre geste d'obéissance, car son "non serviam" le pervertit jusqu'à la racine.

L'obéissance aux supérieurs légitimes est ainsi le critère premier et fondamental de fidélité au Christ, et l'ultime également, dans les plus grands degrés de l'union mystique.

Lequel Christ ne fait qu'une seule Tête avec l'Eglise (Pie XII), au point que Léon XIII pouvait déjà dire qu'il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même.



Quant à tenir la foi de Vatican I, c'est très mal barré, au vu du contresens de la correctio.
Voir ICI et LA.


Vous êtes certain "Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X" que vous signeriez ces enseignements ?

Pie IX, Pastor Aeternus (Premier Concile du Vatican)
Pie IX, Dei Filius (Premier Concile du Vatican)
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis

Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)

On doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel. (Dei Filius)

Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)

Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)

Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; le Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)

Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)

La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)


La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)

[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]

Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)

[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]

De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)

Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)

Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Qu'on ne pense pas que la direction du Christ se limite à un mode invisible ou extraordinaire ; bien au contraire, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)

L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)

Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)


Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)

La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)

Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)

Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)

Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)

Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

Personne n'ignore qu'après avoir rejeté le divin magistère de l'Église, les choses de la religion sont laissées ainsi au jugement privé de chacun. (Dei Filius)

Quiconque n'adhère pas, comme à une règle infaillible et divine, à la doctrine de l'Eglise, qui procède de la vérité première manifestée dans les Saintes Ecritures, n'a pas la foi habituelle, mais possède autrement que par la foi les choses qui sont de son domaine... (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)




Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)

Qu'on ne pense pas que la direction du Christ se limite à un mode invisible ou extraordinaire ; bien au contraire, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)

On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)

Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n'est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n'a le droit de juger ses décisions. (Pastor Aeternus)

Si quelqu’un dit que le pouvoir du pape n'est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu'il soit anathème. (Pastor Aeternus)

Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)

Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)

Pour mémoire (Code de 1917)

218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les mœurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.


Un dernier rappel, peut-être nécessaire :
la validité de l’élection du Souverain Pontife est une vérité de Foi, liée à la Révélation par nécessité historique, que l'Eglise enseigne pour définitive, qui demande un assentiment plein et irrévocable, fondé sur la foi dans l'assistance que le Saint-Esprit prête au Magistère et sur la doctrine catholique de l'infaillibilité du Magistère

images/icones/1b.gif  ( 836060 )Ne doit on pas juger... par Japhet (2017-10-03 17:28:44) 
[en réponse à 836053]

... l'arbre à ses fruits?
images/icones/1i.gif  ( 836072 )Franchement changer de disque! par Miserere (2017-10-03 18:43:36) 
[en réponse à 836053]


A répéter toujours les même sérénades.

images/icones/vatican.gif  ( 836087 )Vous aimez les citations ? par Candidus (2017-10-03 20:29:14) 
[en réponse à 836053]

En voilà une publiée en 1972 par Josef Ratzinger et reprise en 2009 par le pape Benoît XVI dans la nouvelle édition italienne de ses oeuvres :

"La critique des déclarations papales est possible et même nécessaire, dans la mesure où elles celles-ci ne sont pas fondées sur l'Ecriture et le Credo, c'est-à-dire sur la foi de l'Eglise entière."

Fede, ragione, verità e amore, (Lindau 2009), p. 400.

Notez que le pape n'a pas hésité à corriger certaines de ses anciennes opinions à l'occasion de cette nouvelle édition mais pas ce passage.

Soumettez-vous votre coeur et votre intelligence à cet enseignement ?
images/icones/1d.gif  ( 836090 )Merci, vous m'avez bien fait rire par BK (2017-10-03 20:37:49) 
[en réponse à 836087]

Cette assurance, quand vous ignorez le premier mot de votre sujet.

Le cardinal Ratzinger a publié pour Jean-Paul II une note magistérielle tout à fait intéressant sur le rapport du théologien (et plus largement du fidèle) au magistère : Donum Veritatis.

La liberté de l'acte de foi ne saurait justifier le droit au dissentiment. En effet, elle ne signifie nullement la liberté à l'égard de la vérité, mais la libre détermination de la personne conformément à son obligation morale d'accueillir la vérité. L'acte de foi est un acte volontaire, puisque l'homme, racheté par le Christ Rédempteur et appelé par lui à l'adoption filiale (cf. Rm 8, 15; Ga 4, 5; Ep 1, 5 ; Jn 1, 12), ne peut adhérer à Dieu que si, « attiré par le Père » (Jn 6, 44), il lui fait l'hommage raisonnable de sa foi (cf. Rm 12, 1).

Le recours au devoir de suivre la conscience ne peut légitimer le dissentiment. Tout d'abord parce que ce devoir s'exerce lorsque la conscience éclaire le jugement pratique en vue d'une décision à prendre, alors qu'il s'agit ici de la vérité d'un énoncé doctrinal. Ensuite parce que si le théologien doit, comme chaque croyant, suivre sa conscience, il est aussi tenu de la former. La conscience n'est pas une faculté indépendante et infaillible, elle est un acte de jugement moral porté sur un choix responsable. La conscience droite est une conscience dûment éclairée par la foi et la loi morale objective, et suppose aussi la rectitude de la volonté dans la poursuite du vrai bien.

C'est pourquoi la conscience droite du théologien catholique suppose la foi dans la Parole de Dieu dont il doit pénétrer les richesses, mais aussi l'amour de l'Église dont il tient sa mission et le respect du Magistère divinement assisté. Opposer au magistère de l'Église un magistère suprême de la conscience, c'est admettre le principe du libre examen, incompatible avec l'économie de la Révélation et de sa transmission dans l'Église, comme avec une conception correcte de la théologie et de la fonction du théologien. Car les énoncés de la foi ne résultent pas d'une recherche purement individuelle et d'une libre critique de la Parole de Dieu, mais constituent un héritage ecclésial. Si on se sépare des Pasteurs qui veillent à maintenir vivante la tradition apostolique, c'est le lien avec le Christ qui se trouve irréparablement compromis.




Adhérez-vous à cet enseignement ?
(merci de lire la note complète avant de répondre)

images/icones/neutre.gif  ( 836091 )Répondez d’abord à Candidus ! par Marquandier (2017-10-03 20:42:24) 
[en réponse à 836090]

S’il-vous-plaît ! Ne changez pas de sujet !
images/icones/neutre.gif  ( 836092 )Ça vous arrive… par Luc de Montalte (2017-10-03 20:42:47) 
[en réponse à 836090]

… de ne pas répondre à côté ?

On devrait obliger tout le monde à avoir une formation minimale en logique élémentaire. Je vous conseille cet ouvrage.
images/icones/vatican.gif  ( 836098 )Contexte de cette citation par Candidus (2017-10-03 20:52:36) 
[en réponse à 836090]

Pour que vous ne puisiez pas m'accuser de sortir cette phrase de son contexte, voilà la totalité du raisonnement de la Sainteté de Notre Seigneur :

« On devrait surtout éviter de propager l’impression que le pape (ou une instance officielle) ne peut recueillir et exprimer de temps à autre que la moyenne statistique de la foi vivante, pour laquelle une décision contraire à cette foi moyenne ne serait pas possible.
La foi est basée sur les données objectives de l’Ecriture et du dogme qui, en des périodes sombres, peuvent s’effacer de la conscience de la plus grande partie du monde chrétien sans pour autant perdre, de quelque manière que ce soit, leur caractère obligatoire et contraignant.

Critiquer les enseignements d’un pape est donc possible et même nécessaire si l’on voit qu’ils portent atteinte aux enseignements de l’Ecriture ou du Credo qui fondent et expriment la foi de toute l’Eglise. Lorsque fait défaut le consensus de l’Eglise entière ou que sont absentes les sources qui fondent une décision du pape, alors il n’est pas possible de contraindre les fidèles à obéir à telle ou telle décision magistérielle. Si une obligation d’obéissance devait être signifiée aux fidèles, alors il faudrait soulever la question de la légitimité d’un tel acte. »


Das neue Volk Gottes : Entwürfe zur Ekklesiologie, Düsseldorf, 1972, p. 144 ;
Fede, ragione, verità e amore, Lindau ; 2009, p. 400.)

Alors, acceptez-vous cet enseignement ?
images/icones/1z.gif  ( 836102 )Candidus, vous me proposez deux paragraphes par BK (2017-10-03 20:58:28) 
[en réponse à 836098]

les deux notes auxquelles il serait bon que vous vous intéressiez sont bien plus complètes, nuancées, précises et... magistérielles.

Je suis navré par votre manque de méthode dans l'approche de la doctrine chrétienne.

D'où mes conseils, sans doute bien maladroits, pardonnez-moi, la semaine fut rude.
images/icones/bravo.gif  ( 836118 )Donc vous semblez admettre... par Candidus (2017-10-03 21:31:22) 
[en réponse à 836102]

... que certains enseignements pontificaux ne sont pas magistériels (mais c'est tellement évident !) et que l'on peut donc ne pas y adhérer (dixit Benoît XVI) ?

Franchement, François a-t-il la tête de quelqu'un qui veut dispenser un enseignement infaillible en matière de foi et de moeurs à l'Eglise universelle ?

A en croire ses cardinaux (anecdote rapportée par Mgr Fellay), il ne croit même pas en l'infaillibilité de ses propres canonisations (faut dire que pour Jean-Paul II, auteur de Familiaris Consortio et de Veritatis Splendor, ça a dû lui coûter...).

Vous verrez qu'on finira par s'entendre...
images/icones/radioactif.gif  ( 836136 )Très honnêtement par BK (2017-10-04 00:53:28) 
[en réponse à 836118]

J'ai toujours parlé des Actes du Siège Apostolique. D'autres refusent de l'entendre, et travestissent ma pensée, au point que même des liseurs attentifs s'étonnent quand j'affiche mon désintérêt pour ce qui n'est pas magistériel...

Quant à l'anecdote que vous prêtez à Mgr Fellay, vu sa difficulté à comprendre l'écrit (Pastor Aeternus par exemple), je ne me fierai pas à sa mémoire orale.

Calomniez le pape, calomniez le pape, il en restera toujours quelque chose...
images/icones/rose.gif  ( 836183 )Libre examen ? Faites votre examen de conscience ! par Marquandier (2017-10-04 20:22:25) 
[en réponse à 836136]

Prétendez-vous pouvoir interpréter tout seul et justement Pastor Aeternus sans en référer à l’enseignement plus large de l’Église ?

Sans confronter votre point de vue avec celui des Docteurs, des Pères, des Conciles, des Papes, des cardinaux pour voir si vous êtes dans le vrai ?

N’êtes-vous pas une sorte d’évangélique du siège de Rome ? Qui se sent légitime pour tirer des conséquences absurdes de lecture de quelques extraits bien choisis des actes des papes ?

N’êtes-vous pas légèrement seul avec vos textes librement et lourdement interprétés par vous-même, contre l’opinion, par exemple, d’un Joseph Ratzinger, et en dépit d’événements de l’histoire de l’Église que vous niez opportunément ?
images/icones/fleur.gif  ( 836106 )Mais je vous remercie d'avoir essayé d'éclairer par BK (2017-10-03 21:05:43) 
[en réponse à 836098]

cette citation, nos messages précédents se sont croisés.

Mes excuses
images/icones/1w.gif  ( 836100 )Pourquoi votre question est stupide (à la demande de vos camarades) par BK (2017-10-03 20:56:13) 
[en réponse à 836087]

- vous semblez exiger ma soumission religieuse à un propos non magistériel

- vous allez une fois de plus mal interpréter la phrase que vous citez - et ce pourrait être pour me planter que vous évitez de donner votre interprétation d'une phrase aussi lapidaire et susceptible de compréhensions variées

- les notes magistérielles les plus récentes sur la question, traitée de façon bien plus nuancée, complète, juste et sûre que votre approche à l'emporte-pièce sont :

Note doctrinale illustrant la formule conclusive de la Professio Fidei

Donum Veritatis

- quand à la seule véritable question, vous aviez déjà la réponse ICI



Ah oui, deux derniers mots :

- le cardinal Ratzinger et Benoît XVI partagent la vision cohérente de l'Eglise sur la réception des enseignements pontificaux...

- celle-ci n'est nulle part davantage thématisée avec autorité que dans les deux notes ci-dessus...

sauf bien sûr dans les textes ci-dessus, qui exposent exactement la même doctrine, et que la "Tradition" s'évertue à essayer d'évacuer




Pie IX, Pastor Aeternus (Premier Concile du Vatican)
Pie IX, Dei Filius (Premier Concile du Vatican)
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis

Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)

On doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel. (Dei Filius)

Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)

Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)

Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; le Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)

Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)

La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)


La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)

[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]

Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)

[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]

De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)

Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)

Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Qu'on ne pense pas que la direction du Christ se limite à un mode invisible ou extraordinaire ; bien au contraire, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)

L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)

Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)


Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)

La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)

Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)

Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)

Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)

Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

Personne n'ignore qu'après avoir rejeté le divin magistère de l'Église, les choses de la religion sont laissées ainsi au jugement privé de chacun. (Dei Filius)

Quiconque n'adhère pas, comme à une règle infaillible et divine, à la doctrine de l'Eglise, qui procède de la vérité première manifestée dans les Saintes Ecritures, n'a pas la foi habituelle, mais possède autrement que par la foi les choses qui sont de son domaine... (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)




Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)

Qu'on ne pense pas que la direction du Christ se limite à un mode invisible ou extraordinaire ; bien au contraire, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)

On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)

Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n'est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n'a le droit de juger ses décisions. (Pastor Aeternus)

Si quelqu’un dit que le pouvoir du pape n'est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu'il soit anathème. (Pastor Aeternus)

Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)

Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)

Pour mémoire (Code de 1917)

218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les mœurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.


Un dernier rappel, peut-être nécessaire :
la validité de l’élection du Souverain Pontife est une vérité de Foi, liée à la Révélation par nécessité historique, que l'Eglise enseigne pour définitive, qui demande un assentiment plein et irrévocable, fondé sur la foi dans l'assistance que le Saint-Esprit prête au Magistère et sur la doctrine catholique de l'infaillibilité du Magistère






images/icones/neutre.gif  ( 836120 )Une suggestion... par Meneau (2017-10-03 21:34:24) 
[en réponse à 836100]

qui permettrait de mieux mettre en valeur les éléments importants pour le sujet qui nous concerne, dans le fouillis de citations qui vous recopiez intégralement à chaque fois :

- évacuez les citations qui parlent de la primauté de juridiction du pape. Cela n'a rien à voir avec le schmilblick. Ce qui est en cause ici c'est le magistère pontifical et sa rectitude doctrinale, pas le primat de juridiction de l'Evêque de Rome sur toutes les Eglises.

- retirez également les citations qui ont trait au magistère pontifical infaillible (au sens restreint de Pastor Aeternus) que personne ne remet en cause.

Vous y gagnerez vous aussi du temps, et peut-être que les liseurs s'intéresseront aux citations pertinentes.
Un peu de mise en forme (bouton "Citation" dans le menu d'édition des posts) ne ferait pas de mal non plus.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleur.gif  ( 836125 )J'entends bien par BK (2017-10-03 21:58:23) 
[en réponse à 836120]

Mais je ne suis pas du tout certain que la primauté de juridiction définie dans le chapitre 1 de Pastor Aeternus sous le titre 'primauté apostolique' n'inclut pas la totalité du ministère de Pierre.

Merci pour vos conseils, comme souvent judicieux.
images/icones/neutre.gif  ( 836123 )Ne soumettons pas les faits aux idées mais faisons plutôt l'inverse par Candidus (2017-10-03 21:46:21) 
[en réponse à 836100]

Vous savez, les arguments que vous présentez et que vous défendez, à une époque pas si lointaine, je les ai aussi publiés et défendus sur ce forum. XA m'a un jour surnommé : "le plus romain d'entre nous".

Puis il y a eu un certain 13 mars 2013 et tout ce qui s'en est suivi.

Je ne renie pas ce que j'ai écrit et la cause ultramontaine que j'ai défendue sous le précédent pontificat, mais devant l'avalanche de certains faits et déclarations, ces citations que vous nous soumettez ne suffisent pas à donner un sens à la situation que nous connaissons.

Ces enseignements sont valides et l'Eglise nous dira un jour comment ils peuvent être conciliés avec ce que nous vivons actuellement.

Peut-être que François sera un jour mis au rang des antipapes, je ne sais pas mais je l'exclus de moins en moins.

En attendant d'y voir plus clair, on ne peut pas se taire devant les interprétations que François encourage (vous voyez, je choisis mes mots avec soin) de son exhortation apostolique à Malte et en Argentine.
images/icones/neutre.gif  ( 836129 )Une autre citation intéressante par Candidus (2017-10-03 23:12:35) 
[en réponse à 836100]

C'est l'opinion du Bienheureux Ildefonso Schuster, archevêque de Milan, concernant le cas de Jean XXII. Il écrit :

"[Jean XXII] a offert à l'Eglise tout entière le spectacle humiliant de princes, de clercs et d'universités remettant le Pontife sur le droit chemin de la tradition théologique catholique et le plaçant dans la situation très difficile de devoir se contredire".

Jesus Christ in Ecclesiastical History, Benedictine Publishing House, Rome 1996, pp. 116-117)

Je sais ce que vous allez me répondre, vous allez contester la réalité des errements de Jean XXII. Peu importe la réalité ou non de ce que le Bhx Ildefonso Schuster reproche à Jean XXII, ce qui est significatif c'est qu'un théologien de l'envergure de ce savant et saint archevêque, qui connaissait tous les textes que vous citez, n'a perçu aucune incongruité à envisager l'hypothèse de ces errements, et l'attitude à adopter par les contradicteurs du pape, qu'il désigne comme les défenseurs de la "tradition théologique catholique".
images/icones/pelerouin1.gif  ( 836135 )Historiquement... et présentement par BK (2017-10-04 00:47:05) 
[en réponse à 836129]

56 Chartularium, 2, p. 433, n. 982 : « Par quoi nous vous supplions avec toute notre humilité et nos sentiments les plus respectueux, afin que votre Sainteté juge digne de mettre fin à la question susdite (par rapport à laquelle votre Sainteté a déclaré de sa part [pro una parte] et de façon admirable et très subtile en apportant un bon nombre d’autorités ; car bien au contraire, nous n’avons jamais constaté [non recordamur] qu’un docteur ait apporté autant d’autorités en faveur d’un argument, bien que vous l’aviez toujours fait en rapportant et non pas en déterminant ou en affirmant mais plutôt en déclarant votre propos comme une opinion, selon ce que nous avons entendu, nous vous supplions donc de mettre fin à cette partie de la question (partem illam) qui a nourri la dévotion de l’ensemble de la Chrétienté, et qui a été confiée à votre meilleure tutelle. Que la détermination apostolique soit confirmée dans la vérité. »

Historiquement, donc, Jean XXII n'a pas été accusé d'hérésie.

Calvin, par contre a cherché à répandre cette rumeur, pour asseoir sa fausse théologie.

Luther, quant à lui, accusait le pape d'être l'Antéchrist, comme le rappelait Mgr Fellay, il n'y a pas si longtemps.

Libre examen, jusqu'où peux-tu mener ?

Seigneur, ô doux et humble Pasteur, daignez secourir vos brebis égarées.





Présentement, le grotesque contresens appuyant l'inepte accusation d'hérésie du Magistère du Siège Apostolique salira moins la Tête de l'Église.
images/icones/4a.gif  ( 836178 )Saint Robert Bellarmin et le cardinal Schuster… par Marquandier (2017-10-04 20:05:59) 
[en réponse à 836135]

…ne sont pas de cet avis. Et j’en passe et des meilleurs. Tous hérétiques ?

Saint Robert Bellarmin est allé même jusqu’à penser que Jean XXII projetait d’imposer son hérésie à l’Église, si je me souviens bien d’un message de ce forum.

Et si les résistances et reproches (qui aime bien châtie bien) du peuple de Dieu n’étaient pas une manifestation de l’assistance divine promise au pontife ? Vous n’y avez pas pensé…
images/icones/4a.gif  ( 836181 )Et toujours rien sur Constantinople IV… par Marquandier (2017-10-04 20:10:45) 
[en réponse à 836178]

…un complot luthérien sans aucun doute ?